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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 08:13

 

L’affaire des radars a tout du vaudeville, ce genre théâtral dans lequel les personnages se poursuivent sans jamais se rencontrer, sortent par une porte qui claque violemment pour revenir par une autre s’ouvrant à grand fracas.

Entre les sorties-entrées, un personnage tourné en ridicule se retrouve au milieu de la scène, en caleçon par exemple.

 

Pour celles et ceux qui voudraient consulter le scénario intégral, je recommande la page du >Figaro<


Sinon, voici un résumé très personnel de cette mauvaise pièce.

 


 

Acte I

 

Trop de tués sur les routes, les statistiques de la sécurité routière dérapent et les politiques s’émeuvent (déclarent, déclament, pérorent et gesticulent).

 

Les coupables ainsi que la solution sont tout trouvés : il faut démonter les panneaux annonçant les radars fixes, ainsi les automobilistes seront plus attentifs à leur vitesse (et les recettes liées aux infractions plus conséquentes).

 

Acte II

 

Les citoyens s’indignent, les élus s’inquiètent. Le gouvernement est critiqué de toute part.

En ces temps de révolutions pas toujours pacifiques et d’indignations citoyennes, est-ce le moment de verser l’huile de massage sur le feu ?

Certes non.

(Les ministres concernés se retrouvent avec leur belle idée dans la posture de l’amant ridicule dont le pantalon vient de tomber sur les chevilles, mais peu de spectateurs en rient.)

 

Posons le problème à nos commissions, cabinets et autres ressources en attente d’affectation :

 

 « Étant donné l’annonce catégorique et fortement médiatisée sur l’enlèvement des panneaux d’avertissement sur laquelle on ne saurait revenir, et personne à limoger en lui faisant porter le chapeau, comment démonter les panneaux sans courroucer le peuple ?».

 

Acte III 

 

Analyse du problème et formulation des préconisations :

 

« Démontrons le progrès entre les panneaux avertisseurs et la nouvelle solution qui de plus est pédagogique, entre une politique de terreur envers les automobilistes et la bonté du gouvernement qui souhaite désormais les éduquer. Mettons-y de la high-tech et de la couleur, installons des radars pédagogiques ! »

 

Acte IV

 

« Tout démontage de panneau signalant un radar fixe sera compensé par l’installation d’un radar pédagogique. De plus, les dispositifs avertisseurs (style GPS) ne sont pas (plus) des outils pour voyous potentiels mais des aides à la conduite qui signalent les zones de danger, tous comme les radars fixes qui comme chacun sait sont installés dans des zones particulièrement dangereuses. »

 

 

Acte V

 

Le citoyen moyen, auquel malgré les efforts politico-pédagogiques il reste quelques neurones fonctionnels et trois grammes de sens critique, résume :

 

« Nous avons des frais de démontage de panneaux, relativement neufs pour la plupart mais néanmoins irrécupérables,

Des coûts d’étude et de conseil pour une solution de remplacement

Des coûts d’acquisition de matériels « high-tech »

Des frais d’installation de ces matériels

Des frais d’entretien de ces matériels, que l’on devine infiniment plus élevés que ceux des panneaux qu’ils remplacent

Pour finalement signaler un radar fixe (ce que les panneaux démontés faisaient très bien) et sauver la face d’une partie de notre élite politique qui ne saurait revenir sur sa décision.

- Euh, c’est bien ça, mais avec de la démago pédagogie dedans. C’est bien ça, la pédagogie, non ? »

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 20:50

 

Eliyahu Goldratt a révélé au monde la théorie des contraintes, l’a popularisée au travers d’un roman industriel (le premier ?) qui est devenu un best seller et une lecture obligée : « Le but, un processus de progrès permanent ».

 

Les goulots, cœur du problème, sont devenus des « contraintes », vocable plus générique permettant une transposition plus aisée du concept dans tout type d’environnement.

 

La théorie des contraintes vise à identifier les goulots et autres contraintes puis à travailler à la maximisation du "Throughput" (le flux) et à gérer les contraintes après leur optimisation.

