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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Définition

Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 00:00

Je ne me doutais pas en écrivant le billet « mariage de Pareto et Yamazumi » qu’un autre confrère blogueur avait osé un parallèle plus…hot.

(http://www.timebackmanagement.com/blog/you_dont_need_to_hit_a_home_run)

 

Il s’agit de comparer l’amélioration continue et incrémentale (Kaizen) à l’amélioration de rupture (Kaikaku). Autant la première démarche et progressive, participative et consensuelle mais aussi quelque peu lente à produire ses effets, autant la seconde excite et décoiffe car les efforts sont concentrés pour fournir des effets importants en peu de temps, en jouant sur le sentiment d’urgence.

 

Selon mon confrère, Kaizen est ennuyeux et laborieux alors que Kaikaku est excitant et sexy, puis d’oser ce parallèle : Kaizen est une épouse telle qu’elle sera dans 15 ans, Kaikaku est une pinup sur un tabouret de bar.

 

Les épouses apprécieront.



Pour avoir un comparatif plus politiquement correct entre les deux approches, vous pouvez lire l’article sur HConline

 

 

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:00

Cela fait quelques billets déjà que je vous entretiens du graphique de Pareto.

 

Voilà que récemment avec mes collègues, nous avons poussé Mlle Yamazumi dans les bras du vénérable M. Pareto.

 


Qu’est-ce qu’un Yamazumi ?

 

Les graphiques empilés « yamazumi » sont utilisés dans l’analyse, l’équilibrage et l’amélioration des opérations sur des postes sur une ligne de fabrication.

 

Les tâches exécutées à un poste sont représentées sous forme de rectangles dont la hauteur est proportionnelle au temps nécessaire à leur exécution et la couleur de chaque rectangle codée selon le traditionnel principe vert-orange-rouge :

Vert : tache à valeur ajoutée

Orange : tâche sans valeur ajoutée mais non supprimable, car « nécessaire »

Rouge : tâche sans valeur ajoutée, gaspillage supprimable sous condition

 

L’empilement des tâches est chronologique : la première tâche se trouve au bas de la pile, la suivante par-dessus et ainsi de suite.

 

Usage des Yamazumi

 

Utilisés sous forme de tableaux avec des papiers colorés, les graphiques yamazumi permettent d’analyser l’équilibrage des postes, mais également de s’intéresser à la réduction des tâches sans valeur ajoutée (oranges) et à l’éradication des gaspillages (rouges) qui sont rendus visibles (couleurs) et quantifiés (taille).

 

Ces tableaux sont disposés de manière à ce que tout le monde puisse les voir, réfléchir et suggérer des actions pour maximiser la part verte et réduire les parts oranges et rouges.

En rendant les gaspillages visibles, on pousse l’ensemble des parties prenantes vers l’action.

 

Représentation hybride Pareto et Yamazumi

 

Le mariage de Pareto et Yamazumi consiste à regrouper toutes les tâches à valeur ajoutée (VA) dans une pile unique dont la valeur relative indique la productivité nette.


Les autres tâches, qui ne peuvent par conséquent plus être que des gaspillages, sont empilées dans l’ordre décroissant de leur valeur relative.

 

Ainsi obtient-on une représentation visuelle de la part VA / Non-VA et un diagramme de Pareto des gaspillages.

 

Succès garanti lors des restitutions.

Surtout avec des scores tels que celui de l’exemple (réel) ci-contre.

 

Reste à savoir si le fruit de ces amours doit se nommer Parazumi ou Yamazeto.

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:48
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 11:41

Ca y est, le nouveau téléphone mobile multifonction est acheté.

Pour l’activer, il faut se connecter sur internet.

Ah ? comment donc font ceux qui n’ont pas d’accès internet ou seulement périodiquement ?

 

L’activation des fonctions de téléphonie de base ne pose heureusement pas de problème, la prise en main est ergonomique et intuitive. Bons débuts !

 

Pour les fonctions avancées, entre les bugs et les incompatibilités de l'ordinateur, l’indisponibilité des serveurs internet, les manuels utilisateurs plus que succincts et les acronymes plus qu’obscurs, si vous ne sortez pas diplômé à la fois de sup télécom et de la Temesta-Zen Academy, cela part mal.

