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Samedi 4 juillet 2009


Vendredi 26 juin 18:00 je roule vers la capitale sur l'A1 et à la hauteur du Bourget la misère commence. Je mettrais une petite heure pour faire mes douze derniers kilomètres.

Classique.


Régulièrement je bascule de la musique « en boite » à la radio, mais pour tous les auditeurs qui comme moi n'ont pas d'intérêt particulier pour les tubes, la vie et l'œuvre du très regretté Michael Jackson c'est un véritable jour de deuil.


Ils sont associés de force au chagrin mondial ; pas moyen de capter autre chose, sauf sur quelques radios thématiques ; cantiques en latin (une messe pour Michael ?) ou une conférence sur la migration de la sauterelle chevelue des Andes par un chercheur passionné mais bègue.


Michael Jackson, paix à son âme, est connu de 97% de la population de la planète. Après le matraquage médiatique dans les jours suivants son décès je n'en doute pas une seconde et envierais presque les 3% de chanceux.


L'actualité mondiale s'est donc figée à juste titre sur cet évènement, quelle autre nouvelle aurait pu être plus importante ? Les contestataires iraniens, pour ne citer qu'eux, apprécieront.


Finalement, entre deux oraisons funèbres, je comprends pourquoi j'avance moins vite que la fameuse sauterelle des Andes : « trafic très dense sur toute l'ile de France en raison des premiers départs en vacances ».


Comment des vacances ?


Mon cerveau met de côté Michael Jackson et tente une analyse :

  • Nous sommes le 26 juin
  • Les français partent en vacances en août
  • Nous ne sommes pas en août
  • Donc les français ne sont pas en vacances !


Ca doit être les hollandais tirant leurs caravanes à travers l'Europe, suivi des belges et des allemands. Je me demande par la même occasion si à la radio chilienne, hormis les reportages sur Michael Jackson, passe une conférence sur la migration saisonnière des caravanes européennes du nord ?


En France il y a bien quelques juilletistes, des originaux qui ne font pas comme tout le monde et partent en vacances au mois de Juillet. La semaine prochaine débute le mois de juillet. Je n'ai pas vu passer ce mois de juin !


Pas de traditionnels « vous partez ? » pour m'alerter sur l'imminence de la migration des habitants de la capitale. Cette année, il y a ceux qui ont encore les moyens, qui les conserveront et qui partent discrètement, ceux qui partent mais un brin moroses et pas trop sûrs de retrouver leur poste au retour, ceux qui par précaution ne partent pas et finalement ceux qui n'ont même pas de choix.


En juin des avions tombent. Il existe même un site qui les recense : http://www.crash-aerien.com/index.php


A part cela, en juin on débuté les soldes qui comme chaque année, permettent de s'interroger sur la valeur réelle des biens bradés, sans que l'on n'y trouve de réelle réponse.


Bref un p'tit juin vite fait, passé sans que je le remarque.





Par Christian HOHMANN - Publié dans : Billet d'humeur
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Dimanche 14 juin 2009
La baisse d'activité dans les usines et les ateliers, liée à la crise semble redonner un intérêt aux 5S et aux chantiers Kaizen.



Le brusque gel des dépenses dans les entreprises a également gelé un certain nombre de projets, liés à des investissements ou à des honoraires de consultants.

Cet arrêt des dépenses et le temps libéré par le manque de commandes a redonné de l'intérêt aux 5S et aux chantiers kaizen, autrement plutôt parents pauvres des projets opérationnels.


Le bon côté des choses est que ce regain d'intérêt rappelle que des actions simples et sans besoins d'investissements peuvent améliorer des performances, des postes de travail, des processus, régler des problèmes et plus encore.


Dans les conditions conjoncturelles de la crise, une occupation utile se doublant d'économies réelles est une bénédiction pour les responsables hiérarchiques qui ne savent plus quoi faire de ce temps disponible en excès.


Le moins bon côté des choses est que les 5S et autres activités d'amélioration continue risquent de céder le pas à la production dès que celle-ci redémarrera et aux autres projets plus « techniques » (comprenez plus passionnants) dès que les dépenses seront à nouveau autorisées.


Ce faisant, on oubliera vite les vertus de ces activités simples et pertinentes mais qui demandent de la constance. Par ailleurs, la hiérarchie distille sans s'en rendre compte un message subliminal aux subordonnés, que ceux-ci ne manqueront pas d'interpréter comme « le nettoyage et la mise en ordre sont des activités pour nous occuper quand il y a rien de mieux à faire », ou pour les chantiers d'amélioration (Kaizen), « on les fait quand on a le temps ».


