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  • : Extension interactive de mon site personnel, ce Blog rassemble une sélection d'articles dont des billets d'humeur. Bonne Lecture Christian HOHMANN http://christian.hohmann.free.fr
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Qu’est-ce qu’un billet d’humeur ?
 
En journalisme, le billet d’humeur est avant tout le regard très personnel, décalé et critique d'un journaliste sur un fait d'actualité. Il se place résolument du côté du commentaire, y compris dans son aspect le plus subjectif.
 
Le billet d'humeur, c'est aussi l'indignation, le coup de gueule et l’expression de la mauvaise humeur.
Le billet d’humeur, par essence, n'engage que son auteur.

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 12:28

L'approche académique et le bon sens ordonnent d'attaquer les problèmes par la tête du Pareto, or ce faisant, certains problèmes que l'on pourrait résoudre rapidement et simplement demeurent sans traitement.

Pourquoi ne pas tenter une approche duale ?

 




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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:56

Voici un rappel en vidéo des fondamentaux sur les diagrammes de Pareto et l'analyse ABC.

 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:32

Dans certains cas une analyse de Pareto ou analyse ABC est insuffisante pour rendre compte de la complexité de la situation. L'analyse ABC-XYZ croise l'approche quantitative classique avec un paramètre "comportemental".

 

 

Visionner les >autres vidéos<

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 01:59

Un tutoriel pour construire rapidement et simplement un diagramme de Pareto.

Le diagramme de Pareto est un outil remarquable pour l'analyse, la prise de décision et la communication.

 

Construire un diagramme de Pareto from Chris HOHMANN on Vimeo.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:15

Jusqu’à récemment les avantages du commerce électronique, des ventes sur Internet me paraissaient peu convaincants, lorsque l’alternative classique de vente en magasins existe.

 

Peut-être que les exemples mis en avant par les promoteurs n’éveillaient jusque là que peu d’intérêt : possibilité de passer commande n’importe quand, en pyjama ou en se brossant les dents…

 

C’était jusqu’au moment où, fatigué de parcourir des magasins en vain à la recherche du produit désiré, après avoir attendu un samedi sans autre priorité pour pouvoir m’y rendre, je me rabats par nécessité sur le Net.

 

Tard un dimanche soir je commande l’article désiré qui m’arrive le mercredi suivant.

Conforme, fonctionnel et en promotion !

 

Je jauge l’énergie dépensée à remplir le formulaire de commande et cliquer sur « valider » à l’aune des multiples déplacements stériles en magasin et à leurs irritants corollaires ; temps perdu, cohue, déception, etc.

 

Puis les exemples se multiplient, avec une série de constantes :

  • * Le produit recherché n’est généralement pas disponible,
  • * S’il l’est il est plus cher que sur le Net,
  • * Les personnels des magasins préfèrent leur ordinateur aux clients,
  • * Pas la peine de demander conseil. Entre la masse des ignares qui racontent n’importe quoi et ceux que visiblement on dérange, les bons professionnels sont aussi rares que le produit que l’on cherche.

Et le pompon, la phrase qui désormais me fâche : « on peut vous le commander »

 

Il me brûle de répondre que je suis capable de le commander tout seul, n’importe quand, en pyjama si la fantaisie m’en prend et de me faire livrer rapidement à domicile sans avoir à me re-déplacer.

 

La seule valeur ajoutée du commerçant se résumant à se substituer au doigt cliqueur du client me parait bien faible.

 

Plus sérieusement, le phénomène de longue traine parait gagner en importance. Les niches de masse, faits des produits que le commerce traditionnel veut bien stocker, se réduisent au profit de la masse des niches accessibles facilement sur le Net.

 

Ainsi étais-je surpris par la pauvreté d’un rayon photo d’une grande enseigne, rien que quelques modèles parmi les plus populaires, des cartes mémoires et des pochettes de protection.

