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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 17:04
A ceux qui ne connaissent pas encore les joies des voyages en Train Grande Vitesse, voici un petit guide qui permettra de mieux appréhender leur… expérience.
A ceux qui connaissent déjà ces joies, recevez l’assurance de ma plus sincère compassion et du bon accueil de vos commentaires.
 
Prenons le train.
 
Rendez-vous à la gare. La gare c’est un grand bâtiment souvent sale et malodorant, aux indications compréhensibles aux seuls initiés, maîtrisant la langue française de surcroît.
De bonne heure vous aurez l’opportunité d’y voir la faune urbaine faits de chats errants, de pigeons fientant et de clochards cuvant. Plus tard, les grands fauves et troupeaux en grand nombre les éclipseront Un vrai petit safari pour lequel je vous déconseille toutefois de prendre des photos, inutile d’exciter les pickpockets avec votre appareil numérique ou téléphone portable dernier cri.
 
Trouvez le quai. Pour cela trouvez le panneau d’affichage. Le quai en question se trouve toujours à l’opposé. C’est la loi de la gare, qui s’énonce ainsi ; l’éloignement du quai est inversement proportionnel au temps qu’il vous reste pour le rejoindre.
 
Compostez le billet. Il s’agit de le valider dans un appareil jaune que des vieilles dames peu au fait des progrès ferroviaires confondent avec des boites aux lettres (noter que le modèle précédent, orange et sur pied était régulièrement confondu avec des cendriers par des vieux messieurs peu familiers avec le mobilier ferroviaire). Composter disais-je, c’est valider le billet et non pas de le laisser se décomposer en terreau à jardinières.
 
Trouvez la voiture.
Les panneaux de composition des trains fonctionnent rarement ou se trouvent loin de votre propre position. Ces deux états étant parfaitement cumulables.
On peut lire le numéro de voiture sur les voitures, si toutefois leur affichage fonctionne. Notez que les dysfonctionnements d’affichages de voitures sont également cumulables avec ceux des autres affichages.
Si la chance est avec vous, vous disposez à la lecture du numéro de voiture sur la voiture d’une première indication sur la localisation de la votre. Reste à savoir si vous trouvant devant la voiture 4 il vous faut prendre à gauche ou à droite pour trouver la voiture 2. Prenez au hasard à droite, la voiture suivante est la 5. Perdu. Rebroussez chemin.
Auriez-vous pris à gauche, la voiture suivante aurait eu son affichage en panne et la suivante encore aurait été la 6. Perdu. Rebroussez chemin. Conclusion : votre voiture est toujours à l’opposé de là où vous la cherchez.
 
Les malins se disent : entrons dans une voiture et parcourons le train de l’intérieur. C’est là une solution que les habitués évitent car ils savent d’expérience que cela signifie s’engager dans un parcours sportif fait de sauts d’obstacles (valises, sacs, passagers errants, passagers cherchant leur place, passagers cherchant leur voiture, etc.) et de pièges dangereux telles les portes pneumatiques qui n’attendent que votre passage pour se fermer et coincer votre sac, mallette ou votre personne.
 
Arrivé à la voiture, trouvez votre place.
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, que je m’adresse à un humain, un automate ou à Internet pour acheter mon billet, il m’est impossible d’obtenir une très convoitée place solo. Je me retrouve systématiquement engagé dans un concours d’escrime avec les genoux de mon vis-à-vis, qui n’est jamais une charmante dame ou demoiselle, mais très souvent un malotru corpulent avachi sur son siège qui finira par ronfler bruyamment en plus de me limer les rotules.
 
N’est-il pas étonnant que l’on doive invariablement négocier pour obtenir sa place, la conserver ou en changer alors qu’elle est dûment attribuée, réservée et payée en supplément !?
Prendre le train, c’est jouer aux chaises musicales dans une ambiance de souk oriental, musique exotique et odeurs d’épices en moins.
 
