Un benchmark, selon Wikipédia est en anglais un point de référence servant à effectuer une mesure.
Par extension, un Benchmark est une référence permettant des comparaisons.
Le terme benchmark a pris une signification plus vaste pour désigner l’identification des meilleures performances, et au travers d’elles, les méthodes ou pratiques qui ont permis leur atteinte.
Savoir comment font les meilleurs et les imiter permet aux entreprises de limiter l’écart concurrentiel, voire de surclasser les meilleurs en améliorant leur technique (les suiveurs par rapport aux pionniers), en identifiant des pratiques meilleures ou innovantes ou encore en « sortant du cadre » (créer la rupture).
Chercher à imiter le meilleur concurrent ou l’entreprise référence, c’est prendre le risque de ne créer qu’une pâle copie.
Généralement, les copier-coller fonctionnent mal.
Pour s’en convaincre il suffit de prendre le cas de Toyota et de ces concurrents ; bien que le modèle soit connu, combien d’entreprises ont pu se hisser au niveau de performance de Toyota ?
En la matière, la recommandation est de comprendre et adapter et non pas de copier le modèle.
Imiter c’est accepter de jouer selon les règles établies par d’autres, par les leaders. Le benchmark d’imitation souffre donc des mêmes critiques que le modèle de Porter en matière de stratégie.
Comprendre ce qui fait le succès du leader et proposer une offre « hors cadre » permet de redéfinir des règles, qui peuvent aller jusqu’à invalider le
modèle du leader.
Deux exemples fameux : Les ordinateurs Dell assemblés à la commande et les vêtements Zara dont les collections tournent (au sens propre comme au figuré).
Ces deux entreprises doivent leurs succès au modèle original qu’elles ont créé, sans se conformer aux règles établies ou en usage dans leur secteur.
Ces rappels étant faits, voici un responsable de haut rang qui voit les performances de ses unités comparées à un benchmark et c’est peu de dire que cela n’est pas en sa faveur.
Sa réaction alors est la contestation véhémente de la validité du benchmark.
De quoi est-il fait ? Compare-t-on des choses réellement comparables ?
Celui qui apporte ce benchmark peut-il le prouver, le démontrer ?
Et ainsi de suite.
Ce splendide combat d’arrière garde est admirable à plus d’un titre :
- * Il rend la démonstration de résistance au changement à haut niveau très…vivante,
- * Il démontre brillamment la tendance répandue de mettre plus d’énergie à démontrer qu’on ne peut rien faire plutôt qu’à chercher ce que l’on peut faire,
- * C’est un splendide essai de retournement de crêpe qui permet à celui qui se sent mis en cause de se transformer en accusateur publique, postulant que « si je trouve une faille pour te discréditer on ne me cherchera pas de poux dans la tête »,
Cette frappe préventive me paru prématurée et inutile.
Prématurée parce réagir émotionnellement et violemment de la sorte discrédite un manager, d’autant que rien n’indique que le top management lui tienne rigueur de la situation.
Ensuite rien n’indique que l’objectif qui découlera de ce benchmarking sera un alignement sur le meilleur. Savoir de quoi précisément est fait le benchmark est secondaire car il ne s’agit pas de copier-coller le modèle. Au vu de l’écart des performances, réduire celui-ci de moitié se révèle déjà ambitieux.
Dans cette situation, c’est le troisième usage du benchmark qui est utile ; prendre conscience qu’une performance élevée dans le secteur est possible et qu’au vu de l’écart au meilleur, un plan d’amélioration est nécessaire à la société pour qu’elle survive à terme.
La « bonne » réaction escomptée d’un responsable est de prendre en compte les éléments qui lui sont révélé et de relever le défi de l’amélioration de la performance. A lui d’estimer de manière proactive quel objectif il peut viser raisonnablement, comment l’atteindre, à quel horizon et avec quel engagement de moyens.
Certes, par rapport au top management il subsiste un risque de se montrer trop ambitieux ou trop timoré, mais il me parait bien moindre que celui de s’enfermer dans le déni et le statu quo.
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Le mariage de Pareto et Yamazumi consiste à regrouper
toutes les tâches à valeur ajoutée (VA) dans une pile unique dont la valeur relative indique la productivité nette.
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