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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Définition

Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:52

Vous ne lisez pas les modes d’emploi et vous avez bien raison.

Les consommateurs ont fini par avoir raison.

A force de constater que les utilisateurs ne lisent pas les modes d’emploi, les constructeurs, fabricants ou importateurs se sont calés sur le minimum réglementaire requis.

Cela donne des manuels d’autant plus incompréhensibles que leurs créateurs économisent sur les talents des rédacteurs, les traductions et les relectures.

Du coup, les clients ne lisent pas les modes d’emploi et vous pouvez relire du début.

 



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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:55

Il y a peu encore, il était mal vu de décliner un rendez-vous professionnel pour cause de congés. Pour un pro, se déclarer en vacance n’était tout bonnement pas envisageable.

Jamais.

Si ces vacances bien méritées ne pouvaient s’accommoder du rendez-vous imposé, une grippe surprise, un décès subit dans la famille ou un membre fracturé fournissait une excuse plus ou moins crédible pour maintenir le salarié en vacance.

Combien de funérailles de grands-mères réelles ou imaginaires n’ont-elles pas été invoquées de la sorte ? Pauvres mamies enterrées à répétition, elles qui n’aspiraient qu’à rester tranquilles et confortablement installées.

Dans leur fauteuil s’entend, pas dans un cercueil !

Que les grands-parents se rassurent, il n’est désormais plus nécessaire de les faire décéder à répétition puisque le tabou des vacances a sauté.

Je m’étonne du naturel avec lequel des rendez-vous sont dorénavant refusés parce que « cette semaine-là je suis au ski ».

Non seulement il n'est plus interdit de se déclarer en vacance, mais il est de bon ton de préciser comment, voire où on les passe.

Du point de vue humain, je n’ai aucun débat.

L’équilibre entre loisirs et travail, investissement professionnel et vie privée est indispensable à l’épanouissement, au maintien de la motivation et à la pérennité des performances individuelles.

En tant que fournisseur, se voir mettre la pression sur une date impérative, qui Ô hasard précède le départ en congés du client, est moins sympathique. Car ce dernier ne compte certainement pas skier avec votre rapport sous le bras, mais s’assurer qu’il le trouvera sur son bureau au retour de ses congés et donc autant l’exiger avant de s’y rendre. Quitte à ce que vous annuliez vos propres vacances pour le rédiger dans les temps.

Ces procédés égoïstes mis à part, il reste que dans un pays qui se complaint du coût de la vie et des effets de la crise, la proportion des vacanciers skieurs pose question.

Finalement tout ne va pas si mal : les grands-mères voient leur taux de survie nettement augmenter, tout comme les stations de sports d’hiver leur fréquentation.



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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:11

Voilà une phrase que vous pouvez bannir de votre vocabulaire, une ferme intention et une formulation que vous pouvez définitivement oublier.

Lectrices attentives d’étiquettes et sélecteurs rigoureux d’aliments, économisez votre temps précieux perdu en vaines précautions, jamais vous ne serez certains de ce que vous mangerez.

A moins d’assister à l’exécution et à la découpe de la bête, sans jamais la perdre des yeux de peur qu’en un habile tour de passe-passe la génisse ne se transforme en jument ou le canard en poulet.

Si ce n’est plus extraordinaire encore…

Tout étant possible, faites-vous peur rétrospectivement : que pensez-vous avoir avalé avec la farce de vos raviolis ? De quoi donc sont faites les saucisses, les merguez ou les chipolatas ? Pourquoi tant d’épices colorées et odorantes sur les préparations pour barbecue ?

Les étiquettes et labels ne formant qu’un rempart de protection très hypothétique, gagez que chaque fois qu’un petit malin trouvera le moyen de se faire de l’argent, il trouvera à nous faire avaler…des couleuvres.

Ou autre chose.

De moins cher.

Pour lui.

Bah ! diront les plus optimistes, des lasagnes au cheval ce n’est pas si grave, ça se mange le cheval. Certes, mais de là à penser que les fournisseurs roumains ( ?) sacrifient du pur-sang racé ou du tendre poulain aux longs cils pour contenter nos palais délicats…

Je parierai plutôt sur du canasson tuberculeux et rhumatisant en fin de parcours, du poulain tricorne à six pattes ramené des forêts luminescentes Tchernobilisées d’Ukraine, dont la ressemblance avec du bœuf est frappante, comme vous savez.

