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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:51

 

Les réseaux sociaux sont des machines virtuelles à se faire des amis.

 

Leur intérêt dans la solitude des métropoles surpeuplées et la compétition des affaires parait fondé. On peut s’y construire un réseau de connaissances, éventuellement d’entraide, même se recommander chaudement sans s’être jamais croisé et ce genre de choses.

A l’occasion, ces réseaux permettent même de se tenir au courant des modifications géographiques majeures et méconnues sur la planète (voir l’Océan de Cotonou).

 

J’imaginais le réseau social sur le net comme une continuité du réseau social traditionnel : on se rencontre, on fait connaissance, on échange des cartes de visite puis on garde le contact.

 

En fait les demandes de contacts arrivent toutes seules, des quatre coins de la planète et sans peine puisqu’il suffit de cliquer un bouton pour qu’un formulaire pré-rempli, aussi attentionné et chaleureux qu’une déclaration d’impôt, soit envoyé à la cible de son choix.

 

Ainsi m’arrivent régulièrement des demandes de mise en contact de parfaits inconnus, qui ont le clic facile mais ne s’encombrent pas de détails : pas un mot sur leur motivation, leur but, pas une formule de politesse autre que celle pré-remplie…

 

Celles qui m’impressionnent le plus sont celles qui émanent de jeunes gens qui malgré (ou grâce ?) leur jeune âge accumulent déjà 2492 contacts directs.

Je ne saurais jamais pourquoi ils avaient besoin de moi en plus, hormis pour gagner un concours du plus gros possesseur d’amis ?

 


J’imagine la transposition dans le monde réel de la machine à se faire des amis :

 

« Tiens chérie, je me ferai bien un nouvel ami, il te reste de la monnaie ? »

La machine échange la pièce contre un sachet estampillé « Barnabé, l’ami rêvé » ou « Jeannine la bonne copine ».

On verse 25cl d’eau dans le sachet et plouf Barnabé apparait (pour Jeannine comptez 33cl, parce qu’elle intègre la fonction « pleurer »).

« Salut, je suis Barnabé, l’ami rêvé. T’aimes le foot ? T’as de la bière et des cahuètes ? »

Déception.

Vite, appuyons le bouton [supprimer] dans son dos et plaf, Barnabé se répand en paillettes dorées biodégradables sur le sol.

Essayons « André l’ami qui plait » ou « Rodolphe, qui joue au golf » ou « Paul-Edouard, jamais en retard »

 

Ceux qui plaisent se rangent dans un placard grâce à la fonction « archiver » (faire ALT+ clic bouton derrière l’oreille gauche)

 


Autre propriété de ces réseaux ; on peut être tenu au courant et en temps quasi réel des évènements cruciaux qui forgent l’histoire de l’humanité :

 

* Madeleine Laval s’est abonnée au forum point de croix et chefs d’œuvre en dentelle

* Henri-Paul de Lacloche a consulté l’article « les titres de noblesse dans le cybermonde »

* Julie Duval a posté un commentaire sur la chanson Prout tralalère

* Jérôme Dudule s’est mouché il y a 1,45 minutes

 

Tous ceux qui ont manqué ces faits d’actualité resteront en marge de la marche de l’humanité vers son évolution mais auront probablement terminé leur travail dans les délais ou conclu des affaires réelles avec des organisations et individus restés bêtement matérialistes.

 

Rien n’est plus secret entre membres d’un réseau, pas même que votre collaborateur direct vient de rentrer en contact avec votre homologue chez le concurrent le lendemain de son entretien d’évaluation.

 

Une aide précieuse pour le management.

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 17:45

 

1er Mai 2010, je fête le travail comme il se doit en chômant assidument ce jour.


En nettoyant mes boites mail des courriers en retard, je tombe sur cette perle reçue via un réseau dit "social".

 


 

Cher monsieur,


Je suis le responsable des échanges et facturations de la banque internationale pour le commerce et l'industrie DU BENIN J'implore votre indulgence pendant que je vous contact d'une façon si étonnante.

 

(Un sourcil se lève et mon index cliqueur retient son geste de suppression à la lecture du mot « étonnante » ; un pitch publicitaire qui mérite d’être vérifié.)