 

Eli s’est heurté à l’ultime contrainte le 11 juin 2011 à l’âge de 64 ans.

 

Le moins que je puisse faire pour saluer l’homme et son œuvre est de lui rendre hommage et saluer sa mémoire par ce modeste billet.

 

A ceux qui ne connaissent pas la théorie des contraintes (nombreux en France), je les invite à faire quelques recherches, sans se laisser impressionner par ce terme de « théorie ». Elle reste très accessible pour sa partie gestion de flux et pour son adaptation récente à la gestion de projet.

 

Eli, pour ta contribution et ton œuvre, les postes d’inspection du Paradis puisses-tu franchir de manière fluide. Si par malheur tu es devant les portes de l’Enfer, je te souhaite un d’y trouver un super goulot d’étranglement !

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:08


La résilience est la capacité à se remettre rapidement d’une perturbation majeure (récupération après maladie ou traumatisme, par exemple).

 

Les traumatismes qui affectent les économies, les sociétés et les individus ne manquent pas ; séismes, tsunami, catastrophe nucléaire, révolutions moyen-orientales, volcan islandais, tornades américaines ou problèmes du Directeur Général du FMI.

 

Le rythme de succession des grandes et petites catastrophes les rendent quasi constante, d’où probablement le développement d’une certaine relativisation, d’une insensibilité ou d’une résilience face à ces perturbations et traumatismes.

 

Prenons la triple catastrophe Japonaise, quelle incidence a-t-elle sur nous, sur vous au quotidien ? Passé l’effet de saisissement lors de la diffusion des images et nouvelles, un autre évènement a supplanté celui-ci et notre quotidien n’en est guère affecté.

 

Le développement de la résilience est certainement vrai, mais à un niveau macroscopique, comme pourrait l’illustrer l’oscillation temporaire des cours des bourses liée aux évènements japonais. Pour les habitants des zones concernées, ils ne peuvent témoigner du retour vers une normalité, et ils ne le pourront certainement pas avant une (très) longue période.

 

Ainsi, la résilience est vraie pour une partie importante de la population et fausse pour une fraction d’entre elle.

Il semblerait que pour la fraction impactée, le délai de rétablissement s’allonge en permanence.

 

Un conférencier expliquait qu’une crise économique met au chômage des populations d’actifs, dont les résilients retrouvent rapidement un emploi, les moins résilients en retrouveront éventuellement mais avec un délai sans cesse croissant au fil des crises, tandis qu’une dernière fraction est exclue du monde du travail en permanence.

 

La résilience est également un effet de l’intégration des retours d’expérience. Un premier volcan islandais sème le chaos dans les cieux et aéroports européens, mais les effets des crachats du suivant sont mieux intégrés dans les plans alternatifs, les effets sont pratiquement insensibles.

Il n’y a que pour les chutes de neige, qui de manière surprenante se produisent avec une certaine régularité en hiver, que cette loi ne s’applique pas.

 

Publicité gratuite

 

Quelle publicité inattendue, gratuite et mondiale pour ces boites noires du vol AF447, que tout chacun peut voir oranges, qui restituent leurs données au terme d’une immersion océanique profonde de deux ans !

 

Evidemment, s’il s’avère que les sondes Pitot sont en causes, la même intensité et étendue publicitaire ne produira pas les mêmes effets…


Dans le même ordre d’idée, il est bien dommage qu’aucune de nos usines ne puisse profiter de la publicité mondiale faite à la testostérone française.

 

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:47

Je mène une série d’entretiens préparatoires à un diagnostic dans une entreprise.

L’exercice est classique, il s’agit de faire un premier tour d’horizon avec les différents responsables et quelques personnes clés pour prendre connaissance du contexte et de la culture.

 

Il arrive également couramment que devant cet inquisiteur qui pose des questions, certains interlocuteurs ne soient pas très à l’aise, voire sur la défensive. Du moins jusqu’à ce que la glace soit rompue et le but de l’exercice clarifié.

