Je soumets à votre sagacité, chères visiteuses et chers visiteurs, la question suivante : Les meilleures pratiques sont-elles un piège ?
Elle procède de l'hypothèse que l'acceptation des « meilleures pratiques » inhibe la recherche de solutions alternatives, éventuellement meilleures, sous prétexte que les « meilleures pratiques » représentent déjà l'optimum.
Si cette hypothèse est vraie, les meilleures pratiques profitent essentiellement aux leaders qui les maitrisent, leurs concurrents moins matures essayant de les imiter plutôt que de rechercher des voix alternatives qui remettraient les bases de ce leadership en cause.
La question est intéressante, car elle me rappelle un parallèle entre le modèle de Porter sur les cinq forces régissant le jeu concurrentiel.
Ce modèle, simple et robuste, avait le mérite de modéliser un concept difficile à appréhender jusque là.
Or quelques nouveaux entrants, rejetant ce modèle « descriptif du passé », ont réussi à prendre des positions dominantes dans leurs secteurs en jouant la rupture, comme par exemple Dell pour les ordinateurs ou Zara pour le prêt-à-porter. (voir http://chohmann.free.fr/strategie/critique_porter.htm)
Sous cet angle et en matière de pratiques en opérations, que penser du Toyotisme, du Lean ?
A vous lire.
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