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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:30

Si ce n'est un effet de mode, cela y ressemble fort.

Les personnels en désaccord avec leur employeur tendent à jouer à « Patron Prisonnier » en retenant ce dernier dans des lieux, conditions et pour des durées variés.


Le journal « 20 minutes » dans son édition du 22/4/2009 dresse une carte de France des séquestrations, qui pourrait ressembler au « guide du routard du patron otage » ; pas moins de 8 cas en 2 mois. Le plus terrible étant à mon sens ce patron obligé de rester une heure dans son taxi (parisien), surtout s'il a du endurer le monologue du chauffeur (parisien), sa cigarette, son chien ou sa radio, voire la combinaison des quatre.


Si on reconnaissait jusqu'à peu le patron à son beau costume et son attaché case, on le reconnaitra désormais à son sac de couchage et son vanity case.


Saisissant l'opportunité, je compte lancer une ligne de costumes en laine super 120 motif camouflage, pantalon à poches multiples, cravates et chaussettes assorties.


Egalement prévue, une valisette de survie contenant un nécessaire de toilette miniaturisé, une ration de survie à base de foie gras et vin déshydratés, un déguisement « yucca » pour se fondre dans les plantes vertes et tromper ainsi la vigilance des geôliers amateurs, ainsi qu'un assortiment de brassards syndicaux au même usage.


Un téléphone multifonction intégrant une plaquette vitrocéramique pour que l'on puisse faire réchauffer le manger dessus (brevet déposé par JB Hubert) et un blackberry-couteau suisse multi lames, dont la fameuse « lame de crocodile ».


Un parachute doré cousu de fil blanc, au cas où cette mésaventure arriverait à un financier dans son jet privé.


Si toutefois, l'otage n'arrivait pas à ce libérer par lui-même, le kit comprend un « atlas des délocalisations » et le « grand livre des stock-options de Napoléon III à nos jours » (482 gravures colorisées), astucieusement recouverts d'une couverture mentionnant « guide pratique du patron social », pour tuer le temps en attendant les gendarmes.




Blague à part, les séquestreurs risquent à ce jeu un enfermement infiniment plus long et bien moins drôle, sans compter qu'une de ces opérations pourrait terminer tragiquement.



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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:24

Je soumets à votre sagacité, chères visiteuses et chers visiteurs, la question suivante : Les meilleures pratiques sont-elles un piège ?

 

Elle procède de l'hypothèse que l'acceptation des « meilleures pratiques » inhibe la recherche de solutions alternatives, éventuellement meilleures, sous prétexte que les « meilleures pratiques » représentent déjà l'optimum.

 

Si cette hypothèse est vraie, les meilleures pratiques profitent essentiellement aux leaders qui les maitrisent, leurs concurrents moins matures essayant de les imiter plutôt que de rechercher des voix alternatives qui remettraient les bases de ce leadership en cause.

 

La question est intéressante, car elle me rappelle un parallèle entre le modèle de Porter sur les cinq forces régissant le jeu concurrentiel.

Ce modèle, simple et robuste, avait le mérite de modéliser un concept difficile à appréhender jusque là.

 

Or quelques nouveaux entrants, rejetant ce modèle « descriptif du passé », ont réussi à prendre des positions dominantes dans leurs secteurs en jouant la rupture, comme par exemple Dell pour les ordinateurs ou Zara pour le prêt-à-porter. (voir http://chohmann.free.fr/strategie/critique_porter.htm)

 

Sous cet angle et en matière de pratiques en opérations, que penser du Toyotisme, du Lean ?

 

A vous lire.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 14:42

La téléphonite aigue est une maladie handicapante touchant selon les sources entre 1/3 et 1/28è des utilisateurs de téléphones mobiles.


Elle se caractérise par une pulsion irrépressible de répondre à tout appel, quelque soit l'heure ou les circonstances.


C'est ainsi qu'au plein milieu d'une séance de travail importante, le groupe jusque là concentré doit apprendre en léger différé le rot du petit dernier, le retard du plombier ou tout autre nouvelle fondamentale et moment historique de ce genre, que le conjoint (atteint lui aussi de téléphonite) se doit de relayer en temps réel au participant téléphonodépendant.


