Le français est une langue compliquée dont la maitrise nécessite des années d'études. Son orthographe et sa grammaire sont des héritages successifs, remontant à l'antiquité pour les plus anciens, dont la logique peut être déroutante et les exceptions nombreuses.
Pourtant, dans cette complexité il reste heureusement des règles abordables pour la plupart et qui permettent de limiter les fautes à l'écrit. Les terminaisons en é ou en -er par exemple. Or quelle n'est pas ma surprise de voir la proportion de personnes qui ne maitrisent pas cette règle et y vont à la devinette.
On peut ainsi tomber sur un récit du genre :
Ce matin j'été presser, je devais me dépêché alors j'ai trébucher en descendant les escaliés.
Oui, ça pique les yeux.
Outre la désastreuse image que peuvent donner les fautes de ce type à leur auteur, les mauvaises terminaisons peuvent poser de réels problèmes.
Exemples réels :
Voici deux empilements de bacs, contenant des cartes électroniques. Les unes nécessitent de passer les tests, les autres sont bonnes à être livrées à la ligne d'assemblage final. Or sur certains bacs on peut lire « tester ».
Flute, ces cartes sont-elles « à tester » ou sont-elles déjà « testées » ?
Le bénéfice de l'affichage est perdu, à savoir reconnaitre de loin et rapidement l'état des cartes, car il faut manipuler et inspecter les cartes elles-mêmes pour déterminer leur statut (tamponnées si bonnes au test) !
Voilà un commerce de détail dans lequel les vendeuses préparent les commandes que les clients peuvent récupérer plus tard.
La patronne se retrouve seule lorsqu'arrivent les clients et découvre des commandes portant la mention « à payé », sans pouvoir en demander le décodage à son auteure.
Le client doit-il payer ? A-t-il déjà payé ?
Il ne reste qu'à le demander au client lui-même...
Mon épouse propose un « truc » pour accorder la bonne terminaison :
Lorsque c'est à faire on met « ER », si c'est fait on met « é » (prononcez les lettres).
Sur ce, bonne journer.
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