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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 08:01
Dans notre univers de plus en plus dépendant des technologies, rien de plus irritant que la trahison d'un de ces « compagnons » qui nous facilitent la vie lorsqu'ils fonctionnent et nous la pourrissent rapidement lorsqu'ils dysfonctionnent.


Est-ce un corollaire du réchauffement climatique ou l'infléchissement de mon biorythme, une période de malchance ou une hypersensibilité aux aléas, un complot peut-être ? Toujours est-il que j'ai noté une série de trahisons concentrée sur une courte période et dont la survenue m'inquiète quelque peu.


Le téléphone mobile


N'est-il pas curieux que la batterie du téléphone mobile, ayant démontré sa forte capacité de stockage et son endurance admirable jusque là, commence à fléchir pile lorsque la période d'engagement auprès de l'opérateur se termine, et que par conséquent les points cumulés chez ledit opérateur permettent d'échanger l'engin obsolète (deux ans d'âge, pensez !) contre un mieux, qui fait encore plus, bien sûr un peu plus cher mais tellement mieux.


Réflexe d'homme prudent ;

« Combien coûte une nouvelle batterie ?

- XX euros

- Combien ?

- XX

- mais c'est le prix d'un téléphone !

- eh ben vous voyez monsieur, y a pas à hésiter ! »


Si, moi j'hésite. Je charge donc fréquemment une batterie mourante qui rend systématiquement son dernier souffle lorsqu'un appel important arrive ou doit être passé et que le chargeur n'est pas disponible.

Ou qu'il n'y a aucune prise de courant.

Ou inversement.


Je retourne à la boutique, pour acheter le mieux-mieux.

Rupture de stock national.

Bon, je vais acheter une très longue rallonge...


Le blender


Le blender s'appelait autrefois un mixer je crois.

J'en ai acquis un pour suivre la consigne de consommation des cinq fruits et légumes par jour et la mode des smoothies.

Il n'est pas trop mal pour le prix le blender, mais du coup on s'auto-forme rapidement à la subtilité de la mécanique des fluides et on comprend la complexité à concevoir des lames qui mixent correctement le contenu du bol sans avoir à aider le blendage à la main ou à secouer l'engin.


A force de brutaliser (mais juste un peu) le blender, le fond vissé finit par s'ouvrir en douce et mes cinq fruits sans légumes s'en vont tapisser les meubles de cuisine dans une élégante trajectoire dont la brièveté ne permet pas de dire si elle était réellement parabolique avant d'être salissante.

Voici donc les experts banlieue parisienne, moins glamour que ceux de Miami, moins roux et blonde, avec des prénoms plus communs et locaux (en fait, avec mon épouse secourable et soucieuse de superviser le nettoyage, nous faisons davantage Germaine et Gertrude de l'émission « c'est du propre ») en train de collecter les traces du crime sur les meubles.


Le coupable est connu et condamné d'avance : le Blender, bijou de technologie culinaire. Continue comme ça « bijou » et tu feras connaissance avec le joyau de la robuste technologie martelatoire !


La centrale vapeur


Autre bijou de l'art ménager, la super centrale vapeur turbo.

Oui, une vraie bénédiction pour raccourcir la corvée de repassage.

Elle cesse de fonctionner après... tiens, deux ans !


Recherche d'un SAV, ouvert lorsque cela nous arrange nous. Une aventure en soi.

Un baba très bohème dans sa caverne-capharnaüm analyse la chose en trois secondes :

« C'est la semelle, je fais que ça changer des semelles

- vous êtes cordonnier donc ? (non, je n'ai pas osé la faire)

- mais, c'est courant, un problème connu ?

- oui, et encore vous avez de la chance qu'elle ait tenu deux ans ! »


Nous voilà donc émus aux larmes d'avoir eu la chance de tomber sur un engin exceptionnel qui a largement dépassé l'espérance de vie de ces semblables.

Nous avons bien fait d'investir dans un modèle quasi professionnel !

La marque qui doit se sentir un peu coupable car elle paie la pièce mais pas la main d'œuvre.

Quoi ?

Je sens pousser ma cape de justicier et la plume à réclamation m'arriver dans la main vengeresse : Qu'est-ce que c'est que cette conception de la satisfaction client ? Il faudrait en plus s'estimer heureux d'avoir eu la pièce gratuitement et payer de bon cœur une réparation ?