Comment dans ces conditions développer et maintenir une mobilisation permanente des acteurs du terrain ? Comment développer et maintenir un état d'esprit apte à maintenir les standards (dont l'ordre et la propreté) et à constamment chercher de manière autonome à se remettre en cause et améliorer tout ce qui peut être amélioré ?


Ces vagues opportunistes de lancements de chantiers et de « tornades blanches » favorisent plutôt une attitude passive, les acteurs étant habitués à ne participer qu'à des travaux systématiquement dirigés, lorsque la hiérarchie le décide.

 

 

Vos avis ? Vos expériences ?

 


Par Christian HOHMANN - Publié dans : Billet d'humeur
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Samedi 13 juin 2009

 

L'excellente chute du commentaire de BL au billet « En mai, fé ce qu'il te plé »,

par lequel il arrose l'arroseur inspira ce billet-ci,

garanti exempt de toute mauvaise foi et exagération de synthèse.

Que du naturel.



Il est des filles/demoiselles/dames (rayez la mention inutile) osant dire à leur amoureux/amant/mari (rerayez) enroué à force de déclamer sa flamme avec force mots d'amour : « tu ne me dis jamais je t'aime ! » ou à leur soupirant aux lèvres gercées à force de butiner l'objet de son affection : « tu ne me fais jamais de bisous ! ».


Ne voilà t'il pas que ces mêmes très distraites mais néanmoins adorables filles/demoiselles/dames traquent sans merci et avec malice les fortuites et rarissimes inattentions de leur amoureux/amant/mari.


J'en connais qui au moindre soupçon d'évasion cérébrale de leur auditeur se mettent à inventer un récit incongru pour tester sa concentration, ou de stopper net leur narration pour vérifier les réactions en face.


Plus classique, le péremptoire et sonore « Tu m'écoutes ? » auquel le fautif, supposé ou réel, ne peut que bredouiller « mais bien sûr ma chérie, continue c'est passionnant », en épongeant la chemise de la sauce/martini/bière renversé(e) par le sursaut.


Mais quittons le terrain miné des relations privées pour revenir au non moins dangereux terrain professionnel.


Alors qu'un collègue discourait passionnément avec un client d'un détail mineur pendant que je m'absorbais discrètement dans la lecture des microscopiques mails reçus sur mon téléphone, il me demande à ma coupable surprise : « Christian, qu'en penses-tu ? ».


Un long entrainement me permettant de dominer les sursauts reflexes et n'y laissant rien paraitre, je réponds d'un vague hochement de tête et d'une moue pouvant signifier « l'importance de ce point mérite quelques instants de méditation supplémentaires », réponse apparemment satisfaisante, car les deux protagonistes entamèrent immédiatement un nouveau sujet.

 

 


Par Christian HOHMANN - Publié dans : Billet d'humeur
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Samedi 6 juin 2009

Une assiette anglaise est un assortiment de viandes froides queje propose pour

varier le menu jusqu'ici essentiellement basés sur des tapas d'actualité.


Joli mois de mai


Le mois de Mai 2009 a été un mois comme généralement les employés les aiment et les patrons redoutent ; plein de jours fériés en milieu de semaine, favorisant les week-ends à rallonge, « ponts » et autres « viaducs ».


Or ce mois de mai 2009 avait ceci de particulier que les employés n'ont pas pu goûter pleinement leur plaisir et que les patrons ont pour une fois trouvé un mois de mai « gruyère » à leur goût.


Les premiers sont partis griller les saucisses en famille avec l'appréhension de ce qu'ils trouveraient (ou ne retrouveraient pas) au retour dans l'entreprise et les seconds n'ont pas eu, pour quelques jours, à se demander quoi faire de toute cette main d'œuvre sans commandes.


Toutes les astuces autours des RTT et congés étant épuisés ou en passe de l'être, plus d'entreprises et leur personnel encore vont souffrir.  -25% c'est le chiffre qui m'est le plus souvent annoncé en matière de recul d'activité.




Chère Madame, notre marque...


Au mois de mai, nous cherchions à acquérir un grill de table d'une marque réputée, vu sur Internet, sans pouvoir en trouver un seul dans les enseignes appropriées de la capitale et de la proche banlieue.


Mon épouse expose le cas au service client via le site Internet de la marque et demande dans quel magasin proche de notre domicile nous pourrions trouver l'objet de notre convoitise.


La réponse par e-mail ne prend non seulement aucunement les éléments exposés en compte, mais le ton et la forme pouvait se comprendre comme une formulation habile signifiant à la dernière demeurée de France qu'une marque aussi réputée ne saurait être introuvable, à condition de franchir les limites de la ferme familiale.


Dont acte.