 

Etes-vous amateur averti à la recherche d’un accessoire ? Il vous faudra faire une formation accélérée du vendeur pour qu’il :

 

a) se souvienne subitement que ce n’est pas son rayon,

b) faut voir avec son collègue (invisible),

c) comprenne (qu’il fasse semblant) la question avant qu’il sorte son joker : « on peut vous le commander ! »

 

Pareil dans les magasins réputés pour leur offre culturelle : cherchez un livre dans une série économique qui ne figure pas dans le hit-parade des ventes et cela finit par : « mais on peut vous le commander ».

 

Du coup je me suis équipé en pyjama bluetooth à clavier intégré et la nouvelle brosse à dents wi-fi qui se connecte au tube de dentifrice, car une part non négligeable du commerce se déporte vers la vente en ligne.

A juste raison.

 

Au rythme où ça va, les boutiquiers se recycleront comme manutentionnaires sur les plateformes logistiques des cybercommerces et leurs ex-clients souffriront du syndrome du canal carpien en plus de leur obésité.

Mais ils gagneront beaucoup de temps.

Si.

 

 

 

 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:06

J’avais déjà expérimenté la longue traine dans le domaine de l’achat de livres, sans même savoir que c’était la longue la longue traine, ni que ce phénomène se nomme ainsi.


Comme monsieur Jourdain fasciné par la prose, je la retrouve de plus en plus souvent.

 

Deux exemples :

 

1)

 

Je cherche un jeu de bonnettes, qui sont des « lentilles grossissantes » à visser sur l’objectif d’un appareil photo, afin de faire de la macrophotographie à faible coût. J’ai cherché dans les magasins généralistes, chez les spécialistes, même au dernier salon de la photo de Paris, pas moyen de trouver des bonnettes.

 

Pire, au sein de cet éphémère temple de la photographie où se pavanent de soi-disant experts, personne ne sait ce que c’est !

 

A force d’efforts inutiles et le temps que l’idée m’arrive enfin au cerveau, je tape « bonnettes macro» dans Google pour trouver non seulement des personnes qui connaissent et utilisent, mais aussi des revendeurs, dont… Amazon.

 

Bon, Amazon France est solidaire des experts du salon de la photo et n’en présente que le nombre strictement minimal pour figurer dans les recherches sur Google. Je tape alors « close up lens » dans Amazon.com (USA) et dans Amazon.de (Allemagne) pour trouver des pages et des pages de bonnettes.

 

Finalement, les miennes viendront de Berlin.

 

2)

 

Il m’arrive de demander en bijouterie ou chemiserie si le commerçant propose des cache-boutons.

Aucun ne m’a encore renvoyé vers un pharmacien ou dermatologue bien que ne comprenant pas ce que je cherche.

 

Il s’agit de couvre-boutons qui se placent sur les boutons des manches de chemises et les ennoblissent ainsi visuellement, simulant des boutons de manchette. Ils furent à la mode en… quand déjà ? Dans les années 90 ?

 

Bon, la charmante Y de la boutique de chemise ne peut les avoir connus, mais elle a le reflexe (très Y) de me suggérer de regarder sur le Net.

Confus comme un X en retard d’une technologie, je rentre taper cache-boutons sur Google pour en trouver, notamment sur… Amazon !

 

Précisons Amazon USA, où cet accessoire se trouve dans la « boutique bijouterie » sous la dénomination « button covers » car Amazon France vous regarde de haut et méprise les faisant semblants, les je-fais-croire-que-j’ai-des-boutons-de-manchettes, mais pas de ça ici, la maison ne fait que dans le véritable.


Excusez-moi.

Oui, j’essuie les pieds en ressortant.

Pardon de vous avoir dérangé.

 

Pourquoi diantre me dis-je, ne demande-je pas tous de suite Monsieur Google ou Madame Amazon lorsque je cherche quelque chose ?

 

Finalement, lorsque les clients prennent de manière croissante le chemin des achats sur le Net, les boutiquiers voient leurs ventes diminuer, la demande apparente chuter. A force, ils vont cesser de proposer des articles qui ne sont plus des niches de masse, ce qui accentue le succès des boutiques en ligne qui optent pour la masse de niches.