 

Ce qui est moins ordinaire c’est qu’une proportion significative des chefs de services et experts désignés commencent leur entretien en s’excusant ; « je ne suis pas réellement compétent », « vous savez j’ai été promue, mais à l’origine je n’ai pas étudié cela ! », « on me désigne comme un expert, mais j’ai de grosses lacunes ».

 

Qu’est-ce qui leur arrive ?

 

Habituellement ce sont plutôt des champions du monde toutes catégories qui se présentent, ceux qui ont tout vu, tout fait, les « circulez il n‘y a plus rien à voir ».

 

Là c’est plutôt un ensemble de personnels craintifs, abattus, désabusés ou le tout à la fois !

 

Au fil des entretiens et des investigations, les pièces du puzzle trouvent leur place. L’entreprise a (eu) une croissance rapide, une véritable start-up qui démarre avec des moyens de bric et de broc et une poignée de pionniers qui font un peu de tout, avec passion.

 

Les volumes d’activité augmentant, il faut renforcer les effectifs et structurer les opérations. Les pionniers sont promus chefs et conservent de multiples casquettes. Au fil du temps l’accroissement d’activité amène toujours plus de problèmes que le rythme de changement ne permet plus d’aborder sereinement. De plus, les limites de compétences commencent à faire jour. Alors on ne recrute plus « simplement des mains » mais quelques compétences et expériences qui se placent en adjoints des chefs de services ou en experts dans leurs services.

 

Par volonté ( ?) ou par maladresse, certains profils sont à la limite de ce qu’il aurait fallu recruter. Par ailleurs, la promotion interne est encore fortement ancrée dans la culture. Si c’est plutôt une bonne chose, elle doit néanmoins s’utiliser de manière réfléchie, en anticipant les besoins d’adéquations du profil aux exigences du poste, voire en accompagnant le cas échéant le candidat dans un parcours de formation / mise à niveau. Il faut également se garder de rester trop « consanguin », l’apport d’expériences venues d’ailleurs est le plus souvent un vrai enrichissement pour l’entreprise.

 

Dans un premier temps le doute reste permis ; soit c’est de la méconnaissance qui fait commettre des maladresses, soit c’est une gestion volontaire des profils destinée à contenir les ambitions et conserver l’aura des chefs en place…

 

Quoiqu’il en soit, réellement compétents ou à la limite, les « numéros deux » occupent des fonctions dont certaines désignations sont soit incompréhensibles soit flatteuses. Certains titulaires vont jusqu’à se plaindre de leurs salaires, puisqu’on leur à dit de ne rien cacher aux consultants…

 

La majorité pourtant ne se plaint pas tant des salaires que de l’absence de titres officiels qui légitimeraient leur fonction.

 

Bien joué ! En gérant le décalage entre le titre tel qu’il apparaît sur le contrat de travail ou sur la fiche de paie et la fonction réellement occupée, le pouvoir reste conservé à l’entreprise.

 

En effet, comment apporter des éléments de preuve quant à la réalité de l’emploi occupé à un recruteur potentiel ? La fonction, voire le salaire ont été obtenus par « chance » au sein de l’entreprise, mais quitter cette dernière pourrait signifier renoncer à tout cela car ni les diplômes, ni le cursus ni aucun justificatif ne valide la compétence ou étaye le CV.

 

En référer aux prix du marché trouve une réponse simple : « et bien vas-y, change ! », sous-entendu « tu sais très bien que tu ne pourras retrouver une telle position ailleurs. »

 

Je penche pour de la malice déguisée en candeur.

 

Cet épisode me ramène quelques années en arrière, quand chef de service moi même, je mettais en garde les meilleurs éléments « sortis du rang ». La situation était inverse, la foi (et le confort) les laissait sourds à mes incitations à gérer leur employabilité, à faire des formations et étayer leur CV.

 

La dissolution de la société une paire d’années plus tard laissa chacun face aux conséquences de ses choix.

 


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 04:23

 

Inconnue du plus grand nombre avant l’incroyable enchaînements d’évènements du mois de mars 2011, cette ville rejoint sans le vouloir le panthéon japonais des villes victimes du nucléaire et accède à une notoriété dont elle se serait bien passée.

