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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:15

Jusqu’à récemment les avantages du commerce électronique, des ventes sur Internet me paraissaient peu convaincants, lorsque l’alternative classique de vente en magasins existe.

 

Peut-être que les exemples mis en avant par les promoteurs n’éveillaient jusque là que peu d’intérêt : possibilité de passer commande n’importe quand, en pyjama ou en se brossant les dents…

 

C’était jusqu’au moment où, fatigué de parcourir des magasins en vain à la recherche du produit désiré, après avoir attendu un samedi sans autre priorité pour pouvoir m’y rendre, je me rabats par nécessité sur le Net.

 

Tard un dimanche soir je commande l’article désiré qui m’arrive le mercredi suivant.

Conforme, fonctionnel et en promotion !

 

Je jauge l’énergie dépensée à remplir le formulaire de commande et cliquer sur « valider » à l’aune des multiples déplacements stériles en magasin et à leurs irritants corollaires ; temps perdu, cohue, déception, etc.

 

Puis les exemples se multiplient, avec une série de constantes :

  • * Le produit recherché n’est généralement pas disponible,
  • * S’il l’est il est plus cher que sur le Net,
  • * Les personnels des magasins préfèrent leur ordinateur aux clients,
  • * Pas la peine de demander conseil. Entre la masse des ignares qui racontent n’importe quoi et ceux que visiblement on dérange, les bons professionnels sont aussi rares que le produit que l’on cherche.

Et le pompon, la phrase qui désormais me fâche : « on peut vous le commander »

 

Il me brûle de répondre que je suis capable de le commander tout seul, n’importe quand, en pyjama si la fantaisie m’en prend et de me faire livrer rapidement à domicile sans avoir à me re-déplacer.

 

La seule valeur ajoutée du commerçant se résumant à se substituer au doigt cliqueur du client me parait bien faible.

 

Plus sérieusement, le phénomène de longue traine parait gagner en importance. Les niches de masse, faits des produits que le commerce traditionnel veut bien stocker, se réduisent au profit de la masse des niches accessibles facilement sur le Net.

 

Ainsi étais-je surpris par la pauvreté d’un rayon photo d’une grande enseigne, rien que quelques modèles parmi les plus populaires, des cartes mémoires et des pochettes de protection.

 

Etes-vous amateur averti à la recherche d’un accessoire ? Il vous faudra faire une formation accélérée du vendeur pour qu’il :

 

a) se souvienne subitement que ce n’est pas son rayon,

b) faut voir avec son collègue (invisible),

c) comprenne (qu’il fasse semblant) la question avant qu’il sorte son joker : « on peut vous le commander ! »

 

Pareil dans les magasins réputés pour leur offre culturelle : cherchez un livre dans une série économique qui ne figure pas dans le hit-parade des ventes et cela finit par : « mais on peut vous le commander ».

 

Du coup je me suis équipé en pyjama bluetooth à clavier intégré et la nouvelle brosse à dents wi-fi qui se connecte au tube de dentifrice, car une part non négligeable du commerce se déporte vers la vente en ligne.

A juste raison.

 

Au rythme où ça va, les boutiquiers se recycleront comme manutentionnaires sur les plateformes logistiques des cybercommerces et leurs ex-clients souffriront du syndrome du canal carpien en plus de leur obésité.

Mais ils gagneront beaucoup de temps.

Si.

 

 

 

 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Pareto et longue traine
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commentaires

Julien 13/01/2012 16:57


La problématique que vous énoncer me fit sourire à sa lecture ! En effet, depuis quelques jours je suis à la recherche du livre de M.Marris - Management par les contraintes, et il se trouve que
la réponse des libraires se fait en deux étapes :


1- Pas disponible mais on peux vous le commander...(classique!)


2 - Non désolé ! Ce livre n'existe plus, il vous reste les brocantes !


La situation devient vraiment complexe...


 

Y.B. 02/02/2011 23:58



Bonjour,


Dans l'ensemble, nul doute que vous ayez raison. La plupart des magasins ne stockent plus guère et les "conseils" de leurs vendeurs deviennent même objet de risée sur les forums spécialisés où
l'on recueille leurs perles. Toutefois, j'aimerais préciser que vous avez oublié de parler de ces petites boutiques spécialisées qui survivent difficilement, malgré l'excellence de leur accueil,
conseil et service après-vente, où d'authentiques spécialistes se mettent à votre disposition pour vous aider à choisir le matériel adapté à vos besoins. Certes, elles ne sont pas toujours
faciles à trouver, mais elles existent encore. Pour combien de temps, je ne sais pas.