Cela peut être chez le dentiste, où malgré mon estime pour ses talents professionnels, je n'ai guère apprécié qu'il réponde à son gamin qui l'informe de l'avancement de ses devoirs, de sa préparation du cours de musique et accessoirement quémande le droit de jouer avec sa console.


Même si je n'avais pas de fraise plantée dans les molaires ou le risque de voir mes dents collées définitivement dans du mastic à empreinte, j'ai pris cette « distraction » comme une forme de familiarité, que nos relations n'autorisent pas encore...


Elevons-nous dans les étages hiérarchiques et rassemblons quinze directeurs et managers d'un groupe industriel, dont un bon tiers traverse l'Europe pour assister à cette journée de travail. Le directeur du site, en plein exposé, se voit interrompu par la sonnerie stridente du téléphone de son subordonné, qui en bon téléphonophile décroche et converse sans gêne avec un niveau sonore totalement indiscret, impudique et impoli.

Le directeur lui envoie un regard à peine désapprobateur, dont l'effet est proportionnel à la mollesse de son signal, puis tente de se faire entendre et conserver l'attention de son auditoire, malgré la conversation parasite qui continue.


Cela se reproduira quelque fois encore au long de la journée, augmentant sensiblement mon envie de faire avaler le mobile au goujat, de le lui fracasser sur la tête et de le jeter par la fenêtre, l'ordre des opérations étant laissé à l'inspiration du moment.

Ce que je fis.

En pensée uniquement, rassurez-vous.


Mais voilà que mes derniers espoirs de revenir vers plus de respect d'autrui et de civilité anéantis en voyant qu'aux cérémonies de l'OTAN, l'un des puissants (1/28) préfère téléphoner ostensiblement devant les caméras du monde entier et (se) faire remarquer son manque de politesse envers son hôte, une dame de qui plus est.

Vous aurez reconnus Silvio Berlusconi et Angela Merkel dans leurs rôles respectifs.


Ainsi, si aux sommets des états on ne donne pas les bons exemples, comment voulez-vous qu'en bas on s'élève ?

 

 


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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:50

Voilà un pays emblématique, le Japon, à la réussite insolente et qui a pu montrer à diverses reprises qu'il peut surmonter et sortir grandi des crises. Ce premier de la classe, cité, admiré et envié venait de sortir en dix ans de la crise qui n'affectait que lui (explosion de la bulle immobilière, problèmes de banques, compagnies d'assurance exsangues...), quand patatras, la crise globale le renvoie sur la ligne de départ, avec les autres pays.

La vertu n'a pas payé.


Plus près de nous, l'usine Continental de Clairoix.

Les employés avaient accepté un retour aux 40 heures hebdomadaires et des périodes de chômage partiel en échange de la sauvegarde de l'emploi, qui finalement ne sera pas sauvé.


Dans le billet « Aurions-nous été Lean plus tôt ! », je relatais l'histoire de cette société dont les activités de production vont être délocalisées, malgré les efforts de productivité entrepris.


Dans cette autre entreprise, les nécessaires efforts de productivité se sont toujours accompagnés de plans sociaux pour ajuster les effectifs. Comment « motiver » ou au moins intégrer les personnels restants dans la mise en place du Lean ?


On pourrait multiplier les exemples et se demander quelle morale tirer de ces histoires qui semblent bien commencer mais finissent plutôt (très) mal ?

Les efforts ne paieraient donc plus ?


Ne pas généraliser


Dans le cas du Japon, la vertu a bien payé, mais pour le malheur du pays une crise mondiale le ramène en quelque sorte au point de départ. Ce n'est pas la situation du Japon qui a changé, mais celle autour de lui !

Et si cette même crise n'avait pas tant affecté le secteur automobile (et toutes choses égales par ailleurs), on peut penser que les efforts passés des salariés de Clairoix auraient pu payer.


Au Japon certaines entreprises ont pu prospérer malgré l'adversité et le sort du site de Clairoix n'est pas promis à toutes les usines françaises. Gardons-nous donc de généralisations trop hâtives.