Mais je vous exige avec respect de lire cette lettre soigneusement car je suis optimiste qu'elle ouvrira des portes pour les récompenses financières inimaginable pour tous les deux.

 

(Vous êtes bien le premier à m’exiger.. ! Quant à l’inimaginable, il n’y en a pas assez pour accorder le pluriel ?)

 

Dans mon département nous avons découvert
une somme abandonnée de vingt deux millions de dollars US (USD 19.000.000.00),

 

(A supposer qu’un des points est un séparateur de décimales, il vient quand même de s’en évaporer 3 millions le temps d’écrire la somme en chiffres. C’est dire l’ampleur de la crise en Afrique.)

 

dans un compte qui appartient à un de nos client étranger qui est mort avec sa femme en Décembre 2003 dans un accident d'avion qui s'est écrasé sur l'Océan de Cotonou.

 

(tiens, je ne le connaissais pas celui-là, l’océan de Cotonou.)

 

Depuis que nous avons obtenu des informations sur sa mort, nous nous étions attendus à ce qu'un de ses proches parents vienne et demande son argent parce que nous ne pouvons pas le libérer à moins que quelqu'un sollicite être un de ses parents comme indiqué dans nos directives d'opérations bancaires mais malheureusement nous apprenions que tous sont supposés ne pas être au courant de ses avoirs , la personne au courant ( sa femme est morte avec lui lors de l'accident) Ne laissant personne derrière pour la réclamation.

 

(Votre compréhensible émotion rend l’explication quelque peu confuse, mais tant de malheur vaut toute notre sympathie à la nombreuse parenté mal informée.)

 

C'est suite à cette découverte faite par les services d'une agence de détectives privée que mon collègue et moi avions décidé de vous faire cette proposition d'affaires et de vous libeller l'argent en tant que proche parent du défunt pour la sûreté et le déboursement suivant puisqu' il n'a personne.

 

(Adopter un défunt orphelin, quelle noble idée !)

 

Nous ne voulons pas que cet argent entre dans le trésor de la banque comme fond irreclamé facturé. La loi et les directives d'opérations bancaires ici stipule que si une telle somme d'argent restait irreclamé après quatre
ans, l'argent sera transféré dans le trésor de la banque comme fonds irreclamé.

 

(Décidemment, les accords… en genre et nombre, pour les accords en affaires cela semble être plus dans vos cordes.)


La demande d'un étranger comme proche parent dans cette affaire est occasionnée par le fait que le client était un Étranger et un Béninois ne peut pas se tenir en tant proche parent d'un étranger.

 

(Ma foi, Mamadou Demba frère de Jörk Ligenström, c’est vrai que cela étonne de prime abord, mais le monde est un grand village…)

 

 (il faut éviter toute démarche qui entraînerais des soupçons)

 

(Vous faites bien de le préciser !)

 

Nous convenons que 30 % de cet argent serons pour vous en tant qu'associé étranger, en ce qui concerne la fourniture d'un compte et tout le protocole de transfert d'argent dans votre pays nous prévoyons 10 % et 60 % pour moi , mon collègue et toutes autorités participants à cette affaire.

 

 

Je visiterai donc votre pays pour le déboursement selon les pourcentages indiqués.

 

(Prenez soin de contourner l’Océan de Paris, les accidents d’avions s’y écrasent souvent)

 

Par conséquent permettez le transfert immédiat de ces fonds comme disposé, vous devez d'abord contacter la banque comme proche parent du défunt (son cousin) indiquant votre nom de banque, votre numéro de compte bancaire, votre numéro de fax privé, de téléphone pour la communication

 

(bon, je vais acheter un fax, ne quittez pas)


À la réception de votre réponse, je vous enverrai par fax ou email le texte de l'application. Je ne manquerai pas d'apporter à votre notification que cette transaction est libre et que vous ne devriez amuser d'aucun atome de crainte car tous les arrangements exigés ont été pris par un notaire pour le transfert.

 

(vous avez raison, le nucléaire est trop dangereux pour que l’on s’en amuse, et ma mère m’a toujours strictement défendu de jouer avec les atomes de crainte)


Essayez cher monsieur de me contacter dès que vous recevrez ma lettre.
Confiant d?avoir de vos nouvelles rapidement.

