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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:59

La logistique est le maillon faible de l’e-commerce nous disent les experts qui travaillent dur à l’améliorer.

Et elle le reste, surtout dans les dix derniers mètres, répondent les clients.


Que dans les périodes pionnières, la logistique de distribution, ce maillon critique de la chaine ait été sous-estimé est surprenant, encore que compréhensible.

En effet, la dématérialisation des services supprime de facto quelques ennuis que l’on rencontre dans le monde physique. Pris dans l’euphorie dans cette révolution des clics permettant de vendre au monde entier depuis un bureau, les pionniers ont du se casser le nez sur une réalité triviale incontournable pour se souvenir de la nécessité de la logistique de distribution : un produit physique commandé et acheté virtuellement doit finir par rencontrer son acquéreur…

Celui-ci n’est pas très enclin à venir chercher sa commande en un point de distribution, car cela réduit l’offre e-commerçante à une formule assez banale de vente par correspondance. Sears permet de commander sur catalogue depuis 1888 !

Mettre en œuvre le top de la technologie informatique pour se vautrer sur une contrainte aussi évidente, voire « vulgaire », m’en dit long sur la connaissance du terrain des concepteurs d’offres. Mais c’est là une remarque toute personnelle.

Les premières hontes bues, la distribution s’est améliorée par la focalisation sur la « logistique du dernier kilomètre ».

Fort bien.

Des études très poussées ont démontré l’inadéquation des semi-remorques ou trains de marchandises dans les centres urbains, notamment les centres-villes historiques. On en a fait des publications, des séminaires, des congrès, avant que des études complémentaires aient rappelé que la pénétration des camions dans lesdits centres pouvait être réglementée, réduite à quelques créneaux horaires.

Ah bon ?

Refaisons des publications, des séminaires, des congrès.

Même remarque toute personnelle que plus haut. S’il parait une étude révélant que les camions et les trains sont majoritairement, voire exclusivement équipés de roues, je ne m’en étonnerai pas.

Du coup il a fallu adapter la taille des véhicules, mettre en place des organisations plus flexibles, plus réactives et ce genre de choses.

Bravo les e-commerçants, vous allez arriver à nous livrer nos commandes !

Car voilà, une fois la camionnette arrivée en ville, à la bonne adresse et à la bonne date, encore faut-il que le livreur trouve (outre à se garer) l’entrée de l’immeuble, la sonnette, le digicode, la boite aux lettres ou la bonne porte.

Acheteur consciencieux, je remplis tout bien les formulaires, mais la compatibilité limitée ou les interfaces facétieuses des systèmes entre les e-commerçants et les distributeurs ont par exemple imprimé mon seul prénom et le code postal sur mon paquet, ce qui je le conçois, rend la livraison plus divertissante mais singulièrement plus compliquée pour le livreur.

Et incroyablement plus longue pour l’acheteur.

Que les livreurs ne soient pas toujours aidés par ces super systèmes informatiques est une chose. Néanmoins quelques représentants de cette corporation ne semblent pas s’investir dans leur mission avec le minimum de conscience professionnelle, à défaut de motivation.

Après avoir passé commande et donné toutes les informations utiles pour franchir les multiples obstacles pour déposer le paquet, j’attends sagement la livraison.

Le jour prévu et confirmé par les systèmes de pointe, je reçois un message vocal sur mon téléphone mobile m’indiquant « Nous n’avons pu vous livrer car il n’y a personne chez vous. Nous reprendrons contact avec vous plus tard aujourd’hui. Ou la semaine prochaine. ».

Le téléphone n’ayant pas été coupé, la boite vocale a enregistré deux minutes supplémentaires, dont ce qui est audible indique que le livreur ne devait certainement pas être dans ma rue ni la tête à son travail.

Le paquet fait donc un retour au dépôt et la plateforme de vente un mail d’information me suggérant que j’ai dû oublier une information (ben voyons) et que moyennant la transmission des informations complémentaires (déjà fournies) une nouvelle tentative de livraison serait tentée.

Elle l’est bien et c’est moi-même en personne qui la réceptionne des mains d’un livreur dégourdi, qui ne s’est pas laissé décourager par l’erreur d’orthographe dans mon patronyme. Car évidemment la nouvelle étiquette a été imprimée suite à une ressaisie manuelle, mais de travers.

Mon expérience (encore limitée) en la matière me permet d’émettre l’hypothèse que ce type de déconvenue est préférentiellement lié à toute dimension de paquet qui excède les dimensions de la boite aux lettres et/ou dont la livraison est confiée à quelqu’un d’autre que notre bonne vieille poste.

Reste l’alternative de se faire livrer dans un point relais et d’aller y récupérer sa commande.

Comme en 1888 en somme.

 



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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 21:22

Un benchmark, selon Wikipédia est en anglais un point de référence servant à effectuer une mesure. Par extension, un Benchmark est une référence permettant des comparaisons.


