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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 15:21

 

Parmi les traditions sympathiques comptent les échanges de vœux pour l’année nouvelle.

 

Je vous souhaite une année 2011 efficiente, que votre temps, votre énergie et les moyens économisés puissent être mis au service d’activités plaisantes et/ou importantes à vos yeux.

 

Merci à toutes les lectrices et tous les lecteurs de mes billets, aux 235 inscrits (à date) qui souhaitent recevoir la notification de parution de chaque nouveau billet et à toutes celles et ceux qui ont fait l’effort de rédiger un commentaire.

 

Les transitions d’années sont magiques, c’est une période de profusion de bonne chère, de doux breuvages et d’avalanche de cadeaux. Puis on échange des vœux, même les individus les plus rationnels, car on ne sait jamais si sous l’effet du nombre une énergie subtile et puissante ne pourrait finalement les réaliser !

 

Comme la nouvelle année s’accompagne d’un nouveau calendrier, chacun se fixe des objectifs.

Prudemment, on les appelle des résolutions.

Ne pas atteindre un objectif déclaré est un échec, alors que de ne pas voir aboutir une résolution ne permet aucun jugement.

Perdre trois kilos en quatre semaines est un défi, se mettre au régime est une résolution.

 

Je me résous à en rester là, ayant encore ma longue liste de résolutions à recopier au propre.

 

Bien cordialement,

 

Christian

 

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 08:19

 

Les blindés médiatisés et déployés ostensiblement n’y auront rien fait, la dissuasion n’aura fonctionné qu’une fois puis la neige est revenue.

Elle est tombée pile derrière les blindés, là où on ne peut la voir.

De toute manière, les blindés n’avaient pas d’équipages.

Entre ceux qui sont en RTT, les claustrophobes, ceux qui ont peur de la neige et présentent un certificat médical, ceux qui doivent quitter à 13h parce qu’ils ont du chemin à faire pour rentrer ou personne pour garder les gamins…

Il n’y a que le petit nouveau qui voulait bien prendre son poste, mais lui n’a pas trouvé la clé du blindé, alors il est rentré chez lui.

 

La neige est donc revenue et les interdictions de circuler pour les poids lourds aussi.

Sauf que certains chauffeurs ont interprété les signes des gendarmes non pas comme des injonctions de se garer, mais d’amicaux signes leur souhaitant bonne chance.

Alors hop, droit devant.

La chance dure 500m ou 2 heures, c’est équivalent, et termine en travers de la chaussée, histoire de bien la bloquer.

 

Je propose que les blindés (des vrais), fassent un carton sur tout poids lourd qui ose se mouvoir au moindre flocon. Cela aurait l’avantage de relancer quelques pans de l’industrie pour remplacer les obus utilisés, les camions un peu éparpillés après le départ des obus et le foie gras qui était dans les remorques avant leur éparpillement.

Et un pays qui étale du foie gras sur les chaussées glacées, c’est plus classe que de saupoudrer du sel, non ?

 

Les automobilistes bloqués derrière les camions et n’ayant de toute manière rien d’autre à faire, applaudiraient chaque coup au but. Celui qui n’applaudit pas assez vigoureusement verra sa voiture missilisée, devra faire 10 pompes dans la neige, mais aura droit à la prime à la casse jusqu’au 31 décembre inclus.

 

La prime à la casse permet d’échanger une vieille voiture et quelques euros contre une voiture flambant neuve. Les clients de certaines banlieues (notamment strasbourgeoises) verront que « flambant neuve » prend tout son sens le soir de la St Sylvestre.

 

Ayons une pensée compassionnée pour tous les heureux possesseurs de voiture flambant neuve qui ont été la mettre directement dans le fossé verglacé juste en face de la concession.

 

Finalement, pour clore ce bêtisier et n’en déplaise aux critiques, la république française honore sa devise en mettant l’accent sur l’égalité.

Ne voit-on pas en effet, qu’après avoir expulsé de force et par avion les miséreux de leurs campements de fortune, les fortunés qui peuvent se payer l’avion être forcés de camper dans l’improvisation et les aéroports ?

 

 

Bonnes fêtes

 


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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 04:47

 

L’expression mafia offer désigne une offre que l’on ne peut refuser.

Il ne s’agit pas dans le contexte de menacer ni d’extorquer des commandes aux clients mais de leur proposer une offre tellement extraordinaire qu’ils ne peuvent la refuser.

