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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:05

Voici un système que vous connaissez certainement, les TGV français, dont l’accès est conditionné à une réservation, c’est-à-dire à l’attribution d’une place dans une voiture, sur un siège particulier.

Combien de fois étais-je obligé de réclamer la mienne ou d’assister au jeu de chaises musicales ?

Le mystère que je vous propose d’élucider aujourd’hui est de comprendre pourquoi dans un système qui attribue les places, il faille autant batailler pour en trouver une ?


 

Cas n°1 : le voyageur de bonne foi occupe le bon siège, mais dans la mauvaise voiture.

A la décharge du trompé, la signalétique identifiant les voitures est assez pauvre, petite, sombre, lorsqu’elle n’est pas manuscrite.

Pas calligraphiée, manuscrite.

Gribouillée, quoi.


 

Cas n°2 : le voyageur de bonne foi n’arrive pas à comprendre où se trouve son siège.

Relisez les causes précédentes et ajoutez-y que de génération de TGV en génération, la signalétique n’est pas standard. De quoi se tromper ou se perdre, en effet.


 

Cas n°3 :

Vous voyagez en famille ou entre collègues et le système a distribué le groupe sur toute la rame, dans tout le wagon dans le meilleur cas.

Etant donné que l’on plus à faire à des ordinateurs qu’à des humains, sachez que leur logique binaire s’encombre peu de bon sens humain.

Cela dit, si vous avez affaire à un humain qui tapotera l’ordinateur à votre place, il n’aura généralement plus guère d’influence sur la machine mais une explication dont le caractère stupéfiant de certaines mériterait d’être puni par la loi.

Et sévèrement

Pour l’exemple.

Si.


Cas n°4 : la place attribuée ne plait pas.

 

En mettant la moitié de chaque wagon dans le sens de la marche, la moitié à l’envers plus un tiers en sièges isolés, on ouvre les choix et par conséquent les risques de mécontentements.

Je n’oublie pas les sièges en vis-à-vis que personnellement je déteste pour cause de bataille de genoux inévitables dès que vous dépassez une stature d’enfant ou les coups de pieds de ces derniers s’ils vous font face.

La place attribuée ne plait pas, donc.

Là plusieurs sous-cas :

a)      Les personnes respectueuses qui attendent le départ, voient les sièges restés apparemment libre et s’y installent.

b)      Les joueurs, les culotés, les « moi je » égocentriques égoïstes qui tentent leur chance d’office et se plantent là où cela leur plait.

Arrive l’occupant légitime : 

  • Ils cèdent rapidement et sans chercher à négocier le siège indument occupé à son légitime occupant.  
  • Ils font leur étonné « ah bon, c’est pas ma place ? »   
  • « non, ce n’est pas ma place, mais si cela ne vous dérange pas, je vous l’échange contre la mienne (pourrie que j’aime pas)

Réponses possibles :

1)      Oui, mais bien sûr (cela m’indigne et m’ennuie profondément, mais je n’aime pas faire de scandale et le gars me fait peur ou la fille est jolie, alors bon…)

2)      Si chacun fait ça on s’en sort pas (bref, c’est non, mais je l’ai pas dit)

3)      C’est ma place fétiche, c’est là que j’ai rencontré l’amour ! (à vot’bon cœur, c’est une excuse en carton, mais j’espère qu’avec mon sourire artificiel en prime il/elle va céder)

4)      Non (pépère, je ne vais pas me charger d’un problème qui n’est pas le mien)

5)      Non, j’ai un certificat médical

6)      Non, ma religion me l’interdit

7)      Ok, cela m’est égal (vrai ou faux)

8)      D’accord, je me mets ailleurs mais si je me fais chasser, je reviens ici !

 

C’est avec cette dernière que l’on voit de vrais chorégraphies exécutées par des passagers ayant une place attribuée, qui ne demandaient rien à personne, se faire renvoyer d’une place à une autre pour ne pas avoir osé dire au premier transgresseur de règles, d’aller poser son problème lui-même à une autre place. Le pompon revient à celui ou celle dans ce cas, qui n’ose pas réclamer son siège et finit éventuellement son voyage, qui aux toilettes, qui au bar, debout ou sur un strapontin.


Cas n° 5 : j’échange mon billet ou l’achète tardivement, obtient un billet qui porte la mention « selon places disponibles », autrement formulé : « nous vous octroyons le statut de passager payant plein tarif mais vous laissons l’entier choix de votre place, sachant que probablement vous n’en trouverez pas, vous allez enquiquiner nombre de personnes et/ou vous faire de nombreux nouveaux amis ».

Cette formulation explicite étant trop longue pour tenir sur le billet, les créateurs du système ont retenu la formule plus courte : « selon places disponibles ».

 

Je déteste. Surtout sur les lignes fort fréquentées à des heures d’affluence.

Me retrouver à mon corps défendant dans l’inconfortable posture du voyageur debout ou de l’enquiquineur de service mais déplait au plus haut point, surtout à plein tarif.