 



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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 09:29

Nous écrivons le 22 décembre 2012, un jour après la fin du monde.

Pas très impressionnant le jour d’après. Il ressemble point par point à n’importe quel autre jour.

Il pleut.

De l’eau.

Pas de la cendre, pas de sang, ni soufre ou tout autre substance que les prophètes promettent à l’humanité qui mérite selon eux de se prendre des trucs dégoutants et qui piquent sur la tête.

En quantité raisonnable. Pas de déluge, pas de vague gigantesque ni geysers ahurissants.

La fin du monde elle-même fut décevante.

L’épisode le plus terrifiant de ce 21 décembre 2012 a été de prendre le RER à l’heure de pointe. Une catastrophe plutôt banale pour les franciliens qui empruntent les transports en commun.

Personne n’ayant de cataclysme plus terrifiant à reporter, l’honneur est sauf.

Sauf celui des Maya.

Ils auront beau sonner en fin d’année, je ne leur prendrai plus de calendrier.

 



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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 20:45

Si vous lisez ce billet le 11 décembre 2012, le titre est à propos.

Si vous le lisez entre le 12 et le 20 décembre, il vous faudra ajuster titre et contenu.

Si vous le lisez après le 21 décembre, soit vous avez survécu au cataclysme final et vous devriez avoir mieux à faire, soit il n’y a pas eu de fin du monde et la lecture de ce billet n’aura plus d’intérêt.


 

Donc, selon la croyance autour de la prédiction des Mayas, le 21 décembre 2012 s’en sera fini de nos soucis, de nos vies folles et de notre civilisation.

Flûte me dis-je, on aurait pu s’économiser les achats de Noël dans la bousculade.

Maintenant que les cadeaux sont prêts, autant les distribuer tout de suite.

Ce serait dommage de gâcher.

Surtout les forfaits illimités.

Tiens, cela me fait penser qu’il faudrait que je profite de mes milliers de miles Air France et Smiles SNCF, après le 21 décembre ils seront perdus !

Un dernier tour du monde, voir la fin d’en haut, voilà l’idée !

Air France ne peut honorer mes billets primes qu’au deuxième semestre 2013. Faire remarquer que le monde n’existera plus à cet horizon n’émeut pas l’hôtesse au bout du fil, qui invite à rédiger une réclamation sur le formulaire adéquat.

Le rail n’est pas une option non plus. Les syndicats n’ayant pas obtenu de prime de risque de fin du monde, ils ont décrété la fin du service dès le 20 décembre à minuit.

De toute façon, finir dans un carré famille sans place pour les genoux, très peu pour moi.

 

Il n’y a qu’à rester chez soi, déguster une dernière fois les bonnes choses, les provisions en vue du réveillon. Ce serait dommage de gâcher.

Autant se faire un dernier banquet, se gaver une dernière fois.

Sauf que, pour les sensibles de la digestion, le risque est sérieux de regarder la fin du monde assis sur la lunette des toilettes.

Une perspective finale assez peu glamour.

Sans compter qu’on n’en verra pas grand-chose et qui sait quand se produira la prochaine !

Ce n’est pas si simple, finalement, de préparer une fin du monde !

 

Je me tourne vers Internet et google (verbe googler) « préparer la fin du monde 2012 ».


disclaimer2012.pngLe premier site me propose un compte à rebours. Mes facultés mentales restent suffisantes pour ne pas en avoir besoin aussi près de l’échéance. Le message d’avertissement et la superbe faute finale me dissuade d’aller fureter plus loin.


Je passe au suivant : Comment se préparer matériellement pour la fin du monde en 2012. Voilà ce que je cherchais !

Le texte est écrit tout petit mais une publicité énorme m’invite à contacter les médiums qui me guideront sur le chemin du bonheur, à 34 centimes la minute. Et l’amour garanti à la clé.

Mouais, c’est la version web des billets que nous trouvons périodiquement dans la boite aux lettres, vantant le marabout-grand-guérisseur-ancestral et africain.

M’étonne qu’ils n’aient pas fait de promos spéciales ceux-là ! Quelque chose comme « retour de l’être aimé avant la fin du monde » ou désenvoutement express pour profiter à fond du spectacle final.

