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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 00:00

Si bon gré mal gré les industriels occidentaux s’étaient mis à intégrer quelques mots de japonais dans leur vocabulaire en suivant le modèle Toyota, le chef de file de l’excellence industrielle pourrait bien malgré lui diffuser un mot allemand : Schadenfreude.

 

Schadenfreude est un mot allemand signifiant littéralement « joie provoquée par les dommages (que subit autrui) ». Il est construit en agrégeant Schaden (les dommages) et Freude (la joie, la réjouissance).

Je ne connais pas d’équivalent aussi concis en langue française.


Les déboires qualité de Toyota avec la pédale d’accélérateur et d’autres soucis ne peuvent que réjouir les concurrents qui peinaient jusque là à se hisser au niveau de ce constructeur emblématique.

 

Non seulement les véhicules de la marque étaient réputés fiables et d’un bon rapport qualité prix, mais le modèle industriel qui les produit est devenu LE modèle de référence. Autant de raisons pour les concurrents de s’agacer.

 

Ainsi faut-il que le champion trébuche pour que les prétendants puissent lui donner quelques coups de coude en cherchant à le doubler.

Implacable compétition, stratégie commerciale ou charognardise, les constructeurs américains offrent des primes pour tout client délaissant sa Toyota au profit d’un de leur modèle.

 

Ils sont bien aidés par tous les commentaires sur les craintes ou les déceptions que ces problèmes soulèvent auprès des internautes, de la presse, etc.

Evidemment, tous les rappels et problèmes passés des mêmes concurrents ne sont pas mentionnés.

 

Voilà d’ailleurs que Ford doit également rappeler des véhicules pour problèmes de freinage ! (Source : la tribune)

Et hop, un arroseur arrosé.

 

Ce qui est fascinant, c’est la vigueur de la critique envers la référence et cette propension à brûler aujourd’hui les icônes adorées la veille.

Rien ne semble plus jouissif que la chute du vainqueur.


Schadenfreude…

 


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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:06

J’avais déjà expérimenté la longue traine dans le domaine de l’achat de livres, sans même savoir que c’était la longue la longue traine, ni que ce phénomène se nomme ainsi.


Comme monsieur Jourdain fasciné par la prose, je la retrouve de plus en plus souvent.

 

Deux exemples :

 

1)

 

Je cherche un jeu de bonnettes, qui sont des « lentilles grossissantes » à visser sur l’objectif d’un appareil photo, afin de faire de la macrophotographie à faible coût. J’ai cherché dans les magasins généralistes, chez les spécialistes, même au dernier salon de la photo de Paris, pas moyen de trouver des bonnettes.

 

Pire, au sein de cet éphémère temple de la photographie où se pavanent de soi-disant experts, personne ne sait ce que c’est !

 

A force d’efforts inutiles et le temps que l’idée m’arrive enfin au cerveau, je tape « bonnettes macro» dans Google pour trouver non seulement des personnes qui connaissent et utilisent, mais aussi des revendeurs, dont… Amazon.

 

Bon, Amazon France est solidaire des experts du salon de la photo et n’en présente que le nombre strictement minimal pour figurer dans les recherches sur Google. Je tape alors « close up lens » dans Amazon.com (USA) et dans Amazon.de (Allemagne) pour trouver des pages et des pages de bonnettes.

 

Finalement, les miennes viendront de Berlin.

 

2)

 

Il m’arrive de demander en bijouterie ou chemiserie si le commerçant propose des cache-boutons.

Aucun ne m’a encore renvoyé vers un pharmacien ou dermatologue bien que ne comprenant pas ce que je cherche.

 

Il s’agit de couvre-boutons qui se placent sur les boutons des manches de chemises et les ennoblissent ainsi visuellement, simulant des boutons de manchette. Ils furent à la mode en… quand déjà ? Dans les années 90 ?

 

Bon, la charmante Y de la boutique de chemise ne peut les avoir connus, mais elle a le reflexe (très Y) de me suggérer de regarder sur le Net.

Confus comme un X en retard d’une technologie, je rentre taper cache-boutons sur Google pour en trouver, notamment sur… Amazon !

