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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:47

Je mène une série d’entretiens préparatoires à un diagnostic dans une entreprise.

L’exercice est classique, il s’agit de faire un premier tour d’horizon avec les différents responsables et quelques personnes clés pour prendre connaissance du contexte et de la culture.

 

Il arrive également couramment que devant cet inquisiteur qui pose des questions, certains interlocuteurs ne soient pas très à l’aise, voire sur la défensive. Du moins jusqu’à ce que la glace soit rompue et le but de l’exercice clarifié.

 

Ce qui est moins ordinaire c’est qu’une proportion significative des chefs de services et experts désignés commencent leur entretien en s’excusant ; « je ne suis pas réellement compétent », « vous savez j’ai été promue, mais à l’origine je n’ai pas étudié cela ! », « on me désigne comme un expert, mais j’ai de grosses lacunes ».

 

Qu’est-ce qui leur arrive ?

 

Habituellement ce sont plutôt des champions du monde toutes catégories qui se présentent, ceux qui ont tout vu, tout fait, les « circulez il n‘y a plus rien à voir ».

 

Là c’est plutôt un ensemble de personnels craintifs, abattus, désabusés ou le tout à la fois !

 

Au fil des entretiens et des investigations, les pièces du puzzle trouvent leur place. L’entreprise a (eu) une croissance rapide, une véritable start-up qui démarre avec des moyens de bric et de broc et une poignée de pionniers qui font un peu de tout, avec passion.

 

Les volumes d’activité augmentant, il faut renforcer les effectifs et structurer les opérations. Les pionniers sont promus chefs et conservent de multiples casquettes. Au fil du temps l’accroissement d’activité amène toujours plus de problèmes que le rythme de changement ne permet plus d’aborder sereinement. De plus, les limites de compétences commencent à faire jour. Alors on ne recrute plus « simplement des mains » mais quelques compétences et expériences qui se placent en adjoints des chefs de services ou en experts dans leurs services.

 

Par volonté ( ?) ou par maladresse, certains profils sont à la limite de ce qu’il aurait fallu recruter. Par ailleurs, la promotion interne est encore fortement ancrée dans la culture. Si c’est plutôt une bonne chose, elle doit néanmoins s’utiliser de manière réfléchie, en anticipant les besoins d’adéquations du profil aux exigences du poste, voire en accompagnant le cas échéant le candidat dans un parcours de formation / mise à niveau. Il faut également se garder de rester trop « consanguin », l’apport d’expériences venues d’ailleurs est le plus souvent un vrai enrichissement pour l’entreprise.

 

Dans un premier temps le doute reste permis ; soit c’est de la méconnaissance qui fait commettre des maladresses, soit c’est une gestion volontaire des profils destinée à contenir les ambitions et conserver l’aura des chefs en place…

 

Quoiqu’il en soit, réellement compétents ou à la limite, les « numéros deux » occupent des fonctions dont certaines désignations sont soit incompréhensibles soit flatteuses. Certains titulaires vont jusqu’à se plaindre de leurs salaires, puisqu’on leur à dit de ne rien cacher aux consultants…

 

La majorité pourtant ne se plaint pas tant des salaires que de l’absence de titres officiels qui légitimeraient leur fonction.

 

Bien joué ! En gérant le décalage entre le titre tel qu’il apparaît sur le contrat de travail ou sur la fiche de paie et la fonction réellement occupée, le pouvoir reste conservé à l’entreprise.

 

En effet, comment apporter des éléments de preuve quant à la réalité de l’emploi occupé à un recruteur potentiel ? La fonction, voire le salaire ont été obtenus par « chance » au sein de l’entreprise, mais quitter cette dernière pourrait signifier renoncer à tout cela car ni les diplômes, ni le cursus ni aucun justificatif ne valide la compétence ou étaye le CV.

 

En référer aux prix du marché trouve une réponse simple : « et bien vas-y, change ! », sous-entendu « tu sais très bien que tu ne pourras retrouver une telle position ailleurs. »

 

Je penche pour de la malice déguisée en candeur.

 

Cet épisode me ramène quelques années en arrière, quand chef de service moi même, je mettais en garde les meilleurs éléments « sortis du rang ». La situation était inverse, la foi (et le confort) les laissait sourds à mes incitations à gérer leur employabilité, à faire des formations et étayer leur CV.