 

Les habitants de la région ont eu droit à une triple peine ; séisme, tsunami et accident nucléaire.

 

Un enchaînement si peu probable, et pourtant…

 

Après l’effet de saisissement à l’annonce de la catastrophe puis la phase d’empathie envers les victimes et d’incrédulité face à l’ironie de ce scénario, je me demandais quelles pouvaient en être les conséquences.

 

D’évidence il y a les impacts sur les populations exposées ; sanitaires, psychologiques, économiques, etc.

 

Il y a des questions relatives au Japon : la zone contaminée restera-t-elle habitable ? Les exportations japonaises vont-elles souffrir du doute sur le risque potentiel de contamination des produits ?

 

Et des questions plus générales : y aura-t-il une pollution globale par la dispersion des éléments radioactifs ? Y aura-t-il un tsunami économique qui balayera la planète ?

 

Concernant le premier point, nous savons depuis 1986 et Tchernobyl, nous français, que toute particule radioactive en suspension dans l’air respecte scrupuleusement notre espace aérien. Elle plonge en piqué à l’approche de nos frontières et ne vient pas même regarder vers notre côté.

Promis juré, experts à l’appui.

Donc de ce côté pas de problème, sauf si vous, lectrices et lecteurs ne vous trouvez pas en France.

Trouvez une ambassade.

Ou un vêtement made in France.

 

Concernant les variations économiques des premiers temps, elles sont principalement dues à l’inquiétude (réaction « épidermique ») des opérateurs et à la spéculation. Les analyses raisonnées prennent un peu plus de temps.

Celles-ci laissent entendre que l’effet économique sera amorti relativement rapidement et même que les besoins de relogement et de réparations pourraient soutenir la croissance japonaise.

Tant mieux.

 

Finalement, au vu de la succession de crises, catastrophes, guerres et autres aléas qui s’enchaînent, il ne nous reste qu’à accepter une part de fatalisme et se dire que la survenue d’un autre « évènement indésirable grave » (métaphore hospitalière) est certaine.

Et si on lui oppose une porte blindée, il arrivera par la fenêtre.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 10:22

 

Ce billet est directement inspiré par celui rédigé par Anna Wells, éditrice pour Manufacturing Business Technology intitulé « Pouring Your Efforts Down The Drain »

 

Anna explique ses déconvenues avec une recette de cuisine de sa mère. L’analyse de son échec révèle qu’elle a sciemment introduit des changements pensant ainsi gagner du temps et changé des ingrédients en fonction de ses stocks et de ses préférences (limitation des graisses).

 

Ce n’est pas, analyse-t-elle, la recherche d’efficience qui est en cause, mais son inaptitude à identifier les étapes clés de la recette (le roux farine-beurre en l’occurrence).

Tous ses efforts pour rattraper la recette ont finis par passer le siphon de l’évier en direction des égouts.

 

C’est pareil avec une transformation Lean conclue-t-elle, il vaut mieux avoir un plan (une recette) plutôt que d’improviser un petit coup par ci et une ajouter une pincée d’efforts par là.

 

Je rebondis sur cet exemple et tente de le compléter.

 

La lecture d’un livre de cuisine ne suffit pas à transformer le lecteur en grand chef, pas même en cuisinier.

Les recettes d’un tel livre indiquent en général :

  • * une liste des ingrédients (la nomenclature),
  • * une séquence ordonnée de tâches (la macro gamme)
  • * un conseil sur un point spécifique (point d’alerte, instruction spécifique)

 

Les recettes sont synthétiques et sont fondées sur l’hypothèse que le lecteur dispose de connaissances de bases et se satisfait d’instructions limitées aux grandes lignes. « Lever les filets » est une opération qui est rarement explicitement documentée, par exemple.

 

Ainsi, tout ce qui fait le tour de main et l’expérience de l’auteur est rarement contenu dans la recette. Ceci explique en partie au moins les déboires des lecteurs qui s’essayent à sa réalisation.

 

Transposé dans le contexte de l’entreprise, les mêmes causes expliquent des effets similaires ; une partie des déboires des chefs de projets désignés ou improvisés s’expliquent par le lancement dans un chantier avec pour tout bagage la documentation ramassée çà et là ou la lecture d’un livre traitant du sujet.