 

Précisons Amazon USA, où cet accessoire se trouve dans la « boutique bijouterie » sous la dénomination « button covers » car Amazon France vous regarde de haut et méprise les faisant semblants, les je-fais-croire-que-j’ai-des-boutons-de-manchettes, mais pas de ça ici, la maison ne fait que dans le véritable.


Excusez-moi.

Oui, j’essuie les pieds en ressortant.

Pardon de vous avoir dérangé.

 

Pourquoi diantre me dis-je, ne demande-je pas tous de suite Monsieur Google ou Madame Amazon lorsque je cherche quelque chose ?

 

Finalement, lorsque les clients prennent de manière croissante le chemin des achats sur le Net, les boutiquiers voient leurs ventes diminuer, la demande apparente chuter. A force, ils vont cesser de proposer des articles qui ne sont plus des niches de masse, ce qui accentue le succès des boutiques en ligne qui optent pour la masse de niches.

 

Nous nous retrouvons étonnamment dans les mêmes circonstances que celles qui ont fait la fortune de messieurs Sears et Roebuck (1893) : des consommateurs trop éloignés des biens qu’ils convoitent, qu’on leur propose de choisir sur catalogue puis de leur livrer à domicile.

 

Bientôt donc, devant la diminution croissante des ventes de poireaux en magasin primeur, ceux-ci ne seront disponibles qu’auprès d’Amazon ou eBay.

 

Ce recentrage aura des corollaires bénéfiques, comme éviter aux jeunes gens désœuvrés des quartiers aux épiceries désertées de se faire aguicher par les mémés à cabas.

Ils pourront même se faire embaucher pour les livrer en scooter de course.

Les poireaux.

 

On y viendra tous, à la traine…

 

 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Pareto et longue traine
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 17:26
Voici un message reçu par une de mes relations.

Avec autant de matraquage, si vous n'avez pas mémorisé le titre de l'ouvrage et le nom de l'auteur, vous le faites exprès (ou la maladie est installée... ).

Merci pour la pub, Amazon.

amazon pub

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Published by Christian HOHMANN - dans 5S et Management Visuel
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:02


Dans son livre la longue traine, Chris Anderson explique la découverte de cette surprenante réalité qu’il a d’abord appelé la loi des 98%, en référence (et contrepoint) à la loi de Pareto ou loi des 20/80.

 


Rappelons que la longue traine est « la queue » du graphique de Pareto, formée par un très grand nombre de catégories comptant peu d’occurrences mais jamais moins d’une unité.

 

Originellement constaté sur les téléchargements de morceaux de musique, ce phénomène a été constaté dans d’autres séries / phénomènes, dont les séries étaient jusque là artificiellement tronquées (limite des Pareto pour des raisons économiques, de rentabilité, de capacité de stockage, etc.).

 

Cette loi, qui s’est finalement popularisée sous le nom de « longue traine », stipule que 98 % des références proposées génèrent au moins une vente sur la durée considérée. Il semblerait qu’elle soit invariante d’échelle, car les tests menés sur différentes séries montrent que l’ajout de références génèrent de nouvelles ventes sur ces références et si ces séries croissent jusqu’à devenir de très grandes séries (400.000 références par exemple), le ratio de 98% se vérifie encore. Il semble que la référence la moins bien classée finit par enregistrer au moins une vente, ce qui explique que la traine s’approche de zéro sans pouvoir l’atteindre.

 traine1.jpg

Ainsi s’explique les business models et les succès de nouvelles entreprises telles Google, eBay, Amazon ou iTunes, qui exploitent la masse des niches et non seulement les niches de masse comme le faisait jusqu’à présent le commerce traditionnel (exemple : disquaire traditionnel vs site de téléchargement ou libraire de quartier vs Amazon).

 traine2.jpg

Pour que le business model fonctionne il faut :

 

  • *Une offre très abondante
  • *Une vaste clientèle ayant un accès facile à l’offre
  • *Un coût d’acquisition faible pour les clients (pas de regret à essayer quelque chose qui coûte très peu cher)
  • *Un coût de stockage et distribution très faible pour le vendeur, ce qui est le cas avec les médias numériques

Sous contrainte d’absence de soucis d’obsolescence, au sens de dégradation de l’objet de l’offre (un fichier numérique mp3 peut « vieillir » sans se détériorer).