Nous cessâmes donc toute recherche métropolitaine et à la faveur d'un passage en Allemagne trouvâmes dans le premier magasin visité un engin (étrangement) similaire, made in Germany proposant des caractéristiques identiques pour exactement la moitié du prix français.


Cher service client, soyez sincèrement remercié de ne pas nous avoir renseigné.

Nous vous souhaitons beaucoup d'autres non-ventes.




Le client, ce roi déchu


Je ne cesse de trouver des exemples de la déchéance du client, il y a quelques années encore proclamé roi et servi comme tel, aujourd'hui encore déclaré au centre des préoccupations des entreprise que dans les premières pages de leur manuel qualité.

Pure exercice de style.


Le client-roi déchu est généralement bonne pomme car étonnamment peu de clients mal servis réclament. Ils s'accommodent du misérable service ou du piètre produit.


Pour ma part, sauf à être poursuivi par une malchance défiant les lois statistiques, je trouve particulièrement les prestations en restauration en baisse constante.


La prise de commande rapide n'existe plus que dans les drive-in, ailleurs un personnel apparemment débordé coure un marathon d'aller-retours sans rien dans les mains, sourd à tout appel et aveugle à tout signe.

L'ensemble des clients vous aura vu vous agiter debout sur votre chaise et entendu appeler, crier, siffler, mais pas un seul des serveurs.


Je m'imaginais il y a peu encore que s'il ne devait rester qu'une profession à l'écoute et dévouée aux clients c'était celle-là.


Hélas.


Manger un plat chaud chaud et non pas tiède est devenu l'exception.


La café que j'aime brûlant accompagne le serveur dans son marathon erratique et je ne risque en aucun cas de m'ébouillanter le palais.


Les apéritifs arrivent en même temps que les plats, les bières quand la mousse est tombée et le vin quand il a viré vinaigre. De manière général tout liquide est servi lorsque le client à fini de sécher sur pied.


Je pensais aussi que les restaurateurs avaient compris que les groupes venant ensemble dans leur établissement souhaitaient manger ensemble, c'est-à-dire pas uniquement à la même table, mais en même temps.


Or qui, au-delà de deux personnes, a pu déjeuner ou diner sans attendre l'un ou l'autre plat en retard ?

Ni ceux servis qui par convenance attendent que tout le monde soit servi, ni le convive qui attend son plat et invite ceux déjà servis à commencer.


Il ne reste de constant que les additions invariablement trop salées et l'indifférence du personnel lorsque vous quittez les lieux.

Définitivement.


Par Christian HOHMANN - Publié dans : Billet d'humeur
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Vendredi 22 mai 2009

Le français est une langue compliquée dont la maitrise nécessite des années d'études. Son orthographe et sa grammaire sont des héritages successifs, remontant à l'antiquité pour les plus anciens, dont la logique peut être déroutante et les exceptions nombreuses.


Pourtant, dans cette complexité il reste heureusement des règles abordables pour la plupart et qui permettent de limiter les fautes à l'écrit. Les terminaisons en é ou en -er par exemple. Or quelle n'est pas ma surprise de voir la proportion de personnes qui ne maitrisent pas cette règle et y vont à la devinette.

On peut ainsi tomber sur un récit du genre :  


Ce matin j'été presser, je devais me dépêché alors j'ai trébucher en descendant les escaliés.


Oui, ça pique les yeux.


Outre la désastreuse image que peuvent donner les fautes de ce type à leur auteur, les mauvaises terminaisons peuvent poser de réels problèmes.

Exemples réels :

 

Voici deux empilements de bacs, contenant des cartes électroniques. Les unes nécessitent de passer les tests, les autres sont bonnes à être livrées à la ligne d'assemblage final. Or sur certains bacs on peut lire « tester ».

 

 

 

 

Flute, ces cartes sont-elles « à tester » ou sont-elles déjà « testées » ?


Le bénéfice de l'affichage est perdu, à savoir reconnaitre de loin et rapidement l'état des cartes, car il faut manipuler et inspecter les cartes elles-mêmes pour déterminer leur statut (tamponnées si bonnes au test) !


Voilà un commerce de détail dans lequel les vendeuses préparent les commandes que les clients peuvent récupérer plus tard.

La patronne se retrouve seule lorsqu'arrivent les clients et découvre des commandes portant la mention « à payé », sans pouvoir en demander le décodage à son auteure.


Le client doit-il payer ? A-t-il déjà payé ?

Il ne reste qu'à le demander au client lui-même...


Mon épouse propose un « truc » pour accorder la bonne terminaison :

Lorsque c'est à faire on met « ER », si c'est fait on met « é » (prononcez les lettres).


Sur ce, bonne journer.

 

 

 

 


Par Christian HOHMANN - Publié dans : Billet d'humeur
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Définition

Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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