 

Pendant que je cherche sur les nombreux forums d’utilisateurs en détresse la solution à mon problème et que la faim survient, je fais un rapprochement avec les emballages à ouverture facile, ceux destinés à simplifier la vie des consommateurs.

 

N’est-il pas fascinant de voir le résultat de longs mois de recherches, d’essais, d’homologations, de sommes considérables investies pour imaginer un emballage dont l’ouverture ne pose plus de problème aux consommateurs ?

Sauf à l’un d’entre eux particulièrement.

Moi.

 

Impossible de peler la pellicule protectrice « ouverture facile » de la barquette de jambon en la laissant en un seul morceau et sans l’aide d’un couteau.

Si ladite pellicule est réputée refermable, cette réputation est tout autant usurpée. Non seulement aucune d’entre elles ne se referme, mais elles forment toutes invariablement de jolies bouclettes très peu hermétiques.

 

Toute boite de conserve munie d’un anneau à tirer nécessitera un ouvre-boite dès que celui-ci ne sera pas disponible. Lors d’un pique-nique par exemple.

 

Récupérer quelques dés de betterave rouge dans une boite de conserve coûte un doigt et une chemise, le premier rouge de sang, la seconde rouge betterave.

Idem pour le maquereau mariné avec la variante « taches de rousseur », très bien rendu par la première partie de cette publicité (mensongère en se qui me concerne) sur l’ouverture facile des boites à maquereaux.

Notez que la pellicule en fer blanc de la boite de maquereau partage avec le blister de jambon cette propension à se rouler en bouclette.

Probablement ont-elles le même développeur.

Celui qui m’en veut.

 

Il était particulièrement rancunier le jour où il a inventé la viande protégée par une pellicule sous vide.

 

Les briques cartonnées contenant un liquide, à couper là (suivez les pointillés imprimés) sont toujours remplies au-dessus de la ligne à couper et/ou sont suffisamment souples pour qu’à l’ouverture le niveau de leur contenu monte instantanément au point dit « de geyser ».

 

L’opercule sur les bouteilles de lait ? Mieux vaut le poignarder d’office.

 

Le summum est atteint avec cette légendaire pâte à tartiner dont non seulement l’opercule est quasi inviolable, mais dont les pots en verre ont une forme spécialement étudiée pour poser à la fois des problèmes de rangement et des problèmes de récupération du précieux contenu.

 

C’est ainsi qu’il faut bien admettre que les complexités technologiques devant faciliter la vie du consommateur le laisse souvent sur sa faim.

 

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 07:58

C’est la rentrée !


Déjà ! soupireront certains,

Encore ! s’agaceront d’autres.

 

Il y a celles et ceux qui sont « tout chose » et les autres que l’ampleur médiatique de l’évènement « gonfle » un tantinet, chacun en fonction de son implication dans l’évènement.

 

Cette rentrée 2009 permet à tous ceux qui se sont bien requinqués d’attraper la grippe A promise en pleine forme et d’en savourer d’autant mieux les effets.

S’ils y arrivent.

 

Pour ma rentrée, un client m’a refusé une poignée de main, en m’expliquant que c’était la politique prophylactique de l’entreprise envers le risque pandémique. « Les bisous sont également interdits » a ajouté le PDG duquel je n’en attendais pourtant aucun.

 

Les mesures anti-bisous divisent déjà la France, depuis les écoles maternelles jusqu’aux entreprises, comme le rapportent les reportages télévisés.

 

A bien réfléchir, au-delà de la dimension hygiéniste, les mesures anti-bisous dans les entreprises sont des mesures potentiellement égalitaires, car elles permettent aux collègues les plus moches de recevoir autant de salutations que les autres.

Veuillez noter au passage l’habille formulation sexuellement neutre, évitant toute accusation de sexisme. De plus, le temps ainsi gagné dans les entreprises profitera à la productivité du travail.

Surtout celle des belles et beaux collègues.

 

Pour en revenir à la grippe, rappelons que de l’attraper cette année est un acte citoyen, par respect pour les efforts et investissements gouvernementaux en la matière.

 

On a déjà laissé tous les masques de la grippe aviaire s’obsolenter sans servir dans les stocks stratégiques hautement sécurisés et il faudra probablement encore payer cher pour les détruire, ce serait quand même dommage de regaspiller tous ceux produits et stockés pour la nouvelle grippe !