 


Si l’expression mafia offer est quelque peu provocatrice, voire à la limite du politiquement correct, son côté outrancier la rend presque risible. Elle n’en est pas moins évocatrice et forme une bonne mnémotechnique.

 

Trivialement, ce sont les bénéfices pour les clients qui rendent l’offre irrésistible, mais une offre irrésistible répond à plusieurs autres caractéristiques :

  • * C’est une offre qui se démarque radicalement de celles de ses concurrents,
  • * C’est une offre tellement en rupture avec les pratiques du secteur que les concurrents ne veulent ou ne peuvent pas l’imiter.

 

Le caractère exclusif de cette offre extraordinaire la rend non refusable.

Il n’existe pas d’autres alternatives que de prendre ou laisser, cette dernière option étant inconcevable.

 

L’exemple illustratif présenté par...

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:42

 

Le snowcasting est un néologisme construit à partir de snow (la neige) et forecasting (les prévisions).

Il peut désigner indifféremment les efforts de prévisions météorologiques pour prévoir les chutes de neige, les erreurs et imprécisions des prévisions météorologiques concernant les chutes de neige ou une malédiction (casting a spell = jeter un sort) liée à la chute de neige.

 


 

Il reste surprenant chaque année en hiver que la neige puisse tomber.

 

Il est surprenant que chaque année en hiver la moindre neige qui tombe déclenche dans l’heure une catastrophe nationale.

 

Alors quand en hiver, il tombe un peu plus tôt qu’il ne devrait plus de neige que les services concernés n’en attendaient…

 

D’autant que les services de météorologie nationale ne sont pas capables de fournir des prévisions fiables (tiens, on se croirait dans l’industrie !) à un mètre près.

Horizontalement, j’entends.

 

Et ainsi les employés municipaux attendent les ordres du chef de service lequel n’a pas reçu d’instructions de son directeur, qui lui attend la directive de la préfecture, elle-même en attente de la circulaire du ministère, dont le représentant tanne le météorologue national pour savoir s’il faut saler en priorité les trottoirs ou la chaussée.

 

Ces services fonctionnent parfaitement, mais avec un « léger décalage », le temps de muter le météorologue incompétent et de commander une étude de benchmark dans les pays nordiques.

 

Si toutefois les ministres ne se réfugient pas dans le déni.

« Il n’y a pas de pagaille, mais des complications sérieuses. »

« Des difficultés, mais pas de pagaille générale. »

 

Ben voyons.

C’est sûr que dans les couloirs moquettés des ministères, hormis les habituelles collisions entre secrétaires promenant un formulaire, rien à signaler.

Un vernis à ongle éraflé tout au plus.

 

Une bonne partie des naufragés de la neige est donc arrivée à destination avec un léger décalage, dans un état de fraicheur relative et une très haute opinion de nos élites, de nos capacités nationales d’organisation et de gestion.

 

Comme il faut des coupables, les citoyens vilipendent les élus qui accusent les météorologues qui en appellent à leurs syndicats à qui l’on promet de prendre des mesures énergiques.

 

C’est comme ça que Bébert, ouvrier municipal affecté au salage des trottoirs, s’est vu refusé sa promotion au prestigieux service salage des chaussées.

 

Bref, tout ça pour dire qu’en France on a eu la neige.

Et les boules.

 

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 18:02

 

Le terme de « valeur » a repris du lustre depuis que le Lean se focalise sur la création de ce qui fait de la valeur pour le client.

 

Lire la suite :

 

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 14:26

 

Je me souviens d’un temps pas si lointain, que les jeunes peuvent encore connaitre, où la logistique devait se professionnaliser. C’était une époque où l’on peinait à définir le mot logistique et où les acteurs étaient répartis dans de multiples spécialités, dont les spécificités étaient quelque peu difficiles à appréhender pour le néophyte.

 

Heureusement, les anglo-américains volant à notre secours nous ont offert la Supply Chain. En un rien de temps, toutes ces tribus spécialisées sont devenus des acteurs de la Supply Chain, ce qui ne facilite pas forcément la compréhension de leurs métiers, mais présente l’avantage non négligeable de les désigner par une seule expression, utilisable dans le monde entier de surcroit.

 

Voila le ringard camion « Transports Bébert » devenu le vecteur de votre performance, grâce à « Bébert your Supply Chain partner ».

Si.

C’est écrit.

Sur la bâche de la remorque.

