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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 15:56

Les nouvelles pessimistes et persistantes sur l’état des économies nationales et la conjoncture vont finir par donner raison à leurs messagers.

Cela rappelle 2008-2009 et la crise annoncée.

 

Elle a fini par arriver, au moins en partie à cause de l’effet cumulé des démoralisations, des consommateurs vers l’amont de toute chaîne d’activité, en effrayant les investisseurs, les banquiers et autres bailleurs de fonds.

 

Nombre de structures succombèrent alors à la crise.

Dit-on.

 

En fait la crise n’est que la cause apparente, le révélateur et souvent l’élément accélérateur des défaillances d’entreprises.

La cause réelle de la mort de certaines entreprises est plus ancienne et plus profonde.

 

C’est que, comme dans le cas des états, les entreprises (leurs dirigeants) repoussent les décisions difficiles et/ou impopulaires tant que la situation le permet. On se livre à des exercices de funambule sur le fil du rasoir, on retient son souffle et on avance doucement.

 

Il y a dans cette posture une part de rationalité qui pousse les élus ou les nommés à ne pas apparaître comme fautif ni porteur de mauvaises nouvelles et encore moins celui ou celle qui met les mesures requises en œuvre.

Il y a également une part d’espoir irrationnel que la situation s’arrangera d’elle-même, ou que « quelqu’un d’autre », (et si possible la collectivité) s’en chargera.

 

Lorsque la situation devient intenable et les problèmes visibles, il faut agir, le plus souvent rapidement, avec vigueur et détermination.

 

C’est que lorsque l’amputation est requise, la manucure n’est plus une option.

 

En effet, si auparavant les mesurettes, les replâtrages et autres arrangements cosmétiques suffisaient à cacher la misère, dans les situations les plus graves ces semblants de solutions ne sont plus de mise.

 

C’est ainsi qu’un groupe industriel se retrouve au bord de la catastrophe.

Les circonstances commandent de rationaliser l’organisation rapidement, de se défaire de / fermer certaines filiales dont le maintien ne fait aucun sens.

Au contraire, ce maintien intensifie les difficultés et risque d’entraîner tout le groupe dans la chute.

 

Si l’architecture de l’ensemble ne faisait pas plus de sens par le passé, les bons résultats relatifs permettaient de « vivre avec ». Désormais, l’intensification de la lutte concurrentielle, le ralentissement économique et les crises successives obligent la prise de décisions radicale.

 

La manucure n’est plus une option.

 


 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:23

 

En ces temps de rigueur et de performance obligatoire, les wonderwomen et supermen peuvent-ils se permettre d’être patraques, démotivés ou simplement fatigués ?

 

Imaginons Superman ayant un coup de blues, une grosse fatigue.

 

Verriez-vous le fringuant beau gosse mal rasé, la cape chiffonnée ou le justaucorps enfilé à l’envers ?

 

Impensable !

 

Déjà qu’être un jeune homme bodybuildé et gominé en justaucorps bleu électrique et slip de gladiateur de film des années 50 hors de la love parade ou d’une soirée costumée doit être difficile à assumer, pas question de voleter tel un moineau commun si l’on veut échapper aux quolibets, tapettes à mouches ou graines pour pigeons.

 

Il faut voler supersonique, sinon rien.

 

De même, Wonderwoman arrivant en charentaises, bigoudis et robe de chambre en pilou véritable se ferait clouer sur Facebook plutôt que pâmer les messieurs en plein désaccord avec les représentants de la mafia locale, la première n’ayant plus qu’à mourir de honte, les seconds coulés dans le béton et les troisièmes de rire.

 

Plus sérieusement, en entreprise également les wonderwomen et supermen ont interdiction de montrer de la fatigue.

 

C’est que les processus défaillants, bricolés et peu robustes ne délivrent que si les super héros pallient aux dysfonctionnements et approximations.

 

Il y a d’une part les processus que l’on n’a jamais tenté de rendre performants pour être pilotés par des gens ordinaires et d’autre part les gens ordinaires qui ne se voient qu’en super héros.