Excellence is a better teacher than mediocrity. The lessons of the ordinary are everywhere.
Truly profound and original insights are to be found only in studying the exemplary.

Warren G. Bennis

 

Traduction automatique de Google : L'excellence est un meilleur enseignant que la médiocrité.
Les leçons de l'ordinaire sont partout.
Idées vraiment profonds et originaux se trouvent seulement dans l'étude de l'exemplaire.



Le terme benchmark a pris une signification plus vaste pour désigner l’identification des meilleures performances, et au travers d’elles, les méthodes ou pratiques qui ont permis leur atteinte.

 

Savoir comment font les meilleurs et les imiter permet aux entreprises de limiter l’écart concurrentiel, voire de surclasser les meilleurs en améliorant leur technique (les suiveurs par rapport aux pionniers), en identifiant des pratiques meilleures ou innovantes ou encore en « sortant du cadre » (créer la rupture).

Comprendre plutôt que copier

Chercher à imiter le meilleur concurrent ou l’entreprise référence, c’est prendre le risque de ne créer qu’une pâle copie.

Généralement, les copier-coller fonctionnent mal. Pour s’en convaincre il suffit de prendre le cas de Toyota et de ces concurrents ; bien que le modèle soit connu, combien d’entreprises ont pu se hisser au niveau de performance de Toyota ?

En la matière, la recommandation est de comprendre et adapter et non pas de copier le modèle.

Imiter c’est accepter de jouer selon les règles établies par d’autres, par les leaders. Le benchmark d’imitation souffre donc des mêmes critiques que le modèle de Porter en matière de stratégie.

Comprendre ce qui fait le succès du leader et proposer une offre « hors cadre » permet de redéfinir des règles, qui peuvent aller jusqu’à invalider le modèle du leader.

En la matière deux exemples fameux : Les ordinateurs Dell assemblés à la commande et les vêtements Zara dont les collections tournent à folle vitesse, au sens propre comme au figuré.

Ces deux entreprises doivent leurs succès au modèle original qu’elles ont créé, sans se conformer aux règles établies ou en usage dans leur secteur.


Aux Directions Générales le "calcul", aux exécutants la réalisation

Ces rappels étant faits, voici un responsable de haut rang qui voit les performances de ses unités comparées à un benchmark et c’est peu de dire que cela n’est pas en sa faveur.

Sa réaction alors est la contestation véhémente de la validité du benchmark.

De quoi est-il fait ? Compare-t-on des choses réellement comparables ? 

Celui qui apporte ce benchmark peut-il le prouver, le démontrer ?

Et ainsi de suite.

Ce "splendide" combat d’arrière garde est "admirable" à plus d’un titre :

  • Il rend la démonstration de résistance au changement à haut niveau très…vivante,
  • Il démontre brillamment la tendance répandue de mettre plus d’énergie à démontrer qu’on ne peut rien faire plutôt qu’à chercher ce que l’on peut faire,
  • C’est un splendide essai de retournement de crêpe qui permet à celui qui se sent mis en cause de se transformer en accusateur publique, postulant que « si je trouve une faille pour te discréditer on ne me cherchera pas de poux dans la tête »,

Cette frappe préventive me paru prématurée et inutile.

Prématurée parce réagir émotionnellement et violemment de la sorte discrédite ce manager. Rien n’indiquait que le top management lui tenait rigueur de la situation, alors qu’il est en charge d’un gros secteur qui pose problème.

Ensuite rien n’indique que l’objectif qui découlera de ce benchmarking sera un alignement sur le(s) meilleur(s). Savoir de quoi précisément est fait le benchmark est secondaire car il ne s’agit pas de copier-coller le modèle.

Au vu de l’écart des performances de l’entreprise par rapport à la référence, réduire celui-ci de moitié se révèle déjà ambitieux.

 

Dans cette situation, c’est le troisième usage du benchmark qui est utile ; prendre conscience qu’une performance élevée dans le secteur est possible et qu’au vu de l’écart au meilleur, un plan d’amélioration est nécessaire à la société pour qu’elle survive à terme.

 

La « bonne » réaction escomptée d’un responsable est de prendre en compte les éléments qui lui sont révélé et de relever le défi de l’amélioration de la performance. A lui d’estimer de manière proactive quel objectif il peut viser raisonnablement, comment l’atteindre, à quel horizon et avec quel engagement de moyens.

 

S’il se montre trop ambitieux ou trop timoré, il sera probablement recadré par la Direction Générale. C’est d’ailleurs à cette dernière « qu’appartient le calcul », c’est-à-dire qu’une fois la décision prise et un objectif chiffré fixé, les exécutants ne sont pas invités à le discuter, mais à le réaliser.

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:09

(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote.

Ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ont de petites calories.)