 

Tout allant de plus en plus vite, y compris les camions arborant le macaron 80km/h, la Supply Chain est devenue Lean.

 

Fort bien, donc elle accélère et maitrise ses flux, élimine les gaspillages.

Mes visites d’entrepôts ou de plateforme confirmaient les besoins en la matière.

 

Puis, s’avisant des milliers de mouvements et de colis qu’elle doit maitriser, la Lean Supply Chain s’est mise aux statistiques pour devenir Six Sigma.

 

Igor, Pavel et Zbignew les ex-chauffeurs de Bébert transport sont devenus des Black (Safety) Belt Champion Drivers.

 

Celui d’entre eux qui en plus détient le permis cariste est Master Black (Safety) Belt. Ils sont reconnaissables dans un restaurant routier, étant les seuls qui se montrent leurs collections d’écart-types et discutent analyse de variance, en biélorusse, polonais et slovaque.

 

S’il arrive qu’ils se tapent dessus, c’est que le tapé n’a pas correctement prononcé « moyennoschka » et que le tapeur a entendu « moi et Noschka », laissant à penser que la Noschka en question a dérivée hors des tolérances conjugales.

 

Mais avant que la Supply Chain ne finisse de calculer ses capabilités et le peintre de bâche d’achever la retouche pour « Bébert your Lean Six Sigma Supply Chain partner », arrive la vague verte.

 

Pas question de passer pour des pollueurs, alors hop, la Supply Chain devient Green.

Si.

C’est écrit.

Sur la bâche de la remorque.

Heureusement qu’elle est longue.

La remorque.

Pour tout écrire dessus.

 

Désormais Igor, Pavel et Zbignew s’arrêtent régulièrement sur les aires de repos pour leur pause yoga ou leur cigarette bio. Vous les reconnaitrez à leurs tongs de sécurité en bambou estampillées « commerce équitable ».

 

A peine verte, la Supply Chain s’avise qu’elle doit également être Agile, c'est-à-dire apte à se reconfigurer dynamiquement en fonction de paramètres, dont les valeurs sont difficilement prévisibles.

 

« Ah ?  se dit Pavel, justaucorps rose, tongs de sécurité en bambou bleu, juché en équilibre très instable sur une balle de cirque, mon patron ne serait-il pas une fashion victime prenant les nouveaux concepts de manière un peu trop littérale ? ».

 

Pendant que l’ambulance l’emporte aux urgences, que Zbignew écrit au pape pour connaitre la position du Vatican et qu’Igor définitivement entré en résistance au changement dans une plantation de Vodka au fond d’une vallée de l’Absurdistan disparait de l’histoire, la Supply Chain ambitionne de rejoindre les nuages.

 

Cloud Supply Chain se nomme le prochain stade.

Trop étourdis par toutes ces évolutions rapides, nous décidons de laisser passer celle-là.

On prendra la suivante.

 

Je gage que si l’une de vous lectrices ou l’un de vous lecteurs, invente le « zoubi management » ou le « hopla manufacturing », on trouve le lendemain sur Internet l’annuaire des prestataires en Zoubi Supply Chain depuis 20 ans et le programme du congrès des experts en « Hopla Manufacturing ».

 

En attendant de vous y rencontrer, sachez encore que l’on reconnait le Lean Six Sigma Green Agile Cloud Supply Chain manager au top de son métier au fait qu’il ne vous tende pas une carte de visite, mais une banderole.

 

 

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 07:11

 

La très grande capacité d’adaptation de l’humain à son environnement permet à des employés de s’accommoder de conditions de travail dégradées, effarante pour toute personne sensible à l’hygiène, la sécurité, l’ordre, au rangement et à la propreté.

 

C’est ainsi que je m’étonne régulièrement à la vue d’ouvriers prenant leur poste dans des vêtements de travail déjà sales, préférant poser leur sac personnel sur un sol gras et noir de crasse plutôt que dans leur casier au vestiaire et s’affairent sur des machines en piteux état. Ce n’est d’ailleurs pas propre à la gent masculine, les quelques dames œuvrant dans les mêmes milieux se comportent de la même façon.

 

Cet environnement et ces conditions leurs sont devenues familières. Ils ont depuis longtemps associé « travail » avec « saleté ». En l’absence d’autres références et au fil du temps, la saleté de leur environnement, sa dégradation et sa dangerosité sont devenus des éléments normaux de leur décor professionnel.