Analyser


Rappelons que le levier des revenus des ventes sera toujours plus important que le levier des économies sur les coûts. Autrement dit, pour faire face à des problèmes de trésorerie, accroitre les ventes est une solution plus « puissante » que de faire des économies sur les dépenses.

Pour s'en convaincre, il suffit de considérer sa propre situation budgétaire personnelle et se demander quelles économies, sur quels postes de dépenses du foyer permettraient de « compenser » une perte de salaire conséquente.


Or vendre ou trouver de nouveaux clients dans la situation de crise dans laquelle aucun client n'ose prendre de décision, tant l'incertitude est grande et la visibilité nulle, est très difficile.


N'alimentons nous pas nous-mêmes, consommateurs, ce phénomène en freinant nos dépenses ? Certes, nous agissons de manière responsable et apparemment rationnelle en anticipant des périodes plus difficiles encore. La prudence pousse à l'économie. Mais ce faisant, nous privons nos fournisseurs directs de leurs revenus habituels et ainsi de suite.


On pourrait discuter si cela conduit à une prophétie auto-réalisatrice, mais ceci est un autre sujet.


Raisonner


Tendre vers l'excellence, traquer les gaspillages ne garantit pas contre les coups du sort. Le Lean n'est pas une assurance tous risques ni un remède universel.

Ainsi, la « certitude » que tendre vers l'excellence au travers du déploiement Lean met l'entreprise à l'abri est remise en cause par la crise. 


Etre salarié depuis 20, 25 ou 30 ans de la même entreprise ne garantit pas que cela continue gentiment comme cela. S'il restait une certitude de ce genre, les employés doivent se rendre à l'évidence : chacun se garantit son emploi soi-même.


Pour les entreprises en difficulté, ce ne sont pas des mauvais choix initiaux ou des stratégies hasardeuses qui les conduisent là, mais les hypothèses dans lesquelles les stratégies ont été formulées et les choix fixés sont brusquement invalidées : croissance constante, marchés porteurs, etc.


Tenter une conclusion


Pour réagir, il faut donc identifier les nouveaux facteurs clés de succès dans les nouvelles conditions, se réorganiser en conséquence et se rendre moins vulnérable à d'éventuels changements drastiques dans le futur.


Pour ce faire, un mot (et une stratégie) devrait gagner en popularité : agilité.


L'agilité se définit comme la capacité d'une entreprise à se réorganiser rapidement pour répondre à un changement important et imprévu du contexte (paradigme), à comparer à la réactivité qui est la réponse rapide à une variation dans des conditions globalement identiques.

 

 


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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 16:29

(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote)



Prison non Break


Soixante ans pour Florence Cassez, cent cinquante pour Bernard Madoff, aux Amériques on ne s'embarrasse pas de peinettes à la Française.

Pour Bernard (70 ans) à un cent le paquet d'agrafes emballé à l'atelier du pénitencier, 150 ans ne suffiront pas pour rembourser les cinquante milliards escroqués. Mais malin comme il est il réussira bien à monter une arnaque à base de plumes de caniches ou d'œufs de rhinocéros.


Procès Colonna


Lui, pas lui ?

Aux USA ils ont les experts qui rentrent avec lunettes de soleil dans une pièce sombre pour trouver l'indice minuscule et subtile avec un porte-clés lumineux.

Ils trouvent l'identité des méchants rien qu'en observant la forme d'un crachat.

En France il nous reste des progrès à faire, les méchants ne crachent pas assez.


Infirmière supersonique


Un acte par minute, 12 heures par jour, 7 jours sur sept, c'est le rythme nécessaire pour facturer les 800.000 Euros détournés par l'infirmière supersonique de Nice.

Elle s'est fait pincer au bout de deux ans et la satisfaction des officiels annonçant ce succès du combat contre la fraude me fait penser à la vieille baronne tout contente de tenir au bout de sa canne le borgne manchot au pied bot qu'elle vient de surprendre à lui piquer un œuf dans son poulailler tandis qu'une bande de gros Rapetou vident son manoir dans son dos.