 

(comptez la-dessus et fumez un brin de muguet à la santé de l’Océan de Cotonou)

 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 05:11
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 23:28

 

La scène : immeuble de bureaux cossu, refait à neufs.

L’objectif de la mission : se laver les mains.

La victime : moi.


J’arrive dans les toilettes marbrées, très propres, où la lumière s’allume seule par la grâce du détecteur qui remplace le traditionnel interrupteur.

La première impression est très favorable.

Le distributeur de savon distribue sa noix de savon et je manipule le levier du mitigeur du lavabo pour obtenir de l’eau froide.

 

Je m’ébouillante les mains.

 

Surprise.

 

Dont je vois la mimique douloureuse dans le miroir.

 

Incrédule je regarde les deux points bleu et rouge sur le mitigeur, le levier est bien du côté bleu.

Je le ramène du côté rouge et l’eau glacée apaise la brûlure.

 

Ceci fait, je saisis de mes doigts mouillés l’extrémité d’une serviette en papier dans le distributeur.

J’en retire un confetti détrempé entre pouce et index.

J’en déduis qu’il faut augmenter la surface de contact entre doigts et serviette, ajoute donc des doigts, tire à nouveau et récupère une… bandelette de papier.

 

Je comprends, l’instruction Véyézo serviettes a trouvé un exécutant zélé qui a bourré le distributeur par le haut, compactage maximal. Les usagers ne risquent donc pas de manquer de serviettes, aucun ne peut en utiliser. Cela économise même le vidage de poubelle, puisqu’aucune serviette n’en trouve le chemin.

 

J’exige une serviette, donc je m’y reprends vigoureusement avec tous mes doigts dont les extrémités sont maintenant sèches, le distributeur soubressaute et pour toute concession à notre lutte homérique finit par me lâcher son couvercle sur les mains.

 

Je n’ose en passer une (de main) par le dessus désormais ouvert pour attraper la serviette du haut de la pile, rendu prudent par la densité de pièges dans une surface aussi réduite.

Je réalise avec effroi que j’aurais pu en déclencher davantage encore en utilisant… l’isoloir !

 

Je n’ose pas non plus toucher la poignée de porte avec des mains mouillées et opte donc pour la méthode japonaise ; je me sèche les mains avec un mouchoir.

Propre, évidemment.

En papier.

De ceux qui peluchent un peu. Je ne suis plus à çà près.

 

L’histoire finit bien, les toilettes ne mettent aucun obstacle à ma libération.

 

D’aucun penseront que voilà non seulement un homme maladroit (voir trahisons technologiques) mais qui en plus attire sur lui les petites misères du monde.

 

J’aime à croire moi, que des lecteurs de ce blog conspirent et oeuvrent en secret pour inspirer les futurs billets d’humeur.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 17:45

Qui roule diesel est ne dispose pas d’un chauffeur sait que faire le plein sans se protéger les mains, c’est embaumer le gazole pour le restant de la journée.

 

Les distributeurs de carburant ayant le souci du client, plus précisément celui de le voir revenir, proposent des gants vinyle jetables. Courtoisie bien calculée, mais néanmoins appréciée.

 

Parfaite illustration de « l’effet Kano », l’apparition du gant vinyle créa un effet d’heureuse surprise, d’autant que le gant est plus pratique et dans une certaine mesure plus élégant que le torchon de papier que les plus débrouillard(e)s et les plus motivé(e)s entortillent autour du pistolet.

 

Hélas, Kano enseigne aussi que l’heureuse surprise d’hier est le standard d’aujourd’hui.

 

Cela signifie que les clients charmés par cette délicate attention hier, payaient en se fendant d’un mot gentil au pompiste attentionné, mais une fois l’habitude du gant prise, les mêmes clients sont capables d’invectiver (voire de fendre) le pompiste en cas de manque de gants.

Si.

 

Ne souhaitant ni perdre les clients, ni les pompistes, les patrons de pompes dirent aux pompistes : « veillez aux gants, sinon gare ! ».

La sélection concurrentielle se chargea d’éliminer ceux qui ne surent interpréter « Véyézogan » au profit de ceux qui z’y veillent.

