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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 17:02

Cet article a été déplacé ici:

http://christian.hohmann.free.fr/index.php/portail-maintenance-productive/les-basiques-de-la-maintenance-productive/463-la-maintenance-predictive-existe-telle-

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:09

(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote.

Ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ont de petites calories.)

Irritations ferroviaires

J’ai eu ma période d’irritations aériennes à une époque où ce mode de déplacement m’était plus fréquent. A croire que la crise a rétréci le pays, car désormais la plupart de mes clients sont accessibles en train ou en voiture. Du coup, les irritations ferroviaires prennent de l’importance, notamment le fameux jeu de chaises musicales.

Je monte dans la voiture, scrute les numéros et découvre ma place… occupée.

Je signale à la dame que probablement elle occupe une place qui n’est pas la sienne.

Elle ne comprend pas, elle bien en 62 voiture 18 !

Madame, nous sommes dans la voiture 19.

Derrière moi j’entends « ah bon, c’est voiture 19 ?! » et se déclenche un mouvement de foule de quatre voyageuses qui se jettent sur ses nombreux bagages et migrent en horde vers la voiture 18, manquant de me piétiner.

Je comprends mieux pourquoi certains passagers laissent les choses en l’état et se cherchent une autre place.


Joe le gentil taxi

J’arrive à destination (en Province) et monte dans un taxi. Accueil courtois et chose impensable à Paris, le conducteur avance spontanément le siège passager pour me faciliter l’installation.

Vu ma corpulence, il fait de l’excès de zèle, mais je suis sensible à l’attention.

La destination est atteinte en quelques minutes avec un compteur qui affiche 4,60. La prise en charge étant de 2 euros environ, c’est vraiment la course du siècle ! ce que je fais remarquer au conducteur.

« oh, ça me fait bouger… » dit-il en souriant.

Fichtre, pareil chose ne se peut concevoir en la capitale.

Aucun Taxi ne m’aurait pris pour une course aussi modeste et s’il s’en était trouvé un pour se faire piéger, je n’ose imaginer quelle torture la corporation locale a inventé pour la circonstance.

 


La samaritaine est parisienne

Pour revenir à la gare, c’est une sympathique assistante de direction qui m’accompagne et m’emmène dans le Tram par lequel elle rentre chez elle. Ce Tram a le bon goût de s’arrêter pile devant la gare. Elle m’offre un ticket pour éviter de rater la rame qui arrive et refuse que je lui rembourse. Nous bavardons et elle m’explique qu’elle vient d’arriver dans cette ville, elle est parisienne. Eh, oui, la (bonne) samaritaine est bien parisienne. Il lui est arrivé de demander son chemin lors de ses premiers pas dans cette ville inconnue et une dame lui a offert un ticket de tram, elle voit en moi une occasion de le rendre, à un tiers.

Que les âmes généreuses soient remerciées.


Le coût exorbitant de la quantité négligeable

« Vous les consultants, vous nous coûtez chers ! »

Certes, j’entends cela à longueur de temps. Cette fois-ci je tique, c’est la nième fois que je me prends un râteau avec un lapin à cheval, comprenez un rendez-vous formellement pris que le client annule à l’heure même où il doit avoir lieu.

Le projet que nous menons est, selon le client, stratégique, prioritaire, vital.

La bonne coordination avec le client est donc logiquement prioritaire et vitale.

Eh bien non.

Je me sens donc quantité négligeable, condamné à être reçu entre deux portes ou à coordonner le projet en accompagnant le client le long des couloirs, cavalant vers sa prochaine réunion stratégique, prioritaire et absolument vitale.

Ma rationalité ordinaire peine à absorber le paradoxe ; nous coûtons cher mais comptons pour du beurre…


Nous adhérons aux principes du Lean, mais passez par nos méandres bureaucratiques

C’est un cas d’école, un gag, un roman de Kafka.