Le prix du gaz baissera d'environ 10% en avril


Les particuliers se chauffant au gaz apprécieront ce geste de nature à alléger leurs charges après la période de chauffe (GDF Suez avait réduit ses tarifs de 20 % pour les gros industriels dès janvier).


Je propose d'adresser au Ministère de l'Economie d'autres suggestions pertinentes pour remonter le pouvoir d'achat et relancer la consommation, telles que :


* Solder les tenues de ski en août dans les paillotes de plage

* Baisser la TVA sur les glaces à emporter les mois de Janvier à Mars

* Consentir un crédit d'impôt de 10 euros pour l'achat de toute tonne de balles de pingpong made in France et destinées à l'usage personnel, offre néanmoins limitée à une seule par foyer fiscal (tonne, pas balle. Ne soyons pas pingres)

* Rembourser les titres de transport en commun compostés les 29 et 30 février

* Plafonner le prix des couches-culottes pour les familles nombreuses à partir du sixième anniversaire du petit dernier


Si vous avez des idées, allez-y lâchez vous.


(Pages économiques du Monde) Hausse des Bourses : un feu de paille ?


A mon humble avis, c'est médicalement peu probable.


Annonce à caractère personnel


Je rappelle à tous les baricadistes, grèvegénéralistes, brûleurs de pneus, reteneurs de patrons et autres inscrits à la journée d'action du 19 mars prochain que je tiens un calendrier révolutionnaire à leur disposition.

 


 

 


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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 10:37

« Embarquement terminé ».


L'avion est prêt à partir à l'heure de Paris à Toulouse en ce matin ensoleillé de février. Tous les passagers sont assis à leur place, ont rangé leurs affaires et on commencé leurs diverses activités de passagers aériens.


Le commandant fait alors une annonce signalant qu'après comptage il y a un passager en trop !


Voilà qui n'est pas banal et en ce qui me concerne, tout à fait inédit.


Le commandant ne va pas jusqu'à demander que le contrevenant se dénonce, au lieu de cela, le personnel va recontrôler les cartes d'accès à bord.


Vous imaginez le chaos qui s'ensuit.


Entre ceux qui avaient laissé la fameuse carte dans leur sac désormais dans le coffre à bagage, dont l'accès nécessite d'enjamber les voisins, leur marcher sur les pieds, se battre avec un autre passager ayant les mêmes intentions, assommer un troisième avec la chute d'objets à l'ouverture des coffres...


Celui qui nerveux en a fait des confettis et doit maintenant à quatre pattes sous les sièges rassembler de quoi prouver son bon droit d'occuper son fauteuil,


Celle qui croit l'avoir dans son sac à main, collection hétéroclite d'objets les plus curieux et les moins utiles, mais néanmoins forts nombreux à se répandre sur les genoux du voisin,


L'homme ordonné qui ouvre un portefeuille qui porte son nom très à propos, car il rassemble les cartes d'embarquement depuis 1991 et les tickets de caisse depuis plus longtemps encore, sauf que leur classement n'est pas chronologique,


Au bout de quelques minutes, un des stewards met fin à la foire en ayant découvert la passagère clandestine. Celle-ci est reconduite hors de l'avion.


J'interpelle l'un des stewards et lui demande comment avec les contrôles successifs une telle erreur est possible ?


Au lieu de répondre à ma question, il se dit choqué que l'on débarque cette passagère alors qu'il restait de la place dans l'appareil.


Je n'en crois pas mes oreilles, ce gars arborant un badge rouge signalant qu'il est dévoué à la sécurité des passagers, n'a pas compris que les contrôles à l'embarquement, y compris d'identité, n'ont pas évité que quelqu'un de non prévu sur ce vol ait pu s'y glisser et que seul le comptage, qui par chance a été correctement effectué, à démasqué !


Il aurait suffit d'un passager qui n'embarque pas pour que la substitution passe inaperçue.


Face à mon insistance pour obtenir une réponse satisfaisante, le steward me renvoie vers la chef de cabine ou le commandant. Ce que je fais à l'arrivée, lorsque le commandant salue courtoisement les passagers sortants au seuil de sa cabine.