 

La dissolution de la société une paire d’années plus tard laissa chacun face aux conséquences de ses choix.

 


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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 01:00

 

La facilité avec laquelle on peut produire des vidéos et les partager en ligne amène, selon les observateurs, un glissement de l’écrit vers la vidéo.

 

Ainsi, YouTube se placerait au second rang des moteurs de recherche.

 

Veut-on être visible sur la toile ? il est nécessaire de figurer dans la catégorie vidéo. C’est chose faite pour HConline, mon site personnel, qui s’enrichit des premières vidéos.

 

Vous pourrez retrouver les explications à propos du diagramme et des enquêtes de Kano en 2 parties, respectivement sur :

http://www.youtube.com/watch?v=VMJotmi54FY

 


 

et

http://www.youtube.com/watch?v=2jWpLeMsvWU

 


 

 

La métaphore de la rivière en matière de gestion de stocks : http://www.youtube.com/watch?v=ec1FrC244xc

 

 


 

 

Ou encore le principe des tiroirs pour garantir le respect du FIFO dans une ligne de peinture automobile : h

http://www.youtube.com/watch?v=tx6-_eBzEgo

 


 

 

Ironiquement, depuis la mise en ligne de « l’irrésistible attrait de la technologie » (http://www.youtube.com/watch?v=AXi3DgNV93Y), dans laquelle j’égratigne la propension à chercher les solutions aux problèmes dans la seule technologie, j’ai expérimenté par deux fois les bénéfices du progrès technologique.

 

La plus marquante des expériences concerne le rasoir à 3 lames qui peinait à me « glabrer » de manière satisfaisante et durable  (au-delà de la demi-journée). Après des années de résistance à ce que je ne pensais n’être que les sirènes du marketing, j’ai acquis le plus récent modèle à 5 lames +1, équipé d’un gyrophare pour les matins pressés et de clignotants pour indiquer les changements de direction impromptus durant les rasages sportifs.

 


 

 

Convaincu que les lames supplémentaires n’étaient qu’une astuce pour en augmenter le prix, j’ai comme d’autres glosé sur leur nombre constamment croissant, qui nous condamnerait à moyen terme à nous passer sur les joues  une râpe de 15, 25 ou pourquoi pas 50 lames !

 

C’était jusqu’au premier essai.

Là je dois rendre justice aux chercheurs en rasologie, cela rase bien, de près et pour plus longtemps.

 

J’ai même cru reconnaître une approche TRIZ dans l’ajout de l’entonnoir à poils inspiré des moissonneuses batteuses (les dents qui guident les épis de maïs vers les lames et dont j’ignore le nom).

En effet, un des principes de la méthode TRIZ face à un problème est de se demander comment se présenterait le problème si l’on était infiniment (ou du moins très) petit. Un des chercheurs a du se dire qu’une barbe était équivalent à un champ de poils, d’où le besoin d’une moissonneuse batteuse miniature.

Je reste plus sceptique sur les bénéfices rasant des vibrations qu’émet le rasoir, autres qu’un certain confort et la troublante sensation de se raser à la fois mouillé et électrique (une frontière que les rasoirs électriques on déjà franchis depuis des années, je sais).

 

Bref, si je persiste à penser que les solutions aux problèmes ne trouvent pas systématiquement leurs réponses dans la technologie, pour le rasoir, mon argument a perdu du piquant.

 


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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:13

 

Lean est le plus souvent vu comme un remède de la dernière chance, une espèce de potion magique qui doit transformer une organisation moribonde en championne olympique.

 

C’est bien pour cela que le mot « transformation » tient une telle place dans le discours, il est indispensable de changer d’une situation insatisfaisante pour une situation cible.

 

Pourquoi cette démarche ne se fait-elle que trop peu souvent avant la phase de déchéance critique ?

Probablement parce que jusqu’à cette extrémité l’impérieux besoin de changement n’est pas visible, pas perceptible.

 

Hélas, la potion est rarement magique et le Lean « bouée de sauvetage » n’empêche pas systématiquement le naufrage du navire.

