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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 08:01
Vendredi matin. J'ai avancé mon vol pour Munich pour caser opportunément une réunion de plus dans mon planning de la journée. Je me lève avant les poules et me rends à l'aéroport avec une avance suffisante pour parer à tout aléa.

Arrivé, je passe mon PIF (Poste Inspection Filtrage) sans histoire et me met en quête du salon d'attente. Un PENPM (Personnel Eventuellement Navigant Peu Motivé) daigne lever les yeux et m'indiquer avec flegme le salon qui se trouve... avant les PIF.

Pour se rendre au salon il faut donc ressortir, et lorsque le moment de l'embarquement approche, revenir au PIF, redéballer ordinateur et contenu des poches, ôter la ceinture, la veste, les chaussures s'il en prend la fantaisie au PIFiste de l'exiger, pour finalement embarquer.

Je renonce au salon et attends sagement l'appel de mon vol.

Lorsque les passagers sont priés de se présenter, je me présente, ainsi que le billet et la pièce d'identité puis emprunte le couloir qui nous mène à un escalier qui termine devant une ASAB (Agent(e) de Sécurité Accompagnant le Bus). Celle-ci contrôle avec soin le billet et la pièce d'identité éventuellement déjà rangés et contrôlés 50m avant et un étage plus haut.

Nous montons dans un bus et attendons. Nous attendons un bon quart d'heure, ce qui rend un décollage à l'heure totalement improbable. Un couple d'Allemands seniors arrive et les portes du bus se ferment. Je soupçonne ce couple d'être la cause de notre attente, mais ne peut leur en vouloir, la signalétique de l'aéroport est incompréhensible, a fortiori pour des étrangers. Ils expliquent d'ailleurs leur périple piéton intra aéroportuaire à qui veut l'entendre avec des commentaires peu flatteurs pour l'organisation française.

Lorsque le bus s'ébranle, nous voilà partis pour une visite de l'intégralité du site de l'aéroport Charles de Gaulle à la vitesse d'un escargot arthritique. De fait il pleuvait à verse. Le conducteur était probablement un débutant car c'est l'accompagnant qui lui désigne l'avion devant lequel il nous arrête... trop loin.

Cet accompagnant plein de bon sens régule la sortie des passagers du bus vers l'avion, pour éviter la formation d'une file d'attente sous la pluie battante. Saluons l'initiative, c'est bien la seule qui le mérite.

Nous montons à bord et chacun s'installe. Je note machinalement qu'une espèce de rideau de douche et 400 euros séparent les sièges de camping en similicuir business class des autres sièges de camping en similicuir parfaitement identiques mais non business class. Un habitué en rogne me fait part de sa déception quant au confort rustique, de type camping car volant offert en business. Certes, cher Monsieur, les privilèges se perdent.

L'heure de décollage prévue est dépassée comme prévu. Nous attendons. Je regarde par le hublot et observe pendant 30 minutes un amoncellement de bagages se faire saucer par la pluie battante. Personne autour pour s'en occuper. Il y a là des sacs en toile, des sacs à dos, des valises...

Arrive un deuxième bus de passagers dont un groupe africain avec une compréhension extensive de la notion de bagage à main. Un vrai déménagement.

Dehors ça bouge. Les bagagistes hésitent, tournent autour du tas de bagages trempés et scannent une étiquette. Visiblement c'est le foutoir car ils trient les pièces une à une. Je reste zen car rien dans ce tas ne m'appartient mais outré par ce triste spectacle. Lorsque ce qui doit rentrer dans l'avion y est rentré, un bagagiste solitaire transfert le reste pièce après pièce vers son petit train garé à 20m de là. Les sacs et valises sont traînés sur tarmac mouillé, sans ménagement et sans égard, au risque de les râper et de les détériorer. Sans aucune gêne non plus, sachant que la moitié de l'avion peut observer la scène... Un vrai scandale.

Nous décollons enfin, 50 minutes après l'heure prévue et l'annonce du commandant mentionnant un « léger retard ». Vol AF1422 du 12/9/08 pour ceux qui voudraient vérifier.

La chef de cabine me propose de remplir un questionnaire de satisfaction, préférant à voir mon air me faire me défouler sur le papier qu'éventuellement sur elle. Ensuite elle nous materne et prodigue des attentions tout à fait inhabituelles. Sens commercial ou plus simplement instinct de survie ?

Le reste du périple s'est déroulé sans autre aventure si ce n'est lors de la sortie de l'appareil à Munich pendant laquelle les premiers sortis se sont retrouvés comprimés par les suivants contre une porte vitrée restant résolument fermée. Arrive un préposé Bavarois perplexe devant un dysfonctionnement technique incompréhensible (probablement du à la technologie française) du détecteur et qui libère la porte avec une clé des plus classiques (acier forgé Allemand indestructible). L'orgueil national germanique en prit un coup et se garda de tout commentaire.

Il va sans dire que j'ai raté mon rendez-vous additionnel et conforté ma très haute opinion sur la qualité de service offerte aux passagers aériens.

J'aurai mieux fait de rester couché.

Comme les poules.

Si.

 

 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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