Il reconnait le double dysfonctionnement ; erreur à l'enregistrement et non-détection à l'entrée de l'appareil, tout en précisant que le comptage ne fait plus partie des tâches des équipages, mais laisse entendre que ces derniers peu confiants dans les collègues, les maintiennent...


Je vous laisse apprécier cette inquiétante anecdote, chers frères et sœurs de misère, comme moi obligés de prendre l'avion et avant cela de subir les inconvénients, voire les vexations des contrôles à l'embarquement, auxquels nous nous sommes tous résignés au nom de la sécurité à laquelle personne ne souhaite renoncer.


Nous sommes entre de bonnes mains.




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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 12:29

Que les citoyens grognent, se massent et défilent est plutôt banal en France, mais la récurrence de ces manifestations de ras-le-bol, relatés avec une certaine jubilation ( ?) par les médias pourrait faire penser que 220 ans après la première, une nouvelle révolution est en train de naitre en cette année 2009.


Comment participer pacifiquement à ce moment historique s'il se produisait ?


J'opte pour la proposition d'un nouveau calendrier révolutionnaire, qui ferait passer l'usage du Grégorien (imposé par le pape Grégoire XIII) au Hohmannien.


Pour ne pas devoir recourir à des tables de conversion et perturber le cycle du lait des vaches et ce genre de choses, seuls les noms des mois seraient changés. Le reste subsisterait. Par ailleurs, la révolution étant menée par le peuple, il faut plaire au peuple.


Qu'avons nous à faire des divinités antiques ou des planètes auxquelles le nom des mois se réfèrent, nous allons les remplacer par des idoles et icônes actuelles ! Ainsi, pour plaire au peuple et accessoirement s'en protéger, les premiers nouveaux mois à placer dans le nouveau calendrier sont ceux relatifs aux congés.


En conséquence, l'assemblée révolutionnaire statuera que :


Glissembre remplacera Février et Août  sera renommé Bronzambre.

Le premier rendra hommage aux sports de glisse ou d'hiver (tant qu'il fera assez froid sur la planète pour les pratiquer), le second rappellera qu'il est temps de chercher le teint ambré que procure le bronzage, ou plus généralement qu'il est temps d'aller s'entasser sur les plages.


La révolution étant issue des grèves, il est normal qu'on leur dédie un mois.

Nous choisirons l'ancien septembre, un long mois sans jours fériés durant lequel les militants bien reposés aimaient à contester la reprise du travail, après quelques dures semaines à philosopher sur la condition humaine.

Ce nouveau mois s'appellera Gréviaire et sera le seul durant lesquelles les grèves seront autorisées.

Ainsi prévenu, le monde entier saura à quel moment la France est indisponible.


Autre mois populaire, l'ancien mai avec ses jours fériés et ses ponts sera désormais désigné sous « Pontôse » et tout jour férié tombant sur un dimanche (oui, les jours de la semaine seront conservés sinon cela devient vraiment trop compliqué), sera reporté au jour ouvré suivant.


Octobre, jadis lié aux vendanges sera nommé Vinôse, pour commémorer une ancienne boisson nationale, dont le corporatisme protectionniste et l'élitisme de ses producteurs les laissa telle une princesse décrépie, seule dans son donjon, tandis que les chevaliers servants, lassés de devoir apprendre la différence entre une première côte de Fluchy-Trémouille et un Grattepousan-Luissac ou la température de dégustation d'un Clos-de-François pour lui plaire, se détournèrent vers les princesses australes à la cuisse légère, aux étiquettes simples et au bon goût, fut-il obtenu par la macération de copeaux de bois ! (Reprenez votre souffle, la phrase était un peu longue)


Restons dans les plaisirs de la chère avec Juillet rebaptisé Grillôse, allusion faite aux grillades. S'il est vrai que ce nouveau nom sonne comme une maladie grave, il n'est pas non plus exclu que les avancées de la science démontrent une dangerosité de ce mode de « cuisson » pire encore que celle suspectée jusque là, et pas seulement à cause du mode d'allumage ou de l'apéritif qui le précède.