 

Heureusement, tous les responsables n’attendent pas d’avoir l’eau au menton pour réagir, ils identifient les risques dès lors que l’eau atteint un niveau inquiétant dans la cale.

 

Cependant, en deçà de ce seuil critique, il leur semble plus économique d’envoyer des personnels écoper l’eau qui s’infiltre plutôt que de colmater la coque.

 

Nombreux sont ceux qui pensent que de se doter d’une machine à ramer ultra rapide permettra d’arriver au port avant que la voie d’eau ne coule le navire. C’est l’inébranlable foi dans la technologie, qui fait fi du facteur humain.

Lequel se trouve être le facteur discriminant de la performance du couple indissociable qu’il forme avec la technologie.

Ainsi, le meilleur de la technologie (le turborameur Tech8000) ne sert à rien sans les personnels pour le mettre en œuvre et l’entretenir.

Et voilà comment la belle technologie finit au fond de l’eau avec le reste.

 

Tant qu’une opulence minimale permet de compenser pertes et gaspillages, il est plus confortable de se « laisser aller » que de s’astreindre à l’ascèse et aux comportements vertueux.

 

Pas assez pauvres pour se payer du Lean en somme…

 


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 04:23

 

Inconnue du plus grand nombre avant l’incroyable enchaînements d’évènements du mois de mars 2011, cette ville rejoint sans le vouloir le panthéon japonais des villes victimes du nucléaire et accède à une notoriété dont elle se serait bien passée.

 

Les habitants de la région ont eu droit à une triple peine ; séisme, tsunami et accident nucléaire.

 

Un enchaînement si peu probable, et pourtant…

 

Après l’effet de saisissement à l’annonce de la catastrophe puis la phase d’empathie envers les victimes et d’incrédulité face à l’ironie de ce scénario, je me demandais quelles pouvaient en être les conséquences.

 

D’évidence il y a les impacts sur les populations exposées ; sanitaires, psychologiques, économiques, etc.

 

Il y a des questions relatives au Japon : la zone contaminée restera-t-elle habitable ? Les exportations japonaises vont-elles souffrir du doute sur le risque potentiel de contamination des produits ?

 

Et des questions plus générales : y aura-t-il une pollution globale par la dispersion des éléments radioactifs ? Y aura-t-il un tsunami économique qui balayera la planète ?

 

Concernant le premier point, nous savons depuis 1986 et Tchernobyl, nous français, que toute particule radioactive en suspension dans l’air respecte scrupuleusement notre espace aérien. Elle plonge en piqué à l’approche de nos frontières et ne vient pas même regarder vers notre côté.

Promis juré, experts à l’appui.

Donc de ce côté pas de problème, sauf si vous, lectrices et lecteurs ne vous trouvez pas en France.

Trouvez une ambassade.

Ou un vêtement made in France.

 

Concernant les variations économiques des premiers temps, elles sont principalement dues à l’inquiétude (réaction « épidermique ») des opérateurs et à la spéculation. Les analyses raisonnées prennent un peu plus de temps.

Celles-ci laissent entendre que l’effet économique sera amorti relativement rapidement et même que les besoins de relogement et de réparations pourraient soutenir la croissance japonaise.

Tant mieux.

 

Finalement, au vu de la succession de crises, catastrophes, guerres et autres aléas qui s’enchaînent, il ne nous reste qu’à accepter une part de fatalisme et se dire que la survenue d’un autre « évènement indésirable grave » (métaphore hospitalière) est certaine.

Et si on lui oppose une porte blindée, il arrivera par la fenêtre.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 23:53

 

L’âge des outils correspond, selon  Jim Womack, à la période de 1990 à 2006 durant laquelle les entreprises occidentales découvrant le Lean ont cherché à copier le modèle Toyota en déployant des outils et méthodes.

 

Certes, la mise en œuvre de ces outils permettaient d’obtenir des résultats intéressants, mais néanmoins inférieurs à ceux de leur modèle et généralement peu durables.

 

Jim Womack a été l’un des analystes qui ont découvert que la clef du succès par le Lean ne tient pas uniquement à une boite à outils bien garnie, mais également à une manière de voir et de penser[1], qui permet d’utiliser les outils correctement et surtout à bon escient.