 

L’expérimentation est une bonne chose en soi, elle fait partie du processus d’apprentissage. A condition d’analyser et identifier les causes des échecs et d’en tirer les leçons pour ne pas les reproduire.

 

Cependant, dans le contexte professionnel, les opportunités d’expérimentation se raréfient ; il faut des résultats rapides et la pression concurrentielle exige de « faire bon du premier coup ». L’expérimentation qui mène à un échec est considérée (partiellement à tort) comme du gaspillage.

Les efforts ne peuvent donc pas finir aux égouts.

 

Dans le cadre de certains projets, le recours à des experts externes est alors une solution intéressante, au moins pour assurer l’amorce de mise en œuvre et jeter les fondations solides sur lesquelles les équipes internes pourront bâtir.

 

Or voilà que par parti pris, par soucis d’économie et par caprice quelque fois, des décideurs imposent des choix, une approche ou des coupes dans le programme proposé. Même prévenus que ce faisant, ils risquaient de perdre une grande partie des bénéfices attendus, ils se comportent presque comme Anna, sauf que dans ce cas, ils vont en cuisine donner des directives au chef.

 

Chef qu’ils ne manqueront pas de traiter d’incompétent lorsque l’infâme soupe finira aux égouts.

 

 

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 08:56

 

En réponse aux commentaires (que vous pouvez lire) que le billet précédent a suscité, j’appelle à rendre hommage à ces commerçants qui font encore leur métier tels que les clients d’avant le tout Internet les connaissaient et les appréciaient.

 

Ils sont, tels des Robinsons Crusoe, naufragés sur leurs ilots dans l’Océan de médiocrité, attendant d’être découverts par un client de passage.

Ils le méritent bien.

 

D’être découverts.

 

Et qu’on leur rende hommage.

 

Cependant, je crains qu’ils ne représentent que les exceptions qui confirment la règle.

 

Cela me rappelle que dans mes jeunes années scolaires, j’ai longtemps pris ces agaçantes exceptions qui confirment la règle comme un artifice de prof trop fainéant pour démontrer de manière irréfutable la validité de sa règle ou trop fier pour admettre qu’elle est bancale.

 

En effet, n’était-il pas troublant que la froide rigueur des mathématiques rejette une proposition sitôt qu’un contre-exemple démontre l’existence d’une exception au moins, alors qu’en cours de français, les élèves qui essayaient de trouver une logique aux règles grammaticales s’entendaient bien souvent répondre « c’est l’exception qui confirme la règle ».

 

Les années rebelles passées (Quoi ? On ne rit pas, j’avais la rébellion discrète c’est tout !), les hormones stabilisées et la maturité aidant, j’ai comme d’autres compris que la réalité du quotidien ne s’accommode pas du blanc et du noir uniquement, il faut nuancer, distinguer, personnaliser, adapter, etc.

 

Puis, plus tard encore j’ai compris l’irritation que l’on peut ressentir face à celui qui a trouvé LE contre-exemple pour vous torpiller la brillante démonstration et l’intérêt de ce joker que sont les exceptions qui confirment la règle.

 

Ce n’est donc pas un artifice, mais une manière de « démontrer » que l'absurdité de l'exception confirme la pertinence et la raison d'être de la règle (http://fr.wiktionary.org/).

 

Pour en revenir aux évolutions du commerce, les exceptions mentionnées ne sont pas absurdes (les situations qui font la règle le sont bien plus) mais trop peu nombreuses.

 

Inversement, mon expérience encore limitée de cyberconsommation ne fournit pas encore, il est vrai, un nombre d’échantillons statistiquement significatif.

 

C’est là que le billet d’humeur prend tout son sens ; il ne prétend pas être objectif et se prête à toutes les exagérations.

Formidable joker !

 

Finalement, aurais-je eu quelques déboires en matière d’achat sur le Web, vous n’auriez pas manqué d’en être informés !

