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  • : Christian HOHMANN
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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Définition

Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 17:47

Une assiette anglaise est un assortiment de viandes froides queje propose pour

varier le menu jusqu'ici essentiellement basés sur des tapas d'actualité.


Joli mois de mai


Le mois de Mai 2009 a été un mois comme généralement les employés les aiment et les patrons redoutent ; plein de jours fériés en milieu de semaine, favorisant les week-ends à rallonge, « ponts » et autres « viaducs ».


Or ce mois de mai 2009 avait ceci de particulier que les employés n'ont pas pu goûter pleinement leur plaisir et que les patrons ont pour une fois trouvé un mois de mai « gruyère » à leur goût.


Les premiers sont partis griller les saucisses en famille avec l'appréhension de ce qu'ils trouveraient (ou ne retrouveraient pas) au retour dans l'entreprise et les seconds n'ont pas eu, pour quelques jours, à se demander quoi faire de toute cette main d'œuvre sans commandes.


Toutes les astuces autours des RTT et congés étant épuisés ou en passe de l'être, plus d'entreprises et leur personnel encore vont souffrir.  -25% c'est le chiffre qui m'est le plus souvent annoncé en matière de recul d'activité.




Chère Madame, notre marque...


Au mois de mai, nous cherchions à acquérir un grill de table d'une marque réputée, vu sur Internet, sans pouvoir en trouver un seul dans les enseignes appropriées de la capitale et de la proche banlieue.


Mon épouse expose le cas au service client via le site Internet de la marque et demande dans quel magasin proche de notre domicile nous pourrions trouver l'objet de notre convoitise.


La réponse par e-mail ne prend non seulement aucunement les éléments exposés en compte, mais le ton et la forme pouvait se comprendre comme une formulation habile signifiant à la dernière demeurée de France qu'une marque aussi réputée ne saurait être introuvable, à condition de franchir les limites de la ferme familiale.


Dont acte.


Nous cessâmes donc toute recherche métropolitaine et à la faveur d'un passage en Allemagne trouvâmes dans le premier magasin visité un engin (étrangement) similaire, made in Germany proposant des caractéristiques identiques pour exactement la moitié du prix français.


Cher service client, soyez sincèrement remercié de ne pas nous avoir renseigné.

Nous vous souhaitons beaucoup d'autres non-ventes.




Le client, ce roi déchu


Je ne cesse de trouver des exemples de la déchéance du client, il y a quelques années encore proclamé roi et servi comme tel, aujourd'hui encore déclaré au centre des préoccupations des entreprise que dans les premières pages de leur manuel qualité.

Pure exercice de style.


Le client-roi déchu est généralement bonne pomme car étonnamment peu de clients mal servis réclament. Ils s'accommodent du misérable service ou du piètre produit.


Pour ma part, sauf à être poursuivi par une malchance défiant les lois statistiques, je trouve particulièrement les prestations en restauration en baisse constante.


La prise de commande rapide n'existe plus que dans les drive-in, ailleurs un personnel apparemment débordé coure un marathon d'aller-retours sans rien dans les mains, sourd à tout appel et aveugle à tout signe.

L'ensemble des clients vous aura vu vous agiter debout sur votre chaise et entendu appeler, crier, siffler, mais pas un seul des serveurs.


Je m'imaginais il y a peu encore que s'il ne devait rester qu'une profession à l'écoute et dévouée aux clients c'était celle-là.


Hélas.


Manger un plat chaud chaud et non pas tiède est devenu l'exception.


La café que j'aime brûlant accompagne le serveur dans son marathon erratique et je ne risque en aucun cas de m'ébouillanter le palais.


Les apéritifs arrivent en même temps que les plats, les bières quand la mousse est tombée et le vin quand il a viré vinaigre. De manière général tout liquide est servi lorsque le client à fini de sécher sur pied.


Je pensais aussi que les restaurateurs avaient compris que les groupes venant ensemble dans leur établissement souhaitaient manger ensemble, c'est-à-dire pas uniquement à la même table, mais en même temps.


