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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 00:00
La baisse d'activité dans les usines et les ateliers, liée à la crise semble redonner un intérêt aux 5S et aux chantiers Kaizen.

 



Le brusque gel des dépenses dans les entreprises a également gelé un certain nombre de projets, liés à des investissements ou à des honoraires de consultants.

Cet arrêt des dépenses et le temps libéré par le manque de commandes a redonné de l'intérêt aux 5S et aux chantiers kaizen, autrement plutôt parents pauvres des projets opérationnels.


Le bon côté des choses est que ce regain d'intérêt rappelle que des actions simples et sans besoins d'investissements peuvent améliorer des performances, des postes de travail, des processus, régler des problèmes et plus encore.


Dans les conditions conjoncturelles de la crise, une occupation utile se doublant d'économies réelles est une bénédiction pour les responsables hiérarchiques qui ne savent plus quoi faire de ce temps disponible en excès.


Le moins bon côté des choses est que les 5S et autres activités d'amélioration continue risquent de céder le pas à la production dès que celle-ci redémarrera et aux autres projets plus « techniques » (comprenez plus passionnants) dès que les dépenses seront à nouveau autorisées.


Ce faisant, on oubliera vite les vertus de ces activités simples et pertinentes mais qui demandent de la constance. Par ailleurs, la hiérarchie distille sans s'en rendre compte un message subliminal aux subordonnés, que ceux-ci ne manqueront pas d'interpréter comme « le nettoyage et la mise en ordre sont des activités pour nous occuper quand il y a rien de mieux à faire », ou pour les chantiers d'amélioration (Kaizen), « on les fait quand on a le temps ».


Comment dans ces conditions développer et maintenir une mobilisation permanente des acteurs du terrain ? Comment développer et maintenir un état d'esprit apte à maintenir les standards (dont l'ordre et la propreté) et à constamment chercher de manière autonome à se remettre en cause et améliorer tout ce qui peut être amélioré ?


Ces vagues opportunistes de lancements de chantiers et de « tornades blanches » favorisent plutôt une attitude passive, les acteurs étant habitués à ne participer qu'à des travaux systématiquement dirigés, lorsque la hiérarchie le décide.

 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans 5S et Management Visuel
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Claude 06/08/2010 11:22



Manquerait-il un ''s'' pour le mot soumission? car ces 5 ''s'' sa vient du Japon non? et nous savons tous que le Japon est le peuple le plus soumis à soi même. Voulons-demeurer dans
 cette tangente?  Que la pyramide soi droite ou inversé, la communication doit passer. Où est la limite?



Raphael Waxin 12/07/2010 21:08



Bonjour,


Question tout à fait passionnante. Dans mon contexte professionnel, il est commun de proposer des heures de "housekeeping" uniquement lorsque les opérations sont en arrêt. Lorsqu'on
voit "housekeeping" sur un rapport, alors tout le monde comprend "standby".


A mon sens, ce raisonnement s'étend également aux démarches de sécurité. Les campagnes de prévention sont en général menées lorsque l'activité principale d'un chantier s'est arrêtée, ou
pire lorsqu'un accident s'est produit. Le "stop for Safety", s'il est largement prôné par le haut management est en général étrangement enterré au fur et à mesure qu'on s'approche de la
hiérarchie des opérateurs. C'est une grave erreur qui crée d'une part des accidents, et d'autre part des difficultés de communication entre basse et haute hiérarchie, la première ne
reconnaissant pas dans les impératifs de son activité journalière les messages diffusés par la première.


On attend alors une crise pour parler de performance, un accident pour parler de sécurité, et une vague de suicides pour oser parler de la souffrance psychologique. Ainsi, pour beaucoup
d'entreprises, la notion de "prévention" n'existe donc tout simplement pas sur le terrain. 


Merci de votre article.


Raphael



Gilles 10/01/2010 19:47


Bonjour.
La problèmatique est toujours un peu la même.Tant que c'est le Top management qui pense toujours ce qu'il y a de mieux et le demande , le 5S devient effectivment l'outil passe temps.La difficulté
pour le management est d'arriver à mettre en oeuvre le 5S comme étant un élément à maitriser pour améliorer la profitabilité.Et après reste à avancer sur le thème que la profitabilité de chacun ,
est-elle la profitabilité de l'entreprise.Je sors de la lecture du livre de Goldratt et Cox ''le But'' , et cela m'y fait encore plus penser.C'est quoi le but du 5S ?
Sinon je suis assez d'accord avec le premier commentaire , de solliciter toutes les équipes pour savoir ce qu'il faut faire.Après tout ,la productivité est toujours faite par le terrain.
Cordialement


Nicolas 24/09/2009 15:47


Personnellement, je ne considère par les chantiers 5S et Kaïzen comme des outils de "bas étage". Il me semble que limiter ces méthodes à ranger et nettoyer me parait un peu réducteur. Je trouve
dommage d'attendre d'être en sous activité pour se poser la question : "Et si on occupait notre personnel en faisant un chantier d'amélioration continue ?".
Il me semble que cette dynamique ne doit pas s'entreprendre par défaut mais bien par choix.

Par experience, je trouve que ce sont deux méthodes qui ont le pouvoir de rassembler un maximum de personnes sur un objectif commun, qu'on peut atteindre rapidement et facilement.
Dans ces périodes de crise, il me semble plutôt judicieux et stratégique d'effectuer ce genre de chantiers pour ressouder les équipes, les impliquer ou les motiver.

Si les équipes sont demandeuses de ce genre de chantiers c'est peut être pour d'autres raisons. Peut etre ont elles besoin de se sentir impliquées dans la vie de leur entreprise.


RG 22/06/2009 04:58

Un peu provocateur pour vous rappeler (ou vous apprendre) des bases. 
Ayant travaillé avec des professionnels du lean sur tous les continents, je m'aperçois en prenant mon mouchoir, bien que rassurez vous la France n'est pas si mal, que tout est encore une question d'opportunisme et pas d'état d'esprit. J'ai arrêté de parler de 5s, pour mieux en faire. A force de dire qu'on doit nettoyer et pas de faire en sorte que les opérationnels sentent que l'outil leur appartient et il faut en prendre soin, tout le monde se met à dire "il pleut, est-ce qu'on fait du 5s?", "il ya une récession, est-ce qu'on fait du 5s?". Messieurs, j'espère que vous ne vous posez pas la question de manger ou de vous habiller parce que le printemps arrive.La seule chose que je vois de bon à la récession est qu'enfin on se pose plus souvent la question des gaspillages et de compétitivité: "allons enfants de la patrie, le jour de gloire peut arriver.Pensez vous que les orientaux se pose la question du 5s. Ils n'ecrivent pas le "s".Par contre le mot "crise" est écrit à partir de 2 pictogramme qui veulent dire "risque" et "opportunité" à y reflechir.