 

Très bien, mais outre « l’esthétique » du concept et l’explication du succès de certains sites de commerce en ligne, quelle application pratique pour la loi des 98% ?

 


Voici une intuition que j’aimerais mettre à votre épreuve :

 

Les systèmes de suggestions en entreprise, les boites à idées, connaissent généralement un bon démarrage mais tout aussi généralement, le flux d’idées ou de suggestions émises se tarit rapidement.

 

Une des raisons à cette retombée de soufflé est le tri effectué par une « autorité » qui ne retient que les suggestions les plus « intéressantes », fréquemment selon une logique de retour sur investissement.

 

Dans ce cas, c’est une logique 20/80 qui s’applique, par laquelle on portera intérêt, donnera suite et mettra en œuvre les 20% d’idées qui rapportent 80% d’amélioration. Ce faisant, les émetteurs des 80% d’idées écartées ou retardées seront vexés, déçus, démotivés, etc. Probablement ne participeront-ils plus et n’émettront-ils pas de nouvelles suggestions.

 

Une autre cause classique du désintérêt rapide est le délai de réponse excessif entre émission de la suggestion et notification de la décision, sans même parler de la mise en oeuvre.

 

A la lueur de l’expérience de la longue traine, posons-nous maintenant la question suivante : que faudrait-il pour que 98% des idées puissent être mises en œuvre ?

 

On peut s’inspirer du modèle commerce électronique :

 

  • *Une offre (très) abondante de suggestions
  • *Une vaste base de participants ayant un accès facile à l’émission de suggestions (l’offre)
  • *Un « coût d’acquisition » (mise en œuvre) pour l’entreprise plus faible que le montant des gains ou économies générés

Le coût de stockage et de distribution étant ici sans objet.

 

Plus précisément, il faudrait lever les obstacles à l’acceptation et la mise en œuvre ainsi qu’accélérer l’ensemble du processus.

 

Ceci peut être atteint si :

 

La règle d’acceptation est simple : il suffit que l’idée rapporte plus qu’elle ne coûte,

Les émetteurs peuvent mettre en œuvre eux-mêmes, après une formalité simple qui autorise ou, dans quelques rares cas, refuse pratiquement instantanément.

 

Ainsi l’entreprise profiterait-elle de la masse des niches d’idées et non plus seulement de la niche des idées de masse.

 

Cela ne rappelle t’il pas le kaizen japonais ? Une somme de petites améliorations, faites au quotidien mais avec constance, par les individus eux-mêmes, avec de petits moyens ?

 

Si vous découvrez une faille dans le raisonnement ou si vous avez des commentaires, je vous invite à les partager.

 

Christian


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Published by Christian HOHMANN - dans Pareto et longue traine
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 15:40

2livres_sml.jpgOriginellement annoncé pour courant décembre 2009, le guide pratique des 5S et du management  visuel, 2ème édition, est finalement arrivé durant la deuxième semaine de janvier 2010.

 

 

 

5S, des besoins globalement constants

 

De par mes observations personnelles autant que par les courants d’affaires du cabinet sur une période d’une dizaine d’années, il semble que les demandes et donc a priori les besoins en matière de 5S restent globalement constants. Ceci paraît curieux dans la mesure où leur diffusion relativement large et la simplicité supposée de leur déploiement auraient du graduellement tarir la demande.

 

Plusieurs causes peuvent expliquer ce phénomène.

 

La première est le constat ou l’obligation d’entreprises jusque là peu concernées par ce type de démarche, qui doivent (sous la pression de leurs clients) ou souhaitent s’y mettre. On peut alors évoquer une propagation des 5S vers des entreprises ne les « connaissant » pas encore.

 

La seconde cause de la relative constance de la demande d’accompagnement aux 5S tient à l’échec ou à l’essoufflement d’une démarche engagée par le passé, qui nécessite de reprendre le projet. Ceci se constate relativement souvent.

 

La troisième cause est le départ, la mutation du chef de projet, voire la dispersion des membres de l’équipe ayant initiés les 5S sur le site, et qui n’ont pas de successeurs. Ce cas peut se concevoir comme une variante du précédent.