Et les anti-viraux ? Les recherches de vaccins ? Tout  cela ne peut avoir été pour rien, alors un petit effort s’il vous plait !

Attrapez la grippe !

 

Pour finir, une recommandation :

 

http://www.dailymotion.com/video/xabdf6_tamiflu-et-grippe-porcine-la-chanso_fun

 

 

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 11:39

Vous aurez remarqué comme moi la multiplication des attroupements de fumeurs sur les trottoirs depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics et les locaux des entreprises.

 

Cela fait de piètres haies d’honneur aux visiteurs, lorsque ces derniers passent entre les rangées d’individus, armés de cigarettes et de gobelets de café, pour se présenter à l’accueil.

 

C’est également le spectacle qu’offrent les personnels de cuisine, les commis boulangers ou les infirmières devant leurs établissements respectifs, probablement peu conscients des doutes qu’ils font naitre ou de l’impact sur l’image de leurs établissements.

 

Voilà donc un soir où attablé en bonne compagnie, le gérant du restaurant vient me voir et sollicite ma bienveillante autorisation d’inverser l’ordre des plats commandés, car le cuisinier dans sa hâte de partir fumer en a oublié (sic) le premier plat.

 

Je m’autorise trois microsecondes de réflexion pour ordonner et analyser les données avant de répondre :

 

  • * L’ordre des plats dans ce restaurant exotique est quasi indifférent.
  • * Le gérant a d’une part la sincérité facile, rejette sur le client une décision qu’il devrait prendre lui-même d’autre part. Ce qui me laisse à penser que son pouvoir très relatif sur son cuisinier est du à la rareté des cuisiniers, au talent exceptionnel de celui-ci qui lui autorise des caprices de diva ou au statut d’associé du cuisinier, voire encore à ma méprise sur qui est le véritable patron du restaurant.
  • * Je suis de bonne humeur et peu contrariant ce soir là.
  • * Mieux vaut un cuisinier rechargé en nicotine et bien disposé envers un client compréhensif qu’un cuisinier frustré qui passera sa hargne sur le plat.
  • * Je ne peux pas tout à fait aller contre ma nature et me dois de faire une remarque.

 

Je donne donc mon aval à l’inversion des plats afin de ne pas priver le cuisinier de son importante cigarette, mais exige sur le ton de l’humour le plus glacial que ce dernier se lave bien les mains en revenant.

 

Le reste du repas a été agréable et sans anicroche, si l’on exclue la gaguesque inefficience du personnel pour préparer les desserts, spectacle qui a beaucoup amusé la tablée. Au moment d’enfin servir les desserts, et glissé dans le reste de son bavardage sur un ton humoristique, le gérant apparent m’assure que toutes les mains ont été lavées.

 

Tiens, me dis-je, l’argument aurait donc fait mouche ?

J’aurai l’occasion de vérifier si les cuisiniers fumeurs devant ce restaurant se feront plus discrets et compte mettre désormais ce critère visuel parmi mes critères de choix.


Quelles sont vos expériences en la matière ?

 

 

 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 08:01
Dans notre univers de plus en plus dépendant des technologies, rien de plus irritant que la trahison d'un de ces « compagnons » qui nous facilitent la vie lorsqu'ils fonctionnent et nous la pourrissent rapidement lorsqu'ils dysfonctionnent.


Est-ce un corollaire du réchauffement climatique ou l'infléchissement de mon biorythme, une période de malchance ou une hypersensibilité aux aléas, un complot peut-être ? Toujours est-il que j'ai noté une série de trahisons concentrée sur une courte période et dont la survenue m'inquiète quelque peu.


Le téléphone mobile


N'est-il pas curieux que la batterie du téléphone mobile, ayant démontré sa forte capacité de stockage et son endurance admirable jusque là, commence à fléchir pile lorsque la période d'engagement auprès de l'opérateur se termine, et que par conséquent les points cumulés chez ledit opérateur permettent d'échanger l'engin obsolète (deux ans d'âge, pensez !) contre un mieux, qui fait encore plus, bien sûr un peu plus cher mais tellement mieux.


Réflexe d'homme prudent ;

« Combien coûte une nouvelle batterie ?

- XX euros

- Combien ?

- XX

- mais c'est le prix d'un téléphone !