Or qui, au-delà de deux personnes, a pu déjeuner ou diner sans attendre l'un ou l'autre plat en retard ?

Ni ceux servis qui par convenance attendent que tout le monde soit servi, ni le convive qui attend son plat et invite ceux déjà servis à commencer.


Il ne reste de constant que les additions invariablement trop salées et l'indifférence du personnel lorsque vous quittez les lieux.

Définitivement.


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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 06:36

Le français est une langue compliquée dont la maitrise nécessite des années d'études. Son orthographe et sa grammaire sont des héritages successifs, remontant à l'antiquité pour les plus anciens, dont la logique peut être déroutante et les exceptions nombreuses.


Pourtant, dans cette complexité il reste heureusement des règles abordables pour la plupart et qui permettent de limiter les fautes à l'écrit. Les terminaisons en é ou en -er par exemple. Or quelle n'est pas ma surprise de voir la proportion de personnes qui ne maitrisent pas cette règle et y vont à la devinette.

On peut ainsi tomber sur un récit du genre :  


Ce matin j'été presser, je devais me dépêché alors j'ai trébucher en descendant les escaliés.


Oui, ça pique les yeux.


Outre la désastreuse image que peuvent donner les fautes de ce type à leur auteur, les mauvaises terminaisons peuvent poser de réels problèmes.

Exemples réels :

 

Voici deux empilements de bacs, contenant des cartes électroniques. Les unes nécessitent de passer les tests, les autres sont bonnes à être livrées à la ligne d'assemblage final. Or sur certains bacs on peut lire « tester ».

 

 

 

 

Flute, ces cartes sont-elles « à tester » ou sont-elles déjà « testées » ?


Le bénéfice de l'affichage est perdu, à savoir reconnaitre de loin et rapidement l'état des cartes, car il faut manipuler et inspecter les cartes elles-mêmes pour déterminer leur statut (tamponnées si bonnes au test) !


Voilà un commerce de détail dans lequel les vendeuses préparent les commandes que les clients peuvent récupérer plus tard.

La patronne se retrouve seule lorsqu'arrivent les clients et découvre des commandes portant la mention « à payé », sans pouvoir en demander le décodage à son auteure.


Le client doit-il payer ? A-t-il déjà payé ?

Il ne reste qu'à le demander au client lui-même...


Mon épouse propose un « truc » pour accorder la bonne terminaison :

Lorsque c'est à faire on met « ER », si c'est fait on met « é » (prononcez les lettres).


Sur ce, bonne journer.

 

 

 

 


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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:08

Voici un boulanger provincial venu chercher fortune en région parisienne.

 

 

Il trouve a racheter une boulangerie et s'installe.

 

Quelques temps plus tard, un confrère de province lui rend visite.

 

Ce dernier est surpris par l'état de la boutique et du fournil.


 

La boutique est petite, il n'y rentre pas plus de trois clients à la fois et il est courant de voir une file d'attente se constituer sur le trottoir. L'attrait du pain frais est tel que point n'est besoin de faire de la super qualité.

La clientèle prête peu d'attention à la décoration ou à l'agencement de la boulangerie, ou encore à l'offre limitée de pâtisseries basiques. D'ailleurs l'édition du jour du journal s'y vend mieux que les éclairs rachitiques et fatigués mais chers.


Les clients du dimanche matin bravent toutes les conditions météorologiques en attendant patiemment leur tour, pourvu qu'ils obtiennent une baguette fraiche ou un croissant.


Bref, c'est une boulangerie de quartier parmi les boulangeries de quartier, que la boulangère tient sans passion ni ambition particulières.

 

Le boulanger se contente de son fournil en relativement triste état et des quelques machines techniquement dépassées ainsi que de l'aide de son apprenti.


Il explique sa stratégie à son collègue :


* Achat de la boulangerie après d'âpres négociation pour obtenir le meilleur prix

* Exploitation du commerce avec zéro investissement et les moindres dépenses

* Revente à terme avec plus value


Pas de stratégie de croissance ni de stratégie patrimoniale (en ce qui concerne ce commerce)

 

Le développement de l'affaire demanderait des efforts importants pour un retour sur investissement faible et incertain. Par ailleurs il faut que les futurs acheteurs puissent racheter le commerce au prix visé, qui inclura la plus-value souhaitée.