 

La quatrième cause est l’arrivée de jeunes générations d’encadrants, remplaçant celles qui ont initié les 5S et plans de progrès, que l’entreprise souhaite faire coacher par des professionnels. Elle profite alors de ces « yeux neufs » pour redonner une impulsion à la démarche ou remettre au défi les progrès déjà accomplis.

 

Enfin, la cinquième cause recouvre une demande plus complexe que les chefs de projet ont plus de mal à exprimer, ou dont les 5S identifiés comme un prérequis sont attaqués en premier, simplement dans l’ordre séquentiel des phases à déployer. Par exemple : améliorer la productivité de l’atelier de 10% en trois mois, ce qui se décline en une série de mesures et d’objectifs ciblés, tels qu’améliorer la disponibilité et la charge des machines avec des méthodes telles que SMED et TPM, etc.

 

La constance de la demande a motivé la nouvelle édition, qui fait passer l’ouvrage de 290 pages et 450g à 350 pages et 550g.

 

  delta5s

 

Les personnes intéressées peuvent commander le livre sur le site de la Fnac :

 

http://livre.fnac.com/a2766841/Christian-Hohmann-Guide-pratique-des-5S-pour-les-managers-et-les-encadrants?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=2&Fr=3

 

Sur Amazon :

 

http://www.amazon.fr/Guide-pratique-management-visuel-encadrants/dp/2212545029/ref=sr_1_7?ie=UTF8&s=books&qid=1263634453&sr=8-7

 

Sur le site de l’éditeur :

 

http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/guide-pratique-des-5s-et-du-management-visuel-9782212545029

 

L’Editeur propose en outre des conditions particulières pour les commandes en nombre

 

 


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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 23:59

Chaque année au tout début de janvier c’est la même histoire, il faut se creuser les méninges pour trouver des tournures originales dans la formulation des vœux.

Entre les rimes sur les chiffres de l’an neuf ou la savante adaptation des formules anciennes, à chacun son astuce.

 

Un éditorialiste d’une newsletter introduit la chose avec la formule « Une nouvelle année qui commence, c'est un peu comme une page blanche sur laquelle rien n'est encore écrit. »

 

Certes me dis-je, nous aimerions tous disposer d’un bouton magique qui efface les mauvais souvenirs de l’année écoulée, n’en retient que les bons et permet de redémarrer avec optimisme, enthousiasme et un rien de candeur quant à la formulation de nos souhaits.

 

Pour la nouvelle année qui démarre, la page est peut-être blanche, mais c’est celle d’un vieux cahier.

 



Blanche est la neige qui immobilise une partie de l’Europe. Il n’y a donc pas qu’en France que ce phénomène prévisible surprend en plein réchauffement climatique. Blanche est la neige qui fait râler la population urbaine des plaines avant que la même population n’aille râler aux sports d’hiver.

 

Blanche la carlingue de l’avion qui devait m’emmener d’Orly à Bordeaux ce 6 janvier, lorsqu’à quelques minutes de l’atterrissage prévu, le commandant nous annonce la fermeture de l’aéroport de Mérignac dont les pistes sont subitement blanches de neige. Nous retournons de but en blanc sur Roissy.

 

Roissy où il faut que les passagers expliquent aux personnels au sol la mésaventure pour obtenir une réponse, une solution.

Certains sont blancs de rage.

Les passagers, pas les personnels.

Ces derniers sont bleus.

Leurs uniformes, pas parce qu’on les étrangle.

Même si pour certains l’envie est forte.

Par exemple pour ce passager revenant des iles tropicales en tongs et short et qui ne comprend pas que la blanche neige (la matière, pas le conte de fée) l’empêche de rentrer chez lui.

 

Je reste serein, même si le rendez-vous de ce jour fait chou blanc.

 

A l’agent commercial à qui je demande le remboursement de mon billet, il faut réexpliquer le périple qu’il résume non sans humour : « donc vous avez fait un Orly-Roissy ? ».

 

Oui, en 1h20.

Soit environ le même temps qu’il nous faudra pour attendre puis prendre le bus Airfrance qui nous ramène de Roissy à Orly où attendent les voitures des naufragés de mon genre.

Dans ce délai, l’attente du bus blanc en prend une bonne moitié.

Deux bus arrivent à 15mn d’intervalle, déchargent des passagers mais refusent d’en prendre.