Irritations ferroviaires

J’ai eu ma période d’irritations aériennes à une époque où ce mode de déplacement m’était plus fréquent. A croire que la crise a rétréci le pays, car désormais la plupart de mes clients sont accessibles en train ou en voiture. Du coup, les irritations ferroviaires prennent de l’importance, notamment le fameux jeu de chaises musicales.

Je monte dans la voiture, scrute les numéros et découvre ma place… occupée.

Je signale à la dame que probablement elle occupe une place qui n’est pas la sienne.

Elle ne comprend pas, elle bien en 62 voiture 18 !

Madame, nous sommes dans la voiture 19.

Derrière moi j’entends « ah bon, c’est voiture 19 ?! » et se déclenche un mouvement de foule de quatre voyageuses qui se jettent sur ses nombreux bagages et migrent en horde vers la voiture 18, manquant de me piétiner.

Je comprends mieux pourquoi certains passagers laissent les choses en l’état et se cherchent une autre place.


Joe le gentil taxi

J’arrive à destination (en Province) et monte dans un taxi. Accueil courtois et chose impensable à Paris, le conducteur avance spontanément le siège passager pour me faciliter l’installation.

Vu ma corpulence, il fait de l’excès de zèle, mais je suis sensible à l’attention.

La destination est atteinte en quelques minutes avec un compteur qui affiche 4,60. La prise en charge étant de 2 euros environ, c’est vraiment la course du siècle ! ce que je fais remarquer au conducteur.

« oh, ça me fait bouger… » dit-il en souriant.

Fichtre, pareil chose ne se peut concevoir en la capitale.

Aucun Taxi ne m’aurait pris pour une course aussi modeste et s’il s’en était trouvé un pour se faire piéger, je n’ose imaginer quelle torture la corporation locale a inventé pour la circonstance.

 


La samaritaine est parisienne

Pour revenir à la gare, c’est une sympathique assistante de direction qui m’accompagne et m’emmène dans le Tram par lequel elle rentre chez elle. Ce Tram a le bon goût de s’arrêter pile devant la gare. Elle m’offre un ticket pour éviter de rater la rame qui arrive et refuse que je lui rembourse. Nous bavardons et elle m’explique qu’elle vient d’arriver dans cette ville, elle est parisienne. Eh, oui, la (bonne) samaritaine est bien parisienne. Il lui est arrivé de demander son chemin lors de ses premiers pas dans cette ville inconnue et une dame lui a offert un ticket de tram, elle voit en moi une occasion de le rendre, à un tiers.

Que les âmes généreuses soient remerciées.


Le coût exorbitant de la quantité négligeable

« Vous les consultants, vous nous coûtez chers ! »

Certes, j’entends cela à longueur de temps. Cette fois-ci je tique, c’est la nième fois que je me prends un râteau avec un lapin à cheval, comprenez un rendez-vous formellement pris que le client annule à l’heure même où il doit avoir lieu.

Le projet que nous menons est, selon le client, stratégique, prioritaire, vital.

La bonne coordination avec le client est donc logiquement prioritaire et vitale.

Eh bien non.

Je me sens donc quantité négligeable, condamné à être reçu entre deux portes ou à coordonner le projet en accompagnant le client le long des couloirs, cavalant vers sa prochaine réunion stratégique, prioritaire et absolument vitale.

Ma rationalité ordinaire peine à absorber le paradoxe ; nous coûtons cher mais comptons pour du beurre…


Nous adhérons aux principes du Lean, mais passez par nos méandres bureaucratiques

C’est un cas d’école, un gag, un roman de Kafka.

Nous mettons au point un programme d’accompagnement au Lean avec la direction du site client. Toutes les parties sont alignées sur les gains potentiels que représente la situation actuelle, les améliorations à long terme et les bénéfices futurs que généreront les équipes du client une fois montées en compétences. Le retour sur investissement est fabuleux et le temps presse.

Le nirvana du consultant !

Sauf que... il faut passer par le service Achats pour finaliser la commande.

Nous voilà partis dans la plus splendide bureaucratie absurde sur laquelle s’empile amateurisme et mauvaise foi, volonté de démontrer son pouvoir de nuisance et le confort sécurisant des procédures du groupe, derrière lesquelles les chicaneurs trouvent opportunément refuge. Ajoutez l’injoignabilité pour cause de congés ou pour aucune cause du tout et les exigences nouvelles de documents à joindre, de pièces à produire ou de formulaires à compléter. C’est un groupe industriel privé, je précise.

Le comité de direction est gêné, dans cet univers feutré, on accorde de l’importance aux formes. Faire lanterner le fournisseur, fusse-t-il de prestations intellectuelles, ne s’inscrit pas dans le code des bonnes manières, mais voilà, il y a les règles…

Les Achats ne sont pas dans le périmètre de notre top client, il subit l’outrage avec nous…

Tout le monde regarde horrifié l’insensé gaspillage. Le projet pourtant urgent ne peut pas démarrer tant que le formalisme n’est pas respecté.

Et l’acheteur est tatillon.