Pas top leur stratégie marketing.

Ou alors le calendrier maraboutique ne coïncide pas avec celui des Mayas…

Le site suivant propose des « conseils pour préparer ses stocks de nourriture ».

Aucun intérêt.

D’une part on a déjà trop de nourriture pour le réveillon, d’autre part l’épicier arabe du coin reste ouvert durant la fin du monde. Sa corporation ne chôme pas pour ce genre d’évènements.

Même le pseudo japonais du sushi livre le 21 décembre : « pas de ploblèm, apélitif offert ».

Viennent ensuite des vidéos sur la fin du monde 2012, mais je me refuse de les regarder, cela gâcherait le spectacle du 21 décembre de l’avoir déjà vu.

Finalement j’hésite.

Vous prévoyez quoi, vous ?


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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 21:13

Après avoir reçu exactement le même message, adressé à Null Hohmann (sic), le second me prive de toute identité.

Si la base de données vantée est aussi bien tenue que celle des abonnées, l'industrie sera bien servie.

Capture usine nouvelle

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 21:53

Le lundi matin est un moment difficile pour nombre de personnes qui doivent s’arracher à la douce quiétude du week-end pour se jeter dans une nouvelle semaine de travail.

Si la motivation pouvait se prendre en pilules, sa consommation connaitrait certainement un pic le lundi matin.


Ce lundi matin, je prends le TGV de bonne heure. A peine partis, les haut-parleurs nous informent de l’ouverture du bar, « pour notre confort ».

Je me rends au bar et trouve le barman, gobelet de café en main, faisant la conversation avec une contrôleuse plutôt mignonne.

Je dois être le tout premier et seul client. Je m’excuse avec malice d’interrompre leur moment d’intimité, mais le haut-parleur vient de m’en donner la permission, voire de m’inciter à le faire.

Le barman daigne délaisser temporairement son auditrice et me faire couler un café, tout en démarrant une longue complainte sur la dureté de son travail, sur un ton de plaisanterie qui masque mal la sincérité du ressenti.

Je cherche du regard l’habituel achalandage de produits et les voit dans un carton derrière le bar. Visiblement la conversation avec la contrôleuse prime la préparation du bar.

Je demande s’il y a des pains aux raisins.

« Ciel ! j’ai déjà eu assez de mal à avoir ça ! » me répond le barman en me mettant sous le nez un carton dans lequel glissent des croissants et pains au chocolat sur leur film d’huile.

Je préfère des biscuits que je prends moi-même dans l’autre carton en précisant que compatissant, j’allège sa peine en me servant moi-même.

« J’aime que les clients se servent eux-mêmes, je suis pour les self-services ! » répond le barman sur un ton théâtral, avant de se plaindre des radins d’exploitants qui ne consentent à investir dans des lecteurs code à barres, ce qui faciliterait son travail.

Je rappelle qu’à ce moment-là il y a très exactement un seul client, qui de plus fait lui-même une partie du travail.

La litanie sur les affres du métier de barman en TGV n’empêche nullement de mettre le couvercle du gobelet de café de travers, avant de s'en retourner voir la belle de plus près et lui parler de son dernier séjour dans les pays exotiques. Le client que je suis se débrouillera bien tout seul avec son gobelet.

Je corrige donc moi-même le couvercle du café, bien plus par soucis de ne pas me tâcher que par empathie avec le forçat du bar et m’en retourne à ma place, me disant que certains individus méritent réellement d’être remplacés par des automates.

Quelques temps après arrive la mignonne contrôleuse à qui je ferais bien un brin de causette.

Mon incompétence en matière de badinage limite celle-ci à la question : « avez-vous compati aux malheurs du barman ? » Elle sourit d’un air moqueur, preuve que non, elle ne se solidarise pas et n’était le café offert elle n’aurait probablement pas perdu son temps à écouter sa complainte.

Ne pouvant m’en empêcher, je lui signale que la vitre externe par laquelle je regarde passer les vaches est fendillée en plusieurs endroits.

« Ce n’est pas grave, rassurez-vous.