 

La reconnaissance de l’importance du facteur humain, sous-estimé jusqu’à récemment, fait émerger l’âge du management Lean. Celui-ci correspond à une compréhension plus profonde des principes, qui, correctement appliqués, amènent des résultats à la fois concrets et durables.

 

Avec le recul, on peut se dire « quel aveuglement ! » lorsque l’on pensait que les succès japonais et principalement ceux de Toyota n’étaient dus qu’à des outils et des méthodes. Comme d’habitude, il est facile de refaire l’histoire après coup.

 

L’expérience, le rôle et les apports de Jim à la communauté l’autorisent à se moquer (gentiment) des entreprises qui sont toujours coincées dans l’âge des outils, dans le but de leur faire franchir le pas versl’âge du management Lean.

 

Mais à bien y réfléchir, le passage par l’âge des outils n’est-il pas indispensable ?

 

En effet, comment...

 

Lire la suite

 

[1] James P. WOMACK et Daniel T. JONES, "LEAN THINKING : Banish Waste and Create Wealth in Your Corporation", , Simon & Schuster 2003 (deuxième édition).

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 10:22

 

Ce billet est directement inspiré par celui rédigé par Anna Wells, éditrice pour Manufacturing Business Technology intitulé « Pouring Your Efforts Down The Drain »

 

Anna explique ses déconvenues avec une recette de cuisine de sa mère. L’analyse de son échec révèle qu’elle a sciemment introduit des changements pensant ainsi gagner du temps et changé des ingrédients en fonction de ses stocks et de ses préférences (limitation des graisses).

 

Ce n’est pas, analyse-t-elle, la recherche d’efficience qui est en cause, mais son inaptitude à identifier les étapes clés de la recette (le roux farine-beurre en l’occurrence).

Tous ses efforts pour rattraper la recette ont finis par passer le siphon de l’évier en direction des égouts.

 

C’est pareil avec une transformation Lean conclue-t-elle, il vaut mieux avoir un plan (une recette) plutôt que d’improviser un petit coup par ci et une ajouter une pincée d’efforts par là.

 

Je rebondis sur cet exemple et tente de le compléter.

 

La lecture d’un livre de cuisine ne suffit pas à transformer le lecteur en grand chef, pas même en cuisinier.

Les recettes d’un tel livre indiquent en général :

  • * une liste des ingrédients (la nomenclature),
  • * une séquence ordonnée de tâches (la macro gamme)
  • * un conseil sur un point spécifique (point d’alerte, instruction spécifique)

 

Les recettes sont synthétiques et sont fondées sur l’hypothèse que le lecteur dispose de connaissances de bases et se satisfait d’instructions limitées aux grandes lignes. « Lever les filets » est une opération qui est rarement explicitement documentée, par exemple.

 

Ainsi, tout ce qui fait le tour de main et l’expérience de l’auteur est rarement contenu dans la recette. Ceci explique en partie au moins les déboires des lecteurs qui s’essayent à sa réalisation.

 

Transposé dans le contexte de l’entreprise, les mêmes causes expliquent des effets similaires ; une partie des déboires des chefs de projets désignés ou improvisés s’expliquent par le lancement dans un chantier avec pour tout bagage la documentation ramassée çà et là ou la lecture d’un livre traitant du sujet.

 

L’expérimentation est une bonne chose en soi, elle fait partie du processus d’apprentissage. A condition d’analyser et identifier les causes des échecs et d’en tirer les leçons pour ne pas les reproduire.

 

Cependant, dans le contexte professionnel, les opportunités d’expérimentation se raréfient ; il faut des résultats rapides et la pression concurrentielle exige de « faire bon du premier coup ». L’expérimentation qui mène à un échec est considérée (partiellement à tort) comme du gaspillage.

Les efforts ne peuvent donc pas finir aux égouts.

 

Dans le cadre de certains projets, le recours à des experts externes est alors une solution intéressante, au moins pour assurer l’amorce de mise en œuvre et jeter les fondations solides sur lesquelles les équipes internes pourront bâtir.

 

Or voilà que par parti pris, par soucis d’économie et par caprice quelque fois, des décideurs imposent des choix, une approche ou des coupes dans le programme proposé. Même prévenus que ce faisant, ils risquaient de perdre une grande partie des bénéfices attendus, ils se comportent presque comme Anna, sauf que dans ce cas, ils vont en cuisine donner des directives au chef.