 

Aux premiers il faut bien des surhommes et des supergirls pour qu’ils fonctionnent approximativement, les seconds ne peuvent se permettre de laisser disparaître les carences qui justifient leur action, ni transparaître leur très relative indispensabilité.

 

Une fois enfilé le justaucorps et la cape, il n’y a plus qu’à assumer.

Son rôle ou sa honte.

 

Pour échapper à la seconde il n’y a plus qu’à faire durer son rôle.

Ainsi se maintiennent les pompiers pyromanes, les héros sauveteurs qui préparent soigneusement les catastrophes, les chefs atteints du syndrome de Peter* et une multitude d’autres talents autopromus.

 

Il existe une troisième catégorie, celle des individus qui n’en demandaient pas tant mais dont le patron, l’entreprise, les actionnaires, électeurs, époux, épouse, parents, amis et peut-être d’autres encore ont décrétés qu’ils seraient superhéros ou ne seraient pas.

 

Poussés dans les labyrinthes remplis de pièges, ils n’ont d’autre choix que de se convaincre de leur superhéroisme pour s’en sortir.

 

A la sortie du labyrinthe, la foule en délire ou le jury sourcilleux attend un vainqueur ou une tueuse, pas un simple coup de chance ou un heureux hasard, car d’autres défis les attendent.

 

Alors fatigue et coup de mou interdits.

Reprenez du cocktail vitaminé.

Moi, j’ai une cape à repasser.

 


*Le principe de Peter postule que chacun s’élève jusqu’à son niveau d’incompétence.

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 19:05

Que vous faire partager après une semaine chargée, lorsqu’un soleil d’automne appelle à sortir et que seules quelques heures peuvent être attribuées à de trop nombreux centres d’intérêt ?

C’est la lumière solaire de ce matin-là qui en a décidé.

Un moment fugace à saisir en photos, car qui sait quand le soleil reviendra illuminer ainsi les couleurs automnales des plantes de saison.

Afin d’isoler les parties d’une image que l’on veut mettre en valeur, une approche classique en photographie est d’utiliser une faible « profondeur de champ ».

Cela signifie que la netteté est limitée « en profondeur », ce qui est avant et après la zone sur laquelle on règle la netteté se fond dans un flou plus ou moins prononcé.

Tout à mes photos et réglage, je repense à ma semaine passée et au nombre de fois que j’ai entendu mes interlocuteurs se plaindre du manque de transversalité, de l’optimisation locale des performances au dépend, voire au mépris, de la performance globale.

Voilà le lien ! me dis-je.

Le client fait appel à nous pour que nous observions aussi bien l’ensemble que le détail, car comme en photographie, qui regarde l’ensemble ne peut voir tous les détails et qui s’attache à un détail perd la vue d’ensemble.

Par ailleurs, comme en photographie, un léger changement dans l’observation peut révéler ce qui était resté caché ou fournir une toute nouvelle perspective.

Un phénomène dont il est bon de se souvenir, pourquoi pas grâce à quelques images que je vous livre dans la vidéo.



 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 18:25

 

Le titre de ce billet tient autant de la situation internationale induite par nos co-continentaux (comment appelle-t-on les habitants d’un même continent ?) grecs, que du mélange de thèmes que j’y ai mis, à l’instar de la fameuse salade horiatiki, faite de tomates, olives, oignons, féta et huile.

 


La Grèce donc, celle  dont nous aimons les plages, les tavernes et la gastronomie mais moins la montagne de problèmes qu’elle partage avec les autres européens.

 

Le côté irritant du problème Grec, c’est que c’est compliqué, peu intéressant pour le citoyen ordinaire et pourtant fondamental pour l’avenir de l’Europe entière !

 

La tentation simplificatrice tendrait à vilipender ces méditerranéens insouciants, profiteurs de l’euro et fraudeurs au fisc, dont il faudra bien se résoudre à éponger collectivement les dettes.

 

Sauf qu’après eux on passera aux italiens, aux portugais, aux irlandais et ainsi de suite, jusqu’aux vertueux payeurs d’impôts que sont les français.

 

C’est que les donneurs de leçon ne sont pas si exemplaires, il suffit de prendre les plus assertifs d’entre eux, les américains.