- je pensais que vous pourriez le signaler à la maintenance…

- ils sont au courant ! » dit-elle en s’éloignant avec son plus bel air signifiant « lâche-moi-la-grappe-c’est-pas- mon-problème-et-ch’suis-pas-payée-pour-çà ».

J’avoue que pour la drague le sujet est nul, mais mon propos était réellement de signaler un problème potentiel.

Je suis déçu. Un client qui fait part d’un point d’amélioration pourrait s’entendre répondre autre chose, même si la contrôleuse n’en pense pas moins.

C’est le barman qui l’a contaminée !

Ou alors elle est victime du blues du lundi matin.

La motivation ne prend pas le TGV.

Elle arrive à pieds.

Le mardi au plus tôt.


 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:21

Les nouvelles sont pessimistes et persistantes sur l’état de notre économie nationale. S’affrontent deux points de vue tels que l’on peut les connaitre en entreprise également : innovation de rupture ou améliorations incrémentales ? (voir : http://chohmann.free.fr/progres/kaikaku.htm).

En entreprise, je m’efforce de faire comprendre aux dirigeants que les occupants des niveaux les plus modestes de la pyramide hiérarchique ont besoin de solutions concrètes et rapides, qui leur simplifient la vie quotidienne et leur apportent les preuves qu’un changement est engagé. C’est la condition pour obtenir leur adhésion durable à un programme et conserver leur motivation.

Promettre une situation améliorée à un horizon plus lointain que l’horizon habituel des intéressés, c’est leur proposer une abstraction peu convaincante.

Quelle n’est pas ma surprise lorsque le gouvernement répond aux alertes sur l’urgence et la vigueur de mesures à prendre qu’il n’y aura pas de choc de compétitivité, pas même un chocounet, mais un pacte qui s’étalera sur la durée du mandat présidentiel.

Cela me rappelle un billet plus ancien (Lorsque l’amputation est requise, la manucure n’est plus une option), dont je reproduis ici une partie :

Comme dans le cas des états, les entreprises (leurs dirigeants) repoussent les décisions difficiles et/ou impopulaires tant que la situation le permet. On se livre à des exercices de funambule sur le fil du rasoir, on retient son souffle et on avance doucement.

 Il y a dans cette posture une part de rationalité qui pousse les élus ou les nommés à ne pas apparaître comme fautif ni porteur de mauvaises nouvelles et encore moins celui ou celle qui met les mesures requises en œuvre.

Il y a également une part d’espoir irrationnel que la situation s’arrangera d’elle-même, ou que « quelqu’un d’autre », (et si possible la collectivité) s’en chargera.

Lorsque la situation devient intenable et les problèmes visibles, il faut agir, le plus souvent rapidement, avec vigueur et détermination.

C’est que lorsque l’amputation est requise, la manucure n’est plus une option.

En effet, si auparavant les mesurettes, les replâtrages et autres arrangements cosmétiques suffisaient à cacher la misère, dans les situations les plus graves ces semblants de solutions ne sont plus de mise.


 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 16:46

Les semaines se suivent et certains de leurs aspects se répètent, notamment et en ce qui me concerne le fait de passer par Lyon et sa gare de la Part Dieu où je loue une voiture pour un périple plus lointain.

Je vous ai exposé mon affection pour le fameux parking de ladite gare, celui où il faut rendre les voitures dans le billet presque homonyme de celui-ci.

Au fil de mes locations, bonnes négociations, volume et fidélité obligent, j’ai le plaisir d’être régulièrement surclassé. Après les petits bolides, les berlines bourgeoises, je suis passé au Panzer classe E.

Si cela est flatteur et permet de tester des voitures classieuses ou à mon sens atypiques, que je n’achèterai jamais, il y a également quelques inconvénients. Comme celui de passer pour un parfait Kéké en roadster 300 CV à 70km/h max sur le périphérique d’Avignon ou de devoir se garer à 2km de chez le client pour m’éviter les injustes remarques sur les honoraires prétendument pharaoniques des consultants.

Ayant noté un taux de croissance linéaire et positif du volume des véhicules que l’on me confie, je dois être en droit de conduire un Mercedes-Benz 38 tonnes avec sa semi-remorque chargée à la prochaine location.

Impeccable pour manœuvrer dans les ruelles du Lyon secret à la recherche du parking.

Sauf que cette fois, mon Panzer et son GPS m’on emmenés sans coup férir au bon endroit.