Nous mettons au point un programme d’accompagnement au Lean avec la direction du site client. Toutes les parties sont alignées sur les gains potentiels que représente la situation actuelle, les améliorations à long terme et les bénéfices futurs que généreront les équipes du client une fois montées en compétences. Le retour sur investissement est fabuleux et le temps presse.

Le nirvana du consultant !

Sauf que... il faut passer par le service Achats pour finaliser la commande.

Nous voilà partis dans la plus splendide bureaucratie absurde sur laquelle s’empile amateurisme et mauvaise foi, volonté de démontrer son pouvoir de nuisance et le confort sécurisant des procédures du groupe, derrière lesquelles les chicaneurs trouvent opportunément refuge. Ajoutez l’injoignabilité pour cause de congés ou pour aucune cause du tout et les exigences nouvelles de documents à joindre, de pièces à produire ou de formulaires à compléter. C’est un groupe industriel privé, je précise.

Le comité de direction est gêné, dans cet univers feutré, on accorde de l’importance aux formes. Faire lanterner le fournisseur, fusse-t-il de prestations intellectuelles, ne s’inscrit pas dans le code des bonnes manières, mais voilà, il y a les règles…

Les Achats ne sont pas dans le périmètre de notre top client, il subit l’outrage avec nous…

Tout le monde regarde horrifié l’insensé gaspillage. Le projet pourtant urgent ne peut pas démarrer tant que le formalisme n’est pas respecté.

Et l’acheteur est tatillon.

Cela se passe en France.


Cadavres exquis

Non je ne suis pas accro aux séries TV, je passe d’ailleurs peu de temps à la regarder, mais si cela m’arrive, ne serait-ce que durant mon périple pour aller me servir un verre d’eau avant de revenir vous écrire de divertissants billets, je regarde attentivement.

C’est ainsi que m’est apparu l’insidieuse invasion des rousses dans les publicités.

Un autre étonnement concerne les séries policièro-scientifiques dans lesquelles les cadavres et débris humains abondent. Bien qu’en mauvais état, voire en décomposition, les divers experts qui se penchent dessus ne se protègent guère et ne sont pas le moins du monde incommodés par les odeurs. Chez nous, une assiette ayant porté un filet de saumon et qui séjourne plus de 12 heures dans le lave-vaisselle avant lavage déclenche une pétition dans le quartier. Des crevettes et c’est une émeute.

Oui, c’est un quartier sensible.

Olfactivement.

 



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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 04:28

pareto_crayons.jpgPour la rentrée un rappel des billets publiés du 30 juin au 1er septembre 2012


 

5S : apprendre à voir, une vidéo qui insiste sur la capacité à voir les situations qui méritent une intervention 5S. Les situations à risques ou potentiellement dangereuses sont particulièrement visées.


Les mystères de la vie quotidienne : Bonjoureuh. D’où viennent ces voyelles terminales qui n’existent pas et qui pourtant se multiplient dans le langage urbain comme les poux sur la tête des écoliers ?


Les mystères de la vie quotidienne : la recherche avance grâce à la contribution des lecteurs. En attendant les rousses continuent à envahir les publicités sans que l’on sache avec certitude pourquoi. Au passage, égratignons toutes les blondes à sourcils sombres (qui révèlent la supercherie).


5S: il nous faut un frigo de plus. Il n’y a jamais assez de place avant de faire les 5S. On en sourit, sauf quand les employés exigent plus d’armoires, de frigos, voire l’extension des bâtiments…


5S: pouvez-vous aider Mathilde ? De l’emploi des stagiaires, laissés à leur sujet en toute… autonomie.


Dans la rubrique des mystères de la vie quotidienne, Autoroutes : l’irrésistible attrait de la voie centrale. La France manque cruellement d’autoroutes à trois voies face à un excédent de conducteurs qui refusent de serrer à droite. Si.