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 17:20

En fin d’année dernière, c'est-à-dire il n’y a guère qu’une poignée de jours, je me demandais s’il fallait rédiger un billet « bêtisier », le genre étant particulièrement prisé par les chaines de télévision en cette période.

 

Puis considérant l’actualité, il me semblait difficile de faire plus à propos :

 

* Camping forcé de passagers dans les aéroports

* Nuits glaciales dans les véhicules immobilisés sur les autoroutes

* File interminable de piétons devant la gare de St Pancrace pour tenter de monter à bord de l’Eurostar

* Le Strasbourg - Port Bou, train le plus lent du monde et son conducteur traversant le quart du pays en taxi !

* L’avion trop lourd de carburant qui débarque des passagers

 

On se croirait en Absurdistan. Une obscure république, pays même pas émergent, la patrie d'un clone de Borat.

Eh bien non, c'est chez nous..!

 

Tournons la page de cette mauvaise fin d’année et oublions nous sommes nous dit, fatalistes.

Quelques feux de joie ont salué les espoirs placés dans la nouvelle année et accessoirement quelque peu désencombré le pays de son excédent de voitures.

Flambant neuves.

Subventionnées par des primes à la casse.

Devant également limiter les émissions nocives des moteurs dits « à combustion interne ». Rien n’est précisé sur la combustion intégrale mais il n’est pas exclu que les propriétaires « flambés » soient sommés de rembourser la prime et de payer une amende pour pollution.

Non, ce n’est pas exclu.

 

L’ Absurdistan est si proche.

 

3 janvier, espoirs déçus par l’inversion de deux TGV. Le bêtisier continue... !

 

Si l’on riait aux larmes au sketch de Chevalier et Lapalès sur le Train pour Pau, la réalité a désormais largement dépassé leur fantaisie.

 

L’attrait du rail consiste maintenant à monter dans un train et essayer de deviner sa destination et la durée du périple.

 

Il s’ouvre alors des perspectives commerciales inédites :

 

* Parents, vos gamins sont blasés des trains fantômes des parcs d’attraction ?

Embarquez-les dans un « vrai train » !

* Vous souhaitez éloignez (et si possible perdre) un oncle encombrant, une mère possessive, une ex-ex sur le retour ? Offrez un billet de TGV !

* Vous cherchez un stage de survie, une excuse en béton pour sécher les cours ? Pensez SNCF !

 

Absurdistan…

 

Bon, je m’en retourne vers mes entreprises clientes et des activités sérieuses, concrètes.

 

Un de mes consultants me rapporte l’observation d’un comptage de préparation de commande. La personne compte sans rien noter ni pointer les paquets déjà comptés. Un collègue déplace les paquets dans son dos et en rajoute d’autres. Fatalement, un élément perturbateur finit par perturber le compteur, qui reprend son comptage sans remarquer qu’il compte des paquets sans rapport avec la commande.

Qu’importe, il faut compter !

Le chef a dit « compte ! »

Jusqu’au moment où complètement perdu il note un chiffre quelconque sur le bordereau de livraison.

Le chef n’a pas du préciser que la quantité commandée, le comptage et l’inscription devaient correspondre.

 

Bienvenue en Absurdistan.

 

Autre entreprise, une plateforme où l’on charge en autres d’énormes et très pesantes poutrelles métalliques.

Vous avez ri à mes évocations des « babouches de sécurité » ?

Là aussi ils connaissent les chauffeurs en tongs ou les hollandais en short et sabots à fourrure.

 

Bienvenue à nos amis d’Absurdistan.

 

Troisième entreprise, l’usine dont tous les coffrets et armoires électriques sont ouverts. C’est d’autant bien vu que l’activité génère une poussière importante, potentiellement inflammable et qui tapisse l’intérieur desdits coffrets et armoires de belles couches de moquette. La plupart des capots machines est déposée, ainsi on voit mieux où mettre les mains, entre poulies et courroies par exemple.

 

Diable, mais que fait la maintenance ?

Elle vient de chuter d’une passerelle suite à la rupture d’une soudure mal faite du garde corps...

 

Bienvenue en Absurdistan.