Pour celles et ceux que cela intéresse, il faut entrer « 84 rue de Bonnel » comme destination, être super attentif aux instructions du GPS, à la circulation et aux travaux de voirie, couper la voie bus pile au bon endroit, éviter de défoncer la barrière du parking (celle qui laisse la moitié de votre véhicule en travers sur la voie bus), arriver à manœuvrer son Panzer pour ne pas devoir sortir la moitié de son corps pour taper la code sur le clavier et finalement espérer que bus et taxi ont suffisamment de respect devant la masse de votre véhicule pour ne pas vous pousser sur le boulevard suivant avant l’ouverture de la barrière.

Oui, cela fait beaucoup de conditions, mais c’est jouable.

Mon retour et le départ du train étaient suffisamment synchrones pour laisser le salon grand voyageur (à pied) de côté.

Evidemment, tant de chance étant une insolence intolérable, je me suis retrouvé dans un carré famille (je vous rappelle que je les ais particulièrement en horreur), avec en face de moi une passagère particulièrement moche et obèse.

Deux heures de lecture appliquée des trucs téléchargés sur son smartphone c’est long.

Particulièrement les fables de la Fontaine.

Une ou deux ça va.

Quarante-trois, ça gave.



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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:57

Rendre une voiture de location à  la gare de Lyon Part Dieu est une aventure digne d’un Koh-lanta urbain, toutes celles et ceux qui un jour ont dû déposer une voiture dans ce parking devraient me comprendre sans problème.

L’aventure commence alors que je me trouve à dire de GPS à quelques km de ma destination et environ 20 minutes avant le prochain train pour la capitale.

Un retour plus tôt que prévu est une perspective très attractive pour quelqu’un qui le plus souvent manque de temps, sourire donc.

De courte durée.

Rater la seule rue qui tourne à gauche sur ce boulevard dont j’ignore le nom vous condamne à contrevenir gravement au code de la route ou à partir pour un périple dans la quatrième dimension.

Très discipliné, j’opte sans le savoir pour la quatrième dimension, à la recherche d’une rue que jamais je ne trouva.

Dès cet instant, le GPS de ladite voiture de location, décide contre ma volonté de me faire visiter le Lyon insolite et secret qui entoure la fameuse gare. L’heure tourne en même temps que moi et la perspective de rentrer plus tôt finit par sauter en marche, me laissant avec seul avec GPS.

Je commence à me demander si le GPS en question n’est pas socialiste, vu le nombre anormalement élevé d’injonctions de tourner à gauche qu’il m’intime.

A moins qu’au contraire, capitaliste dans l’âme et terrorisé à l’idée de se faire taxer de manière confiscatoire toute indication à valeur ajoutée, il me fait tourner bourrique dans la moindre ruelle étroite.

Je finis par reconnaitre les abords de la gare de la Part Dieu et ignorant les indications fantaisistes du GPS, je me dirige selon les panneaux « voitures de location ».

Posés par un sadique.

Si.

Recommence un tour de quartier à la chasse au panneau suivant.

Evidemment, leur taille et couleur sont calibrés pour les super héros aux yeux bioniques, pas pour le citoyen ordinaire. Lorsqu’ils sont apparents ces panneaux, ils se trouvent au milieu d’un chantier de voirie qui barre la rue, une espèce particulièrement prolifique aux abords de ladite Gare.

Je finis par poser la voiture sur un parking qui n’est pas le bon, chez un loueur qui ne l’est pas non plus et vais rendre les clés avec mon appréciation de la situation, attisée par le bonheur indescriptible que procure le fait de rater un train à 4 minutes près.

Le bonheur ne saurait être parfait sans l’aventure complémentaire que représentent la localisation et l’accès au salon grand voyageur de la gare de la Part Dieu, histoire d'adoucir la glande forcée.

L'indication de ce salon est des plus… discrète.

Je dois au fait d’y avoir déjà été et à un restant de neurones la capacité de le retrouver, au terme d’un parcours faits d’escaliers et longs couloirs.

Amis grands voyageurs encombrés de bagages et/ou avec des difficultés de déplacement, soyez tenaces ! Journaux, revues et toilettes handicapés gratuits sont au bout du (long) couloir, à droite.

 



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