 

Ne pouvant imaginer qu’ils acceptent les mêmes conditions dans leur cadre de vie privée, je suppose qu’ils cloisonnent strictement leurs univers ;

Travail = sale et dangereux

Maison = proprette et agréable

 

Le plus étonnant est que l’on puisse fabriquer des produits avec le niveau de qualité requis dans de telles conditions. Il est vrai que cette qualité s’obtient le plus souvent au prix de contrôles, d’un filtrage préalable des produits défectueux, leur retouche ou leur remplacement. Si ce n’est le produit que l’on retouche, c’est le procédé qu’il faut « nettoyer », vidanger, recaler fréquemment, etc.

 

Curieusement, suggérer que l’on pourrait mieux faire, travailler dans un environnement propre, rangé et sécurisé, apte à un travail efficient et de qualité se heurte à l’incompréhension des personnels.

 

« Pourquoi donc ? Nous avons toujours fait comme ça ! »

 

Les efforts de démonstration rationnelle des bénéfices d’un environnement de travail 5S se heurte à la rationalité limitée des individus ; Un travail bien fait dans un environnement propre n’est pas (immédiatement) concevable.

 

Ainsi, en l’absence de connaissances sur une méthode telle que les 5S, de ses bénéfices et des exemples de succès dans d’autres entreprises, services ou ateliers, l’information forcément « limitée et inédite » selon laquelle on pourrait mieux faire se heurte d’abord à l’incrédulité.

 

Le changement suggéré est décodé de manière réflexe comme porteur de risque, ce qui amène de manière tout aussi réflexe à refuser dans un premier temps le changement, ouvertement ou non.

 

La justification de ce refus peut se trouver dans le système de valeurs/culture de l’intéressé(e). Il peut considérer que la dimension valorisante du travail ouvrier (du travail en général ?) est désormais perçue comme suffisamment faible pour que l’acceptation de tâches annexes - perçues comme encore moins nobles, telles que nettoyer, tenir propre, etc. – semble en dégrader encore la valeur d’estime.

Alors pas question de nettoyer.

 

D’autant que, argument souvent entendu ; le nettoyage est du ressort d’une société spécialisée ou la variante domestique ; « chez moi, c’est ma femme qui fait le ménage », comprenez « ces tâches sont indignes de mon statut » (d’employé, d’homme, de mari, etc.).

 

Il ressort de ces constats que les deux premiers obstacles au déploiement des 5S soient la « normalité » de la situation quelque soit sa dégradation et le manque d’appropriation d’un environnement dans lequel on n’est que de passage.

 

Or ce deuxième constat ne peut influencer que de manière marginale, l’atelier, la remise ou le garage dont les messieurs font leur univers personnel ne sont pas forcément mieux tenus.

 

A vous lire.

 

 


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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 00:00

livre5S sml-copie-1Dans mon « guide pratique des 5S » figure le chapitre « Les stagiaires et le projet 5S », dans lequel j’expose les risques de confier à un stagiaire la responsabilité et/ou l’animation d’un chantier 5S.


Ces risques sont essentiellement de trois types :

 

  • *Le manque d’expérience, à la fois sur les 5S (le fond) et sur l’animation de groupes (la forme), notamment des groupes constitués de personnels plus âgés ayant accumulé une ancienneté et une expérience professionnelle significative,
  • *Décrédibiliser le projet en le confiant à un stagiaire, nécessairement néophyte, le projet risquant d’être compris comme étant « le projet du stagiaire »,
  • *La survie d’un 5S sur la bonne voie au départ du stagiaire.

 

Le manque d’expérience peut nuire au stagiaire « jeté dans la fosse aux lions » tout comme à un projet qui est nécessairement important, sinon on ne libérerait pas autant de ressources et de temps pour le mener… Les participants risquent forts de ne pas suivre les conseils, voire les directives d’un novice, qui entend leur « faire la leçon » alors qu’ils ont chacun plus d’ancienneté qu’il n’a fêté d’anniversaires.

 

Le second risque est souvent sous-estimé. Confier le projet à un stagiaire, c’est risquer d’envoyer un message subliminal « ceci n’est pas important, c’est pour cela que nous le confions à un stagiaire ».

Dès lors, comment les participants au chantier devraient-ils s’investir, se remettre en question alors que d’apparence la hiérarchie fait peu de cas de tout cela ?

