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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Définition

Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 19:41

Le seul jeu de hasard où ma chance est réellement insolente est celui qui consiste à présenter ses mains mouillées sous un sèche-mains électrique.

Il peut y en avoir dix dans le local, je déniche sans coup férir celui qui me refuse son service.


Le cas le plus banal : présentation servile des mains à sécher et… rien.

Le cas agaçant : le réglage du sèche-mains se base sur l’ergonomie d’extraterrestres à tentacules, car je dois positionner mes mains de telle manière que l’engin me brûle les poignets et s’arrête sitôt que j’ajuste la position de mes paumes. Cette famille-là se décline en une vaste multitude qui exige des positions de paumes aussi incongrues qu’inefficaces, qui éventuellement émet un point lumineux qui se révèle d’aucune aide, mais me fait passer pour un maladroit de première catégorie à tout observateur éventuel.

Le cas navrant : l’engin se met en marche dès que mes mains sont en position logique, mais son asthme-stade-terminal me gratifie d’un soupir vaguement tiède, peu compatible avec le temps que je souhaite allouer à l’opération. Cela finit avec un engin qui continue à soupirer tout seul tandis que je secoue les gouttes sur le parcours vers la sortie.

Le cas frustrant : je succède à une personne qui a obtenu de l’engin le service attendu, mais qui me le refuse. Ces engins auraient-ils une mémoire ?

Le cas violent : un gros bouton chromé en forme de champignon attend que je le frappe pour encaisser le coup sans broncher. Devant le manque manifeste de bonne volonté, je redouble d’énergie de frappe, sans plus de résultat. Au terme d’un certain nombre d’essais, je finis par conclure que le séchage procède de mes mouvements répétés, sauf que dans la plupart des cas me voilà avec une main sèche et l’autre humide. Je note le sadisme des installateurs qui écartent suffisamment deux sèche-mains pour que je ne puisse en frapper plus d’un à la fois et espérer sécher deux mains en même temps.

Ma longue expérience en la matière me permet de conclure à la solidarité infaillible de ces engins ; dès que l’un d’eux me refuse son service, les autres l’imitent.


PS

Ma malédiction s’étend aux distributeurs de serviettes, comme je le rapportais déjà dans le billet « Véyézo… serviettes »

 


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Published by Christian HOHMANN - dans Mystères de la vie quotidienne
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 16:46

Les semaines se suivent et certains de leurs aspects se répètent, notamment et en ce qui me concerne le fait de passer par Lyon et sa gare de la Part Dieu où je loue une voiture pour un périple plus lointain.

Je vous ai exposé mon affection pour le fameux parking de ladite gare, celui où il faut rendre les voitures dans le billet presque homonyme de celui-ci.

Au fil de mes locations, bonnes négociations, volume et fidélité obligent, j’ai le plaisir d’être régulièrement surclassé. Après les petits bolides, les berlines bourgeoises, je suis passé au Panzer classe E.

Si cela est flatteur et permet de tester des voitures classieuses ou à mon sens atypiques, que je n’achèterai jamais, il y a également quelques inconvénients. Comme celui de passer pour un parfait Kéké en roadster 300 CV à 70km/h max sur le périphérique d’Avignon ou de devoir se garer à 2km de chez le client pour m’éviter les injustes remarques sur les honoraires prétendument pharaoniques des consultants.

Ayant noté un taux de croissance linéaire et positif du volume des véhicules que l’on me confie, je dois être en droit de conduire un Mercedes-Benz 38 tonnes avec sa semi-remorque chargée à la prochaine location.

Impeccable pour manœuvrer dans les ruelles du Lyon secret à la recherche du parking.

Sauf que cette fois, mon Panzer et son GPS m’on emmenés sans coup férir au bon endroit.