 

Oser faire la leçon aux Européens après avoir mis le feu à la planète grâce à la crise des subprimes, il ne faut vraiment douter de rien.

 

Mais bon, quand on est petit coq tout maigrichon et passablement déplumé face à un bison dopé au maïs transgénique, la masse musculaire compte plus que l’élégance du raisonnement cartésien…

 


Indignés français en RTT ?

 

Il y a quelques jours encore, un magazine pointait la discrétion des indignés français, pour ne pas dire leur absence, alors que dans tous les autres pays dans lesquels les rassemblements de plus de trois personnes sont encore tolérés, les campements médiatisés sont installés depuis quelques temps.

 

Paradoxal pour le pays qui a vu naître les révolutionnaires décapiteurs de rois, l’auteur « d’indignez-vous » (Stéphane Hessel) et de nombreux contestataires prompts à se mobiliser pour défendre collectivement toutes les causes personnelles.

Sauf les mercredi.

Et seulement de 9:00 à 17:00

S’il ne pleut pas.

 

C’est qu’en France, analyse le journaliste, les amortisseurs sociaux jouent leur rôle ! Les citoyens les plus modestes ne sont donc pas impactés aussi vite que dans d’autres pays.

Soit.

Les amortisseurs commencent à être fatigués car les premiers campeurs sont signalés sur l’esplanade de la Défense.

Effectivement, c’est lundi, heure de bureau et il ne pleut pas.

A suivre.

 


Retour des ages sombres ?

 

Sommes-nous réellement sortis des ages sombres et du moyen age, durant lesquels les puissants imposaient à leurs serfs toutes sortes de corvées, punitions iniques, la justice arbitraire et le droit de cuissage ?

 

Un guerrier celte ou un serf gallo-romain serait-il réellement dépaysé dans cet univers dans lequel les « nobles » cachent leurs vices dans de nouveaux châteaux, les bandits de grands chemins et petits sentiers exercent toujours, dans lequel les femmes qui courent seules pour leur santé ou les fillettes sans garde du corps se font assassiner à proximité de chez elles ?

 


Allons sur Mars !

 

La solution à nos problèmes est peut-être dans l’émigration vers la planète rouge.

Il faut environ un an de voyage avec la technologie actuelle, mais le confinement est supportable si l’on en croit l’équipe test (Mars 500) qui s’est enfermée 520 jours durant dans une maquette de… d’isba russe !

 

En effet, les images montrant l’équipe dans leur environnement test sont peu glamour question décor high-tech, plutôt vintage : tôle ondulée, lambris de bois, mobilier d’écoliers années 50…

 

Donc en plus de retenue il ne faut pas compter vivre dans un décor luxueux.

 

C’était pas en Grèce, l’expérience « Mars 500 », sinon elle se serait appelée « Arès 650 hors taxes ».

 

 

 


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CH

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 14:25

Ce blog n’a pas vocation à devenir un mausolée électronique à la gloire des grandes figures, mais après avoir salué la mémoire de l’inspecteur Columbo, il me parait difficile de ne pas en faire de même pour Steve Jobs, dont l’œuvre a indiscutablement plus influencé l’humanité que le personnage fictif campé par Peter Falk.

 

Apple est pour moi le petit poucet en lutte contre les géants, fabricants de PC, un résistant face à l’hégémonie Microsoft, une alternative.

Esthétique et ergonomique de qui plus est.

 

La saga Apple est ponctuée d’innovations de rupture qui ont influencé les concurrents et les utilisateurs.

En matière de téléphone mobile, il y a un avant l’iPhone et un après.

Et c’est peu dire.

 

Je connais mal la biographie de Steve Jobs, mais il est crédité d’une capacité de « vision » sans laquelle Apple ne serait pas devenu Apple.

J’ai été impressionné par sa survie à sa maladie, preuve de sa pugnacité.

 

Au paradis des geeks, Steve peut savourer à l’infini les plus délicieuses pommes, à moins d’être tombé dans un enfer sous Windows qui bugue périodiquement.

Et pour l’éternité...