- eh ben vous voyez monsieur, y a pas à hésiter ! »


Si, moi j'hésite. Je charge donc fréquemment une batterie mourante qui rend systématiquement son dernier souffle lorsqu'un appel important arrive ou doit être passé et que le chargeur n'est pas disponible.

Ou qu'il n'y a aucune prise de courant.

Ou inversement.


Je retourne à la boutique, pour acheter le mieux-mieux.

Rupture de stock national.

Bon, je vais acheter une très longue rallonge...


Le blender


Le blender s'appelait autrefois un mixer je crois.

J'en ai acquis un pour suivre la consigne de consommation des cinq fruits et légumes par jour et la mode des smoothies.

Il n'est pas trop mal pour le prix le blender, mais du coup on s'auto-forme rapidement à la subtilité de la mécanique des fluides et on comprend la complexité à concevoir des lames qui mixent correctement le contenu du bol sans avoir à aider le blendage à la main ou à secouer l'engin.


A force de brutaliser (mais juste un peu) le blender, le fond vissé finit par s'ouvrir en douce et mes cinq fruits sans légumes s'en vont tapisser les meubles de cuisine dans une élégante trajectoire dont la brièveté ne permet pas de dire si elle était réellement parabolique avant d'être salissante.

Voici donc les experts banlieue parisienne, moins glamour que ceux de Miami, moins roux et blonde, avec des prénoms plus communs et locaux (en fait, avec mon épouse secourable et soucieuse de superviser le nettoyage, nous faisons davantage Germaine et Gertrude de l'émission « c'est du propre ») en train de collecter les traces du crime sur les meubles.


Le coupable est connu et condamné d'avance : le Blender, bijou de technologie culinaire. Continue comme ça « bijou » et tu feras connaissance avec le joyau de la robuste technologie martelatoire !


La centrale vapeur


Autre bijou de l'art ménager, la super centrale vapeur turbo.

Oui, une vraie bénédiction pour raccourcir la corvée de repassage.

Elle cesse de fonctionner après... tiens, deux ans !


Recherche d'un SAV, ouvert lorsque cela nous arrange nous. Une aventure en soi.

Un baba très bohème dans sa caverne-capharnaüm analyse la chose en trois secondes :

« C'est la semelle, je fais que ça changer des semelles

- vous êtes cordonnier donc ? (non, je n'ai pas osé la faire)

- mais, c'est courant, un problème connu ?

- oui, et encore vous avez de la chance qu'elle ait tenu deux ans ! »


Nous voilà donc émus aux larmes d'avoir eu la chance de tomber sur un engin exceptionnel qui a largement dépassé l'espérance de vie de ces semblables.

Nous avons bien fait d'investir dans un modèle quasi professionnel !

La marque qui doit se sentir un peu coupable car elle paie la pièce mais pas la main d'œuvre.

Quoi ?

Je sens pousser ma cape de justicier et la plume à réclamation m'arriver dans la main vengeresse : Qu'est-ce que c'est que cette conception de la satisfaction client ? Il faudrait en plus s'estimer heureux d'avoir eu la pièce gratuitement et payer de bon cœur une réparation ?

Dites donc, j'ai acheté un engin quasi pro avec une implicite promesse de durabilité et pas un abonnement au SAV !!

Mais il en faudrait bien plus pour émouvoir Baba de la caverne.

Alors bon, je replie ma cape, prend la centrale et rentre écrire un billet d'humeur.


Le réseau


Un appel entrant sur mon téléphone mobile ! (à la batterie bien chargée). Ce type d'appel est suffisamment rare en ces temps de crise pour qu'il soit précieux.

La communication coupe au bout d'une minute.

Grrr

Rappel, reprise de la communication qui recoupe.

ReGrrrr

Rerappel, recoupe. « erreur réseau ».

Rappel depuis un fixe et obligation de se confondre en excuses pour un problème dont je ne suis certainement pas la cause mais totalement la victime, n'est-ce pas paradoxal ?