N’essayez pas d’obtenir de l’aide auprès des contrôleurs. Ils sont là pour contrôler éventuellement, pas pour savoir combien de passagers sont à bord, ni où il reste de la place libre.

Comme ils ne peuvent pas décemment rester sans vous répondre, la probabilité de vous voir gratifier d’une réponse dont le caractère stupéfiant mériterait d’être puni par la loi, sévèrement et pour l’exemple, est loin d’être nulle.


 

Je m’imagine pareil bordel dans les avions et dois rendre justice aux compagnies aériennes, y compris les low-cost : elles n’ont pas été jusqu’à mettre en place des systèmes aussi tordus, qui rendent les réservations obligatoires mais leurs bénéfices très aléatoires.

 

 


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Published by Christian HOHMANN - dans Mystères de la vie quotidienne
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commentaires

jeff 20/08/2012 09:22


Bonjour cher Christian,


Heure du retour au taf et de la lecture de tes nombreux billets d'été.


On a tous constaté ce problème de places dans les TGV.


J'ai une explication un peu plus simpliste également : les gens sont c... ou assistés.


En étant un peu débrouillard, on arrive à ne pas se tromper de siège. Si, si ! Mais faut être un peu consciencieux dans la recherche des infos (n° de wagon, de sièges....). Le problème est
typiquement français. Trop assistés, je vous dis. Et puis le TGV, ce n'est pas nouveau ! donc, le problème de signalisation non plus....


Ca me rappelle les files d'attente au rayon X des aéroports. Ca me surprend toujours quand je vois des gens passer avec leur ceinture et biper... comme si c'était la première fois qu'ils
prenaient l'avion (ca arrive aussi....). Aux US, tout le monde est prêt, ceinture à la main, 10m avant le Xray.


Décidément, le français n'est pas vraiment discipliné...lol

Romain ZIMMERMANN 03/08/2012 17:02


Bonne étude des différents cas d'aléas dans un train.


Concernant la comparaison avec les avions, il faudrait donc qu'un employé contrôle que tout le monde est a sa place (ou joue le rôle de médiateur) avant de permettre le départ.


Il faudrait aussi diminuer le nombre d'insatisfait par la technique japonaise du retournement de siège. Dans les trains rapides Japonnais, il n'y a que des places dans la direction de la marche.
Car les sièges peuvent se retourner, et donc des employés retourne les sièges avant le départ.


Concernant le "suivant place disponible", tu remarqueras qu'il y a une voiture indiqué sur le billet, cela n'est pas juste pour te nargué. Mais les places surnuméraire ne le sont pas, elles
correspondent aux strapontin qui sont entre les voitures.


Pour l'affichage, il reste du progrès, mais je me souviens de train dans lesquels l'affichage de la place était entre les sièges. Donc difficile de savoir si son siège est le siège un peu à
gauche de l'affichage ou un peu a droite...


Ces moments d'observations des habitudes humaines sont plein d'enseignements. peut être bientôt un article sur le comportement du conducteur en voiture ? (doubler ou pas un file de voiture alors
qu'il faudra se réinsérer dans quelques mètres ? l'avancement de la file de voiture est il plus profitable que l'avancement de Ma voiture ?)


 

Stéphane Rouge 30/07/2012 16:22


Il me semble que c'est un problème ... de culture.


Je suis francais mais vivant depuis 12 ans au Canada. Ici, personne n'imagine s'attribuer la place d'une autre.


Si l'on veut changer de place, on attend le départ du train.


Si on a pas de place d'attribuée, on se risque à prendre la plaxce à coté d'une autre personne en ayant pris soin de demander si la place était prise... On partage ainsi la responsabilité avec le
voisin...


Et comme les Canadiens n'aiment pas le conflit, la réponse unique face à un resquilleur est "C'est correct"... qu'il faut interpréter comme : "Ok je te laisse faire mais dès que je mets la main
sur le controleur, je fais une plainte et on te virera manu militari".


Bonne journée

philippe joly 29/07/2012 23:53


que de souvenirs...


prenant le tgv tous les quinze jours, je vois que je ne suis pas le seul à avoir remarqué ce jeux de chaises musicales (même avec place réservée et avec abonnement coûtant les yeux de la tête).


pas la bonne voiture (quand il n'y a pas deux voitures au même numéro - ça m'est arrivé il y a deux mois), lutte fenêtre/couloir, lutte de genoux, surveillance des bouteilles dangereusement
proches du pc...


du vécu. mais je dois dire n'avoir jamais assisté à une esclandre.


mais la période de vacances étant là, je ne doute pas que mon prochain retard sera imputable à un sabotage d'al quaida qui n'a pu prendre sa place couloir, près du "stockage" bagage ,non loin de
la voiture bistrot. pour maximiser les dégâts.


et inciter les voyageurs en déplacement entre sièges non affecté à coller vigoureusement leur sac dans la tête de tous les voyageurs côté couloir...


à quand un sujet sur l'arnaque à 1 euro de la place en zone "calme"?? ;-)