 

Chef qu’ils ne manqueront pas de traiter d’incompétent lorsque l’infâme soupe finira aux égouts.

 

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 14:54

 

 

C’est une petite application pour smartphone qui utilise le capteur photo pour lire les codes barre d’un produit, cherche le produit ainsi scanné dans une base de données et si le produit est trouvé, affiche le prix et le site correspondant.

 

Le développement de ce type d’applications est encouragé par les grands noms de la vente en ligne qui ,sous couvert d’améliorer le service aux consommateurs, ne se plaindraient pas d’un report de clientèle vers leurs sites.

(pour les anglophones, l’interview de John Donahoe, CEO of eBay)


 

Le paradis des consommateurs, cela peut être l’enfer des commerçants. En effet, avant de décider d’acheter en boutique, une fois le produit en main, un petit coup de scan et voilà que l’on découvre le même objet disponible sur un site Internet marchand pour un prix plus attractif.

Nettement plus attractif.

Que faire ?

Satisfaire un besoin immédiat ou accepter un certain délai d’attente contre un prix plus intéressant ?

 

Gageons qu’une proportion non négligeable des clients optera pour la seconde option.

 

Jusqu’à présent ce phénomène touchait les commerçants via les ordinateurs sur lesquels les clients commandaient aux sites marchants les produits qu’ils étaient venus essayer en boutique.

Un classique en matière d’habillement ; la boutique du commerçant sert de showroom et de cabine d’essayage avant une commande sur le Net.

 

Une partie de ces « clients » estiment que le commerçant traditionnel exagère sur les prix en oubliant qu’il lui faut bien répercuter les coûts relatifs à la boutique ; loyer, charges, consommations, assurances, taxes, etc.

 

Si la nécessité d’un ordinateur et d’une connexion Internet limitait le phénomène, l’apparition d’applications pour Smartphones rendent les clients zappeurs indépendants de leur ordinateur et autorise des décisions (dans un sens ou dans l’autre) jusqu’au dernier moment, n’importe où.

 

Le paradis des consommateurs ! Voilà les boutiquiers de la rue contraints de se soumettre aux contraintes du libre échange, d’affronter la concurrence mondiale.

 

L’enfer pour les commerçants ! Voilà que leurs boutiques non seulement servent de parc d’attractions aux familles désoeuvrées, mais les clients peuvent désormais négocier avec leurs benchmarks temps réel en main !

 

Combien de temps avant que les téléphones mobiles soient interdits en magasin ?

 

 

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 08:56

 

En réponse aux commentaires (que vous pouvez lire) que le billet précédent a suscité, j’appelle à rendre hommage à ces commerçants qui font encore leur métier tels que les clients d’avant le tout Internet les connaissaient et les appréciaient.

 

Ils sont, tels des Robinsons Crusoe, naufragés sur leurs ilots dans l’Océan de médiocrité, attendant d’être découverts par un client de passage.

Ils le méritent bien.

 

D’être découverts.

 

Et qu’on leur rende hommage.

 

Cependant, je crains qu’ils ne représentent que les exceptions qui confirment la règle.

 

Cela me rappelle que dans mes jeunes années scolaires, j’ai longtemps pris ces agaçantes exceptions qui confirment la règle comme un artifice de prof trop fainéant pour démontrer de manière irréfutable la validité de sa règle ou trop fier pour admettre qu’elle est bancale.

 

En effet, n’était-il pas troublant que la froide rigueur des mathématiques rejette une proposition sitôt qu’un contre-exemple démontre l’existence d’une exception au moins, alors qu’en cours de français, les élèves qui essayaient de trouver une logique aux règles grammaticales s’entendaient bien souvent répondre « c’est l’exception qui confirme la règle ».

 

Les années rebelles passées (Quoi ? On ne rit pas, j’avais la rébellion discrète c’est tout !), les hormones stabilisées et la maturité aidant, j’ai comme d’autres compris que la réalité du quotidien ne s’accommode pas du blanc et du noir uniquement, il faut nuancer, distinguer, personnaliser, adapter, etc.

