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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 07:08

Peut-être connaissez-vous la chanson « Ironic »d’Alanis Morissette ? Avez-vous prêté quelque attention aux paroles ? Ce petit bijou d’humour noir aurait-il été écrit pour moi ?



 

Figurez-vous que quelques jours à peine après avoir récupéré ma voiture auprès du service après-vente dont je fait l’éloge dans l’océan de médiocrité et en pleines vacances, l’ordinateur de bord indique qu’il est temps… de faire la prochaine révision.

Bouffée de rage.

Ce F# !@ d’ordinateur est de mèche avec les autres, qui évidemment n’ont pas eu la présence d’esprit de vérifier quand la prochaine révision est due.

Ironic.

 

Retour de vacances avec des valises pleines de linge à laver et voilà notre sèche-linge qui décide de démissionner au terme de 14 ans de collaboration sans faille.

Comme il était impossible de le raisonner, nous sommes partis acheter son successeur. Nous choisîmes un modèle compatible avec linge exigeant, du solide à réputation et surtout, un modèle spécial silence.

C’est écrit dessus.

Si.

Il fut livré deux jours plus tard, essayé dix secondes par le livreur, une signature et au revoir m’sieur dame.

Lorsque le modèle spécial silence reçu sa première mission de séchage, il émit un bruit tellement strident que dans l’instant les araignées émigrèrent en masse vers des quartiers plus tranquilles et que les chats des environs continuèrent à ressembler à des hérissons pendant trois jours.

Ironic.

 

Ce client exigeant impose une réunion européenne le 7 septembre, pile le jour où la France sera en grève. Comme il ne va pas synchroniser l’ensemble des participants sur les contraintes de quelques français, un déplacement qui aurait du se faire en un jour en coûtera trois, avec une voiture qui implore une révision et dans une période d’intense charge de travail.

Ironic.

 

Je me demande si lors de la céleste distribution, je ne me suis pas fait refiler un karma frelaté ?

 

 


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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 12:34

Ca y est, « l’océan de médiocrité » est adopté comme expression familiale. Un regard face aux comportements professionnels décevants et on se comprend sans parler.

 

Avez-vous constaté comme nous la surdité sélective des serveurs de restaurant à l’expression « carafe d’eau » ? Pas un qui l’entende. Je suis convaincu que c’est un critère de sélection à l’embauche ; celui qui réagit, ne serait-ce que d’un tressaillement de sourcil, aux mots « carafe d’eau » est éliminé.

A l’inverse, chuchotez « champagne » et vous en avez trois qui accourent du fin fond de la cuisine ou de leur pause cigarette dans la cour.

 

Connaissez-vous la série la série LOST ?

Point n’est besoin comme les héros de la série de prendre un vol Ocean Airline à travers le Pacifique pour se retrouver naufragé sur une ile bizarre, il suffit de prendre un vol Air France et de passer par Roissy-Charles-de-Gaulle. Il serait étonnant de ne pas mettre un pied involontairement dans la 4è dimension.

J’allais verser notre « naufrage » à Roissy-Charles-de-Gaulle dans ledit océan de médiocrité quand une informatrice m’a prévenu que le magazine 20 minutes s’en était chargé.

 

Lire l'article : L'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle est-il le pire aéroport du monde?

 

Du coup si j’en rajoute ça fait « courageux qui donne un coup de pied au mourant ». Je m’abstiens donc.

 

Mais comme les naufragés de LOST font de temps à autre une trouvaille plaisante, il arrive que dans notre fameux océan on croise des ilots de professionnalisme et de gentillesse.

Si.

 

Ainsi faut-il rendre justice aux trois hôtesses du point info ADP du terminal E de CDG qui se sont démenées pour me trouver une information.

Ce fut un échec en fin de compte, mais leurs efforts étaient sincères et persévérants.

 

Félicitations (adressées sur le champ) à cette caissière très sympathique et à la politesse exquise et non feinte, si inhabituelle que madame mon épouse a froncé des sourcils soupçonneux sur cet échange de gentillesses.