Pour celles et ceux que cela intéresse, il faut entrer « 84 rue de Bonnel » comme destination, être super attentif aux instructions du GPS, à la circulation et aux travaux de voirie, couper la voie bus pile au bon endroit, éviter de défoncer la barrière du parking (celle qui laisse la moitié de votre véhicule en travers sur la voie bus), arriver à manœuvrer son Panzer pour ne pas devoir sortir la moitié de son corps pour taper la code sur le clavier et finalement espérer que bus et taxi ont suffisamment de respect devant la masse de votre véhicule pour ne pas vous pousser sur le boulevard suivant avant l’ouverture de la barrière.

Oui, cela fait beaucoup de conditions, mais c’est jouable.

Mon retour et le départ du train étaient suffisamment synchrones pour laisser le salon grand voyageur (à pied) de côté.

Evidemment, tant de chance étant une insolence intolérable, je me suis retrouvé dans un carré famille (je vous rappelle que je les ais particulièrement en horreur), avec en face de moi une passagère particulièrement moche et obèse.

Deux heures de lecture appliquée des trucs téléchargés sur son smartphone c’est long.

Particulièrement les fables de la Fontaine.

Une ou deux ça va.

Quarante-trois, ça gave.



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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 08:07

Le facteur humain est le discriminant de la performance de nombreux systèmes.

L'attirance irrésistible pour la technologie pousse bien des managers à le négliger.


 

 


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Published by Christian HOHMANN - dans Lean
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:57

Rendre une voiture de location à  la gare de Lyon Part Dieu est une aventure digne d’un Koh-lanta urbain, toutes celles et ceux qui un jour ont dû déposer une voiture dans ce parking devraient me comprendre sans problème.

L’aventure commence alors que je me trouve à dire de GPS à quelques km de ma destination et environ 20 minutes avant le prochain train pour la capitale.

Un retour plus tôt que prévu est une perspective très attractive pour quelqu’un qui le plus souvent manque de temps, sourire donc.

De courte durée.

Rater la seule rue qui tourne à gauche sur ce boulevard dont j’ignore le nom vous condamne à contrevenir gravement au code de la route ou à partir pour un périple dans la quatrième dimension.

Très discipliné, j’opte sans le savoir pour la quatrième dimension, à la recherche d’une rue que jamais je ne trouva.

Dès cet instant, le GPS de ladite voiture de location, décide contre ma volonté de me faire visiter le Lyon insolite et secret qui entoure la fameuse gare. L’heure tourne en même temps que moi et la perspective de rentrer plus tôt finit par sauter en marche, me laissant avec seul avec GPS.

Je commence à me demander si le GPS en question n’est pas socialiste, vu le nombre anormalement élevé d’injonctions de tourner à gauche qu’il m’intime.

A moins qu’au contraire, capitaliste dans l’âme et terrorisé à l’idée de se faire taxer de manière confiscatoire toute indication à valeur ajoutée, il me fait tourner bourrique dans la moindre ruelle étroite.

Je finis par reconnaitre les abords de la gare de la Part Dieu et ignorant les indications fantaisistes du GPS, je me dirige selon les panneaux « voitures de location ».

Posés par un sadique.

Si.

Recommence un tour de quartier à la chasse au panneau suivant.

Evidemment, leur taille et couleur sont calibrés pour les super héros aux yeux bioniques, pas pour le citoyen ordinaire. Lorsqu’ils sont apparents ces panneaux, ils se trouvent au milieu d’un chantier de voirie qui barre la rue, une espèce particulièrement prolifique aux abords de ladite Gare.

Je finis par poser la voiture sur un parking qui n’est pas le bon, chez un loueur qui ne l’est pas non plus et vais rendre les clés avec mon appréciation de la situation, attisée par le bonheur indescriptible que procure le fait de rater un train à 4 minutes près.

Le bonheur ne saurait être parfait sans l’aventure complémentaire que représentent la localisation et l’accès au salon grand voyageur de la gare de la Part Dieu, histoire d'adoucir la glande forcée.

L'indication de ce salon est des plus… discrète.

Je dois au fait d’y avoir déjà été et à un restant de neurones la capacité de le retrouver, au terme d’un parcours faits d’escaliers et longs couloirs.

