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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:09

(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote.

Ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ont de petites calories.)

Irritations ferroviaires

J’ai eu ma période d’irritations aériennes à une époque où ce mode de déplacement m’était plus fréquent. A croire que la crise a rétréci le pays, car désormais la plupart de mes clients sont accessibles en train ou en voiture. Du coup, les irritations ferroviaires prennent de l’importance, notamment le fameux jeu de chaises musicales.

Je monte dans la voiture, scrute les numéros et découvre ma place… occupée.

Je signale à la dame que probablement elle occupe une place qui n’est pas la sienne.

Elle ne comprend pas, elle bien en 62 voiture 18 !

Madame, nous sommes dans la voiture 19.

Derrière moi j’entends « ah bon, c’est voiture 19 ?! » et se déclenche un mouvement de foule de quatre voyageuses qui se jettent sur ses nombreux bagages et migrent en horde vers la voiture 18, manquant de me piétiner.

Je comprends mieux pourquoi certains passagers laissent les choses en l’état et se cherchent une autre place.


Joe le gentil taxi

J’arrive à destination (en Province) et monte dans un taxi. Accueil courtois et chose impensable à Paris, le conducteur avance spontanément le siège passager pour me faciliter l’installation.

Vu ma corpulence, il fait de l’excès de zèle, mais je suis sensible à l’attention.

La destination est atteinte en quelques minutes avec un compteur qui affiche 4,60. La prise en charge étant de 2 euros environ, c’est vraiment la course du siècle ! ce que je fais remarquer au conducteur.

« oh, ça me fait bouger… » dit-il en souriant.

Fichtre, pareil chose ne se peut concevoir en la capitale.

Aucun Taxi ne m’aurait pris pour une course aussi modeste et s’il s’en était trouvé un pour se faire piéger, je n’ose imaginer quelle torture la corporation locale a inventé pour la circonstance.

 


La samaritaine est parisienne

Pour revenir à la gare, c’est une sympathique assistante de direction qui m’accompagne et m’emmène dans le Tram par lequel elle rentre chez elle. Ce Tram a le bon goût de s’arrêter pile devant la gare. Elle m’offre un ticket pour éviter de rater la rame qui arrive et refuse que je lui rembourse. Nous bavardons et elle m’explique qu’elle vient d’arriver dans cette ville, elle est parisienne. Eh, oui, la (bonne) samaritaine est bien parisienne. Il lui est arrivé de demander son chemin lors de ses premiers pas dans cette ville inconnue et une dame lui a offert un ticket de tram, elle voit en moi une occasion de le rendre, à un tiers.

Que les âmes généreuses soient remerciées.


Le coût exorbitant de la quantité négligeable

« Vous les consultants, vous nous coûtez chers ! »

Certes, j’entends cela à longueur de temps. Cette fois-ci je tique, c’est la nième fois que je me prends un râteau avec un lapin à cheval, comprenez un rendez-vous formellement pris que le client annule à l’heure même où il doit avoir lieu.

Le projet que nous menons est, selon le client, stratégique, prioritaire, vital.

La bonne coordination avec le client est donc logiquement prioritaire et vitale.

Eh bien non.

Je me sens donc quantité négligeable, condamné à être reçu entre deux portes ou à coordonner le projet en accompagnant le client le long des couloirs, cavalant vers sa prochaine réunion stratégique, prioritaire et absolument vitale.

Ma rationalité ordinaire peine à absorber le paradoxe ; nous coûtons cher mais comptons pour du beurre…


Nous adhérons aux principes du Lean, mais passez par nos méandres bureaucratiques

C’est un cas d’école, un gag, un roman de Kafka.

Nous mettons au point un programme d’accompagnement au Lean avec la direction du site client. Toutes les parties sont alignées sur les gains potentiels que représente la situation actuelle, les améliorations à long terme et les bénéfices futurs que généreront les équipes du client une fois montées en compétences. Le retour sur investissement est fabuleux et le temps presse.

Le nirvana du consultant !

Sauf que... il faut passer par le service Achats pour finaliser la commande.

Nous voilà partis dans la plus splendide bureaucratie absurde sur laquelle s’empile amateurisme et mauvaise foi, volonté de démontrer son pouvoir de nuisance et le confort sécurisant des procédures du groupe, derrière lesquelles les chicaneurs trouvent opportunément refuge. Ajoutez l’injoignabilité pour cause de congés ou pour aucune cause du tout et les exigences nouvelles de documents à joindre, de pièces à produire ou de formulaires à compléter. C’est un groupe industriel privé, je précise.

Le comité de direction est gêné, dans cet univers feutré, on accorde de l’importance aux formes. Faire lanterner le fournisseur, fusse-t-il de prestations intellectuelles, ne s’inscrit pas dans le code des bonnes manières, mais voilà, il y a les règles…

Les Achats ne sont pas dans le périmètre de notre top client, il subit l’outrage avec nous…

Tout le monde regarde horrifié l’insensé gaspillage. Le projet pourtant urgent ne peut pas démarrer tant que le formalisme n’est pas respecté.

Et l’acheteur est tatillon.

Cela se passe en France.


Cadavres exquis

Non je ne suis pas accro aux séries TV, je passe d’ailleurs peu de temps à la regarder, mais si cela m’arrive, ne serait-ce que durant mon périple pour aller me servir un verre d’eau avant de revenir vous écrire de divertissants billets, je regarde attentivement.

C’est ainsi que m’est apparu l’insidieuse invasion des rousses dans les publicités.

Un autre étonnement concerne les séries policièro-scientifiques dans lesquelles les cadavres et débris humains abondent. Bien qu’en mauvais état, voire en décomposition, les divers experts qui se penchent dessus ne se protègent guère et ne sont pas le moins du monde incommodés par les odeurs. Chez nous, une assiette ayant porté un filet de saumon et qui séjourne plus de 12 heures dans le lave-vaisselle avant lavage déclenche une pétition dans le quartier. Des crevettes et c’est une émeute.

Oui, c’est un quartier sensible.

Olfactivement.

 



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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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