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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:54


La « largeur de la croupe du cheval » (billet précédent) est une collection de faits, que l’on admettra vrais pour coller au titre de ce billet, qui mis bout à bout finissent par faire une (belle) histoire vraisemblable, mais fausse.

 

Ceux qui ont lu le texte anglais (lien fourni par Raphael dans son commentaire), qui démonte la théorie du « cul du cheval » noteront que je n’en reprends pas la conclusion.

 

Comme je ne pense pas que le terme « cheval » attise la curiosité des foules se promenant sur le Net, j’aime à croire que le pic de lecture du blog – et de l’article « cul du cheval » en particulier - n’est pas du au terme « cul » pour lui-même, mais qu’il est du aux lectrices et lecteurs habituels, mobilisés et soucieux de vérifier la bonne tenue de ce blog. Je les espère rassurés.

 

Cette histoire globalement fausse, mais basée sur des faits que nous continuerons à admettre précisément vrais rappelle l’adage populaire qui dit :

 

Mieux vaut être globalement juste que précisément faux !

 

C’est la façon polie de remettre en place les pinailleurs, les fendeurs de cheveux en quatre, les vérificateurs compulsifs de la cinquième décimale et autres tourmenteurs de drosophiles qui nous emm… à longueur d’année, ceux qui jubilent à mettre en doute un calcul, une hypothèse pour une erreur minime, quand bien même celle-ci ne change rien au résultat global ou au raisonnement.

 

Mais voilà que récemment ma certitude armée de cette sagesse vacille.

 

En effet, en analysant le tableau de bord d’une entreprise, nous voyons l’indicateur de fiabilité des prévisions (quantité réalisée/quantité prévue) de 98% !

 

Au vu des résultats globaux de la firme, il est improbable que nous soyons face aux champions du monde de la prévision. Nous analysons donc les données sources et constatons que ligne à ligne la fiabilité des prévisions varie dans des proportions incroyables ; +500% par ci, -300% par là, pas une ligne qui fasse moins que 15% d’écart.

 

En fait, la somme des écarts avait le bon goût de faire tomber l’écart global à 2%.

 

Les prévisions étaient donc globalement justes ET précisément fausses.

 

A méditer.

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

Fabien 28/09/2010 06:24



Pour éviter ce désagrément n'est-il pas suffisant de calculer le Biais et l'Erreur des prévisions?



stat amateur 09/06/2010 23:48



Dans cette histoire, tel que je l'ai comprise, un résultat moyen (98%) est obtenu à partir moyennes ( +500% ... etc). Or une moyenne de moyenne ne peut donner que des résultats aléatoires.


Première hypothèse, le pauvre garçon, agissant en connaissance de cause, avait besoin de présenter un rapport rassurant pour sa hiérarchie. Des prévisions prévisibles, quel dirigent n'en rêve
pas, surtout lorsqu'elles sont flatteuses.


Seconde hypothèse, le prévisioniste ne connaissait pas cette règle élémentaire des statistiques appliquées en milieu industriel.


Conclusion, le gars est lâche ou incompétent et sa hiérarchie en toutes hypothèses aveugle.



JF Tahon 07/06/2010 12:41



Bonjour,


Je suis un lectuer assidu de vos billets d'humeur et celui ci m'a vraiment fait tilté. C'est exactement ce que nous constatons dans l'automobile et c'est le sujet que j'aborde en ce moment avec
Renault, PSA et les fournisseurs.


Nous constatons nous que plus la maille est fine, plus l'erreur est grosse. Et plus on globalise la maille (jour->semaine->mois), moins on se trompe.


Cela génère chez les fournisseurs de la filière énormément de perturbations. En effet, les logisticiens ne gèrent plus que des avances/retards de cadencement. Et un coup, je t'avance tout, le
coup d'après, je repousse tout...


Quelle est la solution ? Je ne sais pas mais on en parle... C'est déjà ça !