 My-pompiste.jpg

Sauf que quitter caisse et cahute, tabouret moelleux, musique et douce chaleur/tiédeur/fraicheur (rayer les mentions inutiles) pour regarnir périodiquement le distributeur de gants avec la quantité juste nécessaire (Lean) est une tâche que l’on délègue volontiers au collègue qui prendra la relève.

 

Ces ainsi que certains pompistes veillent si bien aux gants qu’ils bourrent le distributeur tant et plus, espérant bien que le stock suffira jusqu’à la fin de leur poste.

 

Pour le client, récupérer un gant, un seul et d’un seul tenant est un défi.

Après avoir vaincu le replet et radin distributeur, le client peut selon le cas, profiter de mitaines vinyles ou de quelques doigtiers de la même matière effilochée, guère plus élégants et certainement moins pratiques que les torchons à l’ancienne.

 

Quelques pompistes vigilants, voyant les clients s’acharner sur le distributeur n’hésitent pas à sortir sur le seuil de leur cahute et menacer de lâcher les chiens sur ces clients voleurs qui semblent faire provision de gants !

 

Véyézogan !

Yzivéye.

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 08:56

L’un des 5 « S » se focalise sur la Standardisation et l’élaboration de règles pour maintenir un bon état d’aptitude du poste de travail ou du processus. Ce n’est pas le S le plus populaire, mais il conditionne la pérennité de la démarche.

 

En matière de données informatiques et de fichiers, la gigantesque capacité de stockage du moindre média ne pousse pas nécessairement à faire régulièrement le ménage ni à ranger correctement les fichiers.

 

C’est ainsi que de nombreux fichiers sont baptisés rapidement d’un nom vaguement explicite (dans le meilleur des cas), essentiellement afin de pouvoir l’enregistrer.

 

Evidemment, quelques semaines plus tard, lorsqu’il faut retrouver dans quel fichier se trouvent les données recherchées, la recherche nécessite au moins l’ouverture d’une demi-douzaine de fichiers dans autant de répertoires différents.

 

Voilà pourquoi un responsable de service s’est retrouvé rouge comme une pivoine en recherchant désespérément les données relatives à la performance de son service, devant un auditeur refusant de partir sans les obtenir et témoin narquois de l’ouverture successive des fichiers « toto1 », « toto2 », etc.

 

Recommandation : baptisez vos fichiers de noms significatifs

 


En matière de représentations graphiques, les tableurs autorisent la création rapide et facile de graphiques, qui agrémentent réunions et/ou documents.

 

Un petit graphique vite fait facilite la communication et la compréhension.

 

GRAPHIQUE.jpg

Ce n’est que quelques semaines plus tard, en voyant le graphique que l’on se demande ce qu’il représente (pas de titre), quelles sont les grandeurs représentées (pas de mention d’unités ni de légende), ce graphique est-il toujours valide et de quand date-t-il (pas de date), à qui pourrait-on le demander ? (pas d’auteur).

 

Recommandations :

 

Donnez un titre explicite à vos graphiques

Précisez les unités représentées

Affichez une légende

Datez le graphique

Précisez la source des données

 


Pour plus d'info, visitez mon portail 5S sur HConline

 

 


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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 07:38

Le client est un roi courtisé tant qu’il n’a pas attribué sa faveur et déchu dès qu’il a payé.

 

Dans « Vous êtes ouvert le samedi ? » je rapportais le traitement réservé par le SAV d’une concession automobile aux clients ayant acquis leur cher véhicule, qui tranche nettement avec l’empressement des vendeurs qui frétillent autour du chaland dans le hall d’expo.

 

Qui doit faire appel à un service après-vente joue à la loterie, avec une probabilité croissante de perdre son temps, sa patience et ses dernières illusions.

 

Le service après-vente (centre d’appel au Portugal) de cette marque archi-connue a promis m’échanger gracieusement un accessoire défectueux si je renvoie ce dernier au moment de la réception du nouvel accessoire. Dans le colis se trouvera le conditionnement et les instructions pour le renvoi.

 

Très bien.

 

Après plusieurs semaines d’attente, sans livraisons ni nouvelles (et d’aveugle confiance de ma part), mon compte est débité de quelques euros pour « frais de non-renvoi  de l’article défectueux dans les délais » (prélevés à Londres). Ces frais se montant tout de même à trois fois le prix de vente de l’accessoire.