 

Nous nous retrouvons étonnamment dans les mêmes circonstances que celles qui ont fait la fortune de messieurs Sears et Roebuck (1893) : des consommateurs trop éloignés des biens qu’ils convoitent, qu’on leur propose de choisir sur catalogue puis de leur livrer à domicile.

 

Bientôt donc, devant la diminution croissante des ventes de poireaux en magasin primeur, ceux-ci ne seront disponibles qu’auprès d’Amazon ou eBay.

 

Ce recentrage aura des corollaires bénéfiques, comme éviter aux jeunes gens désœuvrés des quartiers aux épiceries désertées de se faire aguicher par les mémés à cabas.

Ils pourront même se faire embaucher pour les livrer en scooter de course.

Les poireaux.

 

On y viendra tous, à la traine…

 

 

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:02


Dans son livre la longue traine, Chris Anderson explique la découverte de cette surprenante réalité qu’il a d’abord appelé la loi des 98%, en référence (et contrepoint) à la loi de Pareto ou loi des 20/80.

 


Rappelons que la longue traine est « la queue » du graphique de Pareto, formée par un très grand nombre de catégories comptant peu d’occurrences mais jamais moins d’une unité.

 

Originellement constaté sur les téléchargements de morceaux de musique, ce phénomène a été constaté dans d’autres séries / phénomènes, dont les séries étaient jusque là artificiellement tronquées (limite des Pareto pour des raisons économiques, de rentabilité, de capacité de stockage, etc.).

 

Cette loi, qui s’est finalement popularisée sous le nom de « longue traine », stipule que 98 % des références proposées génèrent au moins une vente sur la durée considérée. Il semblerait qu’elle soit invariante d’échelle, car les tests menés sur différentes séries montrent que l’ajout de références génèrent de nouvelles ventes sur ces références et si ces séries croissent jusqu’à devenir de très grandes séries (400.000 références par exemple), le ratio de 98% se vérifie encore. Il semble que la référence la moins bien classée finit par enregistrer au moins une vente, ce qui explique que la traine s’approche de zéro sans pouvoir l’atteindre.

 traine1.jpg

Ainsi s’explique les business models et les succès de nouvelles entreprises telles Google, eBay, Amazon ou iTunes, qui exploitent la masse des niches et non seulement les niches de masse comme le faisait jusqu’à présent le commerce traditionnel (exemple : disquaire traditionnel vs site de téléchargement ou libraire de quartier vs Amazon).

 traine2.jpg

Pour que le business model fonctionne il faut :

 

  • *Une offre très abondante
  • *Une vaste clientèle ayant un accès facile à l’offre
  • *Un coût d’acquisition faible pour les clients (pas de regret à essayer quelque chose qui coûte très peu cher)
  • *Un coût de stockage et distribution très faible pour le vendeur, ce qui est le cas avec les médias numériques

Sous contrainte d’absence de soucis d’obsolescence, au sens de dégradation de l’objet de l’offre (un fichier numérique mp3 peut « vieillir » sans se détériorer).

 

Très bien, mais outre « l’esthétique » du concept et l’explication du succès de certains sites de commerce en ligne, quelle application pratique pour la loi des 98% ?

 


Voici une intuition que j’aimerais mettre à votre épreuve :

 

Les systèmes de suggestions en entreprise, les boites à idées, connaissent généralement un bon démarrage mais tout aussi généralement, le flux d’idées ou de suggestions émises se tarit rapidement.

 

Une des raisons à cette retombée de soufflé est le tri effectué par une « autorité » qui ne retient que les suggestions les plus « intéressantes », fréquemment selon une logique de retour sur investissement.