Cela se passe en France.


Cadavres exquis

Non je ne suis pas accro aux séries TV, je passe d’ailleurs peu de temps à la regarder, mais si cela m’arrive, ne serait-ce que durant mon périple pour aller me servir un verre d’eau avant de revenir vous écrire de divertissants billets, je regarde attentivement.

C’est ainsi que m’est apparu l’insidieuse invasion des rousses dans les publicités.

Un autre étonnement concerne les séries policièro-scientifiques dans lesquelles les cadavres et débris humains abondent. Bien qu’en mauvais état, voire en décomposition, les divers experts qui se penchent dessus ne se protègent guère et ne sont pas le moins du monde incommodés par les odeurs. Chez nous, une assiette ayant porté un filet de saumon et qui séjourne plus de 12 heures dans le lave-vaisselle avant lavage déclenche une pétition dans le quartier. Des crevettes et c’est une émeute.

Oui, c’est un quartier sensible.

Olfactivement.

 



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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 19:50

CH replaySur les routes des vacances vous les avez peut-être vus, croisés, dépassés ou suivis, les camions avec bâches à slogans, véritables catalogues des meilleures pratiques de la logistique, que tout le monde appelle désormais Supply Chain.

 

Je me souviens d’un temps pas si lointain, que les jeunes peuvent encore connaitre, où la logistique devait se professionnaliser. C’était une époque où l’on peinait à définir le mot logistique et où les acteurs étaient répartis dans de multiples spécialités, dont les spécificités étaient quelque peu difficiles à appréhender pour le néophyte.

 

Heureusement, les anglo-américains volant à notre secours nous ont offert le terme unificateur « Supply Chain ». En un rien de temps, toutes ces tribus spécialisées sont devenus des acteurs de la Supply Chain, ce qui ne facilite pas forcément la compréhension de leurs métiers, mais présente l’avantage non négligeable de les désigner par une seule expression, utilisable dans le monde entier de surcroit.

 

Voila le ringard camion « Transports Bébert » devenu le vecteur de votre performance, grâce à « Bébert your Supply Chain partner ».

Si.

C’est écrit.

Sur la bâche de la remorque.

 

Tout allant de plus en plus vite, y compris les camions arborant le macaron vitesse limitée à 80km/h, la Supply Chain est devenue Lean.

 

Fort bien, donc elle accélère et maitrise ses flux, élimine les gaspillages.

Mes visites d’entrepôts ou de plateformes confirmaient les besoins pressants en la matière.

 

Puis, s’avisant des milliers de mouvements et de colis qu’elle doit maitriser, la Lean Supply Chain s’est mise aux statistiques pour devenir Six Sigma.

 

Igor, Pavel et Zbignew (les ex-chauffeurs de Bébert transport) sont devenus des Black (Safety) Belt Champion Drivers.

 

Celui d’entre eux qui en plus détient le permis cariste est Master Black (Safety) Belt. Ils sont reconnaissables dans un restaurant routier, étant les seuls qui se montrent leurs collections d’écart-types et discutent analyse de variance, en biélorusse, polonais et slovaque.

 

S’il arrive qu’ils se tapent dessus, c’est que le tapé n’a pas correctement prononcé « moyennoschka » et que le tapeur a entendu « moi et Noschka », laissant à penser que la Noschka en question a dérivée hors des tolérances conjugales.

 

Mais avant que la Supply Chain ne finisse de calculer ses capabilités et le peintre de bâche d’achever la retouche pour « Bébert your Lean Six Sigma Supply Chain partner », arrive la vague verte.

 

Pas question de passer pour des pollueurs, alors hop, la Supply Chain devient Green.

Si.

C’est écrit.

Sur la bâche de la remorque.

Heureusement qu’elle est longue.

La remorque.

Pour tout écrire dessus.

 

Désormais Igor, Pavel et Zbignew s’arrêtent régulièrement sur les aires de repos pour leur pause yoga ou leur cigarette bio. Vous les reconnaitrez à leurs tongs de sécurité en bambou estampillées « commerce équitable ».

 

A peine verte, la Supply Chain s’avise qu’elle doit également être Agile, c'est-à-dire apte à se reconfigurer dynamiquement en fonction de paramètres, dont les valeurs sont difficilement prévisibles.

 

« Ah ?  se dit Pavel, justaucorps rose, tongs de sécurité en bambou bleu, juché en équilibre très instable sur une balle de cirque, mon patron ne serait-il pas une fashion victime prenant les nouveaux concepts de manière un peu trop littérale ? ».

 

Pendant que l’ambulance l’emporte aux urgences, que Zbignew écrit au pape pour connaitre la position du Vatican et qu’Igor définitivement entré en résistance au changement dans une plantation de Vodka au fond d’une vallée de l’Absurdistan disparait de l’histoire, la Supply Chain ambitionne de rejoindre les nuages.

 

Cloud Supply Chain se nomme le prochain stade.