(vidéo) Les boites à moustaches, un tutoriel sur le tracé et l’emploi de ces boites pour représenter et analyser simplement des distributions de données. C’était pas le Youtube de l’été, malgré la simplicité de la méthode. Mais bon, même sous le soleil se lancer dans les études statistiques à l’aide de pistaches ou des verres de boisson anisée, cela fatigue le neurone en vacance.


5S : Aider Mathilde. Quelques conseils à la demoiselle en détresse, mais l’appel lancé plus tôt n’a pas mobilisé beaucoup de preux chevaliers. Entre Mathilde d’un côté et les pistaches et les verres de boisson anisée de l’autre… on attendra le prochain appel à l’aide. Pour l’instant on boit frais.


Les mystères de la vie quotidienne : Chaises musicales en TGV. Le titre est évocateur, non ? Pourquoi faut-il systématiquement négocier sa place réservée ?


(vidéo) Les Basiques du Lean. Toutes proportions gardées, un Bestseller cet été.


5S (et kanban) il nous faut un frigo de plus, l’analyse et des solutions. Tout est dans le titre. Si.


Management visuel, standards et créativité. Lorsqu’un chefaillon ou une modeste opératrice décide qu’un standard mondial n’est pas assez bon pour lui/elle.


Lean Six Sigma Green Agile Cloud Supply Chain (replay). C’est les vacances, c’est les rediffusions. Ce billet là est bien parti pour être ma grande vadrouille à moi. Diffusion garantie une fois par an.


On n'est jamais assez prudent... une photo d’une situation sur laquelle je suis « tombé » dans le métro parisien. Elle n’a pas inspiré les visiteurs quant à une légende ou un slogan. Toujours ces pistaches et les verres de boisson anisée !


Comment rater un million d'euros.. J’ai failli devenir millionnaire grâce à une parfaite inconnue. Mais ça c’est aussi une grande vadrouille ; la fortune m’est proposée une fois par mois, au moins…


A propos de standards, être chez soi partout et retrouver Mc Donald. Une justification pour tenter de convaincre chefaillons et modestes employés qu’un standard mondial peut trouver son utilité. La démonstration n’est pas des plus scotchantes, mais je compte sur les pistaches et les verres de boisson anisée…

 



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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 00:00

Ce billet est la suite de « Management visuel standards et créativité », que la même entreprise inspire.

En effet, après avoir mis en place un certain nombre de choses, dont les panneaux de management visuel, voilà qu’un grand chef à plumes passe sur le site, en tournée d’inspection.

On ne saura jamais s’il était réellement impressionné par les tableaux ou si ses commentaires flatteurs étaient destinés à encourager les personnels, il a néanmoins justifié leur installation par un parallèle intéressant : « il faut que partout dans le monde, nous nous trouvions comme à la maison lorsque nous visitons une de nos usines ».

Evidemment, dans l’auditoire peu de personnes auront le loisir de visiter les autres usines, a fortiori celles à l’étranger. Hormis ce détail (qui peut néanmoins nuire à la compréhension et/ou à l’acceptation du standard imposé), le parallèle m’a interpelé.

On peut concevoir l’intérêt de retrouver des maisons identiques autour de la planète, et indépendamment du pays visité, on rentre chez soi pour trouver les charentaises à l’endroit habituel, sa boisson favorite à la bonne place dans le bar, les verres dans le même compartiment, le même chien fidèle répondant au même nom qui apporte le journal.

Ou les glaçons.

S’il est particulièrement bien dressé.

Evidemment, il faut conserver à l’esprit qu’en filigrane se trouve un besoin industriel et non pas la perspective d’un séjour d’agrément, auquel cas la perspective n’a pas le même intérêt…

Cela m’a remis en mémoire l’explication d’un proche, véritable globetrotter.CH

Il disait : « Mc Donald’s c’est pas bon, mais partout dans le monde tu sais à quoi t’attendre. Même si tu ne connais pas la langue, tu peux commander un Big Mac et tu sais d’avance quel goût il aura. Parfois cela fait du bien lorsque tu satures avec la nourriture locale. »

Je me souviens d’avoir acquiescé, le Mac Donald’s de Hamamatsu (Japon) ayant tenu ce rôle d’oasis lorsque saturé par des semaines de régime au riz et poisson, les quelques français de notre bande trouvèrent enfin de la viande à prix abordable et des patates servies autrement qu’en dessert !