 

??????!!

 

Je n’ai jamais rien reçu, malgré le délai court annoncé par le SAV et à la vérification du parcours du colis mystère (notez que le client doit mener lui-même l’enquête), il s’avère que l’accessoire attendu a été livré en… Hollande.

 

Mon compte est recrédité automatiquement quelques jours plus tard de la somme prélevée, minorée de « frais de manipulations ».

 

Partagé entre le fort désir de rétablir cette injustice et mes droits de client d’une part, la modeste somme en jeu, l’évaluation du temps nécessaire à expliquer (et justifier) mon cas, des frais téléphoniques supplémentaires et de la probabilité d’arriver à bonne fin sans énervement d’autre part, j’ai choisi l’abdication.

 

Roi déchu, roi déçu.

 



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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 10:26

Pourquoi les 5S, en apparence si simples et si banals sont-ils autant en demande ?

 

Tentative d’explication.

 

Imaginez un univers relativement vaste, vide et propre, avec vous au milieu.

Ajoutez un objet.

 

5S1-copie-1.jpg


L’objet occupe une place négligeable au sein de l’espace disponible. Il est unique, il se voit de loin puisqu’il n’y a rien d’autre, il se retrouve facilement.

 

Ajoutez alors rapidement un nombre conséquent d’autres objets autour du premier. Puis tentez de localiser instantanément l’objet ajouté en troisième, si possible de loin.


 5S2-copie-1.jpg

 

L’abondance et plus encore la surabondance exige des règles et de la discipline pour pouvoir maitriser son univers, qui tend à s’encombrer perpétuellement.

 

Deux exemples concrets :

 

L’information disponible autour de nous excède de loin notre capacité de traitement. Personnellement je stocke des magazines à parcourir, des articles survolés, des livres empruntés, achetés ou reçus afin de les « traiter » lorsque je peux y consacrer du temps.

 

Bien évidemment, cette collecte est plus rapide et abondante que mon processus de traitement.

 

Il s’ensuit une multiplication de piles plus ou moins ordonnées, qui semblent vivre leur vie en attendant si je ne les mets en ordre et m’astreint à les faire diminuer.

 

Evidemment, quelque soit la brillante logique de classement, il m’arrive encore de pester en recherchant un article particulier ou un magazine dans lequel je me souviens vaguement d’un titre, d’un thème, etc.

 

D’où l’instauration d’une routine visant à périodiquement m’astreindre à la revue et au traitement des piles. Armé d’un gros feutre rouge, j’entoure les passages pertinents et essentiels, barre le périphérique inutile et me débarrasse des pages sans intérêt. Fait remarquable, un article qui à première vue semble intéressant ou du moins mérite une lecture, se révèle souvent décevant.

 

L’autre exemple est celui de mon téléphone intelligent multi-usage à grande capacité de stockage sur lequel je charge des conférences, des émissions radio, des cours d’université (podcasts), de la musique, ou des livres audio afin d’employer utilement les temps morts, durant les transports, etc.

 

Le foisonnement non contrôlé des téléchargements à mes débuts me faisait réécouter la même conférence plusieurs fois tout en me cachant celle que je cherchais. Là encore, tri, ordre et discipline sont de rigueur.

 

N’y aurait-il qu’une émission de disponible, ce genre de problème ne se poserait pas.


L’abondance nécessite les 5S…

 

 


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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 18:29

Jamais un 14 février annoncé ne m’avait paru aussi agressif, commercialement parlant.

 

Le 14 février est la saint Valentin ou la fête des amoureux. Si vous ne le saviez pas c’est que vous n’avez pas d’e-mail ou alors un anti-spam diablement efficace !

 

En effet, je ne me souviens pas que les 14 février passés étaient sujets à autant de publicités.

 

Si l’on suivait les prescriptions publicitaires, pour être amoureusement correct, il faudrait :

 

* acheter un billet d’avion pour deux à destination romantique ou Rome Antique. L’amour ne se conçoit pas à domicile.

 

* louer une berline allemande réputée luxueuse pour promener votre amour dans un carrosse aux suspensions certes fermes, mais au rugissement prometteur.