Trop étourdis par toutes ces évolutions rapides, nous décidons de laisser passer celle-là.

On prendra la suivante.

 

Je gage que si l’une de vous lectrices ou l’un de vous lecteurs, invente le « zoubi management » ou le « hopla manufacturing », on trouve le lendemain sur Internet l’annuaire des prestataires en Zoubi Supply Chain ayant tous 20 ans d’expérience et le programme du congrès des experts en « Hopla Manufacturing ».

 

En attendant de vous y rencontrer, sachez encore que l’on reconnait le Lean Six Sigma Green Agile Cloud Supply Chain manager au top de son métier au fait qu’il ne vous tende pas une carte de visite, mais une banderole.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:00

Parmi les gags les plus savoureux figurent ceux qui se font aux dépends des donneurs de leçons.

Parmi la multitude de mails qui affluent dans mes boites, je repère un titre d’article dans la newsletter de Cadremploi : « Les erreurs dans les formules de politesse. Candidature : les formules de politesse qui font tâche ».

http://tk.emailing.cadremploi.fr/nl/jsp/m.jsp?c=%2FzKMeHvxNp7WDFmHaYuyS14wZtMTVnBp

Tâche ?

Intrigué, je clique pour en savoir plus.

C’est un bon petit article, auquel je dois d’avoir complété mes connaissances.

Si.

J’ai cherché l’astuce avec la « tâche » du titre mais n’en ai point trouvé. J’en déduis que l’élan d’écriture a placé un accent inadéquat, détail qui change absolument le sens de la phrase et la rend littéralement incompréhensible*.

N’était le contenu de l’article, je n’y aurais pas prêté plus d’attention, mais pour le coup, voilà un bel exemple d’arroseuse arrosée.

Que l’auteure me pardonne cette gentille moquerie et que ce billet puisse lui amener des lecteurs supplémentaires ! Pour ma propre contrition, je confesse avoir en quelques occasions pointé une paille et de m’être pris une poutre en retour.


Parmi mes faits d’armes honteux, figure la déclaration péremptoire à l’issue de ma première leçon de conduite automobile.

A cette lointaine époque, les apprentis conducteurs étaient mis au volant d’une Renault 5, le véhicule standard des auto-écoles. J’avais donc été particulièrement flatté d’être mis au volant d’une Renault 14. En rentrant, j’avais déclaré péremptoire que seuls les nuls font leur permis en Renault 5.

Evidemment, je ne suis plus remonté dans un autre type de véhicule qu’une Renault 5 pour toutes les leçons suivantes, ce qui permet de relativiser la pertinence de mon analyse ou mes talents de conducteur débutant. Voire les deux.

Reste que, pour en revenir aux problèmes d’orthographe, l’on en voit de sévères, qui piquent les yeux, voire même qui sont potentiellement dangereuses telle que les apparemment insignifiantes confusions entre les infinitifs et les participes passé, les terminaisons en « -er » ou en « -é ».

En effet, la seule mention « dépanner », « débrancher » ou « contrôler » sur des équipements signifie-elle que cela est déjà fait ou que cela reste à faire ?

Dans le doute, mieux vaut vérifié…

(héhéhé)

 

*Aux intégristes orthographiques particulièrement lents du neurone. Les autres auront automatiquement et mentalement corrigé la tâche (besogne) en tache (souillure).

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 15:12

Jusque-là c’était une affaire entendue, une routine. A partir du mois d’Avril les apparitions solaires se faisaient plus nombreuses et à partir de Mai, les douces journées rendaient les activités d’extérieures agréables.


L’ensoleillement, l’allongement des journées et les températures printanières étaient aussi attendues que bienvenues après la grisaille et le froid de l’hiver.

 

Cette année 2012 ne devait pas être différente, du moins en ce qui concerne les attentes des humains, des plantes et probablement des animaux.

 

Sauf que, rien de routinier n’arriva.

 

L’une ou l’autre très belle journée de février a joué les diversions, suivies d’une paire en Mai, qui comme on sait fait ce qui lui plait.

 

Mais de printemps point.

 

Me voilà en train de rédiger ce billet à la mi-juin, vêtu comme en automne, à l’abri d’une baie vitrée qui laisse apercevoir un ciel de printemps frelaté, une pâle copie de mauvaise facture que l’on dirait d’import à bas coût. Les plantations ne savent pas si elles doivent y aller ou pas, les oiseaux font des provisions comme avant un hiver.

 

Mais qui a piqué mon printemps ?

 

Le vrai, celui qui avait l’odeur de grillades, de fleurs odorantes et de la crème solaire.

 

Du coup le moral suit le baromètre, les maux de gorges persistent au-delà de la durée habituelle et la lutte entre lunettes solaires et vêtements polaires n’est pas tranchée.

 

J’ai bien des réflexions à partager, mais le cœur n’y est pas vraiment, l’écriture est laborieuse, l’entrain n’est pas là. Mais qui a piqué mon printemps ?