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 15:21

 

Parmi les traditions sympathiques comptent les échanges de vœux pour l’année nouvelle.

 

Je vous souhaite une année 2011 efficiente, que votre temps, votre énergie et les moyens économisés puissent être mis au service d’activités plaisantes et/ou importantes à vos yeux.

 

Merci à toutes les lectrices et tous les lecteurs de mes billets, aux 235 inscrits (à date) qui souhaitent recevoir la notification de parution de chaque nouveau billet et à toutes celles et ceux qui ont fait l’effort de rédiger un commentaire.

 

Les transitions d’années sont magiques, c’est une période de profusion de bonne chère, de doux breuvages et d’avalanche de cadeaux. Puis on échange des vœux, même les individus les plus rationnels, car on ne sait jamais si sous l’effet du nombre une énergie subtile et puissante ne pourrait finalement les réaliser !

 

Comme la nouvelle année s’accompagne d’un nouveau calendrier, chacun se fixe des objectifs.

Prudemment, on les appelle des résolutions.

Ne pas atteindre un objectif déclaré est un échec, alors que de ne pas voir aboutir une résolution ne permet aucun jugement.

Perdre trois kilos en quatre semaines est un défi, se mettre au régime est une résolution.

 

Je me résous à en rester là, ayant encore ma longue liste de résolutions à recopier au propre.

 

Bien cordialement,

 

Christian

 

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 08:19

 

Les blindés médiatisés et déployés ostensiblement n’y auront rien fait, la dissuasion n’aura fonctionné qu’une fois puis la neige est revenue.

Elle est tombée pile derrière les blindés, là où on ne peut la voir.

De toute manière, les blindés n’avaient pas d’équipages.

Entre ceux qui sont en RTT, les claustrophobes, ceux qui ont peur de la neige et présentent un certificat médical, ceux qui doivent quitter à 13h parce qu’ils ont du chemin à faire pour rentrer ou personne pour garder les gamins…

Il n’y a que le petit nouveau qui voulait bien prendre son poste, mais lui n’a pas trouvé la clé du blindé, alors il est rentré chez lui.

 

La neige est donc revenue et les interdictions de circuler pour les poids lourds aussi.

Sauf que certains chauffeurs ont interprété les signes des gendarmes non pas comme des injonctions de se garer, mais d’amicaux signes leur souhaitant bonne chance.

Alors hop, droit devant.

La chance dure 500m ou 2 heures, c’est équivalent, et termine en travers de la chaussée, histoire de bien la bloquer.

 

Je propose que les blindés (des vrais), fassent un carton sur tout poids lourd qui ose se mouvoir au moindre flocon. Cela aurait l’avantage de relancer quelques pans de l’industrie pour remplacer les obus utilisés, les camions un peu éparpillés après le départ des obus et le foie gras qui était dans les remorques avant leur éparpillement.

Et un pays qui étale du foie gras sur les chaussées glacées, c’est plus classe que de saupoudrer du sel, non ?

 

Les automobilistes bloqués derrière les camions et n’ayant de toute manière rien d’autre à faire, applaudiraient chaque coup au but. Celui qui n’applaudit pas assez vigoureusement verra sa voiture missilisée, devra faire 10 pompes dans la neige, mais aura droit à la prime à la casse jusqu’au 31 décembre inclus.

 

La prime à la casse permet d’échanger une vieille voiture et quelques euros contre une voiture flambant neuve. Les clients de certaines banlieues (notamment strasbourgeoises) verront que « flambant neuve » prend tout son sens le soir de la St Sylvestre.

 

Ayons une pensée compassionnée pour tous les heureux possesseurs de voiture flambant neuve qui ont été la mettre directement dans le fossé verglacé juste en face de la concession.

 

Finalement, pour clore ce bêtisier et n’en déplaise aux critiques, la république française honore sa devise en mettant l’accent sur l’égalité.

Ne voit-on pas en effet, qu’après avoir expulsé de force et par avion les miséreux de leurs campements de fortune, les fortunés qui peuvent se payer l’avion être forcés de camper dans l’improvisation et les aéroports ?

 

 

Bonnes fêtes

 


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