Epargnez-vous la peine de chercher la raison, on ne vous la donne pas.

Quelques passagers sont blancs de froid.

 

Il n’y a que les boutiques qui sont noires de monde pour les soldes, une période que j’ai toujours entendue être celle du blanc. La bien nommée.

 

 

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 12:00

Entre l’année qui termine et celle qui commence, petit nettoyage dans les boites aux lettres électroniques.

 

Le nombre de messages concernant le Viagra est proprement stupéfiant. Si ce médicament n’avait qu’un seul effet stimulant, il semble que ce soit de stimuler l’activité commerciale de ses promoteurs et revendeurs.

 

Apparemment l’essayer c’est le faire partager, car il y a autant de témoignages d’utilisateurs ravis qui en vantent les bénéfices.

 

Se pose néanmoins la question : leur diarrhée e-mailique est-elle un effet secondaire de la prise de Viagra ? N’a-t’on rien de mieux à faire que de tapoter sur un clavier ? Ou faut-il ce genre de pause avant de reprendre la, euh, le… labeur ?

 

L’année 2009 a été une année de chance incroyable, le total de mes gains dans des loteries diverses, auxquelles d’ailleurs je n’ai jamais participé, est proprement indécent. Gagnant à l’insu de mon plein gré !

 

Dire que mes modestes essais pour attirer les faveurs de Dame Chance dans les petites tombolas n’ont jamais été couronnés de succès. Pas le moindre cochon à engraisser ou canard à gaver, ni même une manique multicolore crochetée par une vénérable dame de l’ouvroir de la paroisse. Pas de filet garni, ni même de bouteille de piquette. Rien.

 

Alors quelle revanche de gagner coup sur coup des centaines de milliers d’euros, de dollars et de roubles ! Certes les délais de paiement sont un peu longs, mais lorsque les virements seront faits, j’irai moi aussi au bureau en maillot de bain et bouée canard chanter « au revoir président ».

 

Non seulement les loteries les plus confidentielles m’octroient des gains inespérés, mais tout le gotha africain s’adresse à moi personnellement pour partager un peu de son malheur et beaucoup de sa fortune.

 

En effet, si l’on en croit les mails, on meurt beaucoup en Afrique lorsqu’on est riche, gentil et politiquement en vue. Les assassins sont toujours méchants, mécréants et strictement mono tâche, car ils assassinent mais ne spolient pas les biens de leurs victimes.

 

Des tribus entières d’héritiers cherchent alors à récupérer les honnêtes fortunes sagement placées à l’étranger. Pour cela, il faut un gentil possesseur de compte bancaire, dont l’héritier dédommagera la compassion par une substantielle commission. Faut-il avoir un cœur de pierre pour résister à une supplique qui commence comme un cantique et finit comme un contrat.

 

C’est probablement le nombre de ces demandes d’aide qui me vaut également le courrier abondant du fisc américain me demandant des précisions sur mes données personnelles, ainsi que de nombre de banques qui s’inquiètent de l’intégrité de mes comptes (dont j’ignore tout) ou encore des cartes de paiement ou de Facebook (cherchez l’erreur).

 

Finalement, un homme aussi chanceux et fortuné ne pouvait laisser les casinos et salles de jeux en ligne indifférents. Nombre de messages me rappellent que je dispose d’une place réservée assorties d’un crédit de bienvenue, si seulement je daignais me connecter.

 

Moi qui pensais 2009 mauvaise année…

 

Puisse 2010 être encore meilleure et vous profiter !

 


 

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 10:58

Au seuil d’une nouvelle année il est de coutume de se retourner une dernière fois pour vérifier ce que des douze derniers mois on souhaite laisser derrière soi, si possible ne garder que les bons souvenirs et effacer les mauvais.

On peut également tourner les mauvais souvenirs en dérisions, ce qui fait les bêtisiers.

 

Souvenez-vous,

 

La grippe A H1N1 commença par être porcine. Peu glamour, risquant de détourner encore plus de consommateurs de la bonne viande vendue si peu chère par les éleveurs et si chère par les détaillants, elle a pris (la grippe) le code savant de A H1N1. Comme cela, ça fait immatriculation de robot de la guerre des étoiles, high tech et propre sur soi. Pour un peu ça donnerait envie de l’attraper !