 

Bravo à ce commerçant du quartier de Montparnasse, bon professionnel connaisseur de ses produits et de ses fournisseurs, généreux de son temps et de ses précieux conseils, avec en prime un sens de l’humour subtil.

 

Soyons justes, je suis le premier à réclamer mon droit à l’exigence et prompt à la critique en tant que client, mais il me plait de pouvoir - au moins de temps à autre - faire connaitre ma satisfaction.

 

 

Allez Air France, il reste à faire.


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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 08:29

L’océan de médiocrité est l’expression utilisée dans une interview par Howard Schultz, PDG de Starbucks à propos de la qualité de service généralement offerte aux consommateurs.

 


 

8 :00 La journée commence par un rendez-vous difficilement obtenu dans une concession d’une la marque automobile qui se veut premium.

Lire la suite:

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 16:57

 

Je suis régulièrement frappé par le même phénomène affectant la communication au sein des entreprises : la méconnaissance du problème des deux pyramides et la confusion du fond et de la forme.

 

Le principe des deux pyramides que les lecteurs de mes ouvrages connaissent probablement déjà est rappelé à cette adresse : http://chohmann.free.fr/management/pyramides.htm

 

Je l’ai exposé la première fois dans le « guide pratique des 5S » et répété dans « techniques de productivité ». Il figurera très probablement dans le quatrième ouvrage en cours de rédaction.

 

Ce principe stipule, entre autre, que le sommet de la pyramide hiérarchique manipule de l’abstraction, des grandes masses, des généralités alors que la base de la pyramide est dans le concret, le détail.

 

C’est ainsi que j’ai assisté en observateur à une restitution faite à la direction générale par de jeunes ingénieurs méthodes.

 

N’étant pas encore très au fait de l’actualité dans l’entreprise, des projets en cours et plus généralement étant encore en phase d’immersion, cette présentation m’a perdu rapidement.

 

Il s’agissait d’expliquer les résultats d’un chantier Kaizen ciblé sur une zone de production.

Le présentateur, peu à l’aise et probablement poussé dans la fosse aux lions par ses courageux collègues, n’avait pas l’habitude de présenter ou peu de talent inné pour la synthèse et plus probablement encore un mélange des deux.

 

Non seulement la présentation était confuse, le présentateur bredouillant, mais le support n’était fait que de plans CAO de réimplantation de la future zone, ce qui nécessitait de la part du public un effort de compréhension intense. Les commentaires étaient émaillés de jargon technique, des abréviations obscures, suivis de longues explications sur des points de micro-détails.

 

Cela faisait monter l’exaspération du Directeur Général peu enclin à consentir un tel effort de concentration et autant de temps et qui désintéressait rapidement les autres directeurs.

Sauf le directeur technique.

 

La session fut rapidement ajournée par un DG mécontent qui somma le groupe de revoir rapidement sa copie.

 

Mon analyse était simple. Le groupe devait se livrer à un exercice marketing destiné à vendre leur projet.

Il aurait fallu présenter le projet de manière pédagogique, en entonnoir, du général vers un certain niveau de détail.

 

C’est le principe des deux pyramides ; il faut adapter la forme de la communication aux interlocuteurs.

En l’occurrence, les occupants du haut de la pyramide étaient peu intéressés par des couples de serrage ou des capacités de levage, qui sont des détails techniques qu’ils délèguent aux opérationnels.

 

Ce qu’ils voulaient comprendre c’est de quelle situation le groupe est parti, à quoi il est parvenu, combien coûte la conversion et qu’est-ce qu’elle rapporte.

 

Les orateurs ont confondu forme et fond, ou plutôt n’ont pas su distinguer que la proportion entre forme et fond et inversée entre le haut et le bas de la pyramide hiérarchique.

 

Après avoir expliqué ces quelques basiques et aidé à la mise en forme de la nouvelle présentation, le groupe à vendu le même projet en se limitant à des schémas directeurs, présentant la solution sous l’angle de concepts généraux (flux d’approvisionnements, de production, point d’intervention maintenance, etc.).


