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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 12:27
Il y a des périodes comme ça. Mon désamour grandissant des voyages aériens coïncide avec une intensification de mes besoins de voyages aériens, j'ai parfois l'impression d'habiter les aéroports.

Dernières anecdotes:

Paris Charles-de-Gaulle.  Ce n'était pas le bon jour, la première chose que m'ont affiché les écrans est le retard d'une heure de mon vol...

Voici un cerbère de la porte, dûment revêtu de son uniforme d'agent de sécurité et sa carrure de catcheur, qui alpague tout passager franchissant la section dont il a la garde. Il me demande où je vais. Je me demande en quoi cela le regarde, je me dirige vers les bornes d'auto-enregistrement :

« Là (aux bornes), je vais prendre mon billet ».

Le catcheur s'excite, la réponse n'est pas conforme à ses consignes et ça doit faire un moment qu'il attend d'allumer un méchant contrevenant pour son petit plaisir :

« monsieur votre billet ! ». C'est pas le bon jour pour me chercher, mais çà il ne peut le savoir.

-         je ne l'ai pas, il faut que j'aille à la borne (derrière vous) pour le retirer.

-         vous devez me présenter votre billet, c'est écrit là !

-         je ne l'ai pas, il faut que j'aille à la borne (derrière vous) pour le retirer !

-         pourquoi vous criez, moi je vous demande votre billet.

-         Je ne crie pas, j'essaie de vous expliquer que je dois d'abord retirer le billet à la borne derrière vous !

-         Grmblm »

Moins coriace que je ne l'aurai cru, il retourne à son portail au cas où d'autres potentiels méchants fraudeurs éventuels et plus dociles essayeraient de se faufiler indûment dans son secteur.

Je prends mon billet électronique à la borne, fonctionnalité qui doit théoriquement simplifier la vie du passager et lui éviter des attentes irritantes... Accessoirement la compagnie aérienne transfère le travail et une partie des coûts sur le passager. En contrepartie elle lui propose une expérience absurde avec du personnel hautement qualifié en accueil client. Merci.

Je vais déposer mon bagage et demande par la même occasion aux deux hôtesses parfaitement désoeuvrées de confirmer mon droit d'accès au salon d'attente. Elles ne savent pas. L'une d'elles téléphone et me répond que non. Surpris, je me rends au salon pour vérifier : « soyez le bienvenu, le salon vous est ouvert. »

Passage au PIF. Pour ceux qui ne savent pas encore, c'est la dénomination officielle de la fouille (Poste Inspection Filtrage), souvent à proximité de la PAF (Police de l'Air et des Frontières), PIF PAF pour inspirer confiance, je vous laisse apprécier.

Passage au PIF donc, enlever en plus des éléménts habituels la ceinture ultrafine et les mocassins à semelles micro perforées. On ne sait jamais ce qui pourrait s'y cacher. On s'approche de l'obligation de passer leurs portillons à poil et faire les vols en peignoirs (en sac congélation transparents à fournir vous-mêmes). Notons que l'obligation de se déloquer est croissant vers l'hiver, comme cela vous testerez votre résistance à la grippe (aviaire ?) par la même occasion.

Retour de Milan-Linate. Une occasion de benchmarker une autre compagnie, mon billet Air France retour étant échangé pour un Alitalia. Tiens, pas encore en faillite ? Economies obligent, le salon Alitalia est un modèle de zenitude ; hormis quelques lectures en Italien only, pas de rafraîchissements, ni café, ni rien.

Les hôtesses Alitaliennes montrent leurs jolies gambettas à défaut de bonne humeur. Leur anglais est compréhensible de strictement personne, comme me confirme la passagère américaine à côté de moi, tout comme leur français, comme je me le confirme à moi-même.

Les PIF italiens contrôlent très peu, trop occupés à discuter entre eux. Mon billet d'embarquement n'a intéressé personne.

Si Alitalia se porte mal m'avait expliqué mon taxi un peu plus tôt, dans un français très honorable, c'est qu'il y a 30% de personnel en surnombre. De fait, la matrone qui tance son très distingué stagiaire (probablement en reconversion post-carcérale) ne fait rien pour lui faciliter la tâche et accélérer l'embarquement. Nous n'avons qu'un quart d'heure de retard à ce moment. Lui fait visiblement semblant de contrôler les pièces d'identité. Derrière eux, deux autres personnels pianotent sur un clavier pour surtout ne pas se rendre utiles.

L'hôtesse à l'entrée de l'avion semble surprise que je lui présente spontanément le talon de mon billet. Son intérêt pour la chose se mesure à sa moue presque dégoûtée. En guise de bienvenue un vague mouvement du menton pour me signifier de m'installer, et sans la faire ch. La vie est bien assez dure comme çà. Vu l'ambiance, je ne suis pas plus surpris que cela lorsque l'avion quitte son stationnement pour se mettre en piste en longeant un cimetière...

Le lendemain, comme dans un film dans lequel la même journée se répète indéfiniment, je me retrouve au salon d'attente de Charles-de-Gaulle. Mon cerbère devait être en congé. Ou tabassé par un passager irascible. Les deux étant parfaitement cumulables.