 

 


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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:14

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L’original posté en Septembre 2007, est consultable en cliquant ce lien « Normalement », avec le portrait du grand Yakafokon en prime.

 

 


 

Il existe des mots et des expressions qui déclenchent une espèce de réaction réflexe et en ce qui me concerne, c’est « normalement ».

 

L’emploi de « normalement » sous-entend que nous ne sommes pas dans la « normalité », ce qui ne manque pas d’intéresser un auditeur, un client ou un consultant en phase de diagnostic.

 

Ces « normalement » me font immédiatement dresser l’oreille, cela peut-être une piste…

L’expérience venant, on en arrive à déterminer selon l’intonation de quel « normalement » il s’agit.

 

Commençons par le « normalement-excuse », qui exprime le dépit de l’interlocuteur dont on vient de prendre le processus en défaut et qui vous assure que « normalement tout fonctionne bien » ou que « normalement ceci ne se produit pas ».

 

Le « normalement-excuse » se dit sur un ton penaud ou faussement outré selon la sincérité ou la roublardise de l’interlocuteur.

 

Pas de chance, vraiment !

 

Tomber pile sur événement statistiquement rarissime, qui se confirme dans pratiquement toute visite d’entreprise, relève d’un don ou d’une pathologie.

Cela en deviendrait inquiétant si tous les auditeurs, les responsables qualité ou les managers un peu soucieux de la réalité des opérations ne développaient les mêmes qualités.

Me voilà rassuré, ce n’est pas une maladie orpheline.

 

Le deuxième « normalement », particulièrement insupportable est le « normalement incantatoire ».

 

C’est une pure tentative d’autosuggestion pour se convaincre que tout est sous contrôle (ou ira pour le mieux bientôt) puisque l’instruction a été donnée ou la procédure écrite.

 

On croit ainsi pouvoir s’affranchir du suivi et de la vérification des actions puisque le fond (les instructions ou la procédure) obéit aux canons de la forme (la fiche d’instruction ou la procédure).

 

Autrement dit la loi ayant été exprimée selon les formes officielles par l’autorité et la hiérarchie, les exécutants n’ont plus qu’à l’appliquer.

 

Ce « normalement incantatoire » se décline selon sa variante technocratique, pure tentative d’autosuggestion que tout ira pour le mieux puisque tout a été pensé, évalué, calculé. La solution a été élaborée le plus souvent par un individu seul, derrière un écran d’ordinateur et sans que celui-ci ne soit jamais allé sur le terrain. Ceci lui garantit à la fois une prise de recul inopportune, la non exhaustivité des hypothèses et la non participation des exécutants concernés.

 

Dans notre visite du Panthéon de l’excuse, des mythes et croyances, nous voici rendu devant le « normalement paratonnerre» qui se distingue du précédent, pas son énoncé contenant une pointe d’anxiété.

 

Celle-ci trahit un doute résiduel, léger.

Il vaut mieux quand même l’affirmer avec force et conviction avec le ton assertif de circonstance.

 

Si un phénomène non désiré devait se produire il appartiendrait fatalement au domaine du paranormal puisque ce qui appartient au « normal » a été prévu !

 

Voici le « normalement » résigné, soupiré par un interlocuteur désabusé et souligné d’un haussement d’épaule ou tout autre geste signifiant grande lassitude et renoncement.

 

Il dénonce le caractère tout à fait anormal de l’entreprise et de ses personnels, formant un bloc défiant la normalité.

 

Dans cet univers parallèle, les règles régissant le monde « normal » ne s’appliquent pas ou peu ou différemment.

 

L’adepte de ce « normalement » mou connaît les bonnes pratiques et règles du monde « normal » mais se sent bien isolé, loin de son idéal banalement normal.

 

L’intensité de son soupir doit vous convaincre à la fois de la sincérité de son regret des écarts constatés et que l’immensité de la tâche pour ramener la situation à la « normale » dépasse ses modestes capacités, déjà bien érodées par ses tentatives antérieures.

 

Ce « normalement » soupiré vaut appel à l’aide, à la compassion et au dédouanement. (Rayez la mention inutile).

 

 

Pour moi, toute phrase contenant un « normalement » dénote un certain renoncement, une résignation.

La légèreté avec laquelle on l’emploie m’exaspère, mais je me contiens en me disant que normalement cela devrait bénéficier à mes affaires…

 

 


Post Scriptum

 

Les quelques personnes usant et abusant de normalement, auxquelles j’ai exposé mon point de vue, continuent à le faire en scrutant mes réactions au moment même où elles se rendent compte qu’en voilà un de plus qui vient de leur échapper.

 

Et ça les amuse.

 

Il y en a même qui les énoncent avec cette pointe de gourmandise en attendant leur juste punition.

