Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Christian HOHMANN
  • Christian HOHMANN
  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
  • Contact

  • Christian HOHMANN
  • .

Publications

lean_management_small.jpg

livre5S_sml-copie-1.jpg

Recherche

Définition

Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

Ecrire un commentaire

Pour écrire un commentaire sur un article, veuillez cliquer le lien qui se situe tout à la fin de l'article.

13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 17:29
 
En ce début d’année 2008, comme en tout début d’année, il est d’usage d’échanger les vœux. Cette initiative sympathique à l’origine, peut tourner au cauchemar dans les entreprises et y distrait une bonne part des ressources.
Lean (anglais= maigre) : sans « gras », sans gaspillages.
 
 
Le processus « cartes de vœux » s’enclenche dans les entreprises au plus tard au mois de décembre, mais vraiment au plus tard pour les plus optimistes ou les moins structurées, et bien plus tôt dans les autres.
 
 
Les assistantes commencent par établir de longues listes de clients, de contacts, de prospects, partenaires, fournisseurs et autres destinataires des fameux vœux de leur hiérarchie. Il s’agit de n’oublier personne, car ne pas se voir présenter les vœux est par définition un crime de lèse-majesté et tout au moins une crise diplomatique à dénouer.
 
Les chefs de service passent les listes en revue, en rayent une bonne moitié et griffonnent des noms supplémentaires dont les assistantes n’ont jamais entendu parler. A elles de trouver les coordonnées, leurs hiérarchiques étant trop occupés à des tâches à haute valeur ajoutée, parmi lesquelles la redoutable grille du Sudoku, la retouche du vernis à ongle ou la liste des courses.
 
Une assistante parmi les assistantes, si ce n’est l’assistante en chef ou la chargée de communication, doit choisir la carte de l’année dans l’énorme offre qui lui est présentée.
 
Fera-t-on humanitaire avec les cartes des ONG ?
Développement durable avec celles en papier kraft recyclé sur lesquelles aucune encre n’adhère (il faut les signer à la peinture acrylique) ?
Luxe et personnalisé avec des cartes designées tout exprès ?
 
Les cartes, accompagnées de leurs enveloppes portant le nom et l’adresse de chaque destinataire sont ensuite livrées à leurs expéditeurs. Ceux-ci font agrafer leur carte de visite pour les plus fainéants ou les plus rationnels (rayez la mention inutile), signent sobrement ou se fendent d’un message personnalisé.
 
Cette dernière option est la plus dangereuse pour les moins rigoureux, car si dans le désordre ambiant, la carte ne retrouve pas son enveloppe, c’est le très rigide PDG de la plus grosse société cliente qui recevra les vœux accompagnés des félicitations anticipées pour son accouchement prochain et l’acheteuse de chez Digix, tout juste mariée, un message de sympathie pour ses « récentes pénibles épreuves»…
 
Ceux, qui par mesure d’économies signent sur la carte de leur chef, finiront par douter l’avoir fait et dans le doute enverront une carte de leur côté.
Comme il y aura beaucoup de doutes et beaucoup d’oublis, il y aura beaucoup de renvois.
 
Dans les derniers jours de décembre, les conversations téléphoniques fourniront l’opportunité de glisser, par anticipation, l’expression des meilleurs vœux, tout comme les e-mails.
 
Le soir du réveillon, les téléphones mobiles et les smartphones recevront autour de minuit les vœux par SMS et e-mails. Seuls les plus naïfs des récipiendaires auront une pensée émue pour ces fournisseurs qui se soustraient aux plaisirs du réveillon pour honorer leur cher client d’une attention de la sorte. Ils découvriront un jour, éventuellement, la cruelle vérité en même temps que l’existence de l’option « envoi différé ».
 
Probablement plus nombreux seront ceux qui traiteront leurs fournisseurs empressés de fayots carriéristes, pollueurs électroniques et autres amabilités de ce genre, surtout ceux qui souffrants ou couche-tôt sont allés se coucher de bonne heure oubliant de mettre leur bijou technologique en mode silence.
 
Un petit nombre répondra, ce qui génèrera les effets symétriques (relisez les paragraphes précédent en remplaçant client par fournisseur et inversement).
 
A la reprise du travail, les vœux formulés dans les e-mails et lors des coups de fil fourniront une entrée en matière de circonstance, indépendamment de ceux déjà envoyés au même correspondant. Ceci sera répété lors des poignées de mains, si une rencontre se produit dans le premier mois de l’année.
 
Ainsi, chaque destinataire reçoit les vœux du même expéditeur, par en moyenne trois cartes, un SMS, deux e-mails, trois coups de téléphone et une poignée de main. Si avec tout cela son année n’est pas bonne…
Meilleurs voeux.

Partager cet article

Repost 0
Published by Christian HOHMANN - dans Lean
commenter cet article

commentaires