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  • : Christian HOHMANN
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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 11:07
Récemment une jeune doctorante sollicite mon avis pour l’aider dans son travail de modélisation d’un processus de production. Cette jeune personne, à la tête sûrement bien faite et pleine de savoirs, posait des questions touchantes de naïveté, démontrant de toute évidence sa méconnaissance de la réalité d’un processus de production.
 
N’importe quel chef d’équipe ou agent de maîtrise aurait pu l’éclairer sur les aléas et la complexité des situations rencontrées sur le terrain.
 
Sur le terrain.
 
Cela me renvoie à ma propre expérience, lorsque fort de quelques années de pratique professionnelle je rejoignais une société japonaise. Stage de six semaines pour sept d’entre nous, futurs encadrants, au siège, dans les filiales et chez les sous-traitants au Japon.
Bien que tous professionnels confirmés, nous nous sommes retrouvés à faire des exercices basiques de soudure, réviser le code couleur, passer des cartes électroniques aux tests, les réparer, monter des appareils sur la ligne au milieu des ouvrières.
 
Notre ego en prit un coup et nous avons réagis en « bons français », sûrs de la valeur que nous conféraient nos diplômes et des privilèges de nos statuts.
 
Ce n’est que bien plus tard que je compris le but de ce parcours initiatique. La réalité du terrain ne s’appréhende pas derrière un bureau ou sur un écran d’ordinateur, mais sur le terrain !
 
Cela me renvoie aussi à cette mission chez un grand industriel national.
Le contremaître avec lequel je m’entretenais m’explique alors qu’il ne voit jamais aucun ingénieur descendre de leur plateforme surplombant les ateliers, que ses ouvriers doivent se débrouiller pour assembler des éléments dont les perçages ne coïncident pas et décoder les plans avec leurs erreurs.
 
Un jeune ingénieur avait même été embauché pour faire la liaison entre le bureau d’études et l’atelier, remonter les problèmes du terrain à ses messieurs de la plateforme.
 
Ô valeur que confèrent les diplômes et privilèges des statuts ! Quels beaux cadeaux à la concurrence ils ont fait, que d’entreprises ils menèrent à la perte…

La relève est assurée, elle ira sur le terrain… contrainte et forcée.

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

how to outlook 23/04/2014 14:06

Every company is not like this. There are many places where they always keep the moral values high than their profit and always make sure of their employees benefits and they are satisfied. I was lucky enough to work with such companies for a long time and that was the best employers I have seen ever.

Philou 26/11/2008 19:06

Comme on dit dans le milieu du football "Il n'y a qu'une seule vérité, c'est celle du terrain"

shingo80 18/10/2007 20:38

Si on ajoute de la valeur aux produits dans les bureaux, sur l'ordinateur, les ingénieurs avaient bien raison. Le travail, ça se passe sur le terrain; l'amélioration, ça se passe sur le terrain et la réalité, ça se passe sur le terrain.

Louis-Philippe Gauthier 06/04/2007 20:10

Effectivement, à mon travail, les départements satellites ont la mauvaise habitude que de passer sur le plancher de production sur la pointe des orteils pour aller vers un autre département. Par contre, ils sont très forts pour nous imposer des procédures incongrues ou de nous blâmer de tout et de rien. Au Canada, on dit qu'une partie de hockey se joue sur la glace et non dans les estrades.

Simon Merlet 15/03/2007 17:21

Bonjour, je suis actuellement stagiaire au C.H.U de Poitiers et mon objectif est d'analyser la gestion des stocks afin de les fiabiliser et, soyons optimistes, diminuer leurs coûts en mantenant l'impératif zéro rupture (rien que ça!). J'ai commencé par faire quelques préparation de commandes à livrer, participé à un inventaire, et suis resté scotché au dos de toute personne qui passait à ma portée. Bref comme vous dites, sur le terrain.
Effectivement il est important de "voir pour comprendre" et non pas seulement "penser pour améliorer". Pour être efficace, les deux doivent être liés. Pour preuve, lorsque j'ai discuté du terrain avec l'ingénieur responsable de mon stage, il m'a donné des directions de réflexions auxquelles je n'avait pas pensé.
En somme, rien ne sert d'avoir une vision globale si on ne connaît pas un point précis, et inversement.