 



Le boulanger agit « au plus juste ». Il fait du Lean sans même connaitre le mot.

Il fait à son échelle se que d'autres investisseurs font avec des usines ou des groupes d'usines.


 

 

 


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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:01

(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote.

Ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ont de petites calories.)


Rappel : ceci est un billet d'humeur (définition en-haut à droite à lire avant de dégainer le lance-flammes)



Avril, je défile !


Avril devait devenir « Sanfil » dans mon calendrier révolutionnaire et non « Gréviaire » réservé au mois de Septembre. Mais le peuple souverain en décide autrement et n'en fait qu'à sa tête... Riche mois d'Avril.


Mardi matin, impossible de monter dans le métro, rempli de blouses blanches et drapeaux rouges, mobilisés contre la fin des chèques en blanc et une volonté de mieux contrôler les dépenses de santé.


L'argument est tout trouvé : si les praticiens ne peuvent plus agir comme ils le sentent nécessaire en dépensant l'argent qui n'est pas le leur, alors messieurs-dames, votre santé est en péril !


Rien d'original, c'est ce que nous sort l'industrie agroalimentaire chaque fois qu'on la titille sur les coûts ; « si nous devons réduire la qualité des ingrédients (car évidemment c'est la seule solution envisagée), vous risquez... euh, gros... », en gros.


En France s'est développée une allergie aux mots « réforme », « changement », « évolution » et autres synonymes, générant immédiatement une formidable poussée d'urticaire qui pousse les urtiqués dans la rue, préférant s'y faire piétiner et lacrymogènéiser plutôt que de risquer l'écrasement sous le rouleau compresseur du changement.

NON ! est la réponse reflexe, réflexe bien acquis et bien conditionné.


Pourtant, pour garantir la continuité, le changement est souvent indispensable. Je laisse chaque conservateur réfléchir à cela.


Si l'âge de bronze n'avait pas vu le jour...


Heureusement, quelques évolutions et quelques changements arrivent à passer entre les mailles du barrage du conservatisme.


Imaginez la corporation des tailleurs de silex paléontologiques face aux premiers fondeurs de bronze.

Si les silexiens avaient réussit à bloquer l'évolution proposée par les bronzeurs, vous liriez ce billet taillé dans un menhir, livré tous les six ans par 82 esclaves vêtus de peaux d'auroch.



Pêcheurs videurs


Restons dans le thème mobilisation-revendication avec les pêcheurs bloqueurs de port. Nous voulons pêcher plus ! Il y a plein de poisson, on en a vu !


J'imagine la transposition de cette analyse étayée par autant d'arguments scientifiques, factuels et concrets : les patrons constructeurs automobile ordonner à leurs directeurs d'usine de produire à fond les manettes, car ils ont vu des visiteurs au salon de l'auto !


Et n'était-il pas attendrissant ce brave pêcheur déclarant aux caméras, avec une candeur au doux parfum de sincérité, que si on lui payait son poisson plus cher il aurait besoin d'en pécher moins ?

Ben voyons. A-t'il également écrit « Cette villa Sam'suffit » au-dessus de sa porte ? 


Baisse de la TVA en restauration


On baisse la TVA pour faire baisser les prix. Certes, payer un café 1,80 au lieu de 2,00 ca change le quotidien du consommateur.

L'état veillera à ce que l'esprit de cette mesure ne soit pas détourné vers la marge des restaurateurs !

Si le contrôle et les modalités sont semblables à celles des dispositions bonus et stock option des banquiers, nous paierons bientôt le café 3,50.


Vous remarquerez à ce propos, fidèles lecteurs, que le monde de la finance a suivi mon conseil ; ils continuent bien comme cela ; rémunérations, scandales, pertes colossales...


Il faudra sûrement aussi subventionner le sandwich jambon, à cause des porcs mexicains qui toussent.