Amis grands voyageurs encombrés de bagages et/ou avec des difficultés de déplacement, soyez tenaces ! Journaux, revues et toilettes handicapés gratuits sont au bout du (long) couloir, à droite.

 



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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:17

On aime ou on n'aime pas, mais l'environnement urbain propose une large variété de paysages, de points de vue, de mélanges de genres et bien d'autres choses encore.

Je vous propose un échantillon de géométrie urbaine au travers de quelques images récoltées lors d'une balade entre Boulogne-Billancourt, l'ile Seguin (autrefois l'ile-usine de Renault) et Meudon, tout cela se trouve aux portes Sud-Ouest de Paris.




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Published by Christian HOHMANN
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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:37

Voici la présentation du Guide pratique des 5S et du management visuel


 


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Published by Christian HOHMANN - dans 5S et Management Visuel
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:59

La logistique est le maillon faible de l’e-commerce nous disent les experts qui travaillent dur à l’améliorer.

Et elle le reste, surtout dans les dix derniers mètres, répondent les clients.


Que dans les périodes pionnières, la logistique de distribution, ce maillon critique de la chaine ait été sous-estimé est surprenant, encore que compréhensible.

En effet, la dématérialisation des services supprime de facto quelques ennuis que l’on rencontre dans le monde physique. Pris dans l’euphorie dans cette révolution des clics permettant de vendre au monde entier depuis un bureau, les pionniers ont du se casser le nez sur une réalité triviale incontournable pour se souvenir de la nécessité de la logistique de distribution : un produit physique commandé et acheté virtuellement doit finir par rencontrer son acquéreur…

Celui-ci n’est pas très enclin à venir chercher sa commande en un point de distribution, car cela réduit l’offre e-commerçante à une formule assez banale de vente par correspondance. Sears permet de commander sur catalogue depuis 1888 !

Mettre en œuvre le top de la technologie informatique pour se vautrer sur une contrainte aussi évidente, voire « vulgaire », m’en dit long sur la connaissance du terrain des concepteurs d’offres. Mais c’est là une remarque toute personnelle.

Les premières hontes bues, la distribution s’est améliorée par la focalisation sur la « logistique du dernier kilomètre ».

Fort bien.

Des études très poussées ont démontré l’inadéquation des semi-remorques ou trains de marchandises dans les centres urbains, notamment les centres-villes historiques. On en a fait des publications, des séminaires, des congrès, avant que des études complémentaires aient rappelé que la pénétration des camions dans lesdits centres pouvait être réglementée, réduite à quelques créneaux horaires.

Ah bon ?

Refaisons des publications, des séminaires, des congrès.

Même remarque toute personnelle que plus haut. S’il parait une étude révélant que les camions et les trains sont majoritairement, voire exclusivement équipés de roues, je ne m’en étonnerai pas.

Du coup il a fallu adapter la taille des véhicules, mettre en place des organisations plus flexibles, plus réactives et ce genre de choses.

Bravo les e-commerçants, vous allez arriver à nous livrer nos commandes !

Car voilà, une fois la camionnette arrivée en ville, à la bonne adresse et à la bonne date, encore faut-il que le livreur trouve (outre à se garer) l’entrée de l’immeuble, la sonnette, le digicode, la boite aux lettres ou la bonne porte.

Acheteur consciencieux, je remplis tout bien les formulaires, mais la compatibilité limitée ou les interfaces facétieuses des systèmes entre les e-commerçants et les distributeurs ont par exemple imprimé mon seul prénom et le code postal sur mon paquet, ce qui je le conçois, rend la livraison plus divertissante mais singulièrement plus compliquée pour le livreur.

Et incroyablement plus longue pour l’acheteur.

Que les livreurs ne soient pas toujours aidés par ces super systèmes informatiques est une chose. Néanmoins quelques représentants de cette corporation ne semblent pas s’investir dans leur mission avec le minimum de conscience professionnelle, à défaut de motivation.

Après avoir passé commande et donné toutes les informations utiles pour franchir les multiples obstacles pour déposer le paquet, j’attends sagement la livraison.