 

Puis, plus tard encore j’ai compris l’irritation que l’on peut ressentir face à celui qui a trouvé LE contre-exemple pour vous torpiller la brillante démonstration et l’intérêt de ce joker que sont les exceptions qui confirment la règle.

 

Ce n’est donc pas un artifice, mais une manière de « démontrer » que l'absurdité de l'exception confirme la pertinence et la raison d'être de la règle (http://fr.wiktionary.org/).

 

Pour en revenir aux évolutions du commerce, les exceptions mentionnées ne sont pas absurdes (les situations qui font la règle le sont bien plus) mais trop peu nombreuses.

 

Inversement, mon expérience encore limitée de cyberconsommation ne fournit pas encore, il est vrai, un nombre d’échantillons statistiquement significatif.

 

C’est là que le billet d’humeur prend tout son sens ; il ne prétend pas être objectif et se prête à toutes les exagérations.

Formidable joker !

 

Finalement, aurais-je eu quelques déboires en matière d’achat sur le Web, vous n’auriez pas manqué d’en être informés !

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:15

Jusqu’à récemment les avantages du commerce électronique, des ventes sur Internet me paraissaient peu convaincants, lorsque l’alternative classique de vente en magasins existe.

 

Peut-être que les exemples mis en avant par les promoteurs n’éveillaient jusque là que peu d’intérêt : possibilité de passer commande n’importe quand, en pyjama ou en se brossant les dents…

 

C’était jusqu’au moment où, fatigué de parcourir des magasins en vain à la recherche du produit désiré, après avoir attendu un samedi sans autre priorité pour pouvoir m’y rendre, je me rabats par nécessité sur le Net.

 

Tard un dimanche soir je commande l’article désiré qui m’arrive le mercredi suivant.

Conforme, fonctionnel et en promotion !

 

Je jauge l’énergie dépensée à remplir le formulaire de commande et cliquer sur « valider » à l’aune des multiples déplacements stériles en magasin et à leurs irritants corollaires ; temps perdu, cohue, déception, etc.

 

Puis les exemples se multiplient, avec une série de constantes :

  • * Le produit recherché n’est généralement pas disponible,
  • * S’il l’est il est plus cher que sur le Net,
  • * Les personnels des magasins préfèrent leur ordinateur aux clients,
  • * Pas la peine de demander conseil. Entre la masse des ignares qui racontent n’importe quoi et ceux que visiblement on dérange, les bons professionnels sont aussi rares que le produit que l’on cherche.

Et le pompon, la phrase qui désormais me fâche : « on peut vous le commander »

 

Il me brûle de répondre que je suis capable de le commander tout seul, n’importe quand, en pyjama si la fantaisie m’en prend et de me faire livrer rapidement à domicile sans avoir à me re-déplacer.

 

La seule valeur ajoutée du commerçant se résumant à se substituer au doigt cliqueur du client me parait bien faible.

 

Plus sérieusement, le phénomène de longue traine parait gagner en importance. Les niches de masse, faits des produits que le commerce traditionnel veut bien stocker, se réduisent au profit de la masse des niches accessibles facilement sur le Net.

 

Ainsi étais-je surpris par la pauvreté d’un rayon photo d’une grande enseigne, rien que quelques modèles parmi les plus populaires, des cartes mémoires et des pochettes de protection.

 

Etes-vous amateur averti à la recherche d’un accessoire ? Il vous faudra faire une formation accélérée du vendeur pour qu’il :

 

a) se souvienne subitement que ce n’est pas son rayon,

b) faut voir avec son collègue (invisible),

c) comprenne (qu’il fasse semblant) la question avant qu’il sorte son joker : « on peut vous le commander ! »

 

Pareil dans les magasins réputés pour leur offre culturelle : cherchez un livre dans une série économique qui ne figure pas dans le hit-parade des ventes et cela finit par : « mais on peut vous le commander ».

 

Du coup je me suis équipé en pyjama bluetooth à clavier intégré et la nouvelle brosse à dents wi-fi qui se connecte au tube de dentifrice, car une part non négligeable du commerce se déporte vers la vente en ligne.

A juste raison.

 

Au rythme où ça va, les boutiquiers se recycleront comme manutentionnaires sur les plateformes logistiques des cybercommerces et leurs ex-clients souffriront du syndrome du canal carpien en plus de leur obésité.