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:16

 

Les attentats du 11 septembre 2001 comptent parmi les évènements si marquants qu’ils figent en mémoire ce que l’on faisait au moment de la nouvelle.

 

Le 11 septembre 2001, c’est en reprenant ma voiture pour rentrer chez moi, que j’ai appris la nouvelle. En attrapant le reportage en cours, je n’ai pas saisi de suite la nature de la catastrophe frappant New York.

La seule chose à laquelle l’ampleur de ce phénomène et le ton des commentateurs me faisaient penser était une attaque nucléaire (véridique !).

 

Improbable, car la guerre froide était finie, mais il faut croire que l’instruction militaire et les exercices en tenue NBC ont laissés des traces…

 

Après quelques instants, les commentateurs résument la situation et me dévoilent les crashs des avions, tout aussi improbables, qui avaient eu lieu.

 

J’ai passé mon trajet à écouter attentivement les reportages à la radio, puis dès mon arrivée ai mis la télé. L’image est plus convaincante que la seule narration et des canulars catastrophistes radiophoniques sont émis de temps à autres.

 

Les chaînes de télévision ont bien relayé l’information, avec les images disponibles. Je ne me souviens plus si les tours étaient déjà à terre ou si j’ai vu leur effondrement en direct, toujours est-il que je suis resté scotché devant l’écran comme rarement, avec les neurones proches du bug à force de chercher une rationalité à l’évènement.

 

Saisissement et stupeur.

 

Les attentats du 11 septembre 2001 ont eu des conséquences à retardement. J’ai changé d’employeur, de métier et de ville de résidence le 1er octobre suivant, alors même que des cabinets conseil commençaient à licencier en prévision de la mini-crise que le coup d’arrêt sur les voyages aériens n’allait pas manquer d’entraîner.

 

Moment d’angoisse.

 

Heureusement pour moi, mon nouvel employeur n’était pas aussi âpre au gain ou moins émotif que d’autres et il a gardé tous ses nouveaux embauchés.

 

Par la suite les contrôles à l’embarquement dans les avions se sont renforcés. Compréhensibles dans un premier temps, irritants à force (fournissant le thème de quelques anciens billets d’humeur), ils se sont hélas avérés utiles bien qu’insuffisants par la suite.

 

En entendant un reportage sur la commémoration du dixième anniversaire de l’évènement, je pense machinalement à « nine-eleven » (9/11) le terme utilisé par les américains pour désigner ce 11 septembre là, puis dans une curieuse association d’idée je me rend compte que « nine-one-one » (911) est le numéro à composer pour les urgences aux USA.

 

Troublant.

 

Voir cynique.

 


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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 04:06

 

Je n’ai pas tout à fait suivi les conseils de JB (voir son commentaire au billet précédent), j’ai consulté ponctuellement les nouvelles sur mon lieu de vacances.

A part les banlieues anglaises en feu et la chute des bourses mondiales, tout allait bien.

 

Pas tout à fait rassurant pour autant, la crise financière précédente est arrivée après une longue publicité dans les médias et la perspective de remettre ça n’est pas la plus réjouissante.

 

Puis, passé le 15 Août, les vacances sont finies à en croire les médias et la publicité. Il n’est plus question que de la rentrée.

 

En triant le courrier accumulé pendant notre absence, une montagne de prospectus rappelle aux familles l’imminence de la rentrée et l’urgence d’équiper les écoliers en congélateurs, téléviseurs, consoles de jeux, téléphones, vêtements, meubles, de menues fournitures et de la nourriture.

 

Il est vrai que malgré le rabotage budgétaire, les familles éligibles vont percevoir l’ARS (Allocation de Rentrée Scolaire).

 

Une vraie petite prime pour absorber le blues de la rentrée.

Je serai curieux de connaître les réactions des familles mais également des commerçant si l’ARS était directement versée sous forme de (vraies) fournitures.

 

Passé le 15 Août les hôteliers font leur bilan et si celui-ci est en berne, les vacanciers de fin août se contenteront de raviolis en boite. Ils nettoieront les plages eux-mêmes, les préposés étant occupés aux achats de la rentrée, avant qu’il n’en reste plus de pack de 92 cannettes.