Lorsque les cours s'effondrent, dans les supermarchés les prix montent et les éleveurs français saccagent une préfecture.

Routine.

Encore que, dans ce domaine, les mécontents de l'industrie automobile commencent à leur faire concurrence.

De quoi relancer la construction.

Des préfectures.


Bon défilé du 1er mai...



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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:00

Lorsque la date de parution (avril 2009) de mon troisième livre « Techniques de productivité » a été fixée avec l'éditeur, la crise était déjà bien installée. Cette date de parution n'était pas du à une savante planification de marketing stratégique, ni une exploitation pragmatique de l'actualité conjoncturelle, mais un concours de circonstances après un retard relativement conséquent quant à la remise du manuscrit.


Je me disais qu'il y a pire comme timing et que dans ces circonstances les manageurs pourraient être plus sensibles aux mots « productivité » et « performance » qui suggèrent du concret et du mesurable, alors qu'en temps ordinaires, mesuré à la longueur des linéaires des librairies, les lecteurs semblent privilégier les manuels de management, la conduite d'équipe et surtout (toujours relativement au nombre d'ouvrages en rayons) les... concours d'expertise comptable !


La conjoncture me fera peut-être regretter de ne pas avoir opté pour la rédaction du « grand manuel de bisou-management » ou de « la relaxosociodynamique au service du client » car pour des pans entiers de l'industrie à quoi sert de gagner des points de performance sur des processus qui ne tournent pas, par manque de commandes ?


Fichtre, devrais-je m'installer au marché est tenter d'écouler mes invendus au poids ou me résigner à les voir finir comme cale-armoire au fond des campagnes ? Eventuellement dans les meubles d'exposition d'un Ikéa finlandais, car ils nous exposent bien ceux des auteurs locaux, pour éviter la fauche.

Qui chez nous voudrait un exemplaire du fameux « Vůsturnadålen nartëustuflå » de Hårald Wůstchengǿscht (tome 3, en alexandrins) ?


Non, rien n'est joué.

Certains secteurs se portent bien malgré la crise, d'autres la subissent sans trop de dommages et les entreprises survivantes pourraient elles aussi avoir besoin de toute la capacité de production une fois la reprise arrivée.


D'ici là, les encadrants moins occupés par les retards de livraison et les performances insuffisantes peuvent vérifier si les techniques proposées se révèleraient pertinentes dans leur activité.


Je leur souhaite bonne lecture.

 


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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:30

Si ce n'est un effet de mode, cela y ressemble fort.

Les personnels en désaccord avec leur employeur tendent à jouer à « Patron Prisonnier » en retenant ce dernier dans des lieux, conditions et pour des durées variés.


Le journal « 20 minutes » dans son édition du 22/4/2009 dresse une carte de France des séquestrations, qui pourrait ressembler au « guide du routard du patron otage » ; pas moins de 8 cas en 2 mois. Le plus terrible étant à mon sens ce patron obligé de rester une heure dans son taxi (parisien), surtout s'il a du endurer le monologue du chauffeur (parisien), sa cigarette, son chien ou sa radio, voire la combinaison des quatre.


Si on reconnaissait jusqu'à peu le patron à son beau costume et son attaché case, on le reconnaitra désormais à son sac de couchage et son vanity case.


Saisissant l'opportunité, je compte lancer une ligne de costumes en laine super 120 motif camouflage, pantalon à poches multiples, cravates et chaussettes assorties.


Egalement prévue, une valisette de survie contenant un nécessaire de toilette miniaturisé, une ration de survie à base de foie gras et vin déshydratés, un déguisement « yucca » pour se fondre dans les plantes vertes et tromper ainsi la vigilance des geôliers amateurs, ainsi qu'un assortiment de brassards syndicaux au même usage.


Un téléphone multifonction intégrant une plaquette vitrocéramique pour que l'on puisse faire réchauffer le manger dessus (brevet déposé par JB Hubert) et un blackberry-couteau suisse multi lames, dont la fameuse « lame de crocodile ».