Il nous reste Juin, renommé Mianaire, rappelant ainsi que nous en sommes à la moitié, et Morôse qui sied au triste Novembre.


Les plaisirs reviendront en Banquetaire, l'ancien Décembre durant lequel les banquets familiaux et d'entreprise se concentrent. Le premier mois de l'année sera désormais nommé Bonanaire, pour rappeler à tous qu'il faut échanger les vœux durant les 31 premiers jours de l'année. Les tribunaux révolutionnaires sanctionneront sévèrement tout oubli.


L'ancien Mars, honorant jadis le dieu de la guerre, sera désormais un hommage à toutes les technologies qui rapprochent les humains en se renommant Ticambre (TIC = Technologies de l'Information et de la Communication).

Quant à Avril, mois durant lequel il ne fallait pas se découvrir d'un fil, deviendra Sanfil, parce qu'un nom avec Bluetooth dedans serait trop difficile à prononcer sans cracher.


En résumé :


Calendrier

Grégorien

Hohmannien

Janvier

Bonanaire

Février

Glissembre

Mars

Ticambre

Avril

Sanfil

Mai

Pontôse

Juin

Mianaire

Juillet

Grillôse

Août

Bronzambre

Septembre

Gréviaire

Octobre

Vinôse

Novembre

Morôse

Décembre

Banquetaire



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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:17


(tapas : ces « petits riens » que l'on grignote)



La neige


La neige est la terreur du sud de la France, qui comme chacun sait commence géographiquement dans les banlieues nord de Paris.


Tombe-t-il trois flocons que l'ile de France est instantanément paralysée alors que paradoxalement c'est la région qui fournit le plus de skieurs aux stations de sports d'hiver et les meilleurs slalomeurs sur boulevards périphériques.


Vu le chaos qu'arrive à déclencher un peu d'eau givrée, je ne serais pas étonné d'une attaque terroriste de la capitale au canon à neige. Effet garanti.


Néanmoins, des mesures énergiques sont prises !

Le matin du 12 février 2009, j'embarque à Roissy pour me rendre à Munich.

Pas un flocon à terre ni à l'horizon, le vol prend néanmoins 45 minutes de retard d'office, pour cause de perturbations dues à la neige...

Les avions sont-ils tirés par des chiens de traineau du coup ? Je n'ose demander.


Notre avion se fait dument asperger préventivement d'antigivre par quatre camions citerne (durrée 10mn) puis s'élance retrouver le soleil au dessus des nuages.

A l'arrivée, il reste de la neige sur les pistes bavaroises sans que cela semble perturber notre atterrissage.

Je repartirai le soir même sous la neige sans que l'avion ne se fasse engluer d'antigivre et il arrivera qu'avec 5 mn de retard, autant dire à l'heure.


Soyons juste, le mépris bavarois pour les problèmes d'enneigement peut leur jouer des tours, tel que celui relaté par LEMONDE.FR du 12 février 2009 :

Plusieurs centaines d'automobilistes, surpris par la neige sur une autoroute de Bavière, dans le sud-ouest de l'Allemagne, étaient bloqués mercredi 11 février dans leurs voitures. Les automobilistes ont été pris au piège par vingt centimètres de neige tombés en peu de temps.





Bénéfices record de TOTAL


En France, ceux qui réussissent et gagnent de l'argent sont immédiatement suspects et décriés, passés à la machine à niveler par le bas. Il est plus confortable de crier sus aux profiteurs et se lamenter sur son sort que de se prendre en main et aller gagner plus (voire beaucoup plus) d'argent. Voilà pour le folklore local.


En termes de business, sauf erreur, cette compagnie n'a pas fait le plein d'office à tous les automobilistes ou rempli les cuves de force aux chauffeurs au fioul. Il fallait bien des clients pour y aller, chez TOTAL !


Je suppose que ceux qui y sont allés ont cédés aux cadeaux que les points accumulés qui permettent de gagner les lampes-gondoles en coquillages plastiques ou les assiettes avec décor de pétrolier dans la tempête.