Nos notions de japonais suffirent à nous rendre au Makudonéldo pour commander des Big Maku.



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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:18

L'email commence ainsi :

 

Bonjour Bien Aimé,


Qui comprend l'humanité recherche la solitude. La solitude est un jardin où l'âme se desséché, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum.

?? bonjour, c’est à quel sujet ? (Recrutement pour une secte ? Pétition pour la légalisation des substances dopantes illicites ? Poetesse séduite et oubliée ?)

Veuillez tolérer ma présence dans votre boite d’émail car je souhaite vivement fais quelque chose de très importante avec vous.

Allons bon !? Mais ne restez pas trop longtemps dans la boite, on y est vite à l’étroit.

Je suis Dominique PATROZA et cela fera bientôt quatre ans que je me bats contre une maladie et la médecine ne peut plus rien suite aux résultats des examens médicaux dont mes jours sont comptés selon l’investigation de mon Docteur traitant.

Vous voulez dire que la carte Vitale est expirée ?

Consciente de ma situation actuelle je prie la décision de vous écris.

Il y a des décisions plus absurdes vous savez…

Je veux vous faire jouir d'une grande somme de UN MILLIONS D'EUROS (1.000.000€) de mes biens que je vous offre afin de gérer comme s'il était le votre.

En voilà une surprise ! Cela peut être jouissif en effet.

Je ne demande rien en retour sauf votre prière et fais profité également les plus pauvres autour de vous.

Je suis seul là tout de suite, mais me sens très pauvre en ce moment, lâchez-vous.

Veuillez donc accepter mon offre afin de m'aider a honoré ma promesse que j'avais faire a mon maître d’église avant de mourir; celui de vous faire jouir de cette somme.

Donc vous êtes déjà un peu décédée à cette heure ? (c’est quoi un maitre d’église ?). L’idée du million je trouve cela sympathique, mais votre insistance à me faire jouir risque de m’attirer quelques problèmes conjugaux.

Ma vie professionnelle a été un véritable tourisme d'autant plus que j'ai toujours vécu loin de mon pays. D'abord au Koweït, où j'ai travaillé dans le secteur pétrolier pendant deux années. Ensuite j'ai été en République du Bénin (année 2001) où j'ai mise en place plusieurs entreprises (immobilières, Ingénieure...).

Oui, je connais plein de touristes qui se croient professionnels, plus près de nous que ça.

C'est dans ce pays si accueillant que j'ai connu le vrai bonheur, celui du mariage d'avec un Français qui travaillait aussi dans ce pays.

Eh oui, une réputation justifiée…

Malheureusement nous avions perdu notre seul et unique fils.

Retrouvé depuis ?

Après Cinq années de vie commune, mon époux a perdu la vie suite a une longue maladie.

Fichtre. Vraiment pas de chance.

Les jours passent et plus je sens que mes jours entre ces 4 murs de ma chambre d'hospitalisation ne tiennent plus à quelques semaines, alors je veux bien croire que je me suis pas adressée à une personne de mauvaise foi qui saura pas respecter mes derniers engagements et vœux.

Pas facile de vous suivre au fil des négations, mais bon continuez.

Aussi Je tiens à vous informer que les procédures Juridiques et protocolaires sont préalablement définies et établies, afin que ma banque puisse vous adressez cette somme.

C’est une bonne chose, on ne juridique et protocole jamais assez.

Cela fait exactement quatre ans que je me bats contre cette maladie et la médecine ne peut plus rien.
Oui, oui, on a compris, économisez vos forces.

J'attends votre réponse dans ma boite privée: patrozaflorencedom@gmail.com
Mme Dominique PATROZA

Quelle est la question ?