Le réseau (bis)


Voici le petit réseau informatique sans fil Wi-Fi (Fi étant l'abréviation de « fidelity », si !) qui déconnecte de manière aussi aléatoire que fantaisiste, évidemment au moment où cela nous contrarie le plus. Nous avons beau essayer toutes les positions du routeur, déplacer d'éventuels obstacles à la propagation des ondes, rien y fait, il y a des jours sans. Wi-Fi = Without Fi


Le réseau (ter)


A l'arrivée de la TNT, garantissant dit-on une qualité égale à celle du DVD, nous découvrons que :


1) l'antenne du toit est débranchée suite au raccordement au réseau câblé. Par conséquent il faut choisir : câble ou TNT, qui bien entendu ne proposent pas l'accès aux mêmes chaînes. Si vous souhaitez permuter, il faut descendre 7 étages, ouvrir le coffret électrique adéquat, localiser votre branchement, le raccorder sur l'autre arrivée, remonter, constater que rien ne change, redescendre, s'excuser auprès du voisin qui n'a plus de signal, rebrancher comme c'était, du moins si vous retrouvez les bons câbles et vous souvenez de leurs positions initiales.


2) le fil de cuivre tendu au-dessus de la fenêtre et qui fait parfaitement son office d'antenne TNT pour un coût dérisoire n'est pas facilement intégrable dans la conception déco de madame.


3) les antennes de chambre sont inesthétiques, chères pour le peu de technologie qu'elles comportent et d'une efficacité qui vous permet de traiter à juste titre leurs concepteurs d'escrocs. Si.


4) la simple ouverture de la fenêtre brouille totalement la réception par la super antenne de chambre et en fait de qualité DVD, vous obtenez des carrés colorés, en haute définition, certes mais immobiles. Un tableau électronique abstrait en somme.


Méga mix


Reste donc à mettre le routeur WiFi, le téléphone mobile et l'antenne TNT dans le blender, faire tourner et fracasser les restes à la centrale vapeur.

 


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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 07:18


Vendredi 26 juin 18:00 je roule vers la capitale sur l'A1 et à la hauteur du Bourget la misère commence. Je mettrais une petite heure pour faire mes douze derniers kilomètres.

Classique.


Régulièrement je bascule de la musique « en boite » à la radio, mais pour tous les auditeurs qui comme moi n'ont pas d'intérêt particulier pour les tubes, la vie et l'œuvre du très regretté Michael Jackson c'est un véritable jour de deuil.


Ils sont associés de force au chagrin mondial ; pas moyen de capter autre chose, sauf sur quelques radios thématiques ; cantiques en latin (une messe pour Michael ?) ou une conférence sur la migration de la sauterelle chevelue des Andes par un chercheur passionné mais bègue.


Michael Jackson, paix à son âme, est connu de 97% de la population de la planète. Après le matraquage médiatique dans les jours suivants son décès je n'en doute pas une seconde et envierais presque les 3% de chanceux.


L'actualité mondiale s'est donc figée à juste titre sur cet évènement, quelle autre nouvelle aurait pu être plus importante ? Les contestataires iraniens, pour ne citer qu'eux, apprécieront.


Finalement, entre deux oraisons funèbres, je comprends pourquoi j'avance moins vite que la fameuse sauterelle des Andes : « trafic très dense sur toute l'ile de France en raison des premiers départs en vacances ».


Comment des vacances ?


Mon cerveau met de côté Michael Jackson et tente une analyse :

  • Nous sommes le 26 juin
  • Les français partent en vacances en août
  • Nous ne sommes pas en août
  • Donc les français ne sont pas en vacances !


Ca doit être les hollandais tirant leurs caravanes à travers l'Europe, suivi des belges et des allemands. Je me demande par la même occasion si à la radio chilienne, hormis les reportages sur Michael Jackson, passe une conférence sur la migration saisonnière des caravanes européennes du nord ?


En France il y a bien quelques juilletistes, des originaux qui ne font pas comme tout le monde et partent en vacances au mois de Juillet. La semaine prochaine débute le mois de juillet. Je n'ai pas vu passer ce mois de juin !


Pas de traditionnels « vous partez ? » pour m'alerter sur l'imminence de la migration des habitants de la capitale. Cette année, il y a ceux qui ont encore les moyens, qui les conserveront et qui partent discrètement, ceux qui partent mais un brin moroses et pas trop sûrs de retrouver leur poste au retour, ceux qui par précaution ne partent pas et finalement ceux qui n'ont même pas de choix.


En juin des avions tombent. Il existe même un site qui les recense : http://www.crash-aerien.com/index.php


A part cela, en juin on débuté les soldes qui comme chaque année, permettent de s'interroger sur la valeur réelle des biens bradés, sans que l'on n'y trouve de réelle réponse.