 

Enfin, dans le cas où le stagiaire passe avec succès entre les obstacles, le projet survivra-t-il le départ du stagiaire ? Y a-t-il quelqu’un qui prend le relai, qui s’est approprié la méthodologie et qui est capable d’animer à son tour un groupe de collègues ? La disparition de cette ressource bon marché signifie affecter du personnel à ces tâches. Du coup, les objectifs de « production » de ces personnels collisionnent avec ceux du projet. Les premiers sont généralement chiffrables en unités monétaires, alors que les seconds s’expriment plus volontiers au travers d’indicateurs qualitatifs. En faveur desquels tranchera prioritairement la hiérarchie ?

 

Ainsi, plus loin dans le chapitre du livre je précise «  Le projet doit absolument être porté par un chef de projet qui incarne la volonté de la direction de le mener à bien. Ce rôle représentatif ne peut se déléguer ni à un stagiaire ni même à un consultant ».

et « Les stagiaires sont néanmoins des auxiliaires précieux lorsqu’utilisées en tant que ressources additionnelles, apportant de surcroit un regard neuf. C’est donc l’emploi que l’on fait de ces ressources, plus que leur qualité intrinsèque, qui constitue un facteur de risque ».

 

Autrement dit, les stagiaires ne portent aucune responsabilité si on leur confie ce type de sujet pour leur stage. Ce ne sont pas les stagiaires que je mets en cause mais la légèreté des responsables des entreprises qui leur confient des thèmes et missions, s’ils sont sincères dans leur volonté d’aboutir à des résultats probants et durables.

 

Je soumets la question au débat, pouvez-vous enrichir cette réflexion, la contester, témoigner…?

 

Cordialement.

 


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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 07:54

 

Voilà un PC qui rend l’âme en me lâchant au moment le plus critique, c'est-à-dire entre deux sauvegardes, et dans une période de grosse charge de travail.

 

Plein de ressources, je me rabats sur un vieux PC qui jouissait depuis quelques années d’une retraite paisible et discrète. Mauvaise nouvelle pour lui, l’âge de la retraite vient d’être reculé. Tu es à nouveau bon pour le service coco !

 

Coco reprend du service dignement, lui qui était à la pointe de la technologie de sa génération, se met en route avec une allure de sénateur, à la fois ravi d’apparaitre comme un sauveur et offensé dans sa dignité (M’appeler coco, moi, un D420 à Duo Centrino avec 40Go de disque).

 

Pour bien me faire sentir sa contrariété (et faute de majeur), il m’affiche ostensiblement un sablier vengeur.

Longtemps.

Et souvent.

Il le retourne même de temps à autre. Ainsi j’ai le temps de bien observer, même d’en compter les grains, qui ont ordre de tomber à la vitesse des flocons de neige dans un courant d’air ascendant.

 

Très bien, pendant que coco installe le bureau et procède à une multitude d’opérations, je vais prendre un café.

Non pas pour l’excitation de la caféine, Coco avec la complicité de Windows s’en chargent, mais simplement pour m’occuper.

 

Quand enfin tout est prêt, rien ne correspond à mon espace de travail habituel ; les applications ne sont pas paramétrées, les programmes utiles ne sont pas disponibles, le clavier est suffisamment différent pour devoir y chercher des touches (vive la standardisation !), jusqu’au navigateur internet que les sites visités indiquent dépassé depuis… huit ans (!)

 

Très régulièrement le sablier Windows apparait. Par exemple en pleine frappe d’une phrase durant laquelle l’écran se fige avant que n’apparaisse ce fichu sablier.

Je réalise alors que cette image doit être la plus vue au monde. Cette petite icône est certainement plus vue que la Joconde. Même les tribus récemment informatisées d’Indonésie ou d’Amazonie ont déjà vu ce sablier, alors qu’elles n’ont certainement jamais entendu parler de Mona Lisa !

 

Mais alors quelle injustice pour son créateur resté dans l’anonymat. Ne devrait-il pas se faire connaitre ?

 

Très vite je réalise que non. Il doit au contraire vivre dans la clandestinité, protégé par la police tel un caricaturiste suédois, car son œuvre a tant exaspéré de monde qu’il vaut mieux pour lui de ne jamais se faire connaitre.

 

 

 

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 09:44

 

Ce billet est largement inspiré d’une interview podcastée sur HBR Idea Cast, « Why Delighting Your Customers Is Overrated » http://blogs.hbr.org/ideacast/2010/07/why-delighting-your-customers.html

 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Qualité
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