J'aimerais préciser aussi que lorsqu'il surgit un problème avec l'objet acheté, dans un magasin (un vrai !) on a un interlocuteur à qui exposer le problème. Sur internet, c'est le début d'une
longue galère pour obtenir une solution satisfaisante. N'oublions pas cela !



Sonia PLICHTA 31/01/2011 19:24



Bonsoir,


Ayant suivi les commentaires suivants concernant cet article qui m'a beaucoup amusée, et constatant la tendance très sérieuse, par rapport à la constatation de faits, rédigée par ailleurs avec
beaucoup d'humour, je me permets d'intervenir à nouveau afin d'extrapoler cette situation. Je pense, pour ma part, que nous ne repartons pas suffisamment souvent de la constatation d'une
situation concrète, qui est un réel état de fait dans lequel chacun se retrouve, mais qui permet de remonter le problème et peutêtre de commencer à en entrevoir quelques solutions. Le procédé
inverse, qui consiste à commencer par une approche très intellectuelle sensée redescendre vers des solutions concrètes est malheureusement souvent vouée à de nombreux échecs. Encore faut-il
savoir garder cet esprit d'analyse de faits concrets, et savoir observer et retirer de vraies solutions après analyse. Le but de cet article étant très certainement de faire partager une
constatation, sensée faire réfléchir, je confirme toute sa pertinence.



citizen-ychoux 31/01/2011 12:59



Cher Christian,


Autant je partage vos observations sur l'Absurdistan, autant je peine à percevoir autre chose qu'une saute d'humeur dans votre billet du même nom.


C'est entendu, la longue traine fait que les revendeurs "brick & mortar" sont passablement dégommés par les nouveaux arrivants de la vente dématérialisée. Les principes même du Lean prohibent
aux revendeurs physique d'investir dans du stock de produits à rotation lente, typiquement ceux de la longue traine.


Pour autant, le commerce en ligne n'est pas la panacée pour le client. Quand tout se passe bien (dans 80% des cas), le client est gagnant sur tous les tableaux. Facilité d'achat, prix, délai de
livraison. Pour les 20% des cas restants, l'achat par internet se révelera etre un chemin de croix, pendant lequel le client pénitent se demandera en sanglotant "pourquoi n'ai je pas acheté en
magasin?!"


Service client inexistant et/ou incompétant, mauvaise foi endémique, délais de fonction publique des années 50 attendent ceux qui veulent faire valoir la garantie pour un produit deffectueux, une
mauvaise livraison, voire pas de livraison du tout. Ces clients auront au moins l'occasion de parfaire leur connaissance de Vivaldi pendant qu'ils patienteront pendant des heures pour expliquer
son problème au 17ème interlocuteur d'affilée.


Les magasins physiques n'ont qu'une carte à faire valoir pour espérer continuer à exister: leur expérience et leur service après vente, typiquement ce que les nouveaux arrivants n'ont pas.


Ce n'est pas pour rien que certaines marques communiquent plus sur leur contrat de confiance que sur leurs prix...



Alain Weinachter 29/01/2011 10:11



Bonjour Christian,


je vous trouve très réaliste au début de votre billet et aussi bien sévère (en pétard ?) à la fin de celui-ci.


Il existe encore des vendeurs très professionnels : ils connaissent leurs produits, savent vous orienter sans forcément tirer la couverture à leur avantage ; j'en connais même qui me laissent
leur carte et que je dérange de temps à autre pour gagner du temps sur la compréhension et l'utilisation du produit acheté.


C'est comme cette personne, fonctionnaire pourtant, qui m'a consacré quasiment une heure au téléphone vendredi dernier, entre ... 17h30 et 18h30 !


Ces [contre-] exemples sont des réconforts par rapport aux constats désastreux que nous pouvons faire tous les jours et qui confirment ce que vous dites.


Bon week-end (shopping ?) et à bientôt !