 

Cela nous amène aux mesures gouvernementales de réduction du déficit et à l’idée de taxer les boissons à sucre ajouté.

 

L’explication : la lutte contre l’obésité.

Que l’on décodera comme :

  • Culpabiliser les citoyens consommateurs de sodas
  • Utiliser l’allégation santé (à propos de laquelle le gouvernement veut se montrer plus critique)
  • Soulager la sécurité sociale
  • Ponctionner un large public

 

En réponse à cette mesure inique touchant un droit fondamental, le justicier-présentateur passe au journal télévisé ce témoignage d’un père de famille consterné qui déclare que sa petite famille ne peut « faire autrement » (que de consommer des sodas).

Convaincant.

 

Pour ma part, je me pose des questions pratiques : les consommateurs de café au bistrot seront-ils assujettis à cette taxe s’ils mettent du sucre dans leur expresso, qui de facto devient une boisson à sucre ajouté ? Ceux qui le boivent sans sucre, peuvent-ils déduire le sucre de leurs impôts ?

 

Dans ma boite mail, le troisième rappel pour découvrir ce que me réserve les prochains 8 jours de juin 2011 gracieusement.

Nous sommes après le 15 Août 2011, je le rappelle.

Donc on veut me prédire mon passé.

Perplexité.

 

Sinon, de multiples demandes de rejoindre des amis, totalement inconnus, qui ne motivent pas de la moindre ligne leur proposition de mise en relation.

C’est flatteur d’être autant désiré, mais je ne sais toujours pas pourquoi.

Il faudrait qu’on l’invente enfin, la machine à se faire des amis.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 14:20

 

Je cherche depuis quelque temps un sujet léger pour égailler le blog d’un billet plaisant, printannier, qui s’harmonise à l’esprit des vacances, un billet en short à fleurs qui se prélasse sur une terrasse ombragée et savoure un long moment non productif.

 

Hélas, rien ne vient.

 

Les nouvelles sont mauvaises, alarmistes, déprimantes.

 

Même la météo s’est liguée contre les pauvres humains fatigués, en quête d’un répit, d’une bonne recharge de batteries avant de retourner à l’assaut des marchés, à la conquête du chiffre d’affaires et de la défense des positions concurrentielles.

 

Les juilletistes sur le retour, au curieux teint orange de crème autobronzante croisés juste avant le départ des aoûtiens ne rayonnent guère. Ils soupirent après des congés trop courts, un climat trop changeant, la fatigue du voyage retour qui a ruiné les bénéfices du trop bref repos. Ils pourrissent d’emblée les vacances de ceux qui ne sont même pas encore partis en leur décrivant à quoi ils s’exposent au retour.

 

Tant d’attente(s), tant d’espoirs mis dans ces congés auraient donc été mal placés ?

 

Positivons.

 

A quel autre moment de l’année a-t-on le temps de revoir les principes élémentaires de physique en s’absorbant dans la contemplation de la trajectoire de la goutte du nez au sol ?

 

Le moment est venu de se lancer enfin dans la lecture de « la grande anthologie universelle de la mycose, de Ramsès II à nos jours », 12 volumes avec illustrations, reliés cuir, héritage de tante Berthe et cause de la pénalité pour excédents de bagages.

 

Les élégantes des grandes villes qui paradaient en bottes en caoutchouc flashy tout l’automne peuvent les ressortir et conjuguer l’utile à l’élégance. Si tant est qu’elles les aient emportées.

 

Les messieurs redécouvriront le confort des caleçons molletonnés et le réconfort du bouillon de bœuf sur les terrasses lounge, emmitouflé dans la couverture polaire en véritable PVC de bouteilles, sous le parasol chauffant.

 

Dans l’air vivifiant, luttant contre le vent, la lecture de la presse distraira grâce aux plus récentes frasques des élites (qui sont rappelons le les meilleurs d’entre nous…), les derniers scandales, les nouveaux crimes abominables (reprenons des cacahuètes) et la prochaine crise économique à venir.

 

Le coup de soleil viendra le jour du retour sous un soleil de plomb, derrière le pare-brise d’une voiture sans climatisation, passé en grande partie à contempler l’arrière de la voiture précédente.