Voyagez à grand vitesse ! Du moins sur une partie du trajet. Je me souviens de cette arrivée à Grenoble, escorté par une vache au pas de promenade et de son regard de ruminant un rien narquois pendant qu’elle nous dépassait en se déhanchant. « Les traditions se perdent, me dit la vieille dame peu au fait des progrès technologiques, autrefois se sont les vaches qui regardaient passer les trains ! »
 
Profitez pour travailler ! Si toutefois votre ordinateur portable vous offre encore une autonomie suffisante, car les prises électriques sont inexistantes, rares ou économes de leur énergie.
Selon l’époque gardez vos vestes et manteaux à portée de main, car la climatisation est généreuse et toujours en retard d’une saison. A l’inverse en belle saison prévoyez des réserves d’eau et un éventail. Le climat à bord d’un TGV est toujours rigoureux. Les plus prévoyants se munissent de la panoplie complète été-hiver pour parer à toute éventualité.
 
Passez à la voiture bar. Sensations assurées ! Pour s’y rendre ou en revenir, c’est la même course d’obstacles que pour chercher sa place, les mouvements erratiques du train lancé à pleine vitesse en plus. Notez que le train sera toujours à vitesse et vibrations maximales lorsque vous vous déplacez, êtes aux toilettes ou revenez de la voiture bar avec un liquide tachant dans un gobelet.
Savourez longuement ce que vous commandez car à ces prix là le moindre café lyophilisé dans un gobelet en carton devient une dégustation gastronomique. Il est admis de s’en mettre plein la chemise pour prolonger le souvenir de cet évènement et le partager avec le client qui vous recevra avec votre splendide auréole.
 
Faites connaissance avec tous les passagers qui vous demanderont de les laisser quitter leur siège ou qui partagent généreusement leurs conversations téléphoniques avec leurs voisins au mépris des affichettes décrétant les voitures « zones de silence ».
 
Enfin, préparez-vous au débarquement commando dans votre gare à une minute d’arrêt ou à la lente et peu majestueuse évacuation du train à son terminus. Savourez au passage la volute de fumée que les passagers en manque sévère de nicotine expirent dans un râle d’extase, plantés en plein milieu du quai.
 
Tentez finalement de quitter la gare par la bonne porte et du bon côté.
Si vous y arrivez du premier coup, jouez au loto dans la foulée, la chance est avec vous.

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

CHup 22/01/2008 11:58

Est-ce une spécialité française de critiquer l'un des meilleurs réseaux ferrés du monde ? Piur avoir beaucoup voyagé, et encore maintenant,  notamment par voie ferreviaire, j'ai du mal à comprendre vos visions des choses. J'ai l'impression de ne pas prendre la même compagnie que vous.
Certains points peuvent se rapprocher de la réalité, mais beaucoup en sont vraiment éloignés.
Au revoir... et vive le train !  ;-)

Ronan 03/01/2008 19:13

Voilà un billet tellement vrai!! Moi qui suis obligé de prendre le train aller-retour toutes les semaines pour traverser la France dans sa diagonale, je me suis reconnu dans chacune de ces anedoctes et j\\\'en ris encore...

eloi 09/11/2007 10:41

Avez vous déjà mis les pied dans un train paris beauvais depuis la gare du nord ?
Avez vous déjà utilisé utilisé un bus ou un train dans un autre pays plus pauvre que la france ?
Sans parler du Malie, de la Bolivie, du Chili, de la Jordanie... Allez prendre le train au Portugal par exemple. Vous aurez un autre regard sur l'un des meilleurs systèmes ferrovières du monde que vous critiquez tant.
 

philippe joly 26/10/2007 18:00

que de bons souvenirs...
je me souviens également d'un TGV paris/dijon, dont la prétendue vitesse est stoppée net à montbard pour laisser passer d'autres véhicules mulitroues du même genre.
vérifiez la durée d'un trajet lyon/paris et dijon/paris, vous serez étonné...
à quand un palmarès des gares les plus pourries?
je vote pour lyon perrache...et vous?