Sans rien changer sur le fond, la nouvelle forme leur a valu les félicitations du « jury ».

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 19:50

 

Pour faire contrepoint aux expériences irritantes dans les chaines hôtelières, voici une expérience dans un établissement d’entrée de gamme.

 


C’était un séjour prévu de longue date et comme tout évènement lointain dans ce monde incertain, j’ai tardé à m’en préoccuper, à faire la réservation d’hôtel.

Lorsque je m’en occupais enfin, l’hôtel convoité était complet.

Commence alors une quête de chambre en cercle concentrique autour du lieu de séjour. Entre les établissements hors de prix disqualifiés d’office et les « moyenne gamme » complets, il me reste un hôtel d’entrée de gamme dans lequel il reste des chambres.

Hésitation.

Tant de désillusions et d’irritations dans des établissements plus chers me font craindre le pire.

Finalement nécessité fait loi et après tout, ce n’est que pour un nombre très restreint de nuits.

 

Ce type d’hôtel se trouve plus volontiers dans les zones industrielles ou en bord d’autoroute qu’au fond d’un parc arboré. Ce qui les rend accessoirement plus faciles à trouver et le sommeil des citadins n’est pas troublé par un inhabituel silence.

 

Une réceptionniste nous accueille, encaisse le montant total du séjour, option petit déjeuner compris. Pour celles et ceux qui on suivi mon traumatisme en la matière dans le billet précédent, je précise que dans ce cas le montant ridiculement faible de la formule buffet doit être équivalent à un double expresso dans les autres hôtels. Quelle déception risque-t-on alors ?

 

En échange du paiement on obtient un code d’accès.

Sachant qu’une fois sur deux les cartes magnétiques des autres établissements ne s’accommodent pas de mon magnétisme personnel et me refusent l’ouverture de ma porte, je m’imagine coincé devant une porte à digicode sans personnel de garde, par une nuit noire, batterie du téléphone à plat et sous la pluie. Quitte à ce que ça aille mal…

 

Rien de tout cela n’arrive. Toutes les portes sensées s’ouvrir s’ouvrent.

 

Le confort de la chambre est spartiate, l’agencement à la fois minimaliste et fonctionnel. Ce n’est pas la première fois que je séjourne dans ce type d’hôtel, mais la dernière fois remonte à fort loin. C’est une sorte de redécouverte.

 

Certes, pour le côté glamour le genre de la maison penche plus vers le survêtement, bigoudis et la canette de soda que vers smocking, robe longue et champagne. Allongé sur mon lit fait d’un honorable matelas sur socle en béton inamovible, je médite le business model.

Personnel minimum, confort minimum mais suffisant, rationalité et sobriété, prix raisonnable.

 

Je me dis que ce type d’hôtel est relativement Lean.

Mais pour valider cette affirmation, il me faut vérifier si l’offre répond aux attentes des clients.

Comme je ne suis pas sûr de l’accueil que me feraient les autres résidants si je menais une enquête de satisfaction, je limite l’échantillon à ma seule personne.

Suis-je prêt à payer le prix demandé pour les prestations offertes ?

Oui.

Y a-t-il un motif d’insatisfaction ?

Non (Il n’y en aura aucun).

Donc les attentes sont satisfaites, l’hôtel peut être déclaré Lean ?

Hésitation.

C’est que j’ai fais un compromis en adaptant mes attentes aux prestations que je savais trouver là.

J’aurais décerné un prix Lean si en fonction de mon cahier des charges, le groupe hôtelier m’avait fait une offre en adéquation.

J’aurais été un peu plus exigeant en matière de salle de bain par exemple.

 

Mais peut être vous qui lisez mes opinions aimeriez partager les vôtres ?

 

Ce type d’hôtel est-il selon vous qualifiable de Lean ?

 

A vous lire.

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 19:20


Mes activités professionnelles m’amènent à séjourner régulièrement dans les hôtels et fréquenter les restaurants, qui sont des lieux d’observations particulièrement riches pour construire de véritables études de cas sur l’efficience des processus.

