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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:24

Je soumets à votre sagacité, chères visiteuses et chers visiteurs, la question suivante : Les meilleures pratiques sont-elles un piège ?

 

Elle procède de l'hypothèse que l'acceptation des « meilleures pratiques » inhibe la recherche de solutions alternatives, éventuellement meilleures, sous prétexte que les « meilleures pratiques » représentent déjà l'optimum.

 

Si cette hypothèse est vraie, les meilleures pratiques profitent essentiellement aux leaders qui les maitrisent, leurs concurrents moins matures essayant de les imiter plutôt que de rechercher des voix alternatives qui remettraient les bases de ce leadership en cause.

 

La question est intéressante, car elle me rappelle un parallèle entre le modèle de Porter sur les cinq forces régissant le jeu concurrentiel.

Ce modèle, simple et robuste, avait le mérite de modéliser un concept difficile à appréhender jusque là.

 

Or quelques nouveaux entrants, rejetant ce modèle « descriptif du passé », ont réussi à prendre des positions dominantes dans leurs secteurs en jouant la rupture, comme par exemple Dell pour les ordinateurs ou Zara pour le prêt-à-porter. (voir http://chohmann.free.fr/strategie/critique_porter.htm)

 

Sous cet angle et en matière de pratiques en opérations, que penser du Toyotisme, du Lean ?

 

A vous lire.

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

Georges MARGUERITE 11/05/2009 19:22

Avant de répondre à la question posée (les meilleures pratiques sont-elles un piège ?), on peut se demander : les meilleures pratiques pour qui ?

Assurément elles profitent à ceux qui les ont instituées. Leur intelligence se manifeste en deux temps.
1 - Ils ont exploré des pratiques différentes, et ont su tirer profit de leur expérience.
2 - Ils ont exposé leur pratique et accepté les conséquences de cette divulgation.

Le propre des leaders, c'est d'être devant. En divulguant leurs pratiques, ils se contraignent à faire la course en tête, à faire preuve d'ingéniosité, sans relâche.
Le corollaire du leader, c'est d'avoir des suiveurs. Ceux-ci bénéficient des divulgations des meilleures pratiques sans avoir à faire d'effort particulier. Et c'est justement cette absence d'effort qui conforte la position dominante du leader.

Pour répondre plus précisément à la question initiale, il y a deux types de pièges à suivre les "meilleures pratiques" :
1 - au mieux, le suiveur se condamne à agir toujours avec un temps de retard (et de se contenter de sa position servile)
2 - au pire, le suiveur risque d'enregistrer des contre-performances à la suite d'une mauvaise intégration de pratiques inadaptées à son environnement et/ou mal interprétées (auto-médication).

Pour compléter ma réponse, il y a malgré tout un profit à tirer des meilleures pratiques (des autres). La stratégie gagnante opère en trois temps :
1 - s'inspirer des meilleures pratiques pour s'approcher des leaders en un temps minimum,
2 - explorer soi-même d'autres pratiques possibles,
3 - créer une rupture quand l'opportunité se présente…

La différence entre les deux approches des meilleures pratiques (des autres), c'est la créativité, la volonté d'avancer. 


Georges MARGUERITE

Sdouga Mounir 30/04/2009 15:22

Avant tout je dois souligner, qu'il n'a pas des "meilleures pratiques" mails il y a les "bonnes pratiques" et la différence entre les deux est très grande. Si je pense autant que récepteur que cette pratiques est la meilleurs alors je serai toujours son esclave et je pourrai tomber dans une imitations aveugle.

Martin ROy 28/04/2009 18:04

            J’acquiesce en ce qui concerne l’inhibition de la pensée par l’acquisition bébête des meilleures pratiques d’affaire; Bien qu’elle ne soit pas forcement à rejeter je crois qu’elle atténue le potentiel pour de meilleures solutions.
 
            Sur ce, bien qu’ils y est des bémols) le Toyotisme et le Lean, sont des modes de gestion qui peuvent accroître considérablement la marge profit (surtout les industrie de masse), mais comme nous savons que le contexte actuel nous fait subir de plus en plus de pression pour répondre aux caprice des consommateurs, il est clair que nous devons sans cesse démarrer dans la courbe d’apprentissage et que constamment nous interrompons celle ci avant sa pleine maturité afin que nous puissions débuter la production du nouveau produit garant d’un avenir prometteur.
           
            Bien que les outils du Toyotisme ou du Lean nous rappel d’opter pour une philosophie d’entreprise qui minimisent les pertes et le gaspillage et qu’elles nous divulguent de bonne pratiques, je pense que dans un esprit de globalisation, les industries opterons pour l’établissement d’une marge de profit qui comblera les pertes de l’apprentissage au lieu de tenter une rentabilisation à long terme, (Un juste retour du balancier pour les fabricants oppressé).
 Expert conseil et chargé de projetMartin Roy

philippe 25/04/2009 19:30

pour ma part, je me demande si ces fameuses méthodes n'ont pas été trop triturées à toutes les sauces sous prétexte d'application impossible telles quelles...je constate chaque jours l'emploi "bas de gamme" de méthodes dont l'application révèle surtout la méconnaissance du sujet (non, non, je ne reviendrais pas sur le calcul du TRS...)quant à la période que nous vivons, ne devrions nous pas reprendre nos classiques?si certains auteurs sont morts, il n'en est pas moins vrai que leurs analyses restent valables...j'ai retrouvé récemmmetn un manuel de gestion d'entreprise de 1950. éloquent et révélateur. et si au fond, rien n'avait changé? et si nos bonnes vieilles méthodes marchaient encore. annoncer les gains financiers avant les gains de productivité , cela marche toujours...philippe

colombier a 25/04/2009 16:32

je ne rebondis pas directement sur l'exellent texte , mais sur le dessin très évocateur qui montre très bien  la difficulté de tenir un cap en tant que manager . En effet , il existe  2 chances sur trois de se casser la figure et tomber en bas du ravin et une chance sur trois de continuer son chemin. Toute décision a plus de raison d'être source de danger que de sécurité. Plus la situation externe est difficile , plus les pentes des ravins sont raides. cordialement