 

Généralement je n’encourage pas le vice…

 


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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:23

Je regarde régulièrement le contenu des dossiers poubelles qui reçoivent les courriels suspects.

Il arrive en effet que le réglage sévère des paramètres écarte des messages « légitimes ».

Cette fois c’est un courriel intitulé « demande d’emploi » qui m’intrigue.

J’ouvre.

Une tournure à la fois anachronique et exotique sollicite avec une extrême humilité très chaudement vêtue de courbettes stylistiques un emploi.

Mon étonnement ne trouve pas sa source dans le texte, mais dans la liste des destinataires.

Visible in-extenso.

Je suis un parmi 400.

L’émetteur maladroit, ignare ou indifférent a trouvé 400 adresses e-mail (je doute qu’à son âge il puisse avoir autant de contacts en propre) dont le premier commence par un « h » et le dernier par un « i ».

Cela laisse supposer que d’autres envois en rafales ont arrosées les autres lettres de l’alphabet.

Je ne sais si je dois m’amuser de la candeur ou m’offusquer du culot ou inversement.

J’imagine cette stratégie appliquée avant l’ère du courrier électronique.

De tels envois en masse auraient ruiné notre candidat en achat de timbres et l’exigence d’alors, d’assortir toute candidature d’une lettre manuscrite personnalisée l’aurait conduit plus sûrement à la tendinite que vers un emploi.

Mais laissons là les pratiques d’un autre âge et saluons l’expérimentation de la théorie des grands nombres par un jeune diplômé, qui en outre sait manipuler la génétique pour féminiser le bon vieux et traditionnellement viril génie industriel.

Applaudissons au progrès qui permet à tout un chacun de faire perdre du temps à la planète entière quasi gratuitement.

Remercions les anti spam qui nous en protègent et maudissons notre curiosité ou notre méfiance qui nous font repasser par derrière, au cas où.

Moquons-nous finalement de ces ronchons qui s’en plaignent, prenne le temps d’écrire et envoyer des billets d’humeur que des anti spam mettront dans des dossiers poubelles, qui…

 


Ne perdez pas de temps, ne postez pas de commentaires.



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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 19:10

Du premier jour de l’année jusqu’au soir du vendredi 13 janvier, je me posais cette angoissante question : mais où donc est resté le triple A ?

Epouvantail à gouvernements de l’année 2011, il a fait la fortune des organisateurs de sommets internationaux et des médias, l’infortune de quelques chefs de gouvernement, puis pof, le passage à 2012 l’a fait disparaitre tel notre monde en décembre prochain selon les mayas.


Ce fameux triple A dont on ne peut se passer (alors qu’on ignorait même en avoir un !), dont la fragilité a fait trembler les élites et dont la disparition de plus en plus probable signifiait le début de la misère et le déferlement de bien des malheurs, qu’était-il donc devenu ?


Non pas que son soudain manque dans les média me pesa, son envahissante présence m’ayant précédemment suffisamment incommodé, mais quand même, ce loup après lequel on a tant crié aurait-il croqué ses invocateurs ?
Et PAF, il refait la une de tous les journaux dès le vendredi 13 janvier au soir.


Il pourrait bien y avoir un truc maudit dans cette date…
 

 

Du triple A aux pigeons


On peut y voir une contribution aux économies désormais indispensables, une mesure de sauvegarde de notre pouvoir d’achat : les abonnés français au téléphone mobile devraient saluer 2012 comme une année de bénédiction, celle durant laquelle les coûts de leurs abonnements et consommations devraient chuter significativement et leur autoriser enfin l’achat des cinq fruits et légumes quotidiens, dont au risque de leur santé ils se privaient jusqu’alors pour engraisser les opérafiteurs.


Les opérafiteurs.
Les opérateurs télécom qui profitent.
Des pigeons.


Monsieur Free (Xavier Niel) appelle tous les pigeons à se poser sur son réseau, à déserter les pigeonniers que sont les opérateurs « historiques » ou traditionnels et à profiter de son offre révolutionnaire.
Il n’est pas précisé s’ils en chieront moins.


(Vous pardonnerez cet écart de langage sur un blog d’aussi haute tenue, mais c’est tout ce que m’inspirent les pigeons)


Pari risqué, marketing-ement parlant. Celles et ceux assez âgés pour se souvenir de la calamiteuse campagne de publicité pour la Renault 14 (la « poire ») apprécierons.


D’autant que, si je suis correctement informé, les jeunes générations n’emploient plus le désuet « pigeon » mais le moderne « Boloss » (dont l’orthographe et encore incertaine mais que l’usage fixera dans peu de temps) et risquent de devoir demander papy et mamy de leur décoder le message.


Le risque est donc non nul qu’ils identifient Free dans un premier temps comme l’opérateur du 3è âge, le fournisseur des maisons de retraite, de téléphones à cornets avec grosses touches et autres sonotones bluetooth (à remettre dans le verre à dents après usage, ceux-là*) et non pas comme le Mousquetaire vengeur 3G volant au secours des Smartphonistes nécessiteux.