 

Le contrôle de la prise du petit déjeuner et le traitement subséquent de la facture des clients demeurent obstinément anti-Lean, (presque) quelque soit l’établissement fréquenté.

 

Premier cas : pas de contrôle dans la salle à manger.

 

Pour le client, c’est plutôt agréable, car devoir donner son numéro de chambre à haute voix s’assimile non seulement à réduire les individus à leur numéro de chambre, mais accessoirement indique à toute oreille indiscrète et éventuellement mal intentionnée que l’occupant de ladite chambre vient de la quitter pour un certain temps.

 

Au moment de régler la facture, le ou la réceptionniste demande (s’il y pense) si le petit déjeuner a été pris. A moins que celui-ci soit facturé d’office et c’est alors au client d’être vigilant s’il n’a rien consommé et peu enclin à payer la non consommation.

 

Deuxième cas : il y a des matins avec et des matins sans.


La pratique varie avec les personnels. Il y a ceux qui visiblement accueilleraient la terre entière sans broncher et ceux qui voient en chaque arrivant un vil escroc qu’il faut démasquer séance tenante. En effet, dans ce second cas, on ne saurait tolérer qu’un individu non résident profite indument d’un privilège réservé aux hôtes payants ou qu’un résident passe plus d’une fois au buffet. Pour des contrôleurs scrupuleux, il n’est pas exclu que des jumeaux cherchent à tromper la vigilance des cerbères de service et par leur ressemblance cherchent à ne payer qu’un seul petit déjeuner ! Dans ce métier monsieur, on voit de tout !

 

Une autre variante fait demander la même personne préposée au contrôle, parfois, mais jamais systématiquement votre numéro de chambre.

Est-ce un effet lié à la météo ? à la mémoire capricieuse ? à la présence de la hiérarchie ?

Pour un esprit rationnel, de deux choses l’une : ou cette information est utile et il est compréhensible qu’elle soit demandée, ou elle n’est pas utile, auquel cas on peut s’économiser de la recueillir. L’info est utile ou non, mais j’ai du mal à concevoir qu’elle ne peut être utile que parfois.

 

Troisième cas : 

 

Contrôle dans la salle à manger puis question à la réception au moment de la préparation de la facture : « avez-vous pris le petit déjeuner ? », du moins dans sa version élaborée qui peut se considérer déférente par rapport aux versions plus courantes, comme le très synthétique « un petit déjeuner ? ».

 

La dernière fois qu’une charmante réceptionniste, accessoirement patronne, m’a fait le coup, je lui ai demandé si elle pouvait concevoir que « cela peut être irritant pour le client de devoir donner l’information dans la salle à manger et la répéter à la réception ?

- Euh, non. C’est, me répond-elle, que les deux endroits sont distants.

- ?

- La salle à manger se trouve au sous-sol, précise-t-elle.

(je le sais, j’en viens)

- Pourtant quand on y descend, vous suivez le client (moi) pour lui demander son numéro de chambre (une fois arrivé au bas de l’escalier où se trouve, outre la salle à manger, le formulaire sur lequel il faut cocher une case. La patronne remonte ensuite reprendre immédiatement son poste à la réception sans emporter physiquement ou mentalement l’information recueillie.)

- Nous redemandons systématiquement pour éviter les erreurs sur les factures, se défend-elle avec son plus beau sourire qui devrait, comme à l’accoutumé j’imagine, lui pardonner bien des choses.

Je ne suis pas d’humeur pardonneuse ce matin là :

- Non seulement vous redemandez l’information que vous avez déjà, sous prétexte d’éloignement des lieux entre sa récupération et son usage (c’est pas le problème des clients), mais en plus les factures sont erronées ! »

 

En effet, devant le rapport qualité/prix proprement scandaleux, je fais désormais l’impasse sur son offre petitdéjeunatoire. Mon numéro n’est donc pas coché sur le formulaire, mais ma facture comporte néanmoins d’office le petit déjeuner.

 

Par ailleurs, je ne peux concevoir que l’on reporte sur le client l’inefficacité de l’organisation, en prétendant en plus œuvrer à la prévention des erreurs, qui se formule dans le langage hôtelier « je contrôle la qualité pour vous être agréable cher client».

