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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:08

Voici un boulanger provincial venu chercher fortune en région parisienne.

 

 

Il trouve a racheter une boulangerie et s'installe.

 

Quelques temps plus tard, un confrère de province lui rend visite.

 

Ce dernier est surpris par l'état de la boutique et du fournil.


 

La boutique est petite, il n'y rentre pas plus de trois clients à la fois et il est courant de voir une file d'attente se constituer sur le trottoir. L'attrait du pain frais est tel que point n'est besoin de faire de la super qualité.

La clientèle prête peu d'attention à la décoration ou à l'agencement de la boulangerie, ou encore à l'offre limitée de pâtisseries basiques. D'ailleurs l'édition du jour du journal s'y vend mieux que les éclairs rachitiques et fatigués mais chers.


Les clients du dimanche matin bravent toutes les conditions météorologiques en attendant patiemment leur tour, pourvu qu'ils obtiennent une baguette fraiche ou un croissant.


Bref, c'est une boulangerie de quartier parmi les boulangeries de quartier, que la boulangère tient sans passion ni ambition particulières.

 

Le boulanger se contente de son fournil en relativement triste état et des quelques machines techniquement dépassées ainsi que de l'aide de son apprenti.


Il explique sa stratégie à son collègue :


* Achat de la boulangerie après d'âpres négociation pour obtenir le meilleur prix

* Exploitation du commerce avec zéro investissement et les moindres dépenses

* Revente à terme avec plus value


Pas de stratégie de croissance ni de stratégie patrimoniale (en ce qui concerne ce commerce)

 

Le développement de l'affaire demanderait des efforts importants pour un retour sur investissement faible et incertain. Par ailleurs il faut que les futurs acheteurs puissent racheter le commerce au prix visé, qui inclura la plus-value souhaitée.

 



Le boulanger agit « au plus juste ». Il fait du Lean sans même connaitre le mot.

Il fait à son échelle se que d'autres investisseurs font avec des usines ou des groupes d'usines.


 

 

 


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Published by Christian HOHMANN - dans Lean
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commentaires

snoring mouth guard 20/05/2014 12:42

I was caught into this article because of the title of the post. This is the first time I am reading about the provincial bakery which redeemed and settled. I am sure that you receive a lot of offerings from various sources after this post gets released. Thanks anyways.

Fabrice 23/01/2011 17:49



Bonjour !


J'avoue que ce petit billet m'a laissé sur ma faim.


J'ai été déçu par la chute.


J'attendais des propositions pour appliquer les outils Qualités à un petit atelier agro-alimentaire. Et à la place, je lis une apologie de la "bidouille".


Question : qu'arriverait-il à ce boulanger si un concurent venait s'installer dans son arrondissement ? C'est la problématique à laquelle sont confrontés TOUS les boulangers qui ont adopté un
projet "bidouille". Ce n'est pas viable, donc ça n'a rien à voir avec le Lean.


Les gens qui défendent le lean "tout seul" n'ont rien compris au lean. C'est pour ça qu'ils n'arrivent pas à le vendre aux chefs d'entreprises français. Le lean "tout seul", c'est bidon et ça ne
marche pas. Le lean va de pair avec le kaizen.



Georges+MARGUERITE 11/05/2009 19:30

Cet article illustre l'absence de créativité des SUIVEURS, que j'évoquais dans mon commentaire de l'article "Les meilleures pratiques sont-elles un piège ?" (du 25 avril).

Au sens mathématique, il y a deux manières de maximaliser le ratio "PROFIT / INVESTISSEMENT"
1 - faire tendre les profits vers l'infini
2 - faire tendre l'investissement vers zéro

La première voie est résolument ambitieuse. Elle relève de l'esprit entrepreneurial.
La solution de facilité est évidemment la dernière. Celle qu'a choisi ce boulanger.

Même à investissement nul, pour que cette équation soit satisfaite, il faut dégager un profit. 
Encore une fois, deux hypothèses types :
1 - la boutique a été achetée en dessous du prix du marché (être à l'affût d'une affaire),
2 - ou, elle doit être revendue au-dessus du prix du marché (trouver un acheteur... peu averti).

En l'absence de création de valeur, tout semble reposer sur l'opportunisme (l'affairisme). 
Peut-on ériger cette vision de l'entreprise en principe économique durable ?
Principalement, dans le contexte très concurrentiel, que nous connaissons, où qui n'avance est appelé à reculer..