 

Dans ce cas, c’est une logique 20/80 qui s’applique, par laquelle on portera intérêt, donnera suite et mettra en œuvre les 20% d’idées qui rapportent 80% d’amélioration. Ce faisant, les émetteurs des 80% d’idées écartées ou retardées seront vexés, déçus, démotivés, etc. Probablement ne participeront-ils plus et n’émettront-ils pas de nouvelles suggestions.

 

Une autre cause classique du désintérêt rapide est le délai de réponse excessif entre émission de la suggestion et notification de la décision, sans même parler de la mise en oeuvre.

 

A la lueur de l’expérience de la longue traine, posons-nous maintenant la question suivante : que faudrait-il pour que 98% des idées puissent être mises en œuvre ?

 

On peut s’inspirer du modèle commerce électronique :

 

  • *Une offre (très) abondante de suggestions
  • *Une vaste base de participants ayant un accès facile à l’émission de suggestions (l’offre)
  • *Un « coût d’acquisition » (mise en œuvre) pour l’entreprise plus faible que le montant des gains ou économies générés

Le coût de stockage et de distribution étant ici sans objet.

 

Plus précisément, il faudrait lever les obstacles à l’acceptation et la mise en œuvre ainsi qu’accélérer l’ensemble du processus.

 

Ceci peut être atteint si :

 

La règle d’acceptation est simple : il suffit que l’idée rapporte plus qu’elle ne coûte,

Les émetteurs peuvent mettre en œuvre eux-mêmes, après une formalité simple qui autorise ou, dans quelques rares cas, refuse pratiquement instantanément.

 

Ainsi l’entreprise profiterait-elle de la masse des niches d’idées et non plus seulement de la niche des idées de masse.

 

Cela ne rappelle t’il pas le kaizen japonais ? Une somme de petites améliorations, faites au quotidien mais avec constance, par les individus eux-mêmes, avec de petits moyens ?

 

Si vous découvrez une faille dans le raisonnement ou si vous avez des commentaires, je vous invite à les partager.

 

Christian


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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:00

Cela fait quelques billets déjà que je vous entretiens du graphique de Pareto.

 

Voilà que récemment avec mes collègues, nous avons poussé Mlle Yamazumi dans les bras du vénérable M. Pareto.

 


Qu’est-ce qu’un Yamazumi ?

 

Les graphiques empilés « yamazumi » sont utilisés dans l’analyse, l’équilibrage et l’amélioration des opérations sur des postes sur une ligne de fabrication.

 

Les tâches exécutées à un poste sont représentées sous forme de rectangles dont la hauteur est proportionnelle au temps nécessaire à leur exécution et la couleur de chaque rectangle codée selon le traditionnel principe vert-orange-rouge :

Vert : tache à valeur ajoutée

Orange : tâche sans valeur ajoutée mais non supprimable, car « nécessaire »

Rouge : tâche sans valeur ajoutée, gaspillage supprimable sous condition

 

L’empilement des tâches est chronologique : la première tâche se trouve au bas de la pile, la suivante par-dessus et ainsi de suite.

 

Usage des Yamazumi

 

Utilisés sous forme de tableaux avec des papiers colorés, les graphiques yamazumi permettent d’analyser l’équilibrage des postes, mais également de s’intéresser à la réduction des tâches sans valeur ajoutée (oranges) et à l’éradication des gaspillages (rouges) qui sont rendus visibles (couleurs) et quantifiés (taille).

 

Ces tableaux sont disposés de manière à ce que tout le monde puisse les voir, réfléchir et suggérer des actions pour maximiser la part verte et réduire les parts oranges et rouges.

En rendant les gaspillages visibles, on pousse l’ensemble des parties prenantes vers l’action.

 

Représentation hybride Pareto et Yamazumi

 

Le mariage de Pareto et Yamazumi consiste à regrouper toutes les tâches à valeur ajoutée (VA) dans une pile unique dont la valeur relative indique la productivité nette.


Les autres tâches, qui ne peuvent par conséquent plus être que des gaspillages, sont empilées dans l’ordre décroissant de leur valeur relative.