 

Ma facture a été corrigée, le sourire était un peu crispé.

Depuis mes factures sont justes. Faut-il donc toujours d’abord se fâcher pour obtenir correctement ce que l’on souhaite ?

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 11:13


Que les amateurs de lingerie cloutée et amours rugueuses se calment, cet article ne traite pas de pratiques fantaisistes pour adultes mais bien de management des approvisionnements.

 

C’est la question de JF (voir son commentaire à l’article Précisément vrai mais globalement faux) à propos des prévisions et son témoignage « Et un coup, je t'avance tout, le coup d'après, je repousse tout... » (toujours rien à voir avec des jeux d’adultes) qui m’inspire cet article.

 



Se sont les analystes travaillant pour la société Procter & Gamble (P&G) qui s’étonnèrent de la variabilité de la demande en couches culottes, alors que la population des nouveau-nés ne varie pas dans des proportions importantes sur des courtes périodes et qu’il est peu probable qu’une majorité d’entre eux synchronise leurs constipations ou leurs diarrhées.

 

Leurs investigations montrèrent que les variations de demandes auprès des points de ventes étaient relativement faibles, mais que ces variations augmentaient à mesure que l’on s’éloigne du point de consommation pour remonter la chaine d’approvisionnement. Le fournisseur de matière première étant régulièrement victimes de successions de demandes impossibles à fournir puis de coups de freins et annulations de commandes.

 

La courbe d’amplification des variations remontant la chaine avait une forme rappelant le fouet des cowboys et fut baptisée bullwhip (fouet à bœufs), d’où le nom « d’effet bullwhip » également appelé « effet Forrester », en référence à Jay Forrester qui mit le principe en évidence dès la fin des années 1950.

 

L’effet bullwhip a été constaté dans de nombreux autres secteurs et il existe de nombreuses simulations ludiques, dont le « jeu de la bière » dans lequel la production mondiale de houblon et d’orge ne suffirait pas à couvrir certains besoins exprimés.

 

Dans une chaine d’approvisionnement réelle, ces variations erratiques sont à mettre sous contrôle, idéalement à éviter. Pour cela, il faut connaitre les inducteurs de l’effet Bullwhip dont le principal est le cloisonnement des différents maillons de la chaine, chacune ne voyant que les demandes de son client immédiat, mais pas celles du client final. (pour en savoir plus : http://chohmann.free.fr/SCM/)

 

Ce besoin de coordination et de transparence a fait émerger le Supply Chain Management.

 

En prenant un raccourci, on peut prétendre que les cowboys fouettards soucieux de bien vendre des couches culottes ont inventé la Supply Chain.

Ca vaut bien le char romain à l’origine de la navette spatiale

 

 

 


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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:54


La « largeur de la croupe du cheval » (billet précédent) est une collection de faits, que l’on admettra vrais pour coller au titre de ce billet, qui mis bout à bout finissent par faire une (belle) histoire vraisemblable, mais fausse.

 

Ceux qui ont lu le texte anglais (lien fourni par Raphael dans son commentaire), qui démonte la théorie du « cul du cheval » noteront que je n’en reprends pas la conclusion.

 

Comme je ne pense pas que le terme « cheval » attise la curiosité des foules se promenant sur le Net, j’aime à croire que le pic de lecture du blog – et de l’article « cul du cheval » en particulier - n’est pas du au terme « cul » pour lui-même, mais qu’il est du aux lectrices et lecteurs habituels, mobilisés et soucieux de vérifier la bonne tenue de ce blog. Je les espère rassurés.

 

Cette histoire globalement fausse, mais basée sur des faits que nous continuerons à admettre précisément vrais rappelle l’adage populaire qui dit :

 

Mieux vaut être globalement juste que précisément faux !