Dominique ? C’est quoi la question ?

Hého ! C’EST QUOI LA QUESTION ?

Le million, Dominique, pour le MILLION!!?



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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:35

prudence.jpg

 

Je vous laisse imaginer et proposer votre légende ou slogan...

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 19:50

CH replaySur les routes des vacances vous les avez peut-être vus, croisés, dépassés ou suivis, les camions avec bâches à slogans, véritables catalogues des meilleures pratiques de la logistique, que tout le monde appelle désormais Supply Chain.

 

Je me souviens d’un temps pas si lointain, que les jeunes peuvent encore connaitre, où la logistique devait se professionnaliser. C’était une époque où l’on peinait à définir le mot logistique et où les acteurs étaient répartis dans de multiples spécialités, dont les spécificités étaient quelque peu difficiles à appréhender pour le néophyte.

 

Heureusement, les anglo-américains volant à notre secours nous ont offert le terme unificateur « Supply Chain ». En un rien de temps, toutes ces tribus spécialisées sont devenus des acteurs de la Supply Chain, ce qui ne facilite pas forcément la compréhension de leurs métiers, mais présente l’avantage non négligeable de les désigner par une seule expression, utilisable dans le monde entier de surcroit.

 

Voila le ringard camion « Transports Bébert » devenu le vecteur de votre performance, grâce à « Bébert your Supply Chain partner ».

Si.

C’est écrit.

Sur la bâche de la remorque.

 

Tout allant de plus en plus vite, y compris les camions arborant le macaron vitesse limitée à 80km/h, la Supply Chain est devenue Lean.

 

Fort bien, donc elle accélère et maitrise ses flux, élimine les gaspillages.

Mes visites d’entrepôts ou de plateformes confirmaient les besoins pressants en la matière.

 

Puis, s’avisant des milliers de mouvements et de colis qu’elle doit maitriser, la Lean Supply Chain s’est mise aux statistiques pour devenir Six Sigma.

 

Igor, Pavel et Zbignew (les ex-chauffeurs de Bébert transport) sont devenus des Black (Safety) Belt Champion Drivers.

 

Celui d’entre eux qui en plus détient le permis cariste est Master Black (Safety) Belt. Ils sont reconnaissables dans un restaurant routier, étant les seuls qui se montrent leurs collections d’écart-types et discutent analyse de variance, en biélorusse, polonais et slovaque.

 

S’il arrive qu’ils se tapent dessus, c’est que le tapé n’a pas correctement prononcé « moyennoschka » et que le tapeur a entendu « moi et Noschka », laissant à penser que la Noschka en question a dérivée hors des tolérances conjugales.

 

Mais avant que la Supply Chain ne finisse de calculer ses capabilités et le peintre de bâche d’achever la retouche pour « Bébert your Lean Six Sigma Supply Chain partner », arrive la vague verte.

 

Pas question de passer pour des pollueurs, alors hop, la Supply Chain devient Green.

Si.

C’est écrit.

Sur la bâche de la remorque.

Heureusement qu’elle est longue.

La remorque.

Pour tout écrire dessus.

 

Désormais Igor, Pavel et Zbignew s’arrêtent régulièrement sur les aires de repos pour leur pause yoga ou leur cigarette bio. Vous les reconnaitrez à leurs tongs de sécurité en bambou estampillées « commerce équitable ».

 

A peine verte, la Supply Chain s’avise qu’elle doit également être Agile, c'est-à-dire apte à se reconfigurer dynamiquement en fonction de paramètres, dont les valeurs sont difficilement prévisibles.

 

« Ah ?  se dit Pavel, justaucorps rose, tongs de sécurité en bambou bleu, juché en équilibre très instable sur une balle de cirque, mon patron ne serait-il pas une fashion victime prenant les nouveaux concepts de manière un peu trop littérale ? ».