Le jour prévu et confirmé par les systèmes de pointe, je reçois un message vocal sur mon téléphone mobile m’indiquant « Nous n’avons pu vous livrer car il n’y a personne chez vous. Nous reprendrons contact avec vous plus tard aujourd’hui. Ou la semaine prochaine. ».

Le téléphone n’ayant pas été coupé, la boite vocale a enregistré deux minutes supplémentaires, dont ce qui est audible indique que le livreur ne devait certainement pas être dans ma rue ni la tête à son travail.

Le paquet fait donc un retour au dépôt et la plateforme de vente un mail d’information me suggérant que j’ai dû oublier une information (ben voyons) et que moyennant la transmission des informations complémentaires (déjà fournies) une nouvelle tentative de livraison serait tentée.

Elle l’est bien et c’est moi-même en personne qui la réceptionne des mains d’un livreur dégourdi, qui ne s’est pas laissé décourager par l’erreur d’orthographe dans mon patronyme. Car évidemment la nouvelle étiquette a été imprimée suite à une ressaisie manuelle, mais de travers.

Mon expérience (encore limitée) en la matière me permet d’émettre l’hypothèse que ce type de déconvenue est préférentiellement lié à toute dimension de paquet qui excède les dimensions de la boite aux lettres et/ou dont la livraison est confiée à quelqu’un d’autre que notre bonne vieille poste.

Reste l’alternative de se faire livrer dans un point relais et d’aller y récupérer sa commande.

Comme en 1888 en somme.

 



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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 21:22

Un benchmark, selon Wikipédia est en anglais un point de référence servant à effectuer une mesure. Par extension, un Benchmark est une référence permettant des comparaisons.


Excellence is a better teacher than mediocrity. The lessons of the ordinary are everywhere.
Truly profound and original insights are to be found only in studying the exemplary.

Warren G. Bennis

 

Traduction automatique de Google : L'excellence est un meilleur enseignant que la médiocrité.
Les leçons de l'ordinaire sont partout.
Idées vraiment profonds et originaux se trouvent seulement dans l'étude de l'exemplaire.



Le terme benchmark a pris une signification plus vaste pour désigner l’identification des meilleures performances, et au travers d’elles, les méthodes ou pratiques qui ont permis leur atteinte.

 

Savoir comment font les meilleurs et les imiter permet aux entreprises de limiter l’écart concurrentiel, voire de surclasser les meilleurs en améliorant leur technique (les suiveurs par rapport aux pionniers), en identifiant des pratiques meilleures ou innovantes ou encore en « sortant du cadre » (créer la rupture).

Comprendre plutôt que copier

Chercher à imiter le meilleur concurrent ou l’entreprise référence, c’est prendre le risque de ne créer qu’une pâle copie.

Généralement, les copier-coller fonctionnent mal. Pour s’en convaincre il suffit de prendre le cas de Toyota et de ces concurrents ; bien que le modèle soit connu, combien d’entreprises ont pu se hisser au niveau de performance de Toyota ?

En la matière, la recommandation est de comprendre et adapter et non pas de copier le modèle.

Imiter c’est accepter de jouer selon les règles établies par d’autres, par les leaders. Le benchmark d’imitation souffre donc des mêmes critiques que le modèle de Porter en matière de stratégie.

Comprendre ce qui fait le succès du leader et proposer une offre « hors cadre » permet de redéfinir des règles, qui peuvent aller jusqu’à invalider le modèle du leader.

En la matière deux exemples fameux : Les ordinateurs Dell assemblés à la commande et les vêtements Zara dont les collections tournent à folle vitesse, au sens propre comme au figuré.

Ces deux entreprises doivent leurs succès au modèle original qu’elles ont créé, sans se conformer aux règles établies ou en usage dans leur secteur.


Aux Directions Générales le "calcul", aux exécutants la réalisation

Ces rappels étant faits, voici un responsable de haut rang qui voit les performances de ses unités comparées à un benchmark et c’est peu de dire que cela n’est pas en sa faveur.

Sa réaction alors est la contestation véhémente de la validité du benchmark.