Ainsi les bénéfices de cette société sont dus au génie marketing en adéquation avec les goûts des clients.

Qu'on se le dise.





Jouez à la caissière


Marre des files aux caisses ? Prenez les choses en main !

Passez vous-même les articles devant le lecteur code-barres, pesez ce qu'il faut peser, faites-vous l'addition, payez.


Une animatrice-conseillère-secouriste-surveillante pour quatre caisses et un nombre certain de caméras autour de chacune d'elles.


Les clients sont nettement plus lents qu'une caissière, mais outre l'économie réalisée par le magasin, ce système rend actifs les râleurs impatients et masque la durée réelle de leur passage en caisse.


Reste plus qu'à s'engueuler soi-même si ça dure trop longtemps.





Vacances de février


Crise ? Quelle crise ? La première des deux migrations annuelles est lancée.

Pour celles et ceux qui l'auraient manqué, voyez le billet « Vous ne partez pas !? » en remplaçant les attributs estivaux par leurs équivalents hivernaux. Le fond reste identique.


Reviendrons de la neige tant décriée dans les cités et tant recherchée sur les sommets, outre quelques plâtrés et entorsés, des familles entières de Pandas en négatifs, avec les yeux cernés de blanc.





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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 14:46
Aurions-nous été Lean plus tôt ! Telle est la conclusion soupirée par ce directeur opérationnel à l'issue de la visite de son site. Un site voué se dégonfler comme une baudruche en perdant ses activités de production au profit d'un pays à bas coûts.


L'histoire est celle d'un équipementier automobile, qui a vécu des années fastes et d'autres pleines des vicissitudes usuelles dans ce milieu : baisses des coûts dictées par les constructeurs, imposition des gains de productivité, exigences des actionnaires, changement d'actionnaires, changement de stratégie, etc.


C'est aussi l'histoire de ce mythe encore tenace : dans les pays à fort coût de main d'œuvre, il faut AUTOMATISER !

Les ingénieurs écoutent ce message avec gourmandise et s'exécutent avec zèle.


Le résultat est là, visible : ligne tout automatisée, robots, convoyeurs, testeurs intégrés, palettiseurs... tout cela pour manipuler des produits qui ne dépassent pas le kilogramme.


Nous observons un carrousel de vissage automatique qu'une opératrice alimente.

Douze seconde de mise en place du produit, 55 secondes de pure attente, 15 secondes pour évacuer.


Avec amertume, le directeur explique : « Les moyens ont été dimensionnés selon des hypothèses de charge qui ne se sont finalement jamais vérifiées et pour absorber des pics tout aussi virtuels. En optimisant toute la ligne, on l'a rendu inflexible. Aujourd'hui, pas moyen de tourner avec moins de 8 opératrices, quelque soit la charge de travail.».


Il continue : « Nous avons bien tenté de développer le SMED, mais sans arriver bien loin. Les interfaces et outillages sont tellement spécifiques et coûteux que l'on ne peut rien y changer. L'adressage dynamique des produits aux postes (joyau de la technologie et merveille de l'algorithmique) impose de changer toutes les stations avant de relancer une nouvelle série. Du coup, même si cela ne prend que trois minutes par station, on ne peut descendre sous 3 minutes x 8 stations = 24 minutes (pour des temps de cycle unitaire de moins d'une minute !) et il faut un technicien pour cela à cause des quelques paramètres de programme à entrer. Le moindre changement de programmation des automatismes coûte une fortune et demande un préavis de neuf mois !»


Ce qu'il reste d'affichage de TRS montre des courbes qui s'effondrent, jusqu'au moment où plus personne n'a trouvé intérêt à les lire ou les mettre à jour, au moment où le personnel a appris la mort programmée de leur division.


Pour transférer la production dans le LCC (Low Cost Country, pays à bas coût), impossible de transférer la débauche de technologie du procédé de fabrication. Leur pilotage et leur maintenance dépassent les compétences et possibilités de financement locales. Il faut donc faire différemment, à moindre coût.