 

Pendant que l’ambulance l’emporte aux urgences, que Zbignew écrit au pape pour connaitre la position du Vatican et qu’Igor définitivement entré en résistance au changement dans une plantation de Vodka au fond d’une vallée de l’Absurdistan disparait de l’histoire, la Supply Chain ambitionne de rejoindre les nuages.

 

Cloud Supply Chain se nomme le prochain stade.

Trop étourdis par toutes ces évolutions rapides, nous décidons de laisser passer celle-là.

On prendra la suivante.

 

Je gage que si l’une de vous lectrices ou l’un de vous lecteurs, invente le « zoubi management » ou le « hopla manufacturing », on trouve le lendemain sur Internet l’annuaire des prestataires en Zoubi Supply Chain ayant tous 20 ans d’expérience et le programme du congrès des experts en « Hopla Manufacturing ».

 

En attendant de vous y rencontrer, sachez encore que l’on reconnait le Lean Six Sigma Green Agile Cloud Supply Chain manager au top de son métier au fait qu’il ne vous tende pas une carte de visite, mais une banderole.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 09:38

Cet article a été déplacé ici:

http://christian.hohmann.free.fr/index.php/portail-5s/5s-les-bases/465-management-visuel-standards-et-creativite

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 18:17

Dans le billet « 5S : il nous faut un frigo de plus », j’exposais le cas d’une laborantine faisant cette requête d’un frigo supplémentaire et en donnant quelques éléments de contexte avant de demander l’avis des lecteurs.

Merci à celles et ceux qui, à date,

se sont prêtés à l’exercice.

L’interface d’Over-blog n’étant pas, dans sa mouture actuelle, très commentaires-friendly, cliquez >ici< pour les afficher.


L’analyse

L’histoire de la laborantine est significative à plusieurs titres :


1. Un réflexe très répandu est de réclamer plus de place et moyens de stockage plutôt que de s’interroger sur la nécessité du stock et sur les alternatives pour éviter de l’augmenter, idéalement l’ajuster au plus juste.


2. Dans une investigation, il ne pas se contenter des premières réponses ou des premiers éléments fournis. Celles et ceux d’entre vous familiers de la recherche des causes racines connaissent probablement le « cinq pourquoi ? », technique consistant à poser de manière récurrente la question « pourquoi ? » à chaque réponse fournie. On devrait par cette technique cerner la cause profonde ou « racine » en cinq itérations.


Notez que ce chiffre cinq est plutôt mnémotechnique, symbolique, voire ésotérique et pas une vérité absolue. Enfin, pour tous ceux qui s’y sont essayé en conviendront, arriver à cinq vraies itérations n’est pas facile.

 

Dans l’exemple de la laborantine, j’utilise un questionnement inspiré des cinq pourquoi ? pour « tirer le fil et essayer de démêler la pelote ».

 

3. Il est très fréquent dans les entreprises que les expert(e)s ou les managers soient distrait(e)s par des occupations qui ne relèvent pas de leurs expertises ou de leur niveau.

 

Ainsi voit-on des techniciens de maintenance passer une part significative de leur temps à procéder à des réglages, qui moyennant formation et quelques précautions pourraient parfaitement être délégués à des personnels de production. Non seulement cantonner ces experts techniques dans des occupations à faible valeur ajoutée n’est pas valorisant ni forcément motivant, mais c’est une forme de gaspillage.

 

Dans l’exemple de la laborantine, vous aurez bien compris que passer des commandes ne l’enchante guère. Elle s’acquitte de cette tâche « parce qu’il faut bien ». Ce faisant, elle s’en acquitte de manière peu optimale et en se laissant distraire par ce type de tâches, elle / l’entreprise gaspille la capacité d’une experte scientifique (bac +5) qui devrait être focalisée sur de la création de valeur : analyse des résultats, synthèse, rapport et recommandations, etc.