« T’as déjà la nouvelle H1N1 ?

- ouais, trop cool avec mon masque FFP2 »

 

Le peuple français faillit faire la révolution pour le droit de ne pas se faire vacciner puis des émeutes pour le droit à se faire vacciner rapidement et à l’heure de son choix.

Les médecins du peuple français faillirent faire la révolution contre l’obligation de vacciner le peuple dans des gymnases puis des émeutes pour le droit de le vacciner dans leurs cabinets.

 

Les super antiviraux sauveurs de l’humanité, commandés en masse et gardés par l’armée dans des abris antiatomiques ultra secrets ne seraient finalement guère plus efficaces qu’une vulgaire tisane de Mémé Octavie.

 

Cela ne peut être que de la désinformation, des rumeurs répandues par des copieurs de médicaments orientaux.

 

N’empêche, j’imagine nos Rambos nationaux surentrainés affectés à la garde de palettes de tisane.

« Euh j’fais quoi mon colonel ?

- tu sauves l’humanité !

- A vos ordres, colonel, j’ai dégommé le terroriste déguisé en vieille dame qui voulait nous attaquer avec une tasse d’eau chaude. »

 

Hautes Technologies Françaises

 

Le TGV qui passe sous la mer ne supporte pas la neige, ni l’eau. Je ne serai pas surpris d’apprendre que le char Leclerc peut être aveuglé par une fiente de pigeon. Ne riez pas, nous avons bien un porte-avions atomique dont le pont d’envol était trop court et qui devait emprunter ses hélices à des vieux rafiots…

 

Grèves ? L’activité se porte bien merci.

Grèves dans les centrales nucléaires qui ont retardé la maintenance de certains réacteurs, grèves sur le réseau RER, grève dans les musées, presque grève dans les transports routiers.

Cette dernière était peu crédible, car chacun sait qu’il suffit d’attendre les premiers flocons de neige pour voir les camions immobilisés sur les autoroutes. Ce qui ne manqua pas d’arriver.

 

Le jour où l’on arrivera à exporter nos grèves en Chine, la balance commerciale de notre pays basculera instantanément dans les excédents.

 

Plaquages au Vatican

 

Prenez une procession bien ordonnée de dignitaires octogénaires en robes longues et mitres pointues, ajoutez quelques gardes suisses en justaucorps bicolores et des hallebardes longues d’au moins 3 m, puis lâchez une groupie.

L’expérience tend à montrer une corrélation entre un régime alimentaire riche en hosties et vin de messe et l’ostéoporose des cardinaux.

 

Vols nudistes

 

Les usagers des transports aériens s’acheminent doucement mais sûrement vers la nudité obligatoire dans les avions, l’innovation terroriste ayant inventé le slip explosif. Pour ce coup c’était de la vantardise, car si le méchant à bien mis le feu, l’explosion était heureusement un flop.

S’il voulait s’en griller une, il a réussi.

 

Tournons donc la page et voyons ce que l’année nouvelle nous apporte.

Puisse-t-elle vous être favorable.

 

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 11:22

livre5S sml-copie-1J’ai le plaisir de vous informer de la parution de la seconde édition du guide pratique des 5S, qui s’enrichit (entre autres) d’un chapitre spécifique au management visuel. Il prend pour la circonstance le titre « Guide pratique des 5S et du management visuel pour les managers et encadrants ».



Ce nouveau chapitre justifie sa place dans l’ouvrage par le lien « naturel » qui existe entre les 5S et la communication et le management visuel d’une part et par la difficulté de distinguer management visuel et communication visuelle d’autre part.

 

J’ai pu vérifier fréquemment dans les entreprises cette confusion entre management visuel et communication visuelle, et de me poser la question sur ses causes.

 

Ma première hypothèse est la croyance tenace qu’il suffit d’émettre et afficher des directives, des notes de service, des ordres ou des consignes pour qu’automatiquement les choses se fassent. Dans ce cas, l’affichage ou la « communication visuelle » peut se concevoir comme une forme de management privilégiant l’écrit si ce n’est les images et peut de ce fait se prévaloir d’être « visuel ».

 


Ma seconde hypothèse tient à une petite complication ; tout système de management visuel est également un système de communication, alors que l’inverse n’est pas toujours vrai.