L'ironie de l'histoire est que la dernière mission des personnels de production est de préparer ces moyens pour leurs collègues qui vont reprendre leur travail.

Ironie, car dans leur recherche de solutions, le groupe de travail a (re)découvert quelques bonnes pratiques qui auraient trouvé leur application chez eux depuis des années :


  • * Cellules autonomes en U
  • * Mobilier modulaire pas cher
  • * Postes rapprochés et déplacements restreints
  • * Travail debout et conduite multi machine
  • * Cycles de travail enrichis
  • * Transfert manuel au poste voisin
  • * Astuces pour les outillages, les branchements, connexions
  • * Etc.


Une ligne fictive en carton a permis de valider les concepts, l'organisation, l'ergonomie, puis l'arrivée du mobilier modulaire de tester tout cela en vraie grandeur.


La nouvelle cellule fonctionne sur moins de 30% de la surface initiale, avec un nombre de personnes ajustable à la charge réelle. Aucun convoyeur, exit le robot et sa cage de protection, le palettiseur capricieux et le carrousel de vissage.

Toutes proportions gardées, les investissements pour la cellule doivent coûter 10% de ceux nécessaires à la ligne automatisée. Quant au coût de maintenance, celui de la cellule sera anecdotique.


Aurions-nous été Lean plus tôt soupire le directeur, la production serait restée ici !




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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 14:24

Autant les fins d'années sont le temps des bêtisiers, autant les débuts sont la période des prévisions, prédictions et autres divinations.


Pour 2009 (quoi de neuf ? LOL) l'intérêt pour le futur est décuplé, ne serait-ce que parce que la survie de certaines entreprises se joue dans les prochaines semaines (pas LOL).


Or s'il est une année pour laquelle la visibilité est particulièrement mauvaise, c'est bien 2009. La majorité de mes interlocuteurs tablent sur un premier semestre atone ou mauvais et une amélioration au second.

C'est une prévision sans grand risque, compte tenu de l'inertie de la chaine de décision des donneurs d'ordres au dernier des intervenants, il faudra bien six mois pour revenir à une activité « normale ».


Les plus optimistes (les plus visionnaires ?) de mes prédictionistes voient un démarrage en trombe au second semestre, prenant à contrepied les entreprises qui auront toutes engagés des plans de survie à activité minimale. Ainsi, selon eux, après avoir géré la crise des commandes manquantes, il faudra gérer le manque de capacité à répondre à la demande explosive.


Soit, mieux vaut gérer des problèmes de capacité que des problèmes de charges...


Il y a ceux qui attendent si ce n'est le salut, au moins le signal des Etats-Unis. Barak Obama ne sera aux commandes et ses plans ne seront connus qu'après le 20 janvier.


D'ici là, toute décision comporte un risque face à l'inconnue américaine !


Dans le rayon fromage, le client confronté au choix entre un camembert au lait cru ou son cousin pasteurisé ferait mieux d'attendre l'avis de Barak.


Comme l'économie n'obéit plus à des règles rationnelles, toutes les techniques prévisio-prédicto-divinatoires sont admissibles.


J'ai autant de probabilité de deviner mon chiffre d'affaires 2009 en observant le fond de ma tasse de café qu'en tentant de résoudre une équation compliquée.


Fort de ce constat, les augmentations de salaires de 2012 (vous ne pensiez tout de même pas en obtenir avant ?) seront jouées au Loto-Bingo, les causes de pannes des machines seront lues dans les entrailles de poulet et les prévisions de ventes dans les lancés de dés.


Je gage qu'à condition de tester ses méthodes innovantes sur un (très) grand nombre de cas, nous obtiendrons des résultats étonnamment pertinents.


Alors fleuriront des stages tels que « animez avec aisance votre Loto-Bingo » ou « lancez vos dès avec élégance », des consultants écriront des livres sur l'intestinologie ou sur le Chicken gut way, des chantiers pilotes d'accrochage de fers à chevaux et pattes de lapins ainsi que des missions de désenvoutement d'usines relanceront le business.


Vite, où est mon chapeau pointu ?





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Published by Christian HOHMANN - dans Billet d'humeur
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