 

4. L’entreprise dans laquelle œuvre notre laborantine est une start-up. De 60 ans d’âge mais une start-up. Comme le plus souvent dans ces cas, les personnels ont plusieurs « casquettes », occupent plusieurs fonctions, dont la répartition s’est faite de manière opportuniste, pragmatique, en fonction des goûts et talents…

 

Ces entreprises prospèrent dans le bouillonnement de start-up et croissent jusqu’à la première crise décrite dans le modèle de Greiner. A ce stade, des remises en question sont nécessaires, telle que la restructuration, la clarification des rôles, etc. Notre start-up est mûre pour passer cette transition et notre laborantine pour abandonner son rôle d’acheteuse-approvisionneuse.

Je publierai j'ai publié un billet sur le modèle de Greiner prochainement.

 

5. Confier les achats de Boîte de Culture Cellulaire à une acheteuse désignée ne règle pas en soi le problème de place et de réfrigérateurs nécessaires. En effet, si de bonne foi la laborantine passe ses consignes à l’acheteuse et que cette dernière ne cherche pas à vérifier le bien-fondé des fréquences et quantités approvisionnées, le schéma se répétera probablement.

Solutions envisageables

Comme l’on souligné nos trois commentateurs, il faut analyser la consommation et en trouver le rythme et volume, afin de vérifier entres quelles bornes mini-maxi elle se situe. On vérifie ensuite la possibilité, le coût et les conditions de livraisons plus fréquentes en quantités moindres.

Notez qu’il est conseillé de négocier les fréquences de livraisons en indiquant la conservation du volume global, sans quoi le fournisseur verra un risque de perte de chiffre d’affaires et d’augmentation des contraintes.

Si le fournisseur habituel se montre peu réceptif à la demande, on se doit naturellement d’évaluer des sources d’approvisionnement alternatives.

Pour ajuster de manière simple les commandes de réapprovisionnement à la consommation qui peut varier, on peut mettre en place un système kanban double bac ou « étiquette rouge ».

kanban double bac

Deux bacs contenant chacun une quantité déterminée sont mis à disposition des consommateurs. Lorsque le premier bac est consommé, il est restitué (généralement au service approvisionnement / logistique), ce qui constitue un signal qui signifie : « déclenchez sans tarder une livraison de cette référence selon la quantité standard définie, les utilisateurs viennent d’entamer le second bac. La quantité restante leur permet d’attendre la prochaine livraison ».

La quantité livrée est égale à deux bacs.

Pour en savoir plus >cliquez ici<

Etiquette rouge

Le principe est identique au double bac, simplement le deuxième bac est remplacé par une étiquette sur laquelle figure toutes les indications nécessaires à la commande. L’étiquette est placée dans la pile, à une hauteur figurant le seuil de réapprovisionnement.

Imaginez les ramettes de papier d’imprimante / photocopie empilées sur cinq de haut. L’étiquette rouge (pour être visible et alerter) est placée sur l’avant dernière ramette, ou la deuxième en partant du bas si vous préférez.

La consommation des ramettes fait que l’on dépile régulièrement p ar le haut, jusqu’à découvrir l’étiquette rouge posée sur l’avant dernière ramette. Lorsque l’étiquette devient apparente, on la transmet à la personne chargée des approvisionnements, cela vaut bon de commande de la part des utilisateurs.

kb1.jpgkb2.jpgkb3.jpgkb4.jpg 

 


Les deux ramettes restantes doivent couvrir les consommations jusqu’à ce que la livraison des cinq nouvelles ramettes arrive.

 

 


Ce type de gestion « s’adapte » aux variations de consommations, avec des limites toutefois.

 

Ce mode de gestion ajustée permet de réduire les stocks en échange de livraisons plus fréquentes et réduit par conséquent le besoin en place et dans notre cas de frigos. Des livraisons plus fréquentes réduisent également le risque de péremption des fournitures.

 

 


 

D'autres avis ? Retours d'expériences ?

 

 


 

 


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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 21:05

Un résumé décrivant le Lean, du Lean Manufacturing au Lean Management en passant par Lean Engineering.

 

 

 

 


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