Un parachute doré cousu de fil blanc, au cas où cette mésaventure arriverait à un financier dans son jet privé.


Si toutefois, l'otage n'arrivait pas à ce libérer par lui-même, le kit comprend un « atlas des délocalisations » et le « grand livre des stock-options de Napoléon III à nos jours » (482 gravures colorisées), astucieusement recouverts d'une couverture mentionnant « guide pratique du patron social », pour tuer le temps en attendant les gendarmes.




Blague à part, les séquestreurs risquent à ce jeu un enfermement infiniment plus long et bien moins drôle, sans compter qu'une de ces opérations pourrait terminer tragiquement.



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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:24

Je soumets à votre sagacité, chères visiteuses et chers visiteurs, la question suivante : Les meilleures pratiques sont-elles un piège ?

 

Elle procède de l'hypothèse que l'acceptation des « meilleures pratiques » inhibe la recherche de solutions alternatives, éventuellement meilleures, sous prétexte que les « meilleures pratiques » représentent déjà l'optimum.

 

Si cette hypothèse est vraie, les meilleures pratiques profitent essentiellement aux leaders qui les maitrisent, leurs concurrents moins matures essayant de les imiter plutôt que de rechercher des voix alternatives qui remettraient les bases de ce leadership en cause.

 

La question est intéressante, car elle me rappelle un parallèle entre le modèle de Porter sur les cinq forces régissant le jeu concurrentiel.

Ce modèle, simple et robuste, avait le mérite de modéliser un concept difficile à appréhender jusque là.

 

Or quelques nouveaux entrants, rejetant ce modèle « descriptif du passé », ont réussi à prendre des positions dominantes dans leurs secteurs en jouant la rupture, comme par exemple Dell pour les ordinateurs ou Zara pour le prêt-à-porter. (voir http://chohmann.free.fr/strategie/critique_porter.htm)

 

Sous cet angle et en matière de pratiques en opérations, que penser du Toyotisme, du Lean ?

 

A vous lire.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 14:42

La téléphonite aigue est une maladie handicapante touchant selon les sources entre 1/3 et 1/28è des utilisateurs de téléphones mobiles.


Elle se caractérise par une pulsion irrépressible de répondre à tout appel, quelque soit l'heure ou les circonstances.


C'est ainsi qu'au plein milieu d'une séance de travail importante, le groupe jusque là concentré doit apprendre en léger différé le rot du petit dernier, le retard du plombier ou tout autre nouvelle fondamentale et moment historique de ce genre, que le conjoint (atteint lui aussi de téléphonite) se doit de relayer en temps réel au participant téléphonodépendant.


Cela peut être chez le dentiste, où malgré mon estime pour ses talents professionnels, je n'ai guère apprécié qu'il réponde à son gamin qui l'informe de l'avancement de ses devoirs, de sa préparation du cours de musique et accessoirement quémande le droit de jouer avec sa console.


Même si je n'avais pas de fraise plantée dans les molaires ou le risque de voir mes dents collées définitivement dans du mastic à empreinte, j'ai pris cette « distraction » comme une forme de familiarité, que nos relations n'autorisent pas encore...


Elevons-nous dans les étages hiérarchiques et rassemblons quinze directeurs et managers d'un groupe industriel, dont un bon tiers traverse l'Europe pour assister à cette journée de travail. Le directeur du site, en plein exposé, se voit interrompu par la sonnerie stridente du téléphone de son subordonné, qui en bon téléphonophile décroche et converse sans gêne avec un niveau sonore totalement indiscret, impudique et impoli.

Le directeur lui envoie un regard à peine désapprobateur, dont l'effet est proportionnel à la mollesse de son signal, puis tente de se faire entendre et conserver l'attention de son auditoire, malgré la conversation parasite qui continue.


Cela se reproduira quelque fois encore au long de la journée, augmentant sensiblement mon envie de faire avaler le mobile au goujat, de le lui fracasser sur la tête et de le jeter par la fenêtre, l'ordre des opérations étant laissé à l'inspiration du moment.

Ce que je fis.

En pensée uniquement, rassurez-vous.