 

* faire livrer des fleurs à l’adresse de la belle, ce qui est particulièrement stupide car vous serez avec elle à Rome

 

* Amour toute la nuit Valentine, ce qui avant traduction par un robot peut concerné par son job était « love your Valentine all night » ou « aime-la jusqu’au bout de la nuit » avec la pilule Youpida , livrée en boite de 250 (pour les longues nuits d’hiver)

 

* offrir une nuit dans un hôtel plutôt vide les week-end, dans la zone industrielle de Fauchy-Landeureck, accès facile par l’autoroute A224 qui passe sous vos fenêtres. Mais bon, avec les pilules précédentes vous ne dormirez pas de toute façon.

 

* envoyer une cybercarte parlante programmée pour apparaitre le bon jour à la bonne heure dans sa boite mail. Si le message est coquin, vérifiez bien que l’adresse d’expédition est le mail privé et non celui du bureau.

 

* commander un avertisseur de radar, qui contrairement aux pilules Youpida permet de venir vite et sans se faire remarquer !

 

* changer son mobile qu’elle a depuis 3 mois, ringard depuis 2.

 

* offrir un baladeur mp3 livré avec l’intégrale des chansons d’amour du monde (34 heures de chansons romantiques en 67 langues et 89 dialectes).

 

Et quelques dizaines d’autres idées brillantes, auxquelles il est vrai nous n’aurions jamais pensé.

 

Merci la Pub.


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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 21:17

Rien n’est plus infâmant pour un japonais que de s’excuser et reconnaitre une faute commise. Il importe d’autant plus de sauver la face que la position du fautif potentiel est élevée et prestigieuse.

 

S’excuser en public, en s’inclinant humblement, ne permet guère de sauver la face. Ce n'est pas ce que l'on envisage et il n'est donc pas étonnant que les capitaines d’industrie nippons ne soient pas très « performants » en la matière.

 

D’après lefigaro.fr, « Après des semaines de mutisme, le directeur général du groupe (TOYOTA) Akio Toyoda a organisé vendredi en catastrophe une «conférence d’excuses», si maladroite et froide qu’elle a eu l’effet exactement inverse de celui recherché. »

 

Si pour les occidentaux ce genre d’humiliation est plus étonnant que grave, il est pris extrêmement au sérieux au Japon.

 

Pire, le fleuron de l’industrie fait porter la honte à tout le pays : « Au Japon, les ennuis de Toyota prennent la tournure d’une affaire d’État, en raison du poids du constructeur dans le pays. Toyota est le dernier symbole de la grandeur industrielle du Japon. (…) C’est un problème pour l’ensemble de l’industrie automobile japonaise, et pour la confiance envers les produits japonais», Katsuya Okada, ministre des Affaires étrangères. (lefigaro.fr)

 

Du temps où les dignitaires portaient encore le sabre, une telle affaire commandait d’écrire un ultime poème avant de s’ouvrir le ventre. On lui en demandera pas tant à M. Toyoda, même si son humeur l’y fait peut-être penser.

 

En France, il faudrait changer de métier, de région, éventuellement d’identité.

Aux USA, il faudrait changer d’entreprise, rejoindre la concurrence.

Au Japon, il faudra probablement quitter son siège et rentrer dans l’ombre honteuse…

 


Mentsu o tamotsu, une des expressions que j’ai retenue de « ma période japonaise ». C’est un de mes mentors de l’archipel qui m’avait expliqué la chose en privé, soucieux de m’éviter la rancune d’un collègue, ou pire d’un supérieur nippon, blessé sans le vouloir par le franc-parler occidental.

 

Le souci du mentsu o tamotsu, je l’ai compris plus tard, m’avait valu une sèche remise en place du patron japonais, alors que je pointais un problème qualité provoqué sans le vouloir par un de nos visiteurs du siège nippon.

 

La même recherche du mentsu o tamotsu a fait littéralement « bugger » un de nos PDG lors d’une réunion. Ne trouvant pas de réponse lui permettant de sauver la face, il est resté « coincé » et muet tel un Windows planté durant une dizaine de minutes. Je ne me souviens plus comment nous l’avons décoincé, mais les sourires gaulois devant ce désarroi nippon n’ont pas du aider beaucoup.

 


 

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