Dites donc, j'ai acheté un engin quasi pro avec une implicite promesse de durabilité et pas un abonnement au SAV !!

Mais il en faudrait bien plus pour émouvoir Baba de la caverne.

Alors bon, je replie ma cape, prend la centrale et rentre écrire un billet d'humeur.


Le réseau


Un appel entrant sur mon téléphone mobile ! (à la batterie bien chargée). Ce type d'appel est suffisamment rare en ces temps de crise pour qu'il soit précieux.

La communication coupe au bout d'une minute.

Grrr

Rappel, reprise de la communication qui recoupe.

ReGrrrr

Rerappel, recoupe. « erreur réseau ».

Rappel depuis un fixe et obligation de se confondre en excuses pour un problème dont je ne suis certainement pas la cause mais totalement la victime, n'est-ce pas paradoxal ?


Le réseau (bis)


Voici le petit réseau informatique sans fil Wi-Fi (Fi étant l'abréviation de « fidelity », si !) qui déconnecte de manière aussi aléatoire que fantaisiste, évidemment au moment où cela nous contrarie le plus. Nous avons beau essayer toutes les positions du routeur, déplacer d'éventuels obstacles à la propagation des ondes, rien y fait, il y a des jours sans. Wi-Fi = Without Fi


Le réseau (ter)


A l'arrivée de la TNT, garantissant dit-on une qualité égale à celle du DVD, nous découvrons que :


1) l'antenne du toit est débranchée suite au raccordement au réseau câblé. Par conséquent il faut choisir : câble ou TNT, qui bien entendu ne proposent pas l'accès aux mêmes chaînes. Si vous souhaitez permuter, il faut descendre 7 étages, ouvrir le coffret électrique adéquat, localiser votre branchement, le raccorder sur l'autre arrivée, remonter, constater que rien ne change, redescendre, s'excuser auprès du voisin qui n'a plus de signal, rebrancher comme c'était, du moins si vous retrouvez les bons câbles et vous souvenez de leurs positions initiales.


2) le fil de cuivre tendu au-dessus de la fenêtre et qui fait parfaitement son office d'antenne TNT pour un coût dérisoire n'est pas facilement intégrable dans la conception déco de madame.


3) les antennes de chambre sont inesthétiques, chères pour le peu de technologie qu'elles comportent et d'une efficacité qui vous permet de traiter à juste titre leurs concepteurs d'escrocs. Si.


4) la simple ouverture de la fenêtre brouille totalement la réception par la super antenne de chambre et en fait de qualité DVD, vous obtenez des carrés colorés, en haute définition, certes mais immobiles. Un tableau électronique abstrait en somme.


Méga mix


Reste donc à mettre le routeur WiFi, le téléphone mobile et l'antenne TNT dans le blender, faire tourner et fracasser les restes à la centrale vapeur.

 


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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

Julie (quoique se serait plutot mon prénom...) 25/07/2009 17:09

Des articles toujours aussi frais, c'est un vrai régal.Merci ;-)

jean louis bertrand 25/07/2009 08:51

Cher Mr Hohmann, j'ai aussi remarqué cet état de fait assez surprenant ou ces petites merveilles technologiques dont les capacités permettent de penser  que tout est à portée de main ou de doigt, présentent deux particularités supplémentaires:1) elles proposent toujours une étonnante quantité d'accessoires dont l'utilité est loin d'être prouvée, mais absolument indispensable pour l'homo érectus du XXI siècle (voir par exemple ces nouveaux téléphones, et autres consoles multifonctionnelles, qui comme vous le remarquez sont obsolètes dés la sortie du magasin.2) Sont irréparables, pour des raisons qui nous échappent totalement!Personnellement j'ai choisi une voie déviante: je renonce à suivre les sirènes du marketing, et évite de me prosterner devant l'autel des publicitaires,sans retourner à l'âge de la pierre ou du bronze, évidement on essaye simplement de privilégier la qualité ou la prximité. eEn ce cas nous ne sommes plus politiquement corrects, mais en prenant le problème à l'envers et en applicant vos préconisations pour la production industrielle, à des fins personnelles, vous ne pensez pas que l'on peut éviter quelques désagréments tels ceux évoqués dans votre articles?