 

Summertime blues…

 


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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 18:28

 

Après les effets théâtraux de la saga des radars, voici les rebondissements et retournements (salto) dans l'actualité, en attendant la prochaine débauche d’effets spéciaux.

 

Il y a d’abord la menace des concombres ibériques tueurs, qui s’en prennent plus particulièrement aux femmes allemandes, soucieuses de leurs formes persiflent les machos de la même nationalité à l’abri de ce risque grâce à leur diète strictement limitée aux saucisses et de grandes quantités de tisane de houblon.

 

Puis retournement de la crêpe : la suspicion passe aux tomates, sans que les concombres ne retrouvent grâce aux yeux des consommateurs, quand bien même bouillis.

 

Quand les experts désignent enfin les graines germées (nouveau salto), le mal économique est fait. A la vitesse où va l’information, des entreprises sont en faillite avant qu’on ait eu le temps de publier les démentis.

 

Le salto le plus spectaculaire exécuté en cascade par une série impressionnante de parties prenantes est le retournement dans l’affaire DSK.

 

Dans la grande arène médiatique, présumés innocents et victimes virevoltent et changent de place de sorte que l’on peine à s’y retrouver, le procureur déprocure et les journaux accusateurs et scandalisés rhabillent les personnages, permutent tous les rôles et se re-scandalisent.

Pour ces derniers, quelle aubaine ! De l’image faisons fi, les histoires à rebondissement garantissent gros tirages et masses de dollars.

 

Mais le salto des crêpes pourrait bien continuer. J’imagine le vent de panique, comparable à l’annonce de l’Empereur revenant de l’île d’Elbe : Les adversaires politiques qui doivent revoir leurs stratégies en fonction d’un retour en grâce et d’un potentiel retour tout court de l’adversaire que l’on croyait neutralisé, les ministres très polyvalents qui ont changé de ministère, la première directrice générale du FMI, les amis politiques qui avaient repris le flambeau, les militants déçus, les militants ravis, ceux qui ont un torticolis à essayer de suivre les passes et tous ceux auxquels je ne pense même pas.

 

L’incroyable est désormais possible et à grande vitesse, y compris des erreurs monumentales et des conséquences irrattrapables.

 

Concluons par plus de légèreté et rappelons aux juilletistes partis faire les crêpes sur la plage, de se tartiner consciencieusement de crème solaire.

La révélation de l’extrême nocivité de cette dernière ne nous étant pas encore parvenue…

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 09:08

Cette fois-ci inspecteur, pas question de revenir sur vos pas pour poser la question qui déstabilise le coupable (identifié dès votre arrivée sur la scène de crime). Ce meurtrier là sévit depuis que le monde est monde, il est connu de tous mais il ne sera jamais arrêté.

 

Peter Falk, alias lieutenant Columbo s’est éteint à l’age de 83 ans

 

Ce blog n’avait pas vocation a devenir une rubrique nécrologique, mais après Eli, l’apport de l’inspecteur Columbo à toutes les professions investiguantes, dont la mienne, méritait bien un petit hommage.

 

Ainsi m’arrive-t-il de m'inspirer de votre exemple, de revenir sur mes pas, poser une « ultime » question à mes interlocuteurs qui pensaient être débarrassés de cet inquisiteur.

Il m’est également arrivé d’évoquer mon épouse lors de mes enquêtes, mais avec plus de retenue néanmoins et toujours pour en souligner l’exemplarité (si chérie, repose ce rouleau à pâtisserie).

 

Tout dévoué à élucider les mystères (le fond), vous n’attachiez guère d’importance à la forme. Arriver mal rasé dans les vêtements froissés était plutôt une constante, vos goûts en matière de véhicules, de cigare mâchonné et de race de chien pouvaient surprendre, mais grâce à votre infaillible talent il vous a beaucoup été pardonné.

 

Avant d’aller exaspérer Saint Pierre par vos questions à tiroir, sachez que celui-ci se livre à un trafic de capsules de café qu’il extorque à une pauvre victime terrestre. Il pourrait bien être complice de votre rappel en ces hauts lieux.

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