Je patiente en avançant mon travail au salon, lorsqu'une voix féminine, suave et sensuelle prie le passager ayant oublié une valise bleue dans les toilettes au niveau services de bien vouloir la récupérer.

Fichtre me dis-je, si c'est un distrait, il va récupérer la charpie de sa valoche qu'une demie armée de super gendarmes tombés du plafond auront fait sauter au bazooka atomique. Je m'attends à devoir évacuer le terminal. Au lieu de cela, le même message avec la même voix se répète en anglais. Pas de gendarmes. A CdG, tout ce qui peut tomber du plafond, c'est le plafond lui-même...Ces messages se répètent durant une bonne vingtaine de minutes.

Après ma très haute opinion sur les PIF PAF, voici que ma dernière illusion sur la protection vigipirate du citoyen s'évanouie. Désormais les poseurs de bombes sont très gentiment priés de les récupérer et de les mettre dans les conteneurs à recyclage appropriés en fonction de leur composition. A moins qu'en les faisant mourir de rire à l'écoute de ces messages on escompte qu'ils en oublient de déclencher leurs engins ?

J'ai renoncé à la business class, car on arrive à destination avec le même retard qu'assis quelques sièges plus en arrière, mais pour 700 euros de moins. Mes expériences montrent que seules les compagnies low cost sont ponctuelles. Pour les compagnies nationales, les horaires sont simplement indicatifs, la ponctualité est une contingence indigne du prestige qui est (encore ?) le leur. Les pauvres et les économes sont ponctuels ? Que la honte soit sur eux !

Retour de Munich. Nous sommes deux. Nous nous inscrivons sur liste d'attente du vol qui embarque. A l'heure dite, l'hôtesse nous signifie poliment que nous sommes refusés, nous enregistre sur le vol suivant, en business (tiens, pourquoi ?).

Comme nous sommes sans bagages, elle nous conseille de nous rendre à l'embarquement en cours et de vérifier si nous pouvons nous y glisser en dernière minute. Ce que nous faisons, rentrer une heure plus tôt après une semaine de merde difficile ne se refuse pas.

J'assiste derrière les embarqueuses à leurs efforts pour localiser les passagers enregistrés mais non présents. Après de longues manipulations informatiques fort complexes, elles en repèrent deux partis depuis des heures par un autre vol ! Bravo la traçabilité...

Malheureusement, il ne reste qu'une place que mon collègue me cède. Merci JP. Je passe la porte et entre dans l'avion pour m'installer et constater que 6 sièges sont vides. « Embarquement terminé » annonce le steward.

Je « comprends » : en business et pour un surcoût qu'il faut justifier, les passagers ont droit à ne pas avoir de voisin de siège et évitent ainsi les batailles d'accoudoir (voir billet « c'est la rentrée » ).

Réciproquement, si vous souhaitez un voisin, comme par exemple votre sympathique collègue qui va poireauter une heure (retard non compté) le vol suivant, cela est impossible.

Business is business.

 

 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

Janos 09/10/2008 13:00

Je suis surpris que vous decouvrez seulement en octobre 2008 que la businness n est pas Lean et ne justifie pas le double tarif, par une coupe de champagne dans un verre en plastique.J apprecie de lire vos ecrits, mais là pour un consultant Lean vous me decevez. 300 à 600 €uros par semaine avec 35 semines de deplacement par mois,  c est en moyenne 15 000 € par an, par consultant si vous etes 80 ca fait pas mal a economiser.Ca fait 5 ans que je voyage en lowcost et je narrive pas plus en retard. Il y d uatres econmies a realiser sur les voyages. Mon prix moyen de voyage en europe est inferieur a 280€ par vol

Christian HOHMANN 10/10/2008 14:15







Vous serez encore surpris d’apprendre, cher Janos, que le consultant n’est pas toujours maître de ses déplacements et que parfois il ne s’occupe même pas
lui-même de ses billets !


Si !


 


Rendez vous compte, dans certains cas, l’entreprise cliente organise les déplacements et en choisit les modalités. Dans d’autres, cela peut être une assistante
voulant bien faire et à qui on n’a pas suffisamment précisé les critères économiques.


 


Il existe des cas dans lesquels un client important avec un certain statut vous demande de l’accompagner, et dans ce genre de cas, il est difficile de lui
proposer de l’emmener sur le porte-bagage d’une bicyclette, même pour faire des économies.


 


Il existe aussi des occasions, rares certes mais non nulles dans lesquelles les compagnies aériennes surclassent certains clients, même des grognons de mon
espèce. On peut également se faire surclasser moyennant des miles précédemment cagnotés, si on le désire.


 


Je vais finir de vous décevoir, en tant que consultant, cher Janos, car dans cette profession où selon une croyance largement répandue tout n’est que luxe et
volupté, les déplacements en business class ne sont pas la règle, loin s’en faut. Oui, je le confesse humblement, il m’a fallu attendre 2008 pour en faire l’expérience et alimenter mon
blog.


 


Oui, derrière chaque mythe il y a une réalité…