En direction des végétariens, Monsieur Free a également comparé les clients-qui-jusque-là-n’avaient- pas-le-choix aux citrons pressés.


Pressés de venir chez lui sans doute.
 

 

Ces amabilités mises à part, les offres généreuses de Free ont fait réagir en face, prouvant ainsi, en partie au moins, le bien fondé du discours et les craintes de fuites massives de pigeons pressés et autres citrons voyageurs.


Il n’est pas exclu que je me range dans les rangs des migrateurs, une fois mon attentisme prudent rassuré. Les consommateurs sont avertis depuis l’affaire Madoff que toute offre trop belle doit être considérée avec un minimum de circonspection.


Des pigeons aux vaches


Je note le timing ; annoncer au début d’une année d’élections présidentielles dans laquelle les promesses vont pleuvoir comme vache qui pisse (décidemment, très caca-pipi ce billet !), une offre révolutionnaire qui va tout changer, est-ce la démonstration d’une maitrise de l’art du camouflage, de l’aplomb digne d’un candidat à ladite élection ou une simple coïncidence ?


Des vaches aux couleuvres


Elections.

Période maudite pour les couleuvres qui vont être servies à la pelle aux électeurs pleins d’attentes, avides d’entendre le/la candidat(e) providentiel(le) venir sauver la patrie, le travail, le pouvoir d’achat, la place à la crèche et ce genre de choses.


Rappelons qu’avaler des couleuvres c’est être naïf, c’est croire aux promesses.
Les électorales comme on sait, n’engagent que ceux qui y croient.



*Bluetooth = dent bleue.
Ou un dentier mal entretenu.


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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 10:20

Cruel dilemme en ce premier jour de l’année 2012, alors qu’il pleut des SMS de meilleurs vœux transformant mon téléphone en vibreur parkinsonien 3G, dois-je moi aussi me plier à la tradition après m’en être (un peu) moqué ?
Cela ne sert à rien, car si l’avalanche de bons vœux avait un effet réellement positif, cela se saurait depuis le temps.
Mais bon, cela fait plaisir.
Alors allons-y.


Je souhaite à toutes les victimes d’élongations gastriques et de ruptures de diètes sur les derniers jours de l’année de se remettre promptement.
Au travail.
De se remettre promptement au travail.
Le PIB du pays en a besoin.
Si.


Notre président de la république vous l’a dit lui-même : « Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat. »


(Notez la faute à « permettront » dans cet extrait copié-collé depuis le très officiel site : http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2011/voeux-de-m-le-president-de-la-republique-aux.12686.html, probablement due à la fébrilité d’un ouvrier métallurgiste licencié en stage de reconversion et impatient de retrouver un poste dès la ré-industrialisation amorcée. Et si vous en trouvez dans ce texte, c’est que je suis un fébrile solidaire.)


Nous saluerons toutes celles et ceux qui par leur engagement personnel auront consommé au-delà de la modération des matières grasses et des boissons fermentées, car après avoir soutenu le commerce, leur action courageuse contribuera au renouvellement des cholestérolomètres et autres triglycéridomates dans les laboratoires d’analyses médicales, où, selon une tradition bien établie, ces instruments explosent tout au long des huit premiers jours de chaque année, tels du popcorn dans un four à micro-ondes.


J’invite les employés des boutiques de téléphonie, mal orientés dans leur choix de carrière, préférant jouer les animateurs de radio, draguer minettes et fumer clopettes que de renseigner les clients à céder leur place à celles et ceux qui souhaitent sincèrement s’investir dans ce métier et contribuer au PIB du pays autrement qu’en dispersant de la nicotine.

Surtout ceux de cette boutique dans mon quartier.


Je souhaite aux créatifs, inventeurs des acronymes PIP et PIF de trouver meilleur emploi à leur candeur ou à leur cynisme, le premier pour avoir donné ce nom à une entreprise qui a triché (pipé !) sur la marchandise, le second pour cette trouvaille, PIF, qui  je vous le rappelle est l’acronyme très officiel des Postes d’Inspection Filtrage aux aéroports, ceux-là précisément qui ont fait longue grève.

 
Mon expérience personnelle et récente me permet d’affirmer que des personnels employés au PIF causent plus de torts au transport aérien qu’une tempête d’hiver. Par ailleurs tout passager harassé par ces contrôles obligatoires sera ravi de savoir qu’il est victime obligatoirement consentante des contrôles au pif.
Aux deux sens du terme, bien entendu.


Courage enfin en cette année électorale, dans laquelle nous n’avons pas fini de gober des couleuvres.
De la couleuvre de haute qualité, teneur garantie en technocratie avec du bon gros politique dedans.
Des notées triple A.
Alarmiste, Absurde, Ahurissant.
Si elles ne sont pas frelatées.


Bonne année 2012.

 

 

 


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