De quoi est-il fait ? Compare-t-on des choses réellement comparables ? 

Celui qui apporte ce benchmark peut-il le prouver, le démontrer ?

Et ainsi de suite.

Ce "splendide" combat d’arrière garde est "admirable" à plus d’un titre :

  • Il rend la démonstration de résistance au changement à haut niveau très…vivante,
  • Il démontre brillamment la tendance répandue de mettre plus d’énergie à démontrer qu’on ne peut rien faire plutôt qu’à chercher ce que l’on peut faire,
  • C’est un splendide essai de retournement de crêpe qui permet à celui qui se sent mis en cause de se transformer en accusateur publique, postulant que « si je trouve une faille pour te discréditer on ne me cherchera pas de poux dans la tête »,

Cette frappe préventive me paru prématurée et inutile.

Prématurée parce réagir émotionnellement et violemment de la sorte discrédite ce manager. Rien n’indiquait que le top management lui tenait rigueur de la situation, alors qu’il est en charge d’un gros secteur qui pose problème.

Ensuite rien n’indique que l’objectif qui découlera de ce benchmarking sera un alignement sur le(s) meilleur(s). Savoir de quoi précisément est fait le benchmark est secondaire car il ne s’agit pas de copier-coller le modèle.

Au vu de l’écart des performances de l’entreprise par rapport à la référence, réduire celui-ci de moitié se révèle déjà ambitieux.

 

Dans cette situation, c’est le troisième usage du benchmark qui est utile ; prendre conscience qu’une performance élevée dans le secteur est possible et qu’au vu de l’écart au meilleur, un plan d’amélioration est nécessaire à la société pour qu’elle survive à terme.

 

La « bonne » réaction escomptée d’un responsable est de prendre en compte les éléments qui lui sont révélé et de relever le défi de l’amélioration de la performance. A lui d’estimer de manière proactive quel objectif il peut viser raisonnablement, comment l’atteindre, à quel horizon et avec quel engagement de moyens.

 

S’il se montre trop ambitieux ou trop timoré, il sera probablement recadré par la Direction Générale. C’est d’ailleurs à cette dernière « qu’appartient le calcul », c’est-à-dire qu’une fois la décision prise et un objectif chiffré fixé, les exécutants ne sont pas invités à le discuter, mais à le réaliser.

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 23:39

C’est un premier chantier pilote sur un petit périmètre, dans une petite unité de production d’une usine d’un groupe industriel de dimension mondiale.

Les premiers efforts montrent que le temps passé en changements de série peut être réduit de moitié, que les taux de rendement synthétiques (TRS) peuvent être améliorés d’une bonne quinzaine de points. Globalement la moitié de la capacité gaspillée peut être récupérée pour produire des biens vendables.

Fabuleux.

Applaudissements.

Ce qui est faisable sur le petit périmètre pilote est relativement reproductible dans toute l’unité de production, les mêmes causes générant les mêmes effets.

Refabuleux.

Reapplaudissements.

C’est au tour de l’unité de production voisine de s’y coller, avant la troisième et ainsi de suite.

Le directeur industriel blanchit.

« Voyons, raisonne-t-il, toutes les unités dans toutes les usines du groupe fonctionnent sur le même modèle. On peut donc récupérer environ la moitié de capacité sur tout le groupe. Dans ce cas, même si nous réussissions à prendre des parts de marché significatives à nos concurrents, le marché serait saturé avant que nos capacités libérées ne soient à nouveau chargées.

De plus, les usines en vieille Europe ne sont pas en position favorables quant aux coûts de production, ni au cœur des marchés les plus dynamiques… »

Il se demande jusqu’à quel point les potentiels d’amélioration mis à jour seront effectivement utilisés.

quand Lean donne le vertige...



 

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Published by Christian HOHMANN - dans Lean
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 22:25

Les concepteurs d'emballages et systèmes d'ouvertures testent-ils leurs inventions ?

Suis-je le seul à ne pas y arriver facilement ?

 



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Published by Christian HOHMANN - dans Mystères de la vie quotidienne
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