 

C’est la façon polie de remettre en place les pinailleurs, les fendeurs de cheveux en quatre, les vérificateurs compulsifs de la cinquième décimale et autres tourmenteurs de drosophiles qui nous emm… à longueur d’année, ceux qui jubilent à mettre en doute un calcul, une hypothèse pour une erreur minime, quand bien même celle-ci ne change rien au résultat global ou au raisonnement.

 

Mais voilà que récemment ma certitude armée de cette sagesse vacille.

 

En effet, en analysant le tableau de bord d’une entreprise, nous voyons l’indicateur de fiabilité des prévisions (quantité réalisée/quantité prévue) de 98% !

 

Au vu des résultats globaux de la firme, il est improbable que nous soyons face aux champions du monde de la prévision. Nous analysons donc les données sources et constatons que ligne à ligne la fiabilité des prévisions varie dans des proportions incroyables ; +500% par ci, -300% par là, pas une ligne qui fasse moins que 15% d’écart.

 

En fait, la somme des écarts avait le bon goût de faire tomber l’écart global à 2%.

 

Les prévisions étaient donc globalement justes ET précisément fausses.

 

A méditer.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:53

Je ne suis pas sûr que toutes les lectrices et tous les lecteurs parcourent les commentaires des billets et articles, dans lesquels peuvent se nicher des perles.


Merci à toutes celles et ceux qui se donnent la peine de commenter.


Voici, pour récompenser "SerM" de son effort et pour l'édification des masses, son commentaire à l'article "tuyau et rustines" élevé à la dignité d'article ou de billet. Le titre est tiré de sa conclusion et je ne garantis rien de ce qui est affirmé sous cette ligne...




Celà me fait aussi penser à l'histoire (légende?) suivante sur le fait de reporter indéfiniment les contraintes:

 

La distance standard entre les 2 rails d'un chemin de fer aux USA est de 4 pieds et 8,5 pouces. Ce n'est pas précisément un chiffre rond. Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ?

 

Vraisemblablement parce que les chemins de fer aux USA ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car ça permettrait également d'utiliser des locomotives de conception anglaise.

 

Mais pourquoi les anglais ont-ils construit les leurs comme cela ? Parce que les premières lignes de chemin de fer furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était alors utilisé.

 

Pourquoi cet écartement ? Parce que les ingénieurs qui construisaient les tramways ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils que ceux qui construisaient les chariots. Bien et alors, pourquoi utilisait-on un tel écartement pour les chariots?

 

On sait que les premières grandes routes en Europe ont été construites par l'empire romain pour accélérer le déploiement des légions romaines. Sur ces routes circulaient les fameux chariots dont l'écartement des roues nous préoccupe tant. Les romains ont retenu cette dimension pour la raison suivante : Les premiers chariots étaient des chariots de guerre romains. Ces chariots étaient tirés par deux chevaux. Ces chevaux galopaient côte à côte et devaient être suffisamment espacés pour ne pas se gêner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de sabots laissées par les chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux chariots.

 

L'espacement des rails US (4 pieds et 8 pouces et demi) s'explique donc par le fait que 2000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la largeur de l'arrière-train des chevaux de guerre.

 

Il y a une extension intéressante de cette histoire concernant l'espacement des rails et l'arrière-train des chevaux.

 

Quand nous regardons la navette spatiale américaine sur sa rampe de lancement, nous pouvons remarquer la présence des deux "boosters" additionnels placés de part et d'autre du réservoir principal. La société THIOKOL fabrique ces propulseurs additionnels dans son usine de l'UTAH. Les ingénieurs qui les ont conçus auraient bien aimé les faire un peu plus larges, mais ces réservoirs devaient être expédiés par train jusqu'au site de lancement. La ligne de chemin de fer entre l'usine et Cap Canaveral emprunte un tunnel sous les montagnes rocheuses. Les "boosters" devaient donc pouvoir passer dans ce tunnel. Le tunnel est légèrement plus large que la voie de chemin de fer, et la voie de chemin de fer est à peu près aussi large que les arrière-trains de deux chevaux.

 

Conclusion : une des contraintes de conception du moyen de transport le plus avancé au monde est donc la largeur d'un cul de cheval !!!

 

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 05:16

 

 

 

 

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