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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 23:28

 

La scène : immeuble de bureaux cossu, refait à neufs.

L’objectif de la mission : se laver les mains.

La victime : moi.


J’arrive dans les toilettes marbrées, très propres, où la lumière s’allume seule par la grâce du détecteur qui remplace le traditionnel interrupteur.

La première impression est très favorable.

Le distributeur de savon distribue sa noix de savon et je manipule le levier du mitigeur du lavabo pour obtenir de l’eau froide.

 

Je m’ébouillante les mains.

 

Surprise.

 

Dont je vois la mimique douloureuse dans le miroir.

 

Incrédule je regarde les deux points bleu et rouge sur le mitigeur, le levier est bien du côté bleu.

Je le ramène du côté rouge et l’eau glacée apaise la brûlure.

 

Ceci fait, je saisis de mes doigts mouillés l’extrémité d’une serviette en papier dans le distributeur.

J’en retire un confetti détrempé entre pouce et index.

J’en déduis qu’il faut augmenter la surface de contact entre doigts et serviette, ajoute donc des doigts, tire à nouveau et récupère une… bandelette de papier.

 

Je comprends, l’instruction Véyézo serviettes a trouvé un exécutant zélé qui a bourré le distributeur par le haut, compactage maximal. Les usagers ne risquent donc pas de manquer de serviettes, aucun ne peut en utiliser. Cela économise même le vidage de poubelle, puisqu’aucune serviette n’en trouve le chemin.

 

J’exige une serviette, donc je m’y reprends vigoureusement avec tous mes doigts dont les extrémités sont maintenant sèches, le distributeur soubressaute et pour toute concession à notre lutte homérique finit par me lâcher son couvercle sur les mains.

 

Je n’ose en passer une (de main) par le dessus désormais ouvert pour attraper la serviette du haut de la pile, rendu prudent par la densité de pièges dans une surface aussi réduite.

Je réalise avec effroi que j’aurais pu en déclencher davantage encore en utilisant… l’isoloir !

 

Je n’ose pas non plus toucher la poignée de porte avec des mains mouillées et opte donc pour la méthode japonaise ; je me sèche les mains avec un mouchoir.

Propre, évidemment.

En papier.

De ceux qui peluchent un peu. Je ne suis plus à çà près.

 

L’histoire finit bien, les toilettes ne mettent aucun obstacle à ma libération.

 

D’aucun penseront que voilà non seulement un homme maladroit (voir trahisons technologiques) mais qui en plus attire sur lui les petites misères du monde.

 

J’aime à croire moi, que des lecteurs de ce blog conspirent et oeuvrent en secret pour inspirer les futurs billets d’humeur.

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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commentaires

JB Hubert 15/04/2010 17:36



   Comme il est vrai et authentique, ce moment où désirant simplement se sécher les mains, on se retrouve avec confettis, bandelettes, bouts de serviettes, paquet de serviettes. Ce qui
devrait servir de distributeur "économique" permettant de ne prendre qu'une serviette à la fois, se finit en bloc de 40 serviettes qui viennent d'un coup.


   Qui blamer, le concepteur qui n'a pas prévu que l'utilisateur aurait les mains mouillées au moment de la prise de serviette et donc calculé un effort sur l'arrachement plus faible
afin d'éviter ce que nous nommerons désormais "l'effet confetti". Ou alors l'employé qui a rempli à deux fois sa capacité nominale le distributeur.


   Nul ne le sait.