 

Ainsi obtient-on une représentation visuelle de la part VA / Non-VA et un diagramme de Pareto des gaspillages.

 

Succès garanti lors des restitutions.

Surtout avec des scores tels que celui de l’exemple (réel) ci-contre.

 

Reste à savoir si le fruit de ces amours doit se nommer Parazumi ou Yamazeto.

 

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 15:36
Chris Anderson a révélé une chimère sous forme de Pareto à longue queue qui, pour des raisons de délicatesse probablement, se nomme « longue traîne » en français.

 


Qu'est-ce que la Longue traîne ?

 

Imaginons un libraire qui doit décider de l'achalandage de sa boutique. Il dispose d'un volume limité pour exposer et entreposer les livres et compte bien les voir se vendre, c'est-à-dire rester le moins longtemps possible dans son stock.


Dans l'ensemble des titres disponibles, le bon sens lui commande de s'intéresser d'abord aux best sellers, dont la vente est quasi assurée. Comme il ne peut pas espérer vivre que de la seule vente des best sellers, il lui faut choisir des ouvrages dans des thèmes populaires. Enfin il y a des incontournables que l'on s'attend à trouver dans toutes les librairies (dictionnaires par exemple) et des ouvrages qui se vendent régulièrement mais en volumes et fréquence faible.


Les ouvrages tel le grand traité de chirurgie orthopédique pour escargots et limaces ou les aventures passionnantes de la poussière chassée par la ménagère en alexandrins et quinze tomes font des ventes rarissimes, sans être nulles mais dont notre libraire ne veut s'encombrer.


Le libraire vient de choisir dans 3 catégories A,B,C selon une logique classique inspirée de Pareto et ignorer volontairement la multitude d'ouvrages qui font des scores insignifiants à l'échelle d'une librairie de quartier.

 

Conséquences de ces choix


La première conséquence de ce choix, qui se répète de manière similaire dans un grand nombre de librairies est que les auteurs tels que le grand poète Ernest Dudul et son recueil de rimes pour vers de terre ou le professeur Ignaz de Laklochekysonn et son Encyclopédie mondiale des boites d'allumettes ont toutes les chances de rester inconnus car non diffusés.


Deuxième conséquence, le Pareto constitué du stock de notre libraire est un Pareto organisé est non pas la résultante d'une répartition statistique constatée. La médiane de la dispersion se situe dans la longue traine des faibles valeurs, hors du domaine retenu par la plupart des libraires.

 

La longue traine

 

Voici maintenant un critique littéraire qui s'étonne de l'homogénéité des titres proposés dans les librairies. Il mène une petite étude est constate bien vite que les produits de niche que sont les livres traitant de thèmes trop pointus ou trop peu demandés ne sont pas proposés tout bonnement parce que leur taux de rotation et donc leur marge est faible. Dans les librairies physiques, l'espace de vente et de stockage est limité. La population susceptible d'acheter les ouvrages exotiques est faible. En conséquence, les libraires optimisen

t leurs gains en proposant les ouvrages qui se vendent le plus.

Mais cela, nous le savions grâce à notre libraire.


Notre critique ne se satisfait pas de cet état de fait, car il analyse qu'avec Internet, un libraire peut toucher une cible beaucoup plus large. Les ouvrages de niche satisfaisant uniquement quelques clients peuvent devenir rentables.


Les cyberlibraires peuvent alors satisfaire une demande qui était jusqu'alors limitée par les contraintes physiques des librairies traditionnelles.

Chris Anderson (rédacteur en chef du magazine Wired) a décrit ce que le commerce électronique a changé avec la vente par Internet : la satisfaction d'une demande qui n'était jusqu'alors pas rentable.


La thèse d'Anderson repose sur 3 piliers :


  •    1. multiplication des productions allonge ce qu'il appelle la traîne (ou la queue)
  •    2. dématérialisation du stockage, l'espace de stockage devient illimité et d'un coût dérisoire, autorisant l'approvisionnement à la demande pour les enseignes de commerce électronique
  •    3. tout internaute peut trouver ce qu'il veut dans une incroyable abondance de biens avec un catalogue très vaste.