Mais ils gagneront beaucoup de temps.

Si.

 

 

 

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 17:20

En fin d’année dernière, c'est-à-dire il n’y a guère qu’une poignée de jours, je me demandais s’il fallait rédiger un billet « bêtisier », le genre étant particulièrement prisé par les chaines de télévision en cette période.

 

Puis considérant l’actualité, il me semblait difficile de faire plus à propos :

 

* Camping forcé de passagers dans les aéroports

* Nuits glaciales dans les véhicules immobilisés sur les autoroutes

* File interminable de piétons devant la gare de St Pancrace pour tenter de monter à bord de l’Eurostar

* Le Strasbourg - Port Bou, train le plus lent du monde et son conducteur traversant le quart du pays en taxi !

* L’avion trop lourd de carburant qui débarque des passagers

 

On se croirait en Absurdistan. Une obscure république, pays même pas émergent, la patrie d'un clone de Borat.

Eh bien non, c'est chez nous..!

 

Tournons la page de cette mauvaise fin d’année et oublions nous sommes nous dit, fatalistes.

Quelques feux de joie ont salué les espoirs placés dans la nouvelle année et accessoirement quelque peu désencombré le pays de son excédent de voitures.

Flambant neuves.

Subventionnées par des primes à la casse.

Devant également limiter les émissions nocives des moteurs dits « à combustion interne ». Rien n’est précisé sur la combustion intégrale mais il n’est pas exclu que les propriétaires « flambés » soient sommés de rembourser la prime et de payer une amende pour pollution.

Non, ce n’est pas exclu.

 

L’ Absurdistan est si proche.

 

3 janvier, espoirs déçus par l’inversion de deux TGV. Le bêtisier continue... !

 

Si l’on riait aux larmes au sketch de Chevalier et Lapalès sur le Train pour Pau, la réalité a désormais largement dépassé leur fantaisie.

 

L’attrait du rail consiste maintenant à monter dans un train et essayer de deviner sa destination et la durée du périple.

 

Il s’ouvre alors des perspectives commerciales inédites :

 

* Parents, vos gamins sont blasés des trains fantômes des parcs d’attraction ?

Embarquez-les dans un « vrai train » !

* Vous souhaitez éloignez (et si possible perdre) un oncle encombrant, une mère possessive, une ex-ex sur le retour ? Offrez un billet de TGV !

* Vous cherchez un stage de survie, une excuse en béton pour sécher les cours ? Pensez SNCF !

 

Absurdistan…

 

Bon, je m’en retourne vers mes entreprises clientes et des activités sérieuses, concrètes.

 

Un de mes consultants me rapporte l’observation d’un comptage de préparation de commande. La personne compte sans rien noter ni pointer les paquets déjà comptés. Un collègue déplace les paquets dans son dos et en rajoute d’autres. Fatalement, un élément perturbateur finit par perturber le compteur, qui reprend son comptage sans remarquer qu’il compte des paquets sans rapport avec la commande.

Qu’importe, il faut compter !

Le chef a dit « compte ! »

Jusqu’au moment où complètement perdu il note un chiffre quelconque sur le bordereau de livraison.

Le chef n’a pas du préciser que la quantité commandée, le comptage et l’inscription devaient correspondre.

 

Bienvenue en Absurdistan.

 

Autre entreprise, une plateforme où l’on charge en autres d’énormes et très pesantes poutrelles métalliques.

Vous avez ri à mes évocations des « babouches de sécurité » ?

Là aussi ils connaissent les chauffeurs en tongs ou les hollandais en short et sabots à fourrure.

 

Bienvenue à nos amis d’Absurdistan.

 

Troisième entreprise, l’usine dont tous les coffrets et armoires électriques sont ouverts. C’est d’autant bien vu que l’activité génère une poussière importante, potentiellement inflammable et qui tapisse l’intérieur desdits coffrets et armoires de belles couches de moquette. La plupart des capots machines est déposée, ainsi on voit mieux où mettre les mains, entre poulies et courroies par exemple.

 

Diable, mais que fait la maintenance ?

Elle vient de chuter d’une passerelle suite à la rupture d’une soudure mal faite du garde corps...

 

Bienvenue en Absurdistan.

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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