 

Enfin, il y a les usages quotidiens qui font utiliser management visuel et communication visuelle comme des synonymes, ce qu’ils ne sont pas et l’entretien de la confusion (probablement involontaire) dans certaines plaquettes de formation qui versent dans les mêmes travers.

 

Si l’on admet que les tâches principales et traditionnelles d’un manager sont : planifier, organiser, (faire) réaliser et contrôler, alors un système de management visuel doit permettre de réaliser ces quatre actions.

 

Un tableau d’ordonnancement Kanban répond à ces critères :

Sa fonction première est de planifier la production, selon les cartes présentes les personnels organisent les lancements et fabriquent les lots (réalisent) et à tout moment le tableau permet de contrôler l’état des stocks.

 

Dans le cadre d’un management plus participatif ces tâches sont déléguées aux échelons inférieurs, souvent jusqu’aux exécutants en repositionnant le rôle du manager sur les tâches suivantes : déléguer, gérer, motiver et développer.

Dans ce cas également, un système de management visuel doit permettre de réaliser, ou tout au moins faciliter, ces quatre actions.

 

C’est en général le cas des plans d’actions visuels correctement construits.

5Sv2 verso

 

 

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 15:07

A un directeur industriel qui présenta son plan d’amélioration des performances, conçu avec ses managers, le PDG lui dit : « je vous ai demandé un plan d’action, pas une liste pour le père Noel ! »

 

En effet, le « plan d’action » était une liste de machines à acquérir, de celles à rénover, des travaux de réfection des locaux et des outillages à acheter, l’ensemble pour un montant astronomique et un retour sur investissement non seulement hypothétique, mais qui dépassait l’espérance de survie de l’entreprise.

 

La liste pour le père Noel est devenue une expression courante pour désigner des espoirs insensés face à des moyens improbables.

 

Mais elle nous rappelle aussi ces moments délicieux, quand gamins nous devions établir la liste des cadeaux souhaités. Pendant que nous rêvassions avec application à ce futur proche merveilleux, les parents récupéraient un long moment de tranquillité et quelques idées de cadeaux.

 

Par ailleurs, il valait mieux être condamné à établir une telle liste que de sortir la poubelle ou essuyer la vaisselle. Ainsi plus d’une liste dut-elle sa longueur à l’intérêt bien compris de prolonger l’exercice au détriment de corvées ménagères et de la loi des grands nombres, qui en l’espèce devait assurer un nombre minimum de cadeaux, proportionnellement au nombre souhaité.

 

La nouvelle génération de gamins est invitée au même exercice, avec l’éventuelle assistance des technologies nouvelles et la prise en compte de la précocité croissante desdits enfants.

 

Ainsi, les enfants d’informaticiens sont priés d’établir leurs listes en programmant un jeu vidéo en ligne.

 

Les enfants des parents employés dans la téléphonie expriment leurs vœux uniquement sous forme d’SMS, avec les inévitables confusions que cette orthographe peut générer.

 

Les enfants de comptables font désormais leur liste sur Excel, avec graphiques et liaisons dynamiques vers la base de données pour simulation de l’évolution du budget.

 

Les enfants de consultants doivent additionner le coût des cadeaux et calculer un retour sur investissement, sur la base de la valeur d’une heure de tranquillité pour les parents et du planning prévisionnel des heures de jeu sur l’année à venir.

 

Les enfants de traders doivent en plus d’établir leur liste, calculer le bonus en points fidélité engrangé par leur père.

 

Les enfants de prof de français-philo sont invités à rédiger une dissertation sur le sujet « Cadeaux, utilité ou futilité ? », qui semble indiquer les préférences du jury.

 

Nous plaindrons les enfants des marbriers, invités à buriner leurs souhaits dans la pierre dure et dénoncerons les parents malhonnêtes qui encouragent leurs enfants à faire tomber leurs cadeaux des camions de livraison.

 

Pour ceux (surtout les adultes) qui seraient finalement déçus par le père Noel à la fiabilité fantaisiste, il reste les vœux pour la nouvelle année pour invoquer du ciel une seconde chance.

 

C’est ainsi que l’on peut patienter sans perdre tout à fait espoir.


 

 

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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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