Ainsi, sous cet aspect, la fameuse loi de Pareto par laquelle 20 % des biens représentent 80 % des volumes de vente, devient caduque et l'ensemble cumulé des niches représente un marché aussi important - sinon plus - que celui des "best sellers".


En conséquence, on pourrait imaginer qu'un titre tel le guide pratique de dressage des moustiques communs (30 Euros) draine 100 clients par mois en France dans les 2300 librairies à choix suffisamment large pour qu'on puisse l'y trouver, soit 0,5 vente potentielle annuelle pour chacune d'elles.

Aucun intérêt pour un libraire. Tout juste consentira t'il à tenter de le commander.

S'il vous connait bien.

Et qu'il est de bonne humeur.

Peut-être.


Alors que de par le monde, les clients potentiels sont 10.000 (si si!) soit environ un millionième de la population pour un chiffre d'affaires de 300.000 Euros !


La révèlation de la longue traîne pousse à revoir les modèles de distribution pour les biens qui sont faciles à expédier à des particuliers par le monde (biens culturels, CD, DVD, livres, etc.), ainsi que les modèles de détermination des stocks basés sur l'approche ABC classique.


Par ailleurs, l'éclatement des stocks dans les filiales présente également des problèmes que l'on peut relier à la longue traîne, notamment des difficultés de prévision.
Mais ceci est une autre histoire.

Chris (Hohmann).


Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_traîne


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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 00:00

Les bambous sont des plantes fascinantes dont la croissance rapide permet une observation en accéléré. La canne témoin sur ma terrasse a grandit dans les premiers jours de 5cm toutes les 24 heures.

Une canne s'élance d'abord à la verticale en y mettant tout son potentiel de croissance. Ceci probablement pour se garantir l'accès à la lumière solaire dans ses denses forêts natales. Dans un deuxième temps, la croissance verticale ralentit et les branches régulièrement espacées apparaissent. Cette phase prépare la répartition optimale des capteurs de lumière que sont les feuilles.

Les feuilles se multiplient dans une troisième phase durant laquelle la croissance verticale devient imperceptible, au profit de l'étalement horizontal de la plante.


Mes observations, qui ne se prétendent en aucun cas « scientifiques » me font penser qu'à facteur de croissance constant, autrement dit à ressources constantes, le bambou gère ses priorités selon un modèle ABC ou Pareto comme un chef de projet le ferait en industrie :

Phase A : croissance verticale rapide pour laquelle il consacre tous les moyens, c'est la priorité

Phase B : il répartit les ressources entre la continuation de la croissance verticale (qui de ce fait ralentit) et le début d'un déploiement horizontal. C'est un consensus de gestion entre priorités

Phase C : il multiplie les feuilles (dispersion dans une multitude de détails), sur lesquelles il peut répartir ses ressources, les plus hautes priorités ayant été traitées

 

Que se passerait-il si la plante commençait à multiplier les feuilles, dès la tige sort de terre ?

Les ressources consommées à cela le seraient probablement en pur gaspillage, car dans le bosquet ou la forêt, les plants concurrents déjà installés masquent en partie la lumière. Le rendement photosynthétique par unité de surface serait au mieux médiocre au niveau du sol et jusqu'à quelques dizaines de cm, voire mètres en forêt. Une fois les ressources consommées pour la multiplication des feuilles, il n'en resterait probablement plus assez pour s'élancer vers la lumière. D'où la nécessité de favoriser avant tout la croissance verticale.

En matière de résolution de problèmes, d'amélioration continue ou en gestion de projet aussi, le mauvais arbitrage des priorités entraîne la dispersion des moyens sur des cibles ou périmètres non prioritaires.

La nature ayant eu le temps au cours de l'évolution de trouver les stratégies optimales, on peut par analogie « légitimer » l'approche ABC, choisie par les bambous, en gestion de projet.


 

 

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