Mais voilà que mes derniers espoirs de revenir vers plus de respect d'autrui et de civilité anéantis en voyant qu'aux cérémonies de l'OTAN, l'un des puissants (1/28) préfère téléphoner ostensiblement devant les caméras du monde entier et (se) faire remarquer son manque de politesse envers son hôte, une dame de qui plus est.

Vous aurez reconnus Silvio Berlusconi et Angela Merkel dans leurs rôles respectifs.


Ainsi, si aux sommets des états on ne donne pas les bons exemples, comment voulez-vous qu'en bas on s'élève ?

 

 


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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:50

Voilà un pays emblématique, le Japon, à la réussite insolente et qui a pu montrer à diverses reprises qu'il peut surmonter et sortir grandi des crises. Ce premier de la classe, cité, admiré et envié venait de sortir en dix ans de la crise qui n'affectait que lui (explosion de la bulle immobilière, problèmes de banques, compagnies d'assurance exsangues...), quand patatras, la crise globale le renvoie sur la ligne de départ, avec les autres pays.

La vertu n'a pas payé.


Plus près de nous, l'usine Continental de Clairoix.

Les employés avaient accepté un retour aux 40 heures hebdomadaires et des périodes de chômage partiel en échange de la sauvegarde de l'emploi, qui finalement ne sera pas sauvé.


Dans le billet « Aurions-nous été Lean plus tôt ! », je relatais l'histoire de cette société dont les activités de production vont être délocalisées, malgré les efforts de productivité entrepris.


Dans cette autre entreprise, les nécessaires efforts de productivité se sont toujours accompagnés de plans sociaux pour ajuster les effectifs. Comment « motiver » ou au moins intégrer les personnels restants dans la mise en place du Lean ?


On pourrait multiplier les exemples et se demander quelle morale tirer de ces histoires qui semblent bien commencer mais finissent plutôt (très) mal ?

Les efforts ne paieraient donc plus ?


Ne pas généraliser


Dans le cas du Japon, la vertu a bien payé, mais pour le malheur du pays une crise mondiale le ramène en quelque sorte au point de départ. Ce n'est pas la situation du Japon qui a changé, mais celle autour de lui !

Et si cette même crise n'avait pas tant affecté le secteur automobile (et toutes choses égales par ailleurs), on peut penser que les efforts passés des salariés de Clairoix auraient pu payer.


Au Japon certaines entreprises ont pu prospérer malgré l'adversité et le sort du site de Clairoix n'est pas promis à toutes les usines françaises. Gardons-nous donc de généralisations trop hâtives.


Analyser


Rappelons que le levier des revenus des ventes sera toujours plus important que le levier des économies sur les coûts. Autrement dit, pour faire face à des problèmes de trésorerie, accroitre les ventes est une solution plus « puissante » que de faire des économies sur les dépenses.

Pour s'en convaincre, il suffit de considérer sa propre situation budgétaire personnelle et se demander quelles économies, sur quels postes de dépenses du foyer permettraient de « compenser » une perte de salaire conséquente.


Or vendre ou trouver de nouveaux clients dans la situation de crise dans laquelle aucun client n'ose prendre de décision, tant l'incertitude est grande et la visibilité nulle, est très difficile.


N'alimentons nous pas nous-mêmes, consommateurs, ce phénomène en freinant nos dépenses ? Certes, nous agissons de manière responsable et apparemment rationnelle en anticipant des périodes plus difficiles encore. La prudence pousse à l'économie. Mais ce faisant, nous privons nos fournisseurs directs de leurs revenus habituels et ainsi de suite.


On pourrait discuter si cela conduit à une prophétie auto-réalisatrice, mais ceci est un autre sujet.


Raisonner


Tendre vers l'excellence, traquer les gaspillages ne garantit pas contre les coups du sort. Le Lean n'est pas une assurance tous risques ni un remède universel.

Ainsi, la « certitude » que tendre vers l'excellence au travers du déploiement Lean met l'entreprise à l'abri est remise en cause par la crise. 