Bref un p'tit juin vite fait, passé sans que je le remarque.





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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 00:00
La baisse d'activité dans les usines et les ateliers, liée à la crise semble redonner un intérêt aux 5S et aux chantiers Kaizen.

 



Le brusque gel des dépenses dans les entreprises a également gelé un certain nombre de projets, liés à des investissements ou à des honoraires de consultants.

Cet arrêt des dépenses et le temps libéré par le manque de commandes a redonné de l'intérêt aux 5S et aux chantiers kaizen, autrement plutôt parents pauvres des projets opérationnels.


Le bon côté des choses est que ce regain d'intérêt rappelle que des actions simples et sans besoins d'investissements peuvent améliorer des performances, des postes de travail, des processus, régler des problèmes et plus encore.


Dans les conditions conjoncturelles de la crise, une occupation utile se doublant d'économies réelles est une bénédiction pour les responsables hiérarchiques qui ne savent plus quoi faire de ce temps disponible en excès.


Le moins bon côté des choses est que les 5S et autres activités d'amélioration continue risquent de céder le pas à la production dès que celle-ci redémarrera et aux autres projets plus « techniques » (comprenez plus passionnants) dès que les dépenses seront à nouveau autorisées.


Ce faisant, on oubliera vite les vertus de ces activités simples et pertinentes mais qui demandent de la constance. Par ailleurs, la hiérarchie distille sans s'en rendre compte un message subliminal aux subordonnés, que ceux-ci ne manqueront pas d'interpréter comme « le nettoyage et la mise en ordre sont des activités pour nous occuper quand il y a rien de mieux à faire », ou pour les chantiers d'amélioration (Kaizen), « on les fait quand on a le temps ».


Comment dans ces conditions développer et maintenir une mobilisation permanente des acteurs du terrain ? Comment développer et maintenir un état d'esprit apte à maintenir les standards (dont l'ordre et la propreté) et à constamment chercher de manière autonome à se remettre en cause et améliorer tout ce qui peut être amélioré ?


Ces vagues opportunistes de lancements de chantiers et de « tornades blanches » favorisent plutôt une attitude passive, les acteurs étant habitués à ne participer qu'à des travaux systématiquement dirigés, lorsque la hiérarchie le décide.

 

 

Vos avis ? Vos expériences ?

 


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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 12:02

 

L'excellente chute du commentaire de BL au billet « En mai, fé ce qu'il te plé »,

par lequel il arrose l'arroseur inspira ce billet-ci,

garanti exempt de toute mauvaise foi et exagération de synthèse.

Que du naturel.



Il est des filles/demoiselles/dames (rayez la mention inutile) osant dire à leur amoureux/amant/mari (rerayez) enroué à force de déclamer sa flamme avec force mots d'amour : « tu ne me dis jamais je t'aime ! » ou à leur soupirant aux lèvres gercées à force de butiner l'objet de son affection : « tu ne me fais jamais de bisous ! ».


Ne voilà t'il pas que ces mêmes très distraites mais néanmoins adorables filles/demoiselles/dames traquent sans merci et avec malice les fortuites et rarissimes inattentions de leur amoureux/amant/mari.


J'en connais qui au moindre soupçon d'évasion cérébrale de leur auditeur se mettent à inventer un récit incongru pour tester sa concentration, ou de stopper net leur narration pour vérifier les réactions en face.


Plus classique, le péremptoire et sonore « Tu m'écoutes ? » auquel le fautif, supposé ou réel, ne peut que bredouiller « mais bien sûr ma chérie, continue c'est passionnant », en épongeant la chemise de la sauce/martini/bière renversé(e) par le sursaut.


Mais quittons le terrain miné des relations privées pour revenir au non moins dangereux terrain professionnel.


Alors qu'un collègue discourait passionnément avec un client d'un détail mineur pendant que je m'absorbais discrètement dans la lecture des microscopiques mails reçus sur mon téléphone, il me demande à ma coupable surprise : « Christian, qu'en penses-tu ? ».


Un long entrainement me permettant de dominer les sursauts reflexes et n'y laissant rien paraitre, je réponds d'un vague hochement de tête et d'une moue pouvant signifier « l'importance de ce point mérite quelques instants de méditation supplémentaires », réponse apparemment satisfaisante, car les deux protagonistes entamèrent immédiatement un nouveau sujet.

 

 


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