Etre salarié depuis 20, 25 ou 30 ans de la même entreprise ne garantit pas que cela continue gentiment comme cela. S'il restait une certitude de ce genre, les employés doivent se rendre à l'évidence : chacun se garantit son emploi soi-même.


Pour les entreprises en difficulté, ce ne sont pas des mauvais choix initiaux ou des stratégies hasardeuses qui les conduisent là, mais les hypothèses dans lesquelles les stratégies ont été formulées et les choix fixés sont brusquement invalidées : croissance constante, marchés porteurs, etc.


Tenter une conclusion


Pour réagir, il faut donc identifier les nouveaux facteurs clés de succès dans les nouvelles conditions, se réorganiser en conséquence et se rendre moins vulnérable à d'éventuels changements drastiques dans le futur.


Pour ce faire, un mot (et une stratégie) devrait gagner en popularité : agilité.


L'agilité se définit comme la capacité d'une entreprise à se réorganiser rapidement pour répondre à un changement important et imprévu du contexte (paradigme), à comparer à la réactivité qui est la réponse rapide à une variation dans des conditions globalement identiques.

 

 


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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 16:29

(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote)



Prison non Break


Soixante ans pour Florence Cassez, cent cinquante pour Bernard Madoff, aux Amériques on ne s'embarrasse pas de peinettes à la Française.

Pour Bernard (70 ans) à un cent le paquet d'agrafes emballé à l'atelier du pénitencier, 150 ans ne suffiront pas pour rembourser les cinquante milliards escroqués. Mais malin comme il est il réussira bien à monter une arnaque à base de plumes de caniches ou d'œufs de rhinocéros.


Procès Colonna


Lui, pas lui ?

Aux USA ils ont les experts qui rentrent avec lunettes de soleil dans une pièce sombre pour trouver l'indice minuscule et subtile avec un porte-clés lumineux.

Ils trouvent l'identité des méchants rien qu'en observant la forme d'un crachat.

En France il nous reste des progrès à faire, les méchants ne crachent pas assez.


Infirmière supersonique


Un acte par minute, 12 heures par jour, 7 jours sur sept, c'est le rythme nécessaire pour facturer les 800.000 Euros détournés par l'infirmière supersonique de Nice.

Elle s'est fait pincer au bout de deux ans et la satisfaction des officiels annonçant ce succès du combat contre la fraude me fait penser à la vieille baronne tout contente de tenir au bout de sa canne le borgne manchot au pied bot qu'elle vient de surprendre à lui piquer un œuf dans son poulailler tandis qu'une bande de gros Rapetou vident son manoir dans son dos.


Le prix du gaz baissera d'environ 10% en avril


Les particuliers se chauffant au gaz apprécieront ce geste de nature à alléger leurs charges après la période de chauffe (GDF Suez avait réduit ses tarifs de 20 % pour les gros industriels dès janvier).


Je propose d'adresser au Ministère de l'Economie d'autres suggestions pertinentes pour remonter le pouvoir d'achat et relancer la consommation, telles que :


* Solder les tenues de ski en août dans les paillotes de plage

* Baisser la TVA sur les glaces à emporter les mois de Janvier à Mars

* Consentir un crédit d'impôt de 10 euros pour l'achat de toute tonne de balles de pingpong made in France et destinées à l'usage personnel, offre néanmoins limitée à une seule par foyer fiscal (tonne, pas balle. Ne soyons pas pingres)

* Rembourser les titres de transport en commun compostés les 29 et 30 février

* Plafonner le prix des couches-culottes pour les familles nombreuses à partir du sixième anniversaire du petit dernier


Si vous avez des idées, allez-y lâchez vous.


(Pages économiques du Monde) Hausse des Bourses : un feu de paille ?


A mon humble avis, c'est médicalement peu probable.


Annonce à caractère personnel


Je rappelle à tous les baricadistes, grèvegénéralistes, brûleurs de pneus, reteneurs de patrons et autres inscrits à la journée d'action du 19 mars prochain que je tiens un